Chapitre 19
Contrôler la qualité des produits pétroliers (partie 1/2)
Lecture : 14 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :
1. Définir la densité et le pH, expliquer leur intérêt dans le contrôle qualité des produits pétroliers.
2. Réaliser la mesure de la densité du pétrole brut à l’aide d’un densimètre à flotteur ou d’un pycnomètre, en respectant les consignes de sécurité.
3. Réaliser la mesure de la densité des produits raffinés (essence, gasoil, kérosène) avec les mêmes appareils, en appliquant les corrections de température.
4. Mesurer le pH des produits pétroliers aqueux (eaux de lavage, condensats) à l’aide d’un pH‑mètre ou de bandelettes, en interprétant les résultats selon les normes en vigueur.
5. Rédiger un rapport de contrôle qualité comportant les valeurs mesurées, les écarts admis et les conclusions.
**Prérequis** :
- Notions de base en chimie générale (masse, volume, unité SI).
- Utilisation d’instruments de mesure de base (balance analytique, thermomètre, verre gradué).
- Connaissances élémentaires en sécurité industrielle (port des EPI, manipulation des produits inflammables).
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## Introduction contextualisée
Au Cameroun, la société nationale des hydrocarbures (SNH) et les sociétés de distribution (TotalEnergies, Vivo Energy) traitent quotidiennement des milliers de mètres cubes de pétrole brut et de produits raffinés. La qualité de ces produits conditionne non seulement la performance des moteurs, mais aussi la sécurité des installations et la conformité aux normes environnementales (ex. : norme AFNOR NF M 07-001 pour l’essence, norme ISO 8217 pour les fuels marins).
Le contrôle qualité repose sur des paramètres physico‑chimiques simples mais essentiels : la densité, qui renseigne sur la composition et la pureté, et le pH, qui indique l’acidité ou la basicité des phases aqueuses pouvant provoquer la corrosion. Ce chapitre présente, leçon par leçon, les méthodes officielles prescrites par le MINESEC/IGE pour la Première série F6, en s’appuyant sur des situations professionnelles réalistes (raffinerie de Limbé, dépôt de Douala, laboratoire de contrôle de la Société Nationale de Raffinage – SONARA).
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## I. Leçon 19 – Mesure de la densité du pétrole brut
### 1. Notions et définitions
> La densité ρ (kg·m⁻³) d’un liquide est le rapport de sa masse m (kg) à son volume V (m³) : ρ = m/V.
> La densité relative (ou gravité spécifique) GR est le rapport de la densité du liquide à celle de l’eau à 4 °C (ρₑₐᵤ = 1000 kg·m⁻³) : GR = ρ/ρₑₐᵤ.
Le pétrole brut est un mélange d’hydrocarbures dont la densité varie généralement entre 800 et 1000 kg·m⁻³ selon son degré d’API (American Petroleum Institute) :
\[
\text{°API} = \frac{141,5 \times 1000}{\rho\;(\text{kg·m}^{-3})} - 131,5 = \frac{141500}{\rho\;(\text{kg·m}^{-3})} - 131,5
\]
Équivalentement, en utilisant la densité relative GR = ρ/1000 :
\[
\text{°API} = \frac{141,5}{GR} - 131,5
\]
Un pétrole léger présente un °API > 30, un pétrole lourd < 20.
### 2. Principe de fonctionnement des appareils
- **Densimètre à flotteur (hydromètre)** : tube de verre lesté contenant une échelle graduée en densité relative. Le flotteur s’enfonce jusqu’à atteindre l’équilibre des forces de poussée d’Archimède et du poids.
- **Pycnomètre** : récipient de volume connu V₀ (souvent 10 mL ou 25 mL) permettant de déterminer la masse du liquide remplissant ce volume.
### 3. Procédure opératoire (pas à pas) – Densimètre à flotteur
1. **Préparation** : porter lunettes de protection, gants nitrile et blouse anti‑feu. Vérifier que le densimètre est propre et sec.
2. **Conditionnement thermique** : placer l’échantillon de pétrole brut dans un bain thermostaté à 15 °C (température de référence officielle pour la densité du pétrole). Attendre 5 min pour l’équilibrage thermique.
3. **Immersion** : verser délicatement l’échantillon dans un cylindre gradué suffisamment large pour éviter les parois. Introduire le densimètre sans faire de bulles d’air.
4. **Lecture** : attendre la stabilisation (≈ 30 s). Lire la valeur sur l’échelle où la surface du liquide coupe le flotteur. Noter la densité relative GR.
5. **Conversion** : calculer la densité absolue : ρ = GR × 1000 kg·m⁻³.
6. **Correction de température** (si la mesure n’est pas à 15 °C) : appliquer le facteur de correction β ≈ 0,0007 °C⁻¹ (valeur moyenne pour les hydrocarbures) :
\[
\rho_{15} = \rho_{T}\big[1 + \beta\,(T-15)\big]
\]
7. **Enregistrement** : noter la valeur dans le tableau de suivi, indiquer l’incertitude typique (± 0,5 kg·m⁻³ pour un densimètre de classe 0,5).
### 4. Exemple chiffré (atelier de la raffinerie de Limbé)
- Température de l’échantillon : T = 18 °C.
- Lecture du densimètre : GR = 0,842.
- Densité mesurée à 18 °C : ρ₁₈ = 0,842 × 1000 = 842 kg·m⁻³.
- Facteur de correction : β = 0,0007 °C⁻¹ → ΔT = 3 °C.
\[
\rho_{15} = 842\,[1 + 0,0007 \times 3] = 842\,[1 + 0,0021] = 842 \times 1,0021 ≈ 843,8\; \text{kg·m}^{-3}
\]
Résultat arrondi : **ρ₁₅ = 844 kg·m⁻³** (incertitude ± 0,6 kg·m⁻³).
### 5. Normes et sécurité
- **Norme** : NF EN ISO 3675 (densité du pétrole brut à 15 °C) – méthode au densimètre à flotteur.
- **Sécurité** : le pétrole brut est inflammable (point d’éclair < 40 °C). Interdiction de flammes nues, utilisation d’extincteur à poudre ou CO₂ à proximité. Éviter les éclaboussures ; en cas de contact cutané, rincer abondamment à l’eau et au savon.
> **À retenir** : La densité du pétrole brut se mesure à 15 °C ; toute mesure à une autre température doit être corrigée avec le facteur β ≈ 0,0007 °C⁻¹.
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## II. Leçon 20 – Mesure de la densité des produits raffinés
### 1. Notions spécifiques
Les produits raffinés (essence super, gasoil, kérosène) présentent des plages de densité plus étroites :
- Essence sans plomb : 720‑780 kg·m⁻³ (GR 0,72‑0,78).
- Gazole : 820‑860 kg·m⁻³ (GR 0,82‑0,86).
- Kérosène d’aviation : 770‑840 kg·m⁻³ (GR 0,77‑0,84).
> La densité relative des produits raffinés est souvent exprimée en **API** pour l’essence et en **kg·m⁻³** pour le gazole et le kérosène.
### 2. Appareils recommandés
- **Densimètre à flotteur de plage réduite** (ex. : échelle 0,70‑0,90).
- **Pycnomètre de 10 mL** (préféré pour les essais en laboratoire lorsqu’une haute précision est requise).
- **Densimètre numérique à oscillateur** (optionnel, utilisé en contrôle de procédé).
### 3. Procédure opératoire – Pycnomètre (méthode de référence)
1. **Calibrage du pycnomètre** : déterminer sa masse vide m₀ (balance analytique, précision 0,1 mg). Remplir d’eau distillée à 15 °C, mesurer la masse mₑₐᵤ, calculer le volume V₀ = (mₑₐᵤ – m₀)/ρₑₐᵤ (ρₑₐᵤ = 999,1 kg·m⁻³ à 15 °C).
2. **Nettoyage** : rincer le pycnomètre avec un solvant non polaire (hexane), sécher à l’air chaud (< 40 °C).
3. **Pesée du pycnomètre rempli** : verser l’échantillon de produit raffiné préalablement thermostaté à 15 °C, fermer le bouchon, essuyer l’extérieur, peser → masse mₚ.
4. **Calcul de la densité** :
\[
\rho = \frac{mₚ - m₀}{V₀}
\]
5. **Vérification** : répéter la mesure deux fois ; l’écart accepté ≤ 0,2 kg·m⁻³.
6. **Enregistrement** : noter la densité, l’incertitude (type A : écart-type des répétitions ; type B : incertitude du volume du pycnomètre, généralement ± 0,02 mL).
### 4. Exemple chiffré (laboratoire de contrôle de la SNH à Douala)
- Masse vide du pycnomètre m₀ = 12,345 g.
- Volume déterminé avec l’eau : V₀ = 10,02 mL = 1,002×10⁻⁵ m³ (calculé avec ρₑₐᵤ = 999,1 kg·m⁻³ à 15 °C).
- Masse du pycnomètre rempli de gasoil à 15 °C : mₚ = 20,762 g.
\[
\rho = \frac{mₚ - m₀}{V₀} = \frac{(20,762-12,345)\text{ g}}{1,002\times10^{-5}\text{ m³}} = \frac{8,417\text{ g}}{1,002\times10^{-5}\text{ m³}} = 8,401\times10^{2}\text{ kg·m}^{-3} ≈ 840,1\text{ kg·m}^{-3}
\]
Après arrondi : **ρ = 840 kg·m⁻³**, conforme à la plage du gazole (820‑860 kg·m⁻³). Incertitude typique ± 0,5 kg·m⁻³.
### 5. Normes et sécurité
- **Norme** : AFNOR NF M 07-002 (densité des essences à 15 °C), NF EN ISO 3675 (densité des gazoles).
- **Sécurité** : les vapeurs d’essence sont extrêmement inflammables et toxiques. Utiliser une hotte aspirante ou travailler en extérieur avec écran anti‑projections. Porter un masque à cartouche organique si la ventilation est insuffisante.
> **À retenir** : Pour les produits raffinés, la densité se mesure préférentiellement à 15 °C avec un pycnomètre calibré ; l’incertitude totale ne doit pas dépasser ± 0,5 kg·m⁻³ pour être conforme aux normes.
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## III. Leçon 21 – Mesure du pH des produits pétroliers
### 1. Notions et définitions
> Le pH est l’opposé du logarithme décimal de l’activité des ions hydrogène : pH = –log₁₀[aH⁺].
> Dans les produits pétroliers, seules les phases aqueuses (eaux de lavage, condensats de distillation, eaux de procédé) possèdent un pH mesurable ; les hydrocarbures purs sont pratiquement neutres (pH non défini).
Les eaux associées au pétrole peuvent être acides (pH < 4) à cause de composés sulfureux (H₂S, mercaptans) ou basiques (pH > 9) en présence de résidus de soude utilisés en désulfuration. Un pH hors de la plage 6‑8 indique un risque de corrosion ou de dégradation des catalyseurs.
### 2. Appareils de mesure
- **pH‑mètre à électrode combinée** (verre + référence) avec compensation de température automatique.
- **Bandelettes pH** (plage 0‑14, lecture visuelle) – utilisées uniquement pour un contrôle rapide en atelier, moins précises (± 0,5 pH).
- **Solution tampon** (pH 4,01 ; pH 7,00 ; pH 10,01) pour l’étalonnage.
### 3. Procédure opératoire – pH‑mètre (méthode de référence)
1. **Préparation de l’échantillon** : prélever 50 mL d’eau de procédé dans un bécher propre, filtrer sur papier filtre 0,45 µm pour éliminer les particules d’hydrocarbures.
2. **Étalonnage** : immerger l’électrode dans la solution tampon pH 7,00, ajuster l’appareil à 7,00. Répéter avec pH 4,01 puis pH 10,01 (ou selon la plage attendue). Rincer à l’eau distillée entre chaque tampon.
3. **Mesure** : plonger l’électrode dans l’échantillon, attendre la stabilisation (≤ 30 s). Noter le pH affiché et la température (le pH‑mètre compense automatiquement).
4. **Nettoyage** : rincer l’électrode à l’eau distillée, la stocker dans une solution de stockage (KCl 3 M).
5. **Contrôle de qualité** : mesurer un échantillon témoin (eau distillée, pH attendu 7,00 ± 0,05) pour vérifier le dérèglement.
### 4. Exemple chiffré (station de traitement des eaux de la SNH à Garoua)
- Température de l’échantillon : 22 °C (compensation automatique).
- Après étalonnage, lecture pH‑mètre : **pH = 5,32**.
- Interprétation : l’eau est légèrement acide, probablement due à la présence de H₂S provenant du traitement du gaz de pétrole liquéfié (GPL). Selon la norme interne, le pH doit être maintenu entre 6,0 et 8,0 ; une injection de soude (NaOH 10 %) est prévue pour ramener le pH à 7,0.
### 5. Normes et sécurité
- **Norme** : NF EN ISO 10523 (qualité de l’eau – détermination du pH).
- **Sécurité** : les eaux de procédé peuvent contenir des sulfures d’hydrogène (H₂S), gaz toxique et inflammable. Effectuer les prélèvements dans une zone bien ventilée, porter un détecteur d’H₂S et un masque à filtre approprié. Éviter les éclaboussures ; en cas de contact avec la peau, rincer abondamment.
> **À retenir** : Le pH des eaux associées au pétrole se mesure à température ambiante avec un pH‑mètre étalonné sur les tampons 4,01 – 7,00 – 10,01 ; une valeur hors de l’intervalle 6‑8 nécessite une correction chimique immédiate.
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## Synthèse du chapitre
- **Densité** : ρ = m/V ; mesure à 15 °C avec densimètre à flotteur ou pycnomètre ; correction thermique β ≈ 0,0007 °C⁻¹.
- **Pétrole brut** : plage 800‑1000 kg·m⁻³ ; conversion °API = (141,5 × 1000)/ρ – 131,5 = 141500/ρ – 131,5, ou équivalentement °API = 141,5/GR – 131,5.
- **Produits raffinés** : essence 720‑780 kg·m⁻³, gazole 820‑860 kg·m⁻³, kérosène 770‑840 kg·m⁻³.
- **pH** : pH = –log₁₀[aH⁺] ; mesuré uniquement sur les phases aqueuses ; étalonnage sur tampons 4,01, 7,00, 10,01.
- **Sécurité** : port d’EPI (lunettes, gants, blouse), extinction des flammes, ventilation pour H₂S, utilisation d’hottes pour les vapeurs d’essence.
- **Qualité** : incertitude admissible ± 0,5 kg·m⁻³ pour la densité, ± 0,05 pH pour le pH.
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Densité (ρ) | Masse par unité de volume (kg·m⁻³). |
| Densité relative (GR) | Rapport de la densité d’un liquide à celle de l’eau à 4 °C. |
| °API | Degré API, mesure de la légèreté du pétrole : °API = 141,5/GR – 131,5 = 141500/ρ – 131,5. |
| Pycnomètre | Récipient de volume connu utilisé pour déterminer la densité par pesée. |
| Densimètre à flotteur | Instrument de mesure de la densité basé sur l’équilibre de poussée d’Archimède. |
| pH | Opposé du logarithme décimal de l’activité des ions hydrogène. |
| Tampon pH | Solution résistante aux variations de pH utilisée pour l’étalonnage des électrodes. |
| H₂S | Hydrogène sulfuré, gaz toxique et inflammable présent dans certaines eaux de procédé. |
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## Exercices d'application corrigés
### Exercice 1 – Densité du pétrole brut
Un échantillon de pétrole brut prélevé à la tête de puits de Mokolo présente une température de 20 °C. La lecture du densimètre à flotteur donne une densité relative GR = 0,861.
**Calculer la densité à 15 °C et en déduire le degré API.**
**Corrigé**
1. Densité à 20 °C : ρ₂₀ = GR × 1000 = 0,861 × 1000 = 861 kg·m⁻³.
2. Facteur de correction β = 0,0007 °C⁻¹, ΔT = 20 – 15 = 5 °C.
\[
\rho_{15}= \rho_{20}\,[1+β·ΔT]=861\,[1+0,0007×5]=861\,[1+0,0035]=861×1,0035≈864,0\; \text{kg·m}^{-3}
\]
3. Degré API : en utilisant la densité relative GR = 0,861,
\[
\text{°API}= \frac{141,5}{0,861}-131,5≈164,3-131,5≈32,8
\]
ou, equivalentement, avec la densité ρ₁₅ = 864 kg·m⁻³,
\[
\text{°API}= \frac{141500}{864,0}-131,5≈163,8-131,5≈32,3
\]
(Légère différence due à l’arrondi ; on considère le pétrole comme léger puisque °API > 30.)
**Réponse** : ρ₁₅ ≈ 864 kg·m⁻³ ; °API ≈ 32,3‑32,8 (pétrole léger).
### Exercice 2 – pH d’eau de lavage
Dans l’atelier de déparaffinage de la raffinerie de Ngaoundéré, un technicien prélève 30 mL d’eau de lavage après traitement du GPL. Après étalonnage du pH‑mètre sur les tampons 4,01, 7,00 et 10,01, la lecture affichée est pH = 8,73 à 24 °C.
**Interpréter ce résultat et proposer une action corrective si nécessaire.**
**Corrigé**
- Le pH mesuré (8,73) dépasse la limite supérieure de l’intervalle de conformité (6,0‑8,0) fixé par la procédure interne de la SNH.
- Une valeur alcaline indique une possible sur‑addition de soude (NaOH) lors de l’étape de neutralisation ou une lessive résiduelle.
- Action corrective : prélever un nouvel échantillon, mesurer à nouveau pour confirmer ; si le pH reste > 8,0, ajouter lentement une solution d’acide dilué (ex. : acide chlorhydrique 0,1 M) sous agitation tout en surveillant le pH jusqu’à atteindre 7,0 ± 0,2.
- Documenter l’ajout (volume d’acide utilisé) dans le registre de traitement des eaux.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité
| Situation | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de bonne pratique / Sécurité |
|-----------|------------------|-------------|------------------------------------|
| 1. Lecture du densimètre sans attendre l’équilibrage thermique | Lecture immédiate après immersion | Valeur de densité biaisée (± 2 kg·m⁻³) → non‑conformité | Attendre ≥ 30 s après immersion ; vérifier la stabilité de l’échelle avant de noter. |
| 2. Utilisation d’un pycnomètre non séché après rinçage à l’eau | Résidu d’eau dans le pycnomètre | Volume effectif faussé → densité surestimée | Sécher le pycnomètre à l’air chaud (< 40 °C) ou avec un flux d’azote avant chaque pesée. |
| 3. Étalonnage du pH‑mètre avec un seul tampon | Erreur de pente de l’électrode | Mesure pH systématiquement décalée (≥ 0,3 pH) | Étalonner toujours sur au moins deux tampons couvrant la plage attendue (ex. 4,01 & 7,00 ou 7,00 & 10,01). |
| 4. Manipulation d’essence sans hotte ni masque | Inhalation de vapeurs benzoliques | Risque de toxicité aiguë, céphalées, dommages hépatotoxiques | Travailler sous hotte aspirante ou en extérieur avec écran anti‑projections ; porter un masque à cartouche organique si la ventilation est insuffisante. |
| 5. Présence de bulles d’air sur le densimètre | Lecture erronée (flotteur trop haut) | Sous‑estimation de la densité | Éliminer les bulles en faisant tourner doucement le cylindre ou en tapotant légèrement le verre. |
| 6. Oubli de l’étiquette de température sur l’échantillon de pétrole | Application d’un facteur de correction inadéquat | Erreur de densité pouvant dépasser 5 kg·m⁻³ | Noter systématiquement la température de l’échantillon immédiatement après prélèvement ; appliquer la correction β uniquement si la mesure diffère de 15 °C. |
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*Fin du cours.*
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