Chapitre 8
Généralités sur la parasitologie (partie 3/3)
Lecture : 14 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :
- Décrire les caractéristiques morphologiques et biologiques des nématodes géohelminthes et des plathelminthes parasites de l’homme.
- Expliquer le cycle de vie des principaux représentants (Ascaris lumbricoides, Ancylostoma duodenale, Necator americanus, Taenia saginata, Taenia solium, Schistosoma spp.).
- Réaliser, en respectant les normes d’hygiène et de sécurité, les techniques de concentration des selles (flottaison au sulfate de zinc, méthode de Ritchie, méthode de Kato‑Katz) et interpréter les résultats.
- Appliquer ces connaissances à des situations professionnelles (laboratoire d’analyse médicale, service de santé publique, contrôle de la qualité de l’eau).
**Prérequis** : Notions de base en parasitologie générale (définition d’un parasite, hôte définitif/intermédiaire, types de cycles), connaissance des principaux groupes de helminthes (nématodes, cestodes, trématodes), notions de microscopie optique et de préparation de lames.
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## Introduction contextualisée
Au Cameroun, les infections helminthiques restent un problème de santé publique majeur, notamment en milieu rural où l’accès à l’eau potable et aux installations sanitaires est limité. Les nématodes géohelminthes (ascaris, ankylostomes) et les plathelminthes (ténias, schistosomes) sont responsables de morbidités telles que l’anémie, le retard de croissance chez l’enfant et les troubles digestifs. Le laboratoire de parasitologie joue un rôle clé dans le diagnostic, la surveillance épidémiologique et l’évaluation des programmes de déparasitage. Maîtriser les techniques de concentration des selles permet d’augmenter la sensibilité du diagnostic et de réduire les faux négatifs, ce qui est essentiel pour orienter les traitements et mesurer l’impact des interventions de santé publique.
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## I. Nématodes géohelminthes
### A. Définition et caractéristiques générales
Les nématodes géohelminthes sont des vers ronds ovipares dont la femelle expulse des œufs embryonnés dans les selles de l’hôte. Ils possèdent un tube digestif complet, une cuticule non ciliée et des organes sexuels séparés.
> **>** Les nématodes géohelminthes les plus importants en médecine humaine sont *Ascaris lumbricoides*, *Ancylostoma duodenale* et *Necator americanus*.
### B. Morphologie et biologie
| Espèce | Taille adulte (mm) | Forme des œufs | Mode de transmission | Site de parasitisme |
|--------|-------------------|----------------|----------------------|---------------------|
| *Ascaris lumbricoides* | 150‑350 (femelle) | Ovale, épaisse coquille mammelonnée | Ingestion d’œufs embryonnés (sol contaminé) | Intestin grêle |
| *Ancylostoma duodenale* | 10‑15 | Ovale, coquille fine, sans mamelons | Pénétration cutanée des larves filariiformes (L3) (sol humide) | Intestin grêle (muqueuse) |
| *Necator americanus* | 8‑12 | Similaire à *A. duodenale* mais légèrement plus petit | Même que *A. duodenale* | Intestin grêle |
Le cycle de vie comprend : ponte d’œufs dans l’environnement → embryonisation (conditions de chaleur, humidité, oxygène) → larve L2 (infective) à l’intérieur de l’œuf → ingestion (Ascaris) ou pénétration cutanée (ankylostomes) → libération de la larve L2 → migration tissulaire (poumons, foie) → retour à l’intestin grêle → maturation à l’adulte → ponte.
### C. Pathogénicité et signes cliniques
- *Ascaris* : obstruction intestinale, malnutrition, syndrome de Loeffler (pneumonie eosinophilique) lors de la migration pulmonaire.
- *Ancylostoma* et *Necator* : ankylostomiase → perte de sang chronique → anémie ferriprive, hypoprotéinémie, retard de croissance.
### D. Diagnostic de laboratoire
1. **Examen direct** : recherche d’œufs ou de larves dans les selles fraîches (méthode de Lugol ou solution saline).
2. **Techniques de concentration** (voir partie III) : augmentent la sensibilité surtout pour les charges faibles.
3. **Méthode de Baermann** : récupération des larves filariiformes dans les selles ou le sol.
> **>** La sensibilité de l’examen direct est d’environ 30 % ; après concentration au sulfate de zinc, elle passe à 80‑90 % pour les œufs d’ascaris et d’ankylostomes.
### E. Prévention et lutte
- Promotion de l’usage de latrines améliorées.
- Éducation à l’hygiène des mains et au port de chaussures.
- Déparasitage périodique (albendazole 400 mg dose unique) selon les recommandations de l’OMS.
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## II. Plathelminthes
### A. Classification générale
Les plathelminthes plats comprennent deux groupes médicaux importants : les **cestodes** (ténias) et les **trématodes** (distomes). Ils sont caractérisés par un corps dorsoventralement plat, absence de cavité coelomique, et présence de ventouses ou de crochets pour l’attachement.
> **>** Les cestodes humains les plus fréquents sont *Taenia saginata* (bœuf) et *Taenia solium* (porc).
> **>** Les trématodes les plus pertinents au Cameroun sont *Schistosoma haematobium* et *Schistosoma mansoni*.
### B. Cestodes
#### 1. *Taenia saginata*
- **Morphologie** : scolex avec quatre ventouses, absence de rostellum et de crochets ; strobile pouvant atteindre 10 m.
- **Cycle** : œufs expulsés avec les proglottides gravides → ingestion par le bovin → développement de cysticerci dans les tissus musculaires → consommation de viande bovine mal cuite → développement du ver adulte dans l’intestin grêle humain.
- **Pathogénicité** : généralement asymptomatique ; parfois des troubles digestifs légers, perte de poids, prurit anal lié à l’élimination des proglottides.
#### 2. *Taenia solium*
- **Morphologie** : scolex avec rostellum armé d’une double couronne de crochets ; strobile de 2‑7 m.
- **Cycle** : similaire à *T. saginata* mais l’hôte intermédiaire est le porc ; l’homme peut également être hôte intermédiaire par ingestion d’œufs → cysticercose cérébrale (neurocysticercose).
- **Pathogénicité** : ténia intestinale bénigne ; la cysticercose provoque des crises d’épilepsie, des troubles neurologiques et peut être mortelle.
> **>** La différenciation entre *T. saginata* et *T. solium* se fait au niveau du scolex (présence/absence de rostellum et de crochets) et de la taille des proglottides.
### C. Trématodes (Schistosomes)
#### 1. *Schistosoma haematobium*
- **Localisation** : veines plexo‑vésicales.
- **Œuf** : épine terminale.
- **Cycle** : cercaires libres pénètrent la peau humaine → migration vers le foie → maturation → ponte dans le plexus veineux vesical → émission des œufs dans les urines.
- **Pathogénicité** : hématurie, dysurie, fibrose vesicale, risque accru de carcinome vesical.
#### 2. *Schistosoma mansoni*
- **Localisation** : veines mésentériques inférieures.
- **Œuf** : épine latérale.
- **Cycle** : similaire, émission des œufs dans les selles.
- **Pathogénicité** : diarrhée sanglante, hépatosplénomégalie, fibrose hépatique (pipestem fibrosis).
> **>** Le diagnostic des schistosomoses repose sur la recherche des œufs dans les urines (*S. haematobium*) ou les selles (*S. mansoni*) après concentration (méthode de filtration ou de flottation).
### D. Diagnostic de laboratoire
- **Cestodes** : examen macroscopique des proglottides dans les selles ; recherche d’œufs (rarement présents) après concentration.
- **Trématodes** : méthode de Kato‑Katz (selles) ou filtration d’urine (20 ml) suivie de examen microscopique à 400×.
> **>** La méthode de Kato‑Katz permet de quantifier l’intensité d’infection (œufs par gramme de selles, EPG) et d’évaluer la charge parasitaire.
### E. Prévention et lutte
- Cuisson suffisante de la viande (≥ 63 °C au centre).
- Éviter la consommation de légumes crus irrigés avec des eaux usées.
- Lutte anti‑vectorielle contre les escargots intermédiaires (*Biomphalaria* et *Bulinus*) par molluscicides et gestion de l’environnement.
- Traitement de masse avec praziquantel (40 mg/kg en dose unique) selon les directives de l’OMS.
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## III. Techniques de concentration des selles
### A. Objectif
Augmenter la probabilité de détecter des parasites (œufs, larves, kystes) lorsque leur concentration dans l’échantillon est faible, en séparant les éléments parasites des débris fécaux grâce à des différences de densité ou à une sédimentation différenciée.
### B. Principes généraux
1. **Flottaison** : utilisation d’une solution de densité supérieure à celle des œufs (ex. sulfate de Zn, solution de sucre) ; les œufs remontent à la surface et sont récupérés sur une lame couvre‑objet.
2. **Sédimentation** : ajout d’un formaline‑éthylacétate (méthode de Ritchie) qui fixe les parasites et permet leur sédimentation au fond du tube de centrifugation.
3. **Méthode de Kato‑Katz** : filtration d’une quantité connue de selles (souvent 41,7 mg) à travers une gaze imbibée de solution de glycérol‑malachite vert ; les œufs restent retenus et sont comptés après clarification.
> **>** Toutes les manipulations doivent être réalisées sous hotte de sécurité biologique (niveau 2) avec port de gants, blouse et protection oculaire.
### C. Protocole détaillé – Flottaison au sulfate de zinc
| Étape | Action | Temps / Conditions | Remarques |
|-------|--------|--------------------|-----------|
| 1 | Peser 2 g de selles fraîches dans un tube de 15 ml | – | Utiliser une balance analytique (±0,01 g). |
| 2 | Ajouter 10 ml d’eau distillée, homogénéiser avec un agitateur vortex | 30 s | Éviter la formation de bulles. |
| 3 | Filtrer à travers une gaze à 2 couches dans un tube propre | – | Éliminer les gros débris. |
| 4 | Ajouter 5 ml de solution de sulfate de Zn (densité 1,20 g/ml) | – | Préparer fraîchement chaque jour. |
| 5 | Mélanger doucement, puis compléter jusqu’à 15 ml avec la même solution | – | La densité finale doit rester >1,20. |
| 6 | Centrifuger à 500 × g pendant 5 min | – | Température ambiante. |
| 7 | Avec une boucle en platine, prélever le film superficiel (≈ 2 mm) et le déposer sur une lame, couvrir avec une lamelle | – | Observer immédiatement à 100×‑400×. |
| 8 | Compter les œufs présents dans le champ de vision (10 champs) et calculer l’EPG | – | Formule : EPG = (nombre d’œufs × facteur de dilution) / poids de selles (g). |
> **>** La densité du sulfate de Zn (1,20 g/ml) est supérieure à celle de la plupart des œufs helminthiques (1,05‑1,25 g/ml) mais inférieure à celle des débris fécaux, permettant leur flottaison sélective.
### D. Exemple chiffré – Calcul de l’EPG
Un technicien de laboratoire à Yaoundé réalise une flottaison sur 2 g de selles. Après examen de 10 champs à 400×, il compte 45 œufs d’*Ascaris*. La dilution totale est de 10 ml d’eau + 5 ml de ZnSO₄ = 15 ml ; le volume prélevé pour la lame représente 0,2 ml (film superficiel).
1. Facteur de dilution = volume total / volume prélevé = 15 ml / 0,2 ml = 75.
2. Nombre d’œufs dans le volume total = 45 × 75 = 3375 œufs.
3. EPG = 3375 œufs / 2 g = 1687,5 EPG ≈ 1690 EPG.
**Interprétation** : charge légère d’*Ascaris* (OMS : < 2000 EPG faible, 2000‑10000 modéré, > 10000 élevé).
### E. Autres techniques – Méthode de Ritchie (formol‑éthylacétate)
1. Mélanger 1 g de selles avec 4 ml de formol à 10 % (fixation).
2. Ajouter 3 ml d’éthylacétate, vortexer 30 s, centrifuger 500 × g 3 min.
3. Éliminer le surnatant (débris + éthylacétate), ajouter quelques gouttes de solution d’iode de Lugol, mélanger.
4. Déposer une goutte sur lame, couvrir, examiner.
> **>** Cette méthode préserve la morphologie des œufs et des larves, utile pour la différenciation des espèces.
### F. Contrôle de qualité
- Inclure un témoin positif (selles contenant un nombre connu d’œufs d’*Ascaris*) et un témoin négatif (selles exemptes de parasites) à chaque série.
- Vérifier la densité de la solution de flottaison avec un densimètre avant chaque utilisation.
- Enregistrer la date, l’heure, le nom du technicien et le numéro de lot des réactifs.
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## Synthèse du chapitre
- **Nématodes géohelminthes** : *Ascaris lumbricoides*, *Ancylostoma duodenale*, *Necator americanus* ; transmission par ingestion d’œufs embryonnés ou pénétration cutanée des larves filariiformes ; diagnostic par examen direct et concentration (flottaison ZnSO₄).
- **Plathelminthes** : cestodes (*Taenia saginata*, *Taenia solium*) et trématodes (*Schistosoma haematobium*, *S. mansoni*) ; cycles impliquant hôtes intermédiaires (bovin, porc, escargot) ; diagnostic par recherche de proglottides, d’œufs dans selles/urines (Kato‑Katz, filtration).
- **Techniques de concentration** : flottaison (sulfate de Zn), sédimentation (Ritchie), filtration (Kato‑Katz) ; augmentent la sensibilité de 30‑40 % à 80‑90 % ; nécessitent respect des normes de biosécurité (hotte, EPI).
- **Formule clé** : EPG = (nombre d’œufs comptés × facteur de dilution) / poids de selles (g).
- **Prévention** : hygiène, cuisson de la viande, port de chaussures, lutte anti‑vectorielle, déparasitage périodique (albendazole, praziquantel).
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| **Nématode géohelminthé** | Ver rond du sol dont la femelle expulse des œufs embryonnés dans les selles ; après maturation dans le sol, les larves infectantes (L2) sont ingérées ou pénètrent la peau. |
| **Cestode** | Plathelminthé rubaniforme (ténias) possédant un scolex avec ventouses et/ou crochets, dépourvu de tube digestif. |
| **Trématode** | Plathelminthé feuilleté (distomes) possédant deux ventouses (orale et ventrale) et un tube digestif complet. |
| **Œuf embryonné** | Œuf contenant une larve L2 viable, capable d’infecter l’hôte après ingestion (ou pénétration cutanée pour les ankylostomes). |
| **Flottaison** | Technique de séparation basée sur la différence de densité : les parasites remontent dans une solution de densité supérieure. |
| **Sédimentation** | Technique où les parasites sont précipités au fond du tube après ajout d’un agent de fixation et de centrifugation. |
| **Méthode de Kato‑Katz** | Procédé de filtration et de coloration permettant la quantification des œufs helminthiques (EPG). |
| **EPG (œufs par gramme)** | Unité de mesure de l’intensité d’infection helminthique, exprimée en nombre d’œufs présents dans un gramme de selles. |
| **Hôte définitif** | Organisme dans lequel le parasite atteint sa maturité sexuelle et se reproduit. |
| **Hôte intermédiaire** | Organisme hébergeant un stade larvaire du parasite, nécessaire au développement mais pas à la reproduction sexuée. |
| **Cysticercose** | Infection tissulaire par les larves (cysticerces) de *Taenia solium*, pouvant atteindre le système nerveux central. |
| **Schistosomiase** | Maladie provoquée par les vers du genre *Schistosoma* après pénétration cutanée des cercaires. |
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## Exercices d'application corrigés
### Exercice 1 – Calcul d’EPG
Un technicien analyse 1,5 g de selles d’un enfant de 5 ans. Après flottaison au sulfate de Zn, il compte 30 œufs d’*Ancylostoma* dans 8 champs à 400×. Le volume total de la suspension est de 12 ml (8 ml d’eau + 4 ml de ZnSO₄) et le volume prélevé pour la lame est de 0,25 ml.
**Corrigé**
1. Facteur de dilution = 12 ml / 0,25 ml = 48.
2. Œufs totaux = 30 × 48 = 1440.
3. EPG = 1440 / 1,5 g = 960 EPG.
Interprétation : infection légère d’ankylostomes (OMS : < 2000 EPG faible, 2000‑4000 modéré, > 4000 élevé).
### Exercice 2 – Identification d’un scolex
Sur une lame préparée à partir de proglottides expulsées, l’étudiant observe un scolex muni d’un rostellum armé d’une double couronne de crochets et de quatre ventouses.
**Question** : À quelle espèce appartient ce ver ? Justifiez votre réponse.
**Corrigé**
La présence d’un rostellum armé de crochets est caractéristique de *Taenia solium*. *Taenia saginata* ne possède ni rostellum ni crochets. Donc le ver observé est *T. solium*.
### Exercice 3 – Choix de la technique de concentration
Un laboratoire de santé publique doit analyser des échantillons de selles provenant d’une zone où la prévalence de *Schistosoma mansoni* est soupçonnée être faible (< 100 EPG). Quelle technique de concentration serait la plus adaptée et pourquoi ?
**Corrigé**
La méthode de Kato‑Katz est la plus adaptée car elle permet de traiter une quantité connue de selles (souvent 41,7 mg) et de quantifier précisément les faibles charges d’infection (EPG). Elle offre une bonne sensibilité pour les schistosomoses intestinales et est standardisée pour les enquêtes de terrain.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité
| Situation | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de bonne pratique / Sécurité |
|-----------|------------------|-------------|-----------------------------------|
| 1. Préparation de la solution de sulfate de Zn | Utiliser de l’eau du robinet non déminéralisée | Variation de densité, flottation inadéquate → faux négatifs | Préparer la solution avec de l’eau distillée ou déionisée ; vérifier la densité avec un densimètre avant chaque utilisation. |
| 2. Manipulation des échantillons de selles | Oublier de porter des gants et une blouse | Risque d’infection par voie cutanée ou ingestion accidentelle | Toujours travailler sous hotte de biosécurité niveau 2, porter EPI (gants nitrile, blouse, lunettes de protection). |
| 3. Lecture au microscope | Confondre un débris végétal avec un œuf d’*Ascaris* | Surestimation de la charge parasitaire | Appliquer la coloration à l’iode de Lugol pour renforcer la visibilité des parois d’œufs ; comparer avec des lames de référence. |
| 4. Centrifugation | Dépasser la vitesse recommandée (ex. 1500 × g) | Dégradation des œufs, perte de morphologie | Respecter les paramètres de centrifugation indiqués dans le protocole (généralement 500 × g pendant 5 min). |
| 5. Élimination des déchets | Jeter les tubes contenant des selles non traitées dans la poubelle ordinaire | Risque de contamination de l’environnement | Décontaminer les déchets par autoclave (121 °C, 15 min, 1 bar) ou par ajout d’un désinfectant chloré avant élimination dans les contenants à risque biologique. |
| 6. Interprétation des résultats | Ne pas prendre en compte le facteur de dilution lors du calcul de l’EPG | Sous‑ ou sur‑estimation de l’intensité d’infection | Toujours noter le volume total et le volume prélevé ; appliquer la formule EPG = (œufs comptés × facteur de dilution) / poids de selles. |
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*Fin du cours.*
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