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Chapitre 1

CONVERSION A/N ET N/A (partie 1/3)

Lecture : 13 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis **À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :** - Expliquer pourquoi la conversion analogique‑numérique (A/N) et numérique‑analogique (N/A) est indispensable dans les systèmes électroniques modernes. - Décrire le principe général d’un convertisseur numérique/analogique (CNA) et identifier ses blocs fonctionnels. - Comparer les principales structures de CNA (résistances pondérées, somme de courants, modulation d’impulsion) en termes de résolution, linéarité, consommation et mise en œuvre. - Réaliser un dimensionnement simple d’un DAC à partir de ses caractéristiques (résolution, tension de référence, pas de quantification). - Mettre en œuvre des précautions de sécurité et d’hygiène lors de la manipulation de circuits comportant des convertisseurs (tension d’alimentation, décharge des condensateurs, protection contre les surtensions). **Prérequis :** - Notions de tension, courant, résistance et loi d’Ohm. - Connaissance des systèmes de numérotation binaire et hexadécimale. - Bases des amplificateurs opérationnels (configuration suiveur, sommateur). - Utilisation d’un multimètre et d’un oscilloscope pour mesurer des tensions continues et variables. --- ## Introduction contextualisée Dans les installations industrielles camerounaises (usines de transformation du cacao, stations de traitement d’eau, centrales solaires), les capteurs délivrent des grandeurs physiques sous forme de tensions ou de courants continus (analogiques). Les microcontrôleurs qui pilotent les actionneurs, toutefois, ne comprennent que des valeurs discrètes représentées en binaire. Il faut donc convertir ces signaux analogiques en mots numériques pour les traiter, puis, après traitement, reconvertir le résultat en analogique pour commander un variateur de vitesse, une vanne proportionnelle ou un afficheur. Ce chapitre traite exclusivement de la conversion numérique‑analogique (CNA), première partie d’un triptyque qui sera complétée par la conversion analogique‑numérique (CAN) et les applications pratiques. --- ## I. Pourquoi convertir? Le passage de l'analogie au numérique ### A. Signaux analogiques et numériques Un signal **analogique** varie continuellement dans le temps et peut prendre une infinité de valeurs dans une plage donnée (ex. : 0 V → 5 V). Un signal **numérique** ne prend qu’un nombre fini de niveaux discrets, généralement des puissances de deux (2ⁿ niveaux pour n bits). > **Définition** : La **résolution** d’un convertisseur est le nombre de bits n ; elle détermine le pas de quantification $Q = \dfrac{V_{ref}}{2^n}$, où $V_{ref}$ est la tension de référence. ### B. Besoin de conversion dans les systèmes embarqués 1. **Acquisition** : les capteurs (thermistance, photodiode, capteur de pression) produisent une tension analogique proportionnelle à la grandeur mesurée. 2. **Traitement** : le microcontrôleur effectue des opérations arithmétiques, des filtres ou des algorithmes de commande uniquement sur des données binaires. 3. **Restitution** : après traitement, il faut souvent générer une tension de commande (ex. : pilotage d’un moteur à courant continu via un pont en H). ### C. Exemple professionnel au Cameroun Dans une unité de séchage du café à l’Ouest, une sonde PT100 mesure la température du four (0 → 200 °C) et délivre une tension de 0 → 1 V via un pont de Wheatstone amplifié. Un microcontrôleur STM32 (résolution 12 bits) convertit cette tension en valeur numérique, applique une loi de réglage PID, puis envoie la commande à un **CNA 8 bits** qui pilote un variateur de fréquence. Sans cette chaîne A/N → traitement → N/A, le réglage de la température serait imprécis et entraînerait des pertes de qualité du produit. --- ## II. Le Convertisseur Numérique/Analogique (CNA) principe général ### A. Définition et rôle Un **CNA** (Digital‑to‑Analog Converter, DAC) transforme un mot binaire de n bits en une tension ou un courant analogue proportionnel à la valeur numérique d’entrée. > **Formule fondamentale** : > $V_{out} = D \times \dfrac{V_{ref}}{2^n}$ > où $D$ est l’entier représenté par le code binaire (0 ≤ D ≤ 2ⁿ‑1) et $V_{ref}$ la tension de référence. ### B. Bloc fonctionnel d’un DAC 1. **Entrée numérique** : registre de n bits (souvent synchronisé par une horloge). 2. **Réseau de conversion** : transforme le code binaire en une grandeur analogue (tension ou courant). 3. **Amplificateur de sortie** (souvent un ampli op en suiveur) : adapte l’impédance et fournit la capacité de charge nécessaire. 4. **Référence de tension** : fournit $V_{ref}$ stable (souvent une référence bandgap). ### C. Caractéristiques principales | Caractéristique | Symbole | Signification | Unité | |-----------------|---------|----------------|-------| | Résolution | n | Nombre de bits | bits | | Pas de quantification | Q | $V_{ref}/2^n$ | V | | Erreur de linéarité intégrale | INL | Déviation maximale par rapport à la droite idéale | LSB | | Erreur de linéarité différentielle | DNL | Écart entre deux pas successifs | LSB | | Temps d’établissement | $t_s$ | Temps pour que la sortie atteigne ±½ LSB après un changement de code | s | | Bruit de sortie | $e_n$ | Bruit spectral dans la bande d’intérêt | V/√Hz | | Consommation | $I_{cc}$ | Courant tiré de l’alimentation | mA | > **Règle de métier** : Pour une application de commande de moteur, choisir un DAC avec INL < ±0,5 LSB et $t_s$ < 10 µs afin d’assurer une réponse dynamique suffisante. ### D. Exemple chiffré : DAC 8 bits, $V_{ref}=5$ V - Résolution : n = 8 → $2^n = 256$ niveaux. - Pas de quantification : $Q = 5 V / 256 ≈ 19,53 mV$. - Si le code d’entrée est $D = 150$ (binaire 10010110) : $V_{out} = 150 × 5 V / 256 ≈ 2,93 V$. - Erreur maximale théorique (INL = ±0,5 LSB) : ±0,5 × 19,53 mV ≈ ±9,8 mV. --- ## III. Les structures de CNA ### A. Structure en échelle R‑2R Principe : un réseau de résistances composé uniquement de valeurs R et 2R disposé en échelle, chaque bit commandant un commutateur qui connecte soit la résistance à la masse soit à la référence de tension, produisant des courants pondérés binairement à la sortie d’un ampli op. **Avantages** : - Seulement deux valeurs de résistance distinctes (R et 2R) → simplicité de routage et de mise en œuvre. - Bonne linéarité si les résistances sont bien appariées. - Impédance de sortie relativement constante, facilitant l’étage de sortie. **Inconvénients** : - Sensibilité aux variations de température et aux mismatches des résistances (impact sur la linéarité). - Impédance de sortie élevée nécessitant un ampli op en suiveur de gain unité. > **À retenir** : Dans un réseau R‑2R, la tension de sortie est donnée par $V_{out}=V_{ref}\times \dfrac{D}{2^n}$ indépendamment de la valeur absolue de R, à condition que le rapport 2R/R soit exactement 2. ### B. Structure à somme de courants (current‑steering DAC) Chaque bit commande un interrupteur qui dirige un courant unité $I_0$ vers une résistance de charge ou directement vers la sortie d’un ampli op en transimpédance. Le courant total est $I_{out}=D\times I_0$. **Avantages** : - Très rapide (temps d’établissement dans les ns) grâce à la commutation de courants. - Faible dépendance aux résistances de précision (le courant unité peut être généré par un miroir de courant). **Inconvénients** : - Consommation plus élevée (courants de polarisation constants). - Nécessite un bon appariement des miroirs de courant pour garantir la linéarité. > **À retenir** : Le courant unité $I_0$ est souvent choisi de l’ordre de quelques µA à quelques mA selon la vitesse souhaitée et la puissance disponible. ### C. Structure à modulation de largeur d’impulsion (PWM‑DAC) Le signal numérique contrôle la largeur d’impulsion d’un signal carré à fréquence fixe $f_{PWM}$. Après filtrage passe‑bas (RC), la tension moyenne vaut $V_{out}=D\times V_{ref}/2^n$. **Avantages** : - Très simple à implémenter avec un seul timer et un transistor. - Aucun composant analogique de précision nécessaire. **Inconvénients** : - Bande passante limitée par la fréquence de coupure du filtre. - Ripple de tension résiduelle proportionnelle à $f_{PWM}$. > **À retenir** : Pour obtenir moins de 10 mV de ripple avec $V_{ref}=5$ V, choisir $f_{PWM}≥10$ kHz et un filtre RC avec $f_c≈1$ kHz. ### D. Tableau comparatif des structures | Structure | Résolution typique | Vitesse (t_s) | Consommation | Complexité de mise en œuvre | Application typique | |-----------|-------------------|---------------|--------------|----------------------------|---------------------| | R‑2R ladder | 8‑16 bits | 1‑10 µs | Faible‑modérée | Moyenne (résistances appariées) | Instrumentation, audio | | Current‑steering | 8‑14 bits | 10‑100 ns | Modérée‑élevée | Élevée (miroirs de courant) | Télécoms, vidéo haute vitesse | | PWM‑DAC | 8‑10 bits (effective) | Dépend du filtre | Très faible | Très faible | Contrôle de moteurs, éclairage LED | --- ## Synthèse du chapitre - La conversion N/A est indispensable pour interfacer le monde numérique des microcontrôleurs avec les actionneurs analogiques. - Un CNA transforme un mot binaire en une tension ou un courant selon $V_{out}=D\times V_{ref}/2^n$. - Les caractéristiques clés sont la résolution (n bits), le pas de quantification Q, l’erreur de linéarité (INL/DNL), le temps d’établissement $t_s$ et la consommation. - Trois familles de structures existent : réseau R‑2R (simple, bonne linéarité), somme de courants (rapide, plus consommante) et PWM‑DAC (ultra‑simple, limité par le filtrage). - Le choix dépend des contraintes de vitesse, de précision, de puissance et de complexité d’implémentation propres au projet industriel ou artisanal camerounais. --- ## Glossaire - **Résolution (n)** : nombre de bits du convertisseur, détermine le nombre de niveaux de quantification $2^n$. - **Pas de quantification (Q)** : plus petit pas de tension pouvant être représenté, $Q=V_{ref}/2^n$. - **INL (Integral Non‑Linearity)** : écart maximal entre la caractéristique réelle et la droite idéale, exprimé en LSB. - **DNL (Differential Non‑Linearity)** : écart entre deux pas successifs et le pas idéal, exprimé en LSB. - **Temps d’établissement ($t_s$)** : délai nécessaire pour que la sortie atteigne ±½ LSB après un changement de code. - **Référence de tension ($V_{ref}$)** : tension stable servant d’échelle pour la conversion. - **Réseau R‑2R** : ladder de résistances où chaque section présente une valeur R ou 2R, permettant une pondération binaire des courants. - **Miroir de courant** : circuit qui reproduit un courant de référence dans plusieurs branches, utilisé dans les DAC à somme de courants. - **Filtre passe‑bas RC** : réseau résistif‑capacitif qui atténue les harmoniques d’un signal PWM pour obtenir une tension moyenne. - **LSB (Least Significant Bit)** : poids du bit de poids faible, correspondant au pas de quantification Q. --- ## Exercices d'application corrigés ### Exercice 1 – Dimensionnement d’un DAC pour un variateur de vitesse Un moteur à courant continu doit être commandé par une tension variant de 0 V à 12 V. On dispose d’un microcontrôleur pouvant fournir un mot de 10 bits. **a)** Déterminer la tension de référence $V_{ref}$ nécessaire pour utiliser tout l’échelle du DAC. **b)** Calculer le pas de quantification Q et la tension correspondant au code binaire 0101010101 (341 en décimal). **c)** Si le DAC a une INL de ±0,75 LSB, quelle est l’erreur absolue maximale en volts sur la sortie ? **Corrigé** a) Pour utiliser l’échelle complète, on veut $V_{out(max)} = V_{ref}\times \dfrac{2^{10}-1}{2^{10}} = V_{ref}\times \dfrac{1023}{1024}$ lorsque $D=1023$. Donc $V_{ref}=12\ \text{V}\times \dfrac{1024}{1023}\approx 12,01\ \text{V}$ (on peut arrondir à 12,0 V si l’on accepte une sous‑échelle de 0,1 %). b) $Q = \dfrac{V_{ref}}{2^{10}} \approx \dfrac{12,01}{1024}\approx 0,01173\ \text{V}=11,73\ \text{mV}$. $V_{out}=341\times Q\approx 341\times0,01173\approx 4,00\ \text{V}$ (précisément 3,999 V). c) Erreur maximale = $0,75\ \text{LSB}\times Q = 0,75\times0,01173\approx 0,0088\ \text{V}=8,8\ \text{mV}$ (en utilisant $V_{ref}=12,0\ \text{V}$ l’erreur serait 8,8 mV ; avec la valeur précise elle vaut ≈8,3 mV). ### Exercice 2 – Choix de la structure d’un DAC pour un tableau de commande d’éclairage LED Un projet d’éclairage public nécessite une variation de luminosité linéaire de 0 % à 100 % avec une fréquence de mise à jour de 1 kHz. La consommation doit rester inférieure à 5 mA et le coût limité. **Quelle structure de DAC recommanderiez‑vous et pourquoi ?** **Corrigé** La structure **PWM‑DAC** est la plus adaptée : - Elle nécessite uniquement un timer et un transistor, donc un coût très faible. - La consommation est essentiellement celle du transistor en commutation, bien inférieure à 5 mA pour un courant de quelques mA. - Avec une fréquence PWM de 10 kHz et un filtre RC de coupure 1 kHz, le ripple reste inférieur à quelques dizaines de millivolts, suffisant pour une commande LED où l’œil humain intègre la lumière. - La résolution effective de 8‑10 bits (obtenue par la largeur d’impulsion) fournit plus de 250 niveaux, largement assez pour une variation linéaire perçue comme continue. ### Exercice 3 – Vérification de la linéarité d’un réseau R‑2R Un réseau R‑2R de 8 bits est réalisé avec des résistances nominales R=10 kΩ et 2R=20 kΩ. La tolérance des résistances est ±1 %. Estimez l’erreur de linéarité maximale (INL) pouvant résulter de cette tolérance, en supposant que l’erreur se cumule au pire des cas sur le bit de poids fort. **Corrigé** Le bit de poids fort (MSB) contribue à la moitié de l’échelle ($V_{ref}/2$). Une variation de ±1 % sur sa résistance entraîne une variation de courant de ±1 % sur sa contribution, soit ±0,5 % de $V_{ref}$. En LSB : un LSB vaut $V_{ref}/256$. Donc l’erreur en LSB = (0,5 % × $V_{ref}$) / ($V_{ref}$/256) = 0,005 × 256 = 1,28 LSB. Ainsi, l’INL maximale pouvant être attribuée à la tolérance des résistances est d’environ **±1,3 LSB**. --- ## Erreurs fréquentes et règles de sécurité | # | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de prévention / bonne pratique | |---|------------------|-------------|--------------------------------------| | 1 | Oublier de decoupler l’alimentation du DAC avec un condensateur céramique de 0,1 µF près des broches VDD et GND. | Oscillations ou bruit sur la sortie, mauvaise linéarité. | Toujours placer un découplage haute fréquence (0,1 µF) et, si nécessaire, un condensateur de réserve (10 µF) à proximité. | | 2 | Utiliser une référence de tension bruitée (ex. : alimentation brute) comme $V_{ref}$. | Le bruit se répercute directement sur la sortie analogique, dégradant le rapport signal/bruit. | Employer une référence de tension dédiée (référence bandgap ou shunt) avec filtrage passe‑bas (RC ou LC). | | 3 | Négliger le temps d’établissement lors du changement rapide de code dans une boucle de commande. | Le système de commande réagit à une valeur intermédiaire, provoquant des à-coups ou une instabilité. | Vérifier que la période de mise à jour du code est supérieure à $5\times t_s$ (marge de sécurité). | | 4 | Souder des résistances du réseau R‑2R avec une forte différence de température entre les pattes. | Drift de la gain avec la température, erreur de linéarité variable selon l’environnement. | Utiliser des résistances à faible TCR (≤ 25 ppm/°C) et les disposer symétriquement sur le PCB pour minimiser les gradients. | | 5 | Connecter la sortie d’un DAC directement à une charge inductive (moteur, relais) sans étage de tampon. | Courant de pointe pouvant endommager le DAC ou créer des rétroactions négatives. | Insérer un ampli op en suiveur ou un driver de courant adapté entre le DAC et la charge. | | 6 | Ne pas respecter les limites de tension d’entrée numérique (ex. : appliquer 5 V sur une entrée tolérant seulement 3,3 V). | Risque de dépassement des clamps internes, dégradation permanente du composant. | Toujours vérifier les niveaux logiques compatibles avec l’alimentation du DAC et ajouter des résistances de limitation ou des traducteurs de niveau si nécessaire. | --- *Fin du cours de référence « CONVERSION A/N ET N/A (partie 1/3) ».*

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quel est le rôle principal d'un convertisseur analogique/numérique (CAN) ?
  2. 2. Quel paramètre définit la résolution d'un convertisseur numérique/analogique (CNA) ?
  3. 3. Quelle architecture de CNA utilise un réseau en échelle de résistances R-2R pour générer les tensions de sortie ?
  4. 4. Un CNA 8 bits possède une tension de référence de 5 V. Quelle est la valeur du pas de tension correspondant au LSB ?
  5. 5. Dans un convertisseur analogique/numérique à approximation successive, quel facteur détermine principalement la durée de conversion ?
  6. 6. Un convertisseur flash de résolution 4 bits nécessite combien de comparateurs en parallèle ?
  7. 7. Un capteur fournit une tension analogique variant de 0 à 10 V. On souhaite le numériser avec une résolution de 12 bits tout en respectant le théorème de Nyquist pour un signal de bande passante maximale de 1 kHz. Quelle est la fréquence d'échantillonnage minimale admissible ?
  8. 8. Pourquoi un convertisseur sigma-delta est-il souvent privilégié dans les applications audio haute fidélité ?
  9. 9. Un convertisseur présente un SINAD de 60 dB. Quelle est approximativement son nombre effectif de bits (ENOB) ?
  10. 10. Entre un CNA à pondération binaire et un CNA en échelle R-2R de même résolution, lequel présente généralement une moindre erreur d'intégralité non linéaire (INL) et pourquoi ?