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Chapitre 9

De la création du Kamerun au mandat (partie 1/3)

Lecture : 14 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis À la fin de ce cours, l’élève sera capable de : - expliquer les étapes de la création du protectorat allemand du Kamerun (1884‑1891) ; - décrire l’organisation administrative, économique et sociale du Kamerun allemand jusqu’en 1914 ; - analyser les causes, le déroulement et les conséquences de la Première Guerre mondiale au Kamerun, notamment la défaite allemande et l’instauration du mandat de la Société des Nations. **Prérequis** : connaître les notions de protectorat, de colonie et de conférence de Berlin (1884‑1885) ; savoir situer l’Allemagne et le Cameroun sur une carte africaine ; maîtriser le vocabulaire de base de l’histoire coloniale (traité, compagnie, administration indirecte). --- ## Introduction contextualisée À la fin du XIXᵉ siècle, l’Allemagne, récemment unifiée, cherche à acquérir des territoires outre‑mer pour renforcer son prestige et son économie. La région du Kamerun, située entre le Nigeria britannique et le Congo français, attire l’attention des commerçants allemands dès les années 1860. Dans le cadre de la conférence de Berlin (1884‑1885) qui fixe les règles du partage de l’Afrique, l’Allemagne signe un traité de protectorat avec les chefs locaux du littoral du Wouri en juillet 1884, marquant la naissance du Kamerun allemand. Cette première phase sera suivie d’une période de consolidation administrative et économique, puis d’un affrontement majeur lors de la Première Guerre mondiale, qui entraînera la perte du territoire et son placement sous mandat de la Société des Nations. --- ## I. Le Cameroun allemand (création et premières années) ### Contexte et acte fondateur - **1884** : le consul allemand Gustav Nachtigal négocie avec les rois Bell et Akwa du peuple Duala ; le **traité du 12 juillet 1884** établit le protectorat allemand sur le littoral du Wouri. - **>** *« Le 12 juillet 1884, l’Allemagne déclare le Kamerun protectorat de l’Empire »* (encadré à retenir). ### Acteurs et notions clés - **Gustav Nachtigal** (consul impérial) – représentant de l’Allemagne. - **Compagnie du Kamerun (DKG)** – créée en 1887 pour exploiter les ressources (caoutchouc, palmiste, ivoire). - **Schutztruppe** – petite force militaire chargée de maintenir l’ordre et de mener les expéditions intérieure. ### Faits datés et lieux précis | Année | Événement | Lieu / Acteur principal | |-------|-----------|--------------------------| | 1884 | Signature du traité de protectorat | Littoral du Wouri (Duala) | | 1887 | Création de la Compagnie du Kamerun | Hambourg (siège) ; opérations à Douala | | 1891 | Établissement d’un poste militaire allemand à **Buea** (centre des hauts plateaux) | Autorité allemande | | 1894 | Révolte du **Bakweri** contre les travaux forcés | Région du Mont Cameroun | ### Causes et conséquences de l’installation allemande - **Causes** : recherche de matières premières (caoutchouc, huile de palme), besoin de débouchés pour l’industrie allemande, rivalité avec la France et le Royaume‑Uni. - **Conséquences** : mise en place d’un système d’impôt en nature, introduction de cultures de rente (caoutchouc, cacao), début de l’exploitation forzée du travail autochtone, premières résistances armées (Bakweri, 1894). ### Exemple concret En 1892, la DKG impose aux villages du littoral un quota de **500 kg de caoutchouc** par mois ; le non‑respect entraîne des travaux forcés sur les routes reliant Douala à l’intérieur. Cette mesure illustre la logique d’extraction qui caractérise les premières années du protectorat. --- ## II. Le Cameroun allemand (suite et fin : administration, économie et résistances) ### Consolidation de l’administration (1895‑1910) - **1895** : nomination du premier gouverneur impérial, **von Puttkamer**, qui crée un système d’administration indirecte grâce aux chefs traditionnels (les *Dikolo*). - **>** *« Le gouverneur von Puttkamer institue en 1895 le principe de l’administration indirecte, s’appuyant sur les autorités coutumières »* (encadré à retenir). - **1901** : établissement du siège de la colonie à **Buea**, choisi pour son climat tempéré. ### Politique économique - Expansion des plantations de **cacao** (introduit en 1886) et de **caoutchouc** (Hevea brasiliensis). - Création de voies ferrées légères (ligne Douala‑Buea, 1901) pour faciliter l’exportation. - Augmentation du recours au travail contractuel : les **travailleurs engagés** (souvent venant du Nigéria ou du Togo) sont recrutés pour les plantations. ### Résistances et conflits - **1904‑1908** : révoltes des **Bamileke** dans l’Ouest, provoquées par l’appropriation des terres pour les plantations européennes. - **1911** : révolte du **Maka** dans le Sud-Est, réprimée par la Schutztruppe après plusieurs mois de guérilla. - Ces révoltes montrent les limites de l’administration indirecte et le mécontentement face aux exactions économiques. ### Tableau récapitulatif – Administration et économie (1895‑1914) | Aspect | Mesure principale | Année | Impact | |--------|-------------------|-------|--------| | Administration | Gouverneur impérial + chefs traditionnels | 1895 | Légitimation du pouvoir colonial via les autorités locales | | Économie | Expansion du cacao et du caoutchouc | 1900‑1910 | Intégration du Kamerun dans le marché mondial des matières premières | | Infrastructure | Ligne ferroviaire Douala‑Buea | 1901 | Réduction des coûts de transport, renforcement du contrôle territorial | | Travail | Recrutement de travailleurs engagés | 1905 | Main‑d’œuvre bon marché, mais source de tensions sociales | ### Exemple concret En 1909, la plantation de **Deutsch‑Kamerun Gesellschaft** près de **Edea** emploie plus de 2 000 travailleurs engagés ; les rapports de l’inspection du travail signalent des taux de mortalité de 12 % annuellement dû aux maladies tropicales et aux conditions de travail épuisantes. --- ## III. La Première Guerre mondiale au Kamerun ### Déclenchement du conflit africain - **Août 1914** : le Royaume‑Uni et la France déclarent la guerre à l’Allemagne ; leurs colonies africaines (Nigeria britannique, Congo belge) sont appelées à participer. - **>** *« Dès les premiers jours d’août 1914, les forces alliées préparent l’invasion du Kamerun allemand »* (encadré à retenir). ### Forces en présence | Campagne | Effectif approximatif | Composition | |----------|----------------------|-------------| | Alliés (Britanico‑franco‑belge) | ~15 000 hommes | Troupes régulières du Nigeria, du Gold Coast, du Congo belge, volontaires français | | Allemands (Schutztruppe + milices locales) | ~1 800 hommes | Schutztruppe (≈600), réservistes allemands, tirailleurs africains recrutés de force | ### Déroulement des opérations - **Septembre 1914** : débarquement britannique à **Victoria** (actuelle Limbe) ; prise rapide de la côte. - **Octobre‑Novembre 1914** : avancée vers l’intérieur ; bataille de **Nsanakang** (6 novembre 1914) où les Alliés repoussent une contre‑attaque allemande. - **Janvier 1915** : prise de **Buea**, siège du gouvernement allemand ; le gouverneur **von Ebermaier** se rend le 18 février 1915 après la chute de **Mokoko**. - **Avril 1915** : dernier réduit allemand au **Fort de Mora** (Nord) se rend le 18 avril après un siège de plusieurs semaines. ### Conséquences immédiates - **Capitulation allemande** : le Kamerun cesse d’être une possession allemande ; le territoire est placé sous administration alliée (condominium franco‑britannique). - **Pertes humaines** : environ 1 200 soldats alliés et 800 allemands tués ou blessés ; des milliers de civils africains déplacés ou victimes de réquisitions. - **>** *« La capitulation du fort de Mora le 18 avril 1915 marque la fin de la résistance allemande au Kamerun »* (encadré à retenir). ### De la défaite au mandat de la Société des Nations - **Traité de Versailles (28 juin 1919)** : article 22 prévoit la mise sous mandat des anciennes colonies allemandes. - **1922** : la Société des Nations attribue le mandat du Kamerun à la France (⅔ du territoire) et au Royaume‑Uni (⅓, comprenant les régions du Nord‑Ouest et du Sud‑Ouest). - **Conséquences à long terme** : naissance du Cameroun français et du Cameroons britannique ; prémices des frontières actuelles du Cameroun et du Nigeria. ### Tableau récapitulatif – Première Guerre mondiale au Kamerun | Phase | Date clé | Action principale | Résultat | |-------|----------|-------------------|----------| | Déclenchement | août 1914 | Déclaration de guerre Alliée‑Allemande | Début des hostilités en Afrique | | Invasion côtière | sept. 1914 | Débarquement à Victoria | Contrôle du littoral allemand | | Avance intérieure | oct. 1914‑janv. 1915 | Bataille de Nsanakang (6 nov 1914), prise de Buea | Effondrement du dispositif allemand | | Capitulation finale | 18 avril 1915 | Reddition du fort de Mora | Fin de la présence allemande | | Mise sous mandat | juin 1919‑1922 | Traité de Versailles, décision SDN | Création du mandat franco‑britannique | ### Exemple concret Lors de la bataille de **Nsanakang** (6 novembre 1914), une compagnie de tirailleurs sénégalais, appuyée par de l’artillerie britannique, réussit à prendre une position allemande malgré un feu nourri de mitrailleuses Maxim. Cette victoire illustre la supériorité numérique et logistique des Alliés, ainsi que l’engagement des troupes coloniales africaines dans le conflit européen. --- ## Synthèse du chapitre - Le protectorat allemand du Kamerun est instauré par le traité du 12 juillet 1884 signé avec les chefs Duala. - L’administration s’appuie sur l’indirecte (gouvernorats + chefs traditionnels) tandis que l’économie se tourne vers l’exportation de cacao, de caoutchouc et d’huile de palme, souvent au moyen de travaux forcés et de travailleurs engagés. - Des résistances locales (Bakweri 1894, Bamileke 1904‑1908, Maka 1911) témoignent du mécontentement face aux exactions coloniales. - La Première Guerre mondiale entraîne l’invasion alliée dès août 1914 ; après une série de batailles (Victoria, Nsanakang (6 nov 1914), Buea) et le siège du fort de Mora, les Allemands capitulent le 18 avril 1915. - Le traité de Versailles (1919) place l’ancien Kamerun sous mandat de la Société des Nations, partagé entre la France (⅔) et le Royaume‑Uni (⅓) dès 1922. - Cette période marque la transition d’une colonie allemande à un territoire mandaté, posant les bases des frontières actuelles du Cameroun et du Nigeria. --- ## Glossaire - **Protectorat** : régime où une puissance étrangère exerce un contrôle tout en laissant une autorité locale nominale. - **Mandat de la Société des Nations** : système instauré après la Première Guerre mondiale pour administrer les territoires anciens colonies allemandes ou ottomanes sous la supervision de la SDN. - **Schutztruppe** : petite force militaire allemande chargée de maintenir l’ordre dans les colonies. - **Compagnie du Kamerun (DKG)** : société commerciale allemande créée en 1887 pour exploiter les ressources du territoire. - **Travailleurs engagés** : main‑d’œuvre contractuelle, souvent recrutée hors du territoire, employée dans les plantations et les travaux publics. - **Administration indirecte** : mode de gouvernance qui s’appuie sur les autorités traditionnelles locales pour appliquer les directives coloniales. - **Fort de Mora** : poste allemand du Nord du Kamerun, dernier réduit à se rendre en avril 1915. - **Article 22 du traité de Versailles** : disposition prévoyant la mise sous mandat des territoires allemands et ottomans. --- ## Étude de document / de cas **Document** : Extrait du rapport du gouverneur allemand von Ebermaier au ministère des Colonies, daté du 10 février 1915, peu avant la chute de Buea. > « La situation militaire devient critique. Nos lignes de ravitaillement sont coupées depuis la prise de Victoria par les troupes britanniques. Les réserves de vivres ne suffisent plus que pour deux semaines. Les troupes africaines, bien que fidèles, montrent des signes de fatigue et de désertion. Nous recommandons une reddition ordonnée afin d’éviter un bain de sang inutile. » **Commentaire pas à pas** 1. **Identifier la nature du document** : rapport militaire officiel, source primaire, reflet de la perception du commandement allemand. 2. **Contextualiser** : février 1915, après les défaites de Nsanakang et la perte de la côte ; les Alliés contrôlent déjà le littoral et avancent vers l’intérieur. 3. **Analyser le contenu** : - Le gouverneur reconnaît la coupure des lignes de ravitaillement → conséquence du blocus allié. - Les réserves limitées montrent l’insuffisance logistique allemande face à une guerre de longue durée. - La mention de la fatigue et de la désertion des troupes africaines indique les limites de la reliance sur des troupes locales contraintes. - La proposition de reddition ordonnée révèle une volonté de limiter les pertes civiles et militaires, contraste avec l’idéologie de résistance jusqu’au bout. 4. **Évaluer la portée** : ce document témoigne de la réalité opérationnelle du Schutztruppe isolée et prépare le terrain à la reddition de Buea (18 février 1915) puis du fort de Mora (avril 1915). 5. **Relier au programme** : illustratif des conséquences de la Première Guerre mondiale sur les colonies allemandes, thème de la leçon 14. --- ## Méthode et sujets type examen ### Sujet 1 – Dissertation **Intitulé** : « Analyser les causes et les conséquences de la perte du Kamerun allemand pendant la Première Guerre mondiale. » **Plan détaillé** I. **Les causes de la défaite allemande** A. Infériorité numérique et logistique face aux troupes alliées (Britanico‑franco‑belge). B. Coupure des lignes de ravitaillement due au contrôle naval allié. C. Faible soutien populaire et mécontentement des populations locales (travaux forcés, révoltes antérieures). II. **Le déroulement des opérations militaires** A. Débarquement à Victoria et prise rapide du littoral (sept. 1914). B. Batailles clés : Nsanakang (6 nov 1914), prise de Buea (janv. 1915), siège du fort de Mora (avril 1915). C. Reddition progressive des postes allemands et capitulation finale (18 avril 1915). III. **Les conséquences immédiates et à long terme** A. Fin de la présence allemande ; mise sous administration alliée (condominium franco‑britannique). B. Pertes humaines et matérielles ; déplacement de populations civiles. C. Traité de Versailles (1919) et attribution du mandat (France ⅔, Royaume‑Uni ⅓) en 1922. D. Héritage : frontières actuelles du Cameroun et du Nigeria, séquelles coloniales. ### Sujet 2 – Commentaire de document **Intitulé** : Commenter l’extrait du traité de Versailles (article 22) relatif au mandat du Kamerun. **Plan détaillé** 1. **Présentation du document** : traité de Versailles, 28 juin 1919, article 22 ; contexte de la fin de la Première Guerre mondiale. 2. **Explication du contenu** : principe du mandat, objectifs (bien‑être des populations, préparation à l’autonomie), rôle de la Société des Nations comme garant. 3. **Analyse des implications pour le Kamerun** : - Transition d’une colonie allemande à un territoire sous surveillance internationale. - Division du mandat entre la France et le Royaume‑Uni, reflet des intérêts coloniaux alliés. - Mise en place de nouvelles administrations (française à Yaoundé, britannique à Buea). 4. **Évaluation critique** : - Le mandat prétend préparer à l’autonomie mais maintient un contrôle économique et politique étranger. - Comparaison avec le statut antérieur de protectorat allemand (exploitation directe vs administration indirecte). 5. **Conclusion** : l’article 22 marque une évolution du droit international colonial, mais les réalités sur le terrain montrent la continuité de l’exploitation sous une nouvelle forme. ### Sujet 3 – Question de cours **Intitulé** : « Quelles étaient les étapes principales de la création du protectorat allemand du Kamerun entre 1884 et 1891 ? » **Plan détaillé** - **Étape 1** : Négociations et signature du traité du 12 juillet 1884 avec les rois Bell et Akwa (Duala). - **Étape 2** : Établissement de la première présence militaire allemande (Schutztruppe) pour sécuriser le littoral. - **Étape 3** : Création de la Compagnie du Kamerun (1887) afin d’exploiter les ressources économiques (caoutchouc, palmiste). - **Étape 4** : Installation d’un poste militaire allemand à Buea (1891) afin de contrôler l’intérieur. - **Étape 5** : Mise en place de l’administration indirecte, reconnaissant les chefs traditionnels comme intermédiaires. Chaque étape sera illustrée par une date, un acteur clé et un effet concret sur le territoire. --- ## Erreurs fréquentes 1. **Confondre la date du traité de protectorat (12 juillet 1884) avec celle de la conférence de Berlin (1884‑1885)** – la conférence fixe les règles générales, tandis que le traité établit effectivement le protectorat allemand. 2. **Penser que le mandat de la Société des Nations impliquait une indépendance immédiate** – en réalité, le mandat prévoyait une tutelle visant à préparer à l’autonomie, mais le pouvoir restait aux puissances mandataires (France, Royaume‑Uni). 3. **Croire que toutes les résistances locales ont été déclenchées uniquement par les travaux forcés** – si le travail forzé est un facteur majeur, d’autres causes comme l’appropriation des terres pour les plantations et les perturbations des systèmes sociaux jouent également un rôle important. 4. **Assimiler la Schutztruppe à une armée régulière allemande de grande taille** – la Schutztruppe était une petite force coloniale (quelques centaines d’hommes) complétée par des tirailleurs locaux recrutés de force. 5. **Confondre les frontières du mandat franco‑britannique avec celles du Kamerun allemand d’origine** – le mandat a entraîné une redistribution du territoire (⅔ français, ⅓ britannique) qui ne correspond pas exactement à l’extension maximale du protectorat allemand avant 1914. --- > **À retenir** : le protectorat allemand du Kamerun naît le 12 juillet 1884 avec le traité signé auprès des chefs Duala. > **À retenir** : l’administration indirecte instituée par le gouverneur von Puttkamer en 1895 s’appuie sur les autorités coutumières locales. > **À retenir** : la chute du fort de Mora le 18 avril 1915 marque la fin de la résistance allemande au Kamerun. > **À retenir** : l’article 22 du traité de Versailles (28 juin 1919) institue le mandat de la Société des Nations sur l’ancien Kamerun, partagé entre la France et le Royaume‑Uni en 1922. --- *Fin du cours.*

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quelle année l'Allemagne a-t-elle proclamé le protectorat du Kamerun ?
  2. 2. Quel était le nom de la capitale administrative du Kamerun allemand ?
  3. 3. Quel traité a officiellement mis fin au contrôle allemand sur le Kamerun après la Première Guerre mondiale ?
  4. 4. En 1914, le Kamerun allemand comptait environ 2,5 millions d'habitants. Si la population allemande représentait 0,2% du total, combien d'Allemands vivaient-il au Kamerun ?
  5. 5. Lors de la campagne alliée de 1916 au Kamerun, les forces britanniques et françaises ont principalement avancé depuis quelles deux colonies voisines ?
  6. 6. Quel était l'objectif principal de la politique allemande dite 'Schutztruppe' au Kamerun ?
  7. 7. Après la défaite allemande en 1916, le territoire du Kamerun a été placé sous mandat de la Société des Nations. Quelles deux puissances ont reçu respectivement les mandats français et britannique ?
  8. 8. En 1915, les troupes allemandes ont détruit le pont ferroviaire de Nkongsamba pour ralentir l'avance alliée. Si le pont mesurait 120 mètres de long et qu'ils ont placé des explosifs tous les 20 mètres, combien d'explosifs ont-ils utilisés ?
  9. 9. Considérez le traité de Berlin de 1885 qui a reconnu le protectorat allemand sur le Kamerun. Quel principe du droit international européen de l'époque a principalement justifié cette reconnaissance, malgré l'absence de consentement des populations locales ?
  10. 10. Lors de la campagne de 1916, les Alliés ont dû affronter une résistance allemande notable à la bataille de Mora. Si les forces allemandes comptaient environ 150 soldats et que les pertes alliées ont été estimées à 3 fois ce nombre, quel était le nombre approximatif de pertes alliées ?