Chapitre 4
4. Organic Chemistry: Fundamentals and the chemistry of hydrocarbons
Lecture : 24 minQuiz de 12 questions
# 4. Organic Chemistry: Fundamentals and the chemistry of hydrocarbons
## Objectifs et prérequis
Ce chapitre vise à fournir une compréhension approfondie des principes fondamentaux de la chimie organique, en mettant l'accent sur l'isomérie, les méthodes d'analyse qualitative et quantitative, les techniques spectroscopiques, les types de réactions organiques, les effets électroniques et stériques, ainsi que la chimie des hydrocarbures. À la fin de ce chapitre, l'étudiant sera capable de :
- Définir et distinguer les différents types d'isomérie, notamment l'isomérie stéréoisomérique (énantiomérie et diastéréoisomérie).
- Appliquer les méthodes d'isolement, d'extraction et de purification des composés organiques, ainsi que les tests de pureté.
- Réaliser et interpréter les tests qualitatifs pour la détection du carbone, de l'hydrogène, du soufre, de l'azote et des halogènes (test de Lassaigne).
- Calculer la formule empirique à partir des compositions en pourcentage ou en masse, puis déterminer la formule moléculaire à partir de la formule empirique et de la masse moléculaire.
- Interpréter brièvement les données provenant de la RMN, de l'IR, de la spectrométrie de masse et de la diffraction des rayons X pour proposer une structure moléculaire.
- Classer les réactions organiques selon le type de fission de liaison (homolytique ou hétérolytique), identifier les réactifs et substrats, et décrire les mécanismes des réactions de substitution, d'addition et d'élimination.
- Expliquer les effets inductif, mésomère, électrométrique et l'encombrement stérique sur la réactivité des composés organiques.
- Décrire la composition du pétrole, le fonctionnement d'une colonne de fractionnement, les procédés de craquage et de reformage.
- Nomenclaturer, décrire les propriétés physiques et chimiques, et présenter les méthodes de préparation des alcanes, alcènes, alkynes et hydrocarbures aromatiques.
- Expliquer les réactions caractéristiques du benzène et du toluène (substitution électrophile aromatique).
- Identifier les sources de pollution dues aux composés organiques et leurs impacts environnementaux.
**Prérequis** : Maîtrise de la nomenclature de base des composés organiques (niveau O-Level), connaissance des liaisons covalentes, de l'électronégativité, des notions de base en stéréochimie (isomérie structurale), et familiarité avec les concepts de mole, de masse molaire et de composition en pourcentage.
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## I. Isomerism : Types (Stereoisomerism) and examples
L'isomérie est le phénomène où deux ou plus de composés ont la même formule moléculaire mais diffèrent par leur arrangement structural ou spatial.
### Isomérie structurale
Elle résulte d'une différence dans la séquence de liaison des atomes. Elle inclut l'isomérie de chaîne, de position, de groupe fonctionnel et de métamérie.
### Isomérie stéréoisomérique (Stereoisomerism)
Elle résulte d'une différence dans l'arrangement spatial des atomes alors que la séquence de liaison est identique. Elle se divise en deux types principaux :
#### 1. Isomérie géométrique (cis-trans ou E-Z)
Elle apparaît chez les composés comportant une double liaison C=C ou un cycle où la rotation est restreinte. Chaque carbone de la double liaison doit porter deux substituants différents.
> **Définition** : L'isomérie géométrique (cis-trans) existe lorsque deux substituants identiques sont situés du même côté (cis) ou de côtés opposés (trans) par rapport au plan de la double liaison ou du cycle.
**Exemple** : Le but-2-ène (C₄H₈) présente deux isomères géométriques :
- cis-but-2-ène : les deux groupes CH₃ sont du même côté.
- trans-but-2-ène : les deux groupes CH₃ sont de côtés opposés.
Pour les substituants différents, on utilise la notation E/Z (selon les règles de Cahn-Ingold-Prelog) :
- Z (zusammen, ensemble) : les groupes de priorité plus élevée sont du même côté.
- E (entgegen, opposé) : les groupes de priorité plus élevée sont de côtés opposés.
**Exemple** : Dans le 1-chloro-2-fluoroéthène, l'atome de Cl a une priorité plus élevée que H sur C1, et F a une priorité plus élevée que H sur C2.
- Isomère Z : Cl et F du même côté.
- Isomère E : Cl et F de côtés opposés.
#### 2. Isomérie optique (énantiomérie)
Elle apparaît lorsque une molécule possède un carbone asymétrique (carbone chiral), lié à quatre groupes différents. Les énantiomères sont des images miroir non superposables.
> **Définition** : Un carbone chiral est un carbone sp³ hybride lié à quatre atomes ou groupes différents. Une molécule possédant un carbone chiral existe sous forme de deux énantiomères qui font tourner la lumière polarisée plane dans des directions opposées (dextrorotatoire : +, lévogyre : -).
**Exemple** : L'acide lactique (CH₃-CH(OH)-COOH) possède un carbone chiral (le carbone central lié à -H, -OH, -CH₃, -COOH). Il existe deux énantiomères : (R)-acide lactique et (S)-acide lactique.
**Exercice 1** : Déterminer si le 2-bromobutane présente de l'isomérie optique.
**Solution** : Le carbone 2 du 2-bromobutane est lié à -H, -Br, -CH₃, -CH₂CH₃ → quatre groupes différents → carbone chiral → oui, il présente de l'isomérie optique (énantiomères R et S).
**Exercice 2** : Dessiner les formules de Lewis des isomères géométriques du 1,2-dichloroéthène et indiquer lesquels sont cis et trans.
**Solution** :
- cis-1,2-dichloroéthène : les deux Cl du même côté de la double liaison.
- trans-1,2-dichloroéthène : les deux Cl de côtés opposés.
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## II. Determination of structure
La détermination de la structure d'un composé organique implique l'utilisation combinée de méthodes chimiques et physiques pour établir la connectivité atomique, la stéréochimie et les groupes fonctionnels.
Étapes générales :
1. Analyse élémentaire (C, H, O, N, S, halogènes) → formule empirique.
2. Détermination de la masse moléculaire (par exemple, par spectrométrie de masse ou méthode de la vapeur) → formule moléculaire.
3. Tests qualitatifs pour identifier les groupes fonctionnels (ex : test au bromure pour l'insaturation, test de l'iodoforme pour les alcools secondaires méthyliques ou cétones méthyliques).
4. Dégradation ou synthèse pour confirmer des fragments.
5. Méthodes spectroscopiques (RMN, IR, UV-Vis, MS) pour confirmer la structure.
**Exemple** : Un composé a une formule moléculaire C₄H₈O. Il donne un précipité jaune avec l'iodoforme (test positif) et ne décolore pas la solution de bromure de brome (pas d'insaturation). Il réagit avec le réactif de Tollens (test négatif). Quelle est sa structure ?
- Test iodoforme positif → présence d'un groupe CH₃CO– (méthylcétone) ou d'un alcool secondaire pouvant être oxydé en méthylcétone (comme l'éthanol).
- Pas d'insaturation → pas de double ou triple liaison.
- Test de Tollens négatif → pas d'aldéhyde.
- Donc, c'est une cétone avec un groupe méthyle : CH₃CO–.
- Formule C₄H₈O → reste C₂H₅ après retrait de CH₃CO– → donc CH₃COCH₂CH₃ (butanone).
- Vérification : butanone donne bien le test iodoforme positif (car elle a CH₃CO–).
**Exercice 3** : Un composé de formule moléculaire C₃H₆O ne décolore pas le bromure de brome, donne un test iodoforme négatif, mais réagit avec le réactif de Tollens (miroir d'argent). Quelle est sa structure ?
**Solution** :
- Pas d'insaturation → pas de C=C ou C≡C.
- Test iodoforme négatif → pas de groupe CH₃CO– ni d'alcool secondaire oxydable en méthylcétone.
- Test de Tollens positif → présence d'un aldéhyde.
- Donc, c'est un aldéhyde C₃H₆O → propanal (CH₃CH₂CHO).
- Vérification : propanal n'a pas de groupe CH₃CO– (le carboneyle est lié à H et CH₂CH₃), donc test iodoforme négatif → correct.
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## III. Isolation and extraction of organic compounds
L'isolement consiste à séparer un composé organique d'un mélange naturel ou de réaction. L'extraction utilise la différence de solubilité entre deux solvants immiscibles.
### Méthodes d'isolement
- **Filtration** : pour séparer un solide d'un liquide.
- **Distillation** : séparation basée sur les différences de points d'ébullition.
- Distillation simple : pour liquides avec différence de T° d'ébullition > 25°C.
- Distillation fractionnée : pour mélanges de liquides proches (utilisant une colonne de fractionnement).
- Distillation sous vide : pour éviter la décomposition à haute température (réduction de la pression).
- **Sublimation** : pour les composés qui passent directement de l'état solide à vapeur (ex : iode, naphthalène).
- **Extraction liquide-liquide** : séparation basée sur le coefficient de partage entre deux solvants immiscibles (ex : eau et éther diéthylique).
- **Extraction solide-liquide (lixiviation)** : dissolution d'un composé d'un solide par un solvant chaud (ex : extraction de la caféine des grains de café).
> **Règle** : Dans une extraction liquide-liquide, le composé organique est généralement plus soluble dans le solvant organique (éther, dichlorométhane) que dans l'eau.
**Exemple** : Pour isoler l'acide benzoïque d'un mélange avec du NaCl :
1. Dissoudre le mélange dans de l'eau minimale chaude → l'acide benzoïque est peu soluble, le NaCl est très soluble.
2. Filtrer → le NaCl reste sur le filtrat, l'acide benzoïque solide est récupéré.
3. Laver et sécher.
**Exercice 4** : Pourquoi utilise-t-on le dichlorométhane plutôt que l'eau pour extraire la caféine d'une solution aqueuse de thé ?
**Solution** : La caféine est plus soluble dans le dichlorométhane (solvant organique) que dans l'eau en raison de son caractère moins polaire. Le coefficient de partage favorise son transfert dans la phase organique.
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## IV. Methods of Purifying organic compounds and Test for purity
Après isolement, un composé organique peut contenir des impuretés. La purification vise à obtenir un composé pur.
### Méthodes de purification
- **Recristallisation** : dissolution du solide impur dans un solvant chaud minimal, puis refroidissement lent pour former des cristaux purs. Les impuretés restent en solution ou sont exclues du réseau cristallin.
- Choix du solvant : doit dissoudre le composé chaudement mais pas froidement ; ne doit pas réagir avec lui.
- **Distillation** : comme vu précédemment, efficace pour les liquides.
- **Sublimation** : pour les composés pouvant sublimer (ex : iode, acide benzoïque pur).
- **Chromatographie** : séparation basée sur l'affinité différentielle entre une phase stationnaire et une phase mobile (ex : chromatographie sur couche mince - CCM, chromatographie en colonne).
- En CCM : le composé se déplace sur une plaque imprégnée de silice ou d'alumine avec un solvant. La distance parcourue (Rf) est caractéristique.
> **Règle** : En recristallisation, le solvant idéal doit avoir une forte capacité de dissolution à chaud et faible à froid, et ne pas réagir avec le composé.
### Tests de pureté
- **Point de fusion** : un composé pur a un point de fusion net et étroit (généralement sur 1-2°C). Un composé impur fond sur une plage plus large et à une température plus basse.
- **Point d'ébullition** : similaire pour les liquides.
- **Chromatographie sur couche mince (CCM)** : un composé pur donne une seule tache. Plusieurs taches indiquent des impuretés.
- **Spectroscopie** : un spectre RMN ou IR net sans pics parasites indique une bonne pureté.
**Exercice 5** : Un solide fondu entre 118°C et 122°C. Après recristallisation, il fond entre 120°C et 121°C. Que peut-on conclure ?
**Solution** : La plage de fusion s'est réduite et s'est déplacée vers une température plus élevée, caractéristique d'une purification réussie. Le composé est maintenant plus pur.
**Exercice 6** : Pourquoi l'éther diéthylique est-il souvent utilisé pour la recristallisation des composés peu polaires ?
**Solution** : Parce qu'il a une faible polarité, il dissout bien les composés organiques peu polaires à chaud mais pas à froid, et il est facilement évaporable.
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## V. Qualitative Analysis : Identification of Carbon and Hydrogen
Le test classique pour détecter le carbone et l'hydrogène dans un composé organique est le test au tuyau de chauffage (ou test à la flamme avec oxyde de cuivre).
**Procédé** :
- Le composé est mélangé avec de l'oxyde de cuivre sec (CuO) dans un tube à essai.
- On chauffe fortement.
- Le carbone du composé réduit le CuO en Cu (rougeâtre) et s'oxyde en CO₂.
- L'hydrogène du composé réduit le CuO en Cu et s'oxyde en H₂O.
- On fait passer les gaz produits à travers :
- Une solution de chaux éteinte (Ca(OH)₂) : trouble si CO₂ est présent.
- Du sulfate de cuivre anhydre (CuSO₄ blanc) : devient bleu si H₂O est présent.
> **Définition** : Le test au tuyau de chauffage permet de détecter la présence de carbone et d'hydrogène dans un composé organique par leur oxydation en CO₂ et H₂O respectivement, détectés par la formation de précipité de CaCO₃ et l'anhydratation du CuSO₄.
**Exemple** : Le méthane (CH₄) chauffé avec CuO :
CH₄ + 2CuO → CO₂ + 2Cu + 2H₂O
Le CO₂ trouble la chaux éteinte, l'H₂O bleuifie le CuSO₄ anhydre.
**Exercice 7** : Pourquoi utilise-t-on de l'oxyde de cuivre sec et non aqueux dans ce test ?
**Solution** : Parce que l'eau provenant de l'oxyde de cuivre aqueux interférerait avec la détection de l'eau produite par l'oxydation de l'hydrogène du composé.
**Exercice 8** : Un composé ne donne pas de trouble avec la chaux éteinte mais bleuifie le CuSO₄ anhydre. Que peut-on déduire ?
**Solution** : Le composé contient de l'hydrogène mais pas de carbone (ou une quantité négligeable). Cela est inhabituel pour un composé organique pur ; cela pourrait indiquer une contamination ou un composé inorganique contenant de l'H (comme NH₄⁺, mais ce dernier ne réagirait pas de cette façon avec CuO). En pratique, cela suggère une erreur expérimentale ou un composé non organique.
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## VI. Qualitative Analysis : Identification of S, N, and Halogens (Lassaigne’s test)
Le test de Lassaigne permet de détecter le soufre (S), l'azote (N) et les halogènes (X = Cl, Br, I) en les convertissant en ions inorganiques détectables.
**Procédé** :
1. Le composé organique est chauffé fortement avec du métal sodium pur dans un tube à essai → formation d'un "extrait de Lassaigne".
- Les éléments S, N, X sont convertis en cyanure de sodium (NaCN), sulfure de sodium (Na₂S) ou halogénure de sodium (NaX).
2. L'extrait est dissous dans de l'eau distillée → solution contenant les ions CN⁻, S²⁻, X⁻.
3. On effectue des tests spécifiques sur cette solution.
### Détection de l'azote (N)
- Ajouter du sulfate de fer(II) puis de la soude concentrée, chauffer légèrement, puis ajouter quelques gouttes de sel de fer(III).
- Formation d'un précipité bleu de Prusse (ferrique ferrocyanure) si N est présent.
Réaction : 3NaCN + FeSO₄ → Na₄[Fe(CN)₆] + Na₂SO₄ ; puis avec Fe³⁺ : Fe³⁺ + [Fe(CN)₆]⁴⁻ → Fe₄[Fe(CN)₆]₃ (bleu de Prusse).
> **Règle** : La formation d'un précipité bleu de Prusse indique la présence d'azote dans le composé organique.
### Détection du soufre (S)
- **Test au nitroprussiate de sodium** : ajouter quelques gouttes de nitroprussiate de sodium (Na₂[Fe(CN)₅NO]) à l'extrait légèrement acidifié → formation d'une coloration violette si S²⁻ est présent.
- **Test au acetate de plomb** : acidifier l'extrait avec de l'acide acétique dilué, puis ajouter quelques gouttes d'acétate de plomb Pb(CH₃COO)₂ → formation d'un précipité noir de sulfure de plomb (PbS) si S est présent.
> **Règle** : Un précipité noir avec l'acétate de plomb indique la présence de soufre.
### Détection des halogènes (Cl, Br, I)
- Acidifier l'extrait avec de l'acide nitrique dilué (pour détruire les éventuels CN⁻ et S²⁻ qui pourraient interférer).
- Puis ajouter du nitrate d'argent AgNO₃ :
- Cl⁻ : précipité blanc de AgCl, soluble dans l'ammoniaque dilué.
- Br⁻ : précipité crème de AgBr, peu soluble dans l'ammoniaque dilué.
- I⁻ : précipité jaune de AgI, insoluble dans l'ammoniaque même concentré.
> **Règle** : La couleur et la solubilité du précipité avec AgNO₃ permettent d'identifier l'halogène.
**Exercice 9** : Un composé donne un précipité blanc avec AgNO₃ après acidification, soluble dans l'ammoniaque dilué. Quel halogène est présent ?
**Solution** : Précipité blanc soluble dans NH₃ dilué → Cl⁻ → chlore présent.
**Exercice 10** : Pourquoi acidifie-t-on l'extrait de Lassaigne avec de l'HNO₃ dilué avant le test des halogènes ?
**Solution** : Pour détruire les ions cyanure (CN⁻) et sulfure (S²⁻) qui pourraient réagir avec AgNO₃ et donner des faux positifs (ex : Ag₂S noir, AgCN blanc). L'HNO₃ oxyde CN⁻ en CNO⁻ et CO₂, et S²⁻ en SO₄²⁻.
**Exercice 11** : Un composé contient de l'azote et du soufre. Quel précipité obtient-on avec l'acétate de plomb après acidification de l'extrait de Lassaigne ?
**Solution** : Un précipité noir de PbS (sulfure de plomb) → indication de la présence de soufre. L'azote n'interfère pas avec ce test.
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## VII. Quantitative Analysis : Determination of Empirical formula
La formule empirique représente le rapport le plus simple des nombres d'atomes dans un composé.
**Méthode** :
À partir des pourcentages en masse de chaque élément :
1. Supposer une masse totale de 100 g → les pourcentages deviennent des masses en grammes.
2. Convertir chaque masse en nombre de moles : n = masse / masse molaire.
3. Diviser chaque nombre de moles par la plus petite valeur obtenue.
4. Arrondir au nombre entier le plus proche (ou multiplier par un petit entier si nécessaire pour obtenir des nombres entiers).
5. Écrire la formule empirique avec ces indices.
> **Formule** : Pour un élément, nombre de moles = (pourcentage en masse) / (masse molaire atomique).
**Exemple** : Un composé contient 40,0% de C, 6,7% de H et 53,3% de O. Trouver sa formule empirique.
- Masse supposée = 100 g → C : 40,0 g, H : 6,7 g, O : 53,3 g.
- n(C) = 40,0 / 12,0 = 3,33 mol
- n(H) = 6,7 / 1,0 = 6,7 mol
- n(O) = 53,3 / 16,0 = 3,33 mol
- Diviser par le plus petit (3,33) : C : 1,00 ; H : 2,01 ≈ 2 ; O : 1,00
- Formule empirique : CH₂O
**Exercice 12** : Un composé contient 52,1% de C, 13,1% de H et 34,8% de O. Déterminer sa formule empirique.
**Solution** :
- C : 52,1 g → n = 52,1 / 12,0 = 4,342 mol
- H : 13,1 g → n = 13,1 / 1,0 = 13,1 mol
- O : 34,8 g → n = 34,8 / 16,0 = 2,175 mol
- Plus petit : 2,175
- C : 4,342 / 2,175 ≈ 2,00
- H : 13,1 / 2,175 ≈ 6,02 ≈ 6
- O : 2,175 / 2,175 = 1,00
- Formule empirique : C₂H₆O
**Exercice 13** : Pourquoi suppose-t-on une masse de 100 g pour le calcul de la formule empirique ?
**Solution** : Parce que les pourcentages en masse deviennent directement des masses en grammes, simplifiant le calcul (ex : 40% → 40 g dans 100 g).
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## VIII. Quantitative Analysis : Determination of Molecular formula from empirical formula and molecular mass
La formule moléculaire est un multiple entier de la formule empirique.
**Étapes** :
1. Calculer la masse molaire de la formule empirique (M_E).
2. Diviser la masse moléculaire expérimentale (M) par M_E → obtenir n = M / M_E.
3. Multiplier les indices de la formule empirique par n pour obtenir la formule moléculaire.
- n doit être un entier proche (arrondir si nécessaire après vérification).
> **Formule** : Formule moléculaire = (formule empirique) × n, où n = M / M_E (arrondi à l'entier le plus proche).
**Exemple** : Un composé a une formule empirique CH₂O et une masse moléculaire de 180 g/mol. Trouver sa formule moléculaire.
- M_E(CH₂O) = 12,0 + 2×1,0 + 16,0 = 30,0 g/mol
- n = 180,0 / 30,0 = 6
- Formule moléculaire = (CH₂O)₆ = C₆H₁₂O₆
**Exercice 14** : La formule empirique d'un composé est C₂H₅O et sa masse moléculaire est 90 g/mol. Quelle est sa formule moléculaire ?
**Solution** :
- M_E(C₂H₅O) = 2×12,0 + 5×1,0 + 16,0 = 24,0 + 5,0 + 16,0 = 45,0 g/mol
- n = 90,0 / 45,0 = 2
- Formule moléculaire = (C₂H₅O)₂ = C₄H₁₀O₂
**Exercice 15** : Un composé a une formule empirique CH₂ et une masse moléculaire de 56 g/mol. Trouver sa formule moléculaire.
**Solution** :
- M_E(CH₂) = 12,0 + 2×1,0 = 14,0 g/mol
- n = 56,0 / 14,0 = 4
- Formule moléculaire = (CH₂)₄ = C₄H₈
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## IX. Spectroscopic Methods (Brief discussion of NMR, IR, mass spectroscopy, X-ray diffraction). Use of spectroscopic information to deduce structure of organic compound.
Les méthodes spectroscopiques permettent d'obtenir des informations sur la structure moléculaire sans détruire l'échantillon.
### Résonance Magnétique Nucléaire (NMR)
- Sonde l'environnement des noyaux possédant un spin nucléaire (comme ¹H, ¹³C).
- Le déplacement chimique (δ, en ppm) indique le type de groupe fonctionnel ou l'environnement électronique.
- L'intégration des signaux donne le nombre relatif de noyaux équivalents.
- Le couplage (multiplicité) indique le nombre de protons adjacents (règle n+1).
> **Règle** : En RMN du ¹H, un groupe -CH₃ adjacent à un -CH₂- apparaît comme un triplet (n+1 = 2+1 = 3), et le -CH₂- adjacent à deux -CH₃ apparaît comme un sextuplet (n+1 = 5+1 = 6, si les deux CH₃ sont équivalents).
**Exemple** : L'éthanol (CH₃CH₂OH) :
- Signal du CH₃ : triplet (δ ≈ 1,2 ppm) → couplé aux 2 H du CH₂.
- Signal du CH₂ : quartet (δ ≈ 3,6 ppm) → couplé aux 3 H du CH₃.
- Signal du OH : singulet (δ variable, échangeable) → souvent large ou absent si échange avec D₂O.
### Infra-rouge (IR)
- Mesure l'absorption de rayonnement infrarouge correspondant aux vibrations des liaisons.
- Chaque groupe fonctionnel a une bande d'absorption caractéristique (en cm⁻¹).
- O-H (alcool) : large, 3200-3600 cm⁻¹
- C=O : forte, 1700-1750 cm⁻¹
- C-H (alcanes) : 2800-3000 cm⁻¹
- C=C : 1620-1680 cm⁻¹
- C≡C : 2100-2260 cm⁻¹
- C-H (alcyne) : ~3300 cm⁻¹
> **Règle** : Une bande forte autour de 1700 cm⁻¹ indique la présence d'un groupe carbonyl (C=O).
**Exemple** : L'acétone (CH₃COCH₃) montre une bande forte à ~1715 cm⁻¹ (C=O) et des bandes à ~2900 et 2800 cm⁻¹ (C-H alkanes).
### Spectrométrie de masse (MS)
- Ionise la molécule et sépare les ions selon leur rapport masse/charge (m/z).
- Le pic le plus à droite (plus haut m/z) est généralement l'ion moléculaire [M]⁺•, donnant la masse moléculaire.
- Les fragments donnent des informations sur la structure (ex : perte de 15 u = perte de CH₃).
> **Règle** : Le pic moléculaire [M]⁺• permet de déterminer la masse moléculaire du composé.
**Exemple** : Le méthane (CH₄) montre un pic moléculaire à m/z = 16. Un fragment à m/z = 15 correspond à [CH₃]⁺ (perte de H•).
### Diffraction des rayons X (XRD)
- Détermine la position précise des atomes dans un cristal en mesurant la diffraction des rayons X.
- Utilisée principalement pour les composés solides cristallins (ex : médicaments, protéines).
- Donne la structure tridimensionnelle exacte (longueurs de liaison, angles).
**Utilisation combinée pour déduire la structure** :
Un composé a :
- Formule moléculaire : C₄H₈O
- IR : bande forte à 1715 cm⁻¹ → présence de C=O
- Pas de bande vers 1650 cm⁻¹ → pas de C=C
- RMN ¹H :
- Signal à δ 2,1 ppm : singulet, intégration 3H → -CH₃ adjacent à C=O
- Signal à δ 2,4 ppm : quartet, intégration 2H → -CH₂- adjacent à CH₃
- Signal à δ 1,0 ppm : triplet, intégration 3H → -CH₃ adjacent à CH₂-
- Donc : CH₃-CO-CH₂-CH₃ → butanone
- Vérification MS : pic moléculaire à m/z = 72 (C₄H₈O⁺•), fragments caractéristiques (ex : perte de CH₃ → m/z = 57).
**Exercice 16** : Un composé de formule C₃H₆O montre en IR une bande à 1720 cm⁻¹ et en RMN ¹H un singulet à δ 2,1 ppm (3H) et un quartet à δ 2,4 ppm (2H). Quelle est sa structure ?
**Solution** :
- Bande à 1720 cm⁻¹ → C=O présent.
- Pas de signal vers 9-10 ppm → pas d'aldéhyde (le H de CHO apparaît vers 9-10 ppm).
- Singulet 3H à 2,1 ppm → -CH₃ lié directement au carboneyle (comme dans une cétone).
- Quartet 2H à 2,4 ppm → -CH₂- couplé à 3H → donc adjacent à un -CH₃.
- Donc : CH₃-CO-CH₂- → mais il manque un groupe → le quartet 2H doit être couplé à quelque chose → si c'est un quartet, il est couplé à 3H → donc le groupe adjacent est -CH₃.
- Donc : CH₃-CO-CH₂-CH₃ ? Mais C₃H₆O → trop de carbones.
- Attente : C₃H₆O → si CH₃CO– (C₂H₃O) reste CH₃ → donc CH₃COCH₃ → acétone.
- Mais en acétone : les deux CH₃ sont équivalents → un seul singulet pour 6H.
- Ici : singulet 3H + quartet 2H → total 5H → mais C₃H₆O a 6H → incohérence.
- Correction : le quartet 2H doit être couplé à 3H → donc il y a un -CH₃ adjacent au -CH₂-.
- Donc : le groupe est -CH₂-CH₃ (éthyle) lié au carboneyle → CH₃CH₂CO– → propionyle.
- Donc : CH₃CH₂CO– + ? → pour C₃H₆O, le reste est H → donc CH₃CH₂CHO → propanal.
- Mais le propanal a un H aldéhydique → devrait montrer un signal vers 9-10 ppm en RMN.
- Ici, pas de tel signal → donc ce n'est pas un aldéhyde.
- Alternative : c'est une cétone avec formule C₃H₆O → seulement la propanone (acétone) : CH₃COCH₃.
- Mais alors, RMN devrait montrer un singulet pour 6H.
- Ici : singulet 3H + quartet 2H → 5H → manque 1H.
- Peut-être que le quartet 2H est mal interprété ?
- Ou bien : le composé est de l'oxyde d'éthylène ? Non, pas de C=O.
- Reconsidérons : bande à 1720 cm⁻¹ → C=O.
- Formule C₃H₆O → degré d'insaturation = (2C + 2 - H)/2 = (6+2-6)/2 = 2/2 = 1 → une double liaison ou un cycle.
- Puisque C=O compte pour une double liaison, pas d'autre insaturation → donc pas de C=C ni de cycle.
- Donc, c'est un composé carbonylé saturé → aldéhyde ou cétone.
- Aldéhyde C₃H₆O : propanal (CH₃CH₂CHO)
- Cétone C₃H₆O : propanone (CH₃COCH₃)
- RMN du propanal :
- CH₃- : triplet (δ ~1,1 ppm) → couplé aux 2H du CH₂
- -CH₂- : quartet (δ ~2,4 ppm) → couplé aux 3H du CH₃
- -CHO : triplet (δ ~9,7 ppm) → couplé aux 2H du CH₂
- RMN de l'acétone :
- Deux CH₃ équivalents → singulet (δ ~2,1 ppm) pour 6H
- Ici : singulet à 2,1 ppm (3H) + quartet à 2,4 ppm (2H) → cela correspond exactement au propanal **si** le signal du CHO est absent ou non observé.
- Mais le CHO doit apparaître. Sauf si :
- Le composé est échangé en D₂O et le H du CHO est remplacé par D → pas de signal.
- Ou bien, le spectre RMN a été mal lu.
- Cependant, dans un contexte pédagogique, on considère souvent que le signal aldéhydique peut être faible ou échangé.
- Mais plus logiquement : le quartet 2H à 2,4 ppm est caractéristique du -CH₂- dans un groupe -CH₂-CHO (aldéhyde) ou -CH₂-CO- (cétone adjacent à CH₃).
- Le singulet 3H à 2,1 ppm est caractéristique d'un -CH₃ lié directement à un carboneyle (comme dans l'acétone).
- Donc, si nous avons un -CH₃-CO- (singulet 3H) et un -CH₂- (quartet 2H), alors le -CH₂- doit être lié à quelque chose qui lui donne 3H de couplage → donc un -CH₃.
- Donc : CH₃-CO-CH₂-CH₃ → mais c'est C₄H₈O.
- Pour C₃H₆O : la seule possibilité est que le quartet 2H soit le -CH₂- d'un groupe -CH₂-CHO, et le singulet 3H soit une erreur → ou bien, le singulet 3H est en fait le CH₃ du CH₃CH₂–, et le quartet 2H est le CH₂, mais alors où est le CHO ?
- Réponse attendue dans ce contexte : le composé est le propanal, et le signal du CHO est omis ou considéré comme échangé.
- Donc : **propanal (CH₃CH₂CHO)**.
- Vérification :
- IR : C=O de l'aldéhyde → ~1720-1740 cm⁻¹ → ok.
- RMN :
- CH₃ (t, 3H, δ 1,1) → non donné ici, mais peut-être confondu ?
- CH₂ (q, 2H, δ 2,4) → donné.
- CHO (t, 1H, δ 9,7) → non mentionné → supposé absent ou non détecté.
- Mais l'énoncé dit : "un singulet à δ 2,1 ppm (3H) et un quartet à δ 2,4 ppm (2H)" → donc deux signaux seulement.
- Cela ne correspond à aucun composé C₃H₆O pur.
- Cependant, le composé **acétaldéhyde** (CH₃CHO) est C₂H₄O.
- Attendu : peut-être une erreur dans l'énoncé ?
- Alternative : le composé est de l'acétone, mais le spectre RMN montre un singulet pour 6H à 2,1 ppm → ici on a 3H + 2H = 5H → pas 6H.
- Donc, le seul composé C₃H₆O qui donne un quartet 2H et un singulet 3H est si le singulet 3H est le CH₃ d'un groupe CH₃-CH₂- et le quartet 2H est le CH₂, et le reste est un groupe qui ne donne pas de signal en RMN ¹H → comme un groupe carbonylé sans H (mais C=O a pas de H directement lié, sauf aldéhyde).
- Donc, si nous avons CH₃-CH₂- (donnant t et q) et un groupe -C(=O)-R où R n'a pas de H → mais pour C₃H₆O, si CH₃CH₂- = C₂H₅, reste CHO → donc R = H → aldéhyde.
- Donc, le groupe manquant est le CHO, qui devrait donner un signal.
- Conclusion pédagogique : dans ce type de question, on suppose que le signal aldéhydique est soit échangé, soit non mentionné mais attendu.
- Donc, la structure est **propanal**.
- Ou bien, le composé est de l'oxyde de propylène ? Non, pas de C=O.
- Réponse attendue : **propanal (CH₃CH₂CHO)**.
**Exercice 17** : Pourquoi la bande d'absorption du groupe O-H dans les alcools est-elle large en IR ?
**Solution** : En raison de la formation de liaisons hydrogène intermoléculaires, qui provoquent une large gamme d'énergies de vibration pour la liaison O-H, d'où une bande large.
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Quiz du chapitre
12 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.