Chapitre 4
Méthodes spectroscopiques (partie 1/2)
Lecture : 12 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :**
- expliquer le principe physique des méthodes spectroscopiques d’absorption moléculaire UV‑Vis ;
- identifier les composants essentiels d’un spectrophotomètre et leurs fonctions ;
- appliquer la loi de Beer‑Lambert pour déterminer la concentration d’une espèce chimique à partir de son absorbance ;
- réaliser une courbe d’étalonnage, interpréter un spectre et rédiger un rapport d’analyse conforme aux bonnes pratiques de laboratoire ;
- respecter les règles de sécurité et d’hygiène liées à l’utilisation de réactifs chimiques et d’appareils optiques.
**Prérequis nécessaires :**
- notions de base sur la structure électronique des molécules (niveaux d’énergie, transitions π→π* et n→π*) ;
- maîtrise des unités du Système international (mol·L⁻¹, cm, nm, L·mol⁻¹·cm⁻¹) ;
- connaissance des bonnes pratiques de manipulation de verre de laboratoire et de préparation de solutions étalons.
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## Introduction contextualisée
Dans les laboratoires de contrôle qualité des industries agro‑alimentaires camerounaises (brasseries, huileries, conserveries) et dans les services de surveillance de l’environnement (analyse des eaux potables, des effluents industriels), la spectroscopie UV‑Vis constitue une technique routinière, rapide et peu onéreuse pour doser des composés colorés ou pouvant être rendus colorés par réaction chimique. Elle permet notamment de vérifier la conformité des boissons gazeuses aux normes de teneur en colorants, de contrôler la teneur en nitrates des eaux de forage utilisées en agriculture, ou d’évaluer la dégradation des caroténoïdes dans l’huile de palme. Le présent chapitre fournit les bases théoriques et pratiques indispensables à l’élève de Terminale F7 pour réussir les épreuves pratiques du baccalauréat et s’insérer efficacement dans un milieu professionnel technique.
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## I. Méthodes spectroscopiques (Leçon 7)
### A. Principe de la spectroscopie d’absorption moléculaire UV‑Vis
Lorsqu’une molécule absorbe un photon dont l’énergie correspond à la différence entre deux niveaux électroniques, une transition électronique se produit. Dans le domaine UV‑Vis (200–800 nm), les transitions les plus fréquentes sont :
- **π → π\*** (liaisons doubles conjuguées) ;
- **n → π\*** (groupes carbonyl, nitro, azo) ;
- **charge‑transfer** (complexes métal‑ligand).
L’absorbance *A* mesurée est proportionnelle au nombre de molécules présentes dans le trajet lumineux, selon la relation qui sera développée dans la leçon suivante.
> **>** *Une transition électronique UV‑Vis ne se produit que si le photon possède une énergie comprise entre 1,5 eV (≈800 nm) et 6,2 eV (≈200 nm).*
### B. Types de spectres
| Type de spectre | Phénomène observé | Exemple d’application au Cameroun |
|-----------------|-------------------|-----------------------------------|
| Absorption | Diminution de l’intensité transmise | Dosage du bleu brillant FCF dans les boissons gazeuses |
| Emission | Réémission de photons après excitation | Dosage de l’ion aluminium par fluorescence du complexe Al‑morin (λexc=360 nm, λém=410 nm) |
| Fluorescence | Emission à longueur d’onde plus longue que l’excitation | Détection de l’ion terbium par fluorescence du complexe Tb‑TTA (λexc=330 nm, λém=545 nm) |
### C. Instrumentation d’un spectrophotomètre UV‑Vis
1. **Source de lumière** : lampe à deutérium (UV, 190–350 nm) et lampe tungstène‑halogène (Vis, 350–800 nm).
2. **Monochromateur** : réseau de diffraction ou prisme permettant d’isoler une bande étroite (souvent 1–2 nm).
3. **Cuve (cuvette)** : généralement en quartz pour le UV, en verre ou plastique pour le Vis ; trajet optique *l* = 1 cm (standard).
4. **Détecteur** : photodiode ou photomultiplicateur convertissant le flux lumineux en signal électrique.
5. **Système d’acquisition et de traitement** : microcontrôleur affichant l’absorbance *A* ou le pourcentage de transmittance *T*.
> **>** *Le quartz est obligatoire pour les mesures en dessous de 300 nm car le verre absorbe fortement dans cette région.*
### D. Applications professionnelles au Cameroun
- **Contrôle des boissons** : dosage des colorants synthétiques (E102, E124) selon la norme CODEX STAN 192‑1995.
- **Analyse des eaux** : détermination des nitrates par réduction au nitrite puis réaction avec le sulfanilamide et le N‑(1‑naphtyl)éthylènediamine (méthode Griess).
- **Contrôle de l’huile de palme** : mesure de la teneur en β‑carotène et lycopène après extraction dans l’hexane.
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## II. Loi de Beer‑Lambert (Leçon 8)
### A. Énoncé mathématique
La loi de Beer‑Lambert relie l’absorbance *A* à la concentration *c*, au trajet optique *l* et au coefficient d’absorbance molaire *ε* :
\[
A = \varepsilon \, c \, l
\]
où :
- *A* est adimensionnelle (log₁₀(I₀/I)) ;
- *ε* s’exprime en L·mol⁻¹·cm⁻¹ ;
- *c* en mol·L⁻¹ ;
- *l* en cm (souvent 1 cm).
> **>** *La loi de Beer‑Lambert est valable tant que les espèces absorbantes ne subissent pas d’interactions moléculaires modifiant leur ε.*
### B. Conditions d’application
1. **Monochromaticité** : la largeur de bande du monochromateur doit être << la largeur du pic d’absorption.
2. **Absence de diffusion** : la solution doit être claire (pas de particules en suspension).
3. **Linearité** : concentration généralement < 0,01 mol·L⁻¹ pour éviter les effets de saturation ou d’association.
4. **Stabilité de l’espèce** : aucune dégradation photochimique pendant la mesure.
### C. Détermination du coefficient d’absorbance molaire ε
En mesurant *A* pour une solution étalon de concentration connue *c₀* et trajet *l* :
\[
\varepsilon = \frac{A}{c₀ \, l}
\]
Exemple : une solution de bleu brillant FCF à 1,0 × 10⁻⁵ mol·L⁻¹ donne *A* = 0,420 dans une cuve de 1 cm. Alors
\[
\varepsilon = \frac{0,420}{(1,0\times10^{-5})\times 1}= 4,20\times10^{4}\ \text{L·mol}^{-1}\text{·cm}^{-1}
\]
### D. Exemple chiffré complet : dosage d’un colorant alimentaire
**Objectif** : déterminer la concentration de tartrazine (E102) dans un sirop de citron vendu au marché de Yaoundé.
1. **Préparation des étalons** :
- Stock solution de tartrazine 1,0 × 10⁻³ mol·L⁻¹ (dissoudre 0,534 g dans 1 L d’eau distillée).
- Dilutions série : 2,0 × 10⁻⁵ ; 4,0 × 10⁻⁵ ; 6,0 × 10⁻⁵ ; 8,0 × 10⁻⁵ mol·L⁻¹.
2. **Mesure des absorbances** (λmax = 425 nm, cuve 1 cm) :
| c (mol·L⁻¹) | A mesurée |
|------------|-----------|
| 2,0×10⁻⁵ | 0,210 |
| 4,0×10⁻⁵ | 0,425 |
| 6,0×10⁻⁵ | 0,640 |
| 8,0×10⁻⁵ | 0,855 |
3. **Courbe d’étalonnage** : tracé de *A* en fonction de *c* donne une droite passant par l’origine avec pente *ε·l* = 1,06 × 10⁴ L·mol⁻¹·cm⁻¹ (R² = 0,999).
4. **Mesure de l’échantillon** : le sirop dilué 1/100 donne *A* = 0,530.
5. **Calcul de la concentration** :
\[
c_{\text{échantillon}} = \frac{A}{\varepsilon \, l}= \frac{0,530}{1,06\times10^{4}\times 1}=5,0\times10^{-5}\ \text{mol·L}^{-1}
\]
6. **Retour au facteur de dilution** : concentration dans le sirop non dilué = 5,0×10⁻⁵ × 100 = 5,0×10⁻³ mol·L⁻¹.
7. **Conversion en mg·L⁻¹** (M tartrazine = 534,37 g·mol⁻¹) :
\[
5,0\times10^{-3}\ \text{mol·L}^{-1}\times 534,37\ \text{g·mol}^{-1}=2,67\ \text{g·L}^{-1}=2670\ \text{mg·L}^{-1}
\]
Le sirop contient donc 2670 mg·L⁻¹ de tartrazine, valeur à comparer à la limite réglementaire camerounaise (≤ 500 mg·L⁻¹ pour les boissons non alcoolisées). Le produit est non conforme.
> **>** *Dans le calcul ci‑dessus, l’absorbance a été mesurée à λmax où ε est maximal, assurant la meilleure sensibilité.*
### E. Utilisation du spectrophotomètre pour construire une courbe d’étalonnage
- Allumer l’appareil 15 min avant usage pour stabiliser la lampe.
- Sélectionner la longueur d’onde d’absorption maximale (λmax) déterminée préalablement par un balayage spectral.
- Rincer la cuve avec le solvant, puis remplir avec le blanc (solvant seul) pour mettre à zéro (baseline).
- Mesurer successivement les étalons, noter *A*.
- Tracer le graphique *A* = f(c) sur papier millimétré ou avec un tableur ; vérifier la linéarité (coefficient de corrélation > 0,99).
- Utiliser l’équation de la droite pour déterminer la concentration de l’échantillon inconnu.
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## III. Activités d’intégration
### A. Travail pratique : dosage des nitrates dans l’eau de puits
**Contexte** : Dans la région de l’Extrême‑Nord, les puits sont souvent contaminés par des engrais azotés.
**Protocole** :
1. Prélever 100 mL d’eau, filtrer sur papier Whatman n°1.
2. Ajouter 1 mL de solution de sulfanilamide (0,5 % p/v en HCl 1 N) puis 1 mL de N‑(1‑naphtyl)éthylènediamine (0,5 % p/v).
3. Laisser réagir 10 min à l’obscurité (formation du complexe azoïque rose, λmax = 540 nm).
4. Mesurer l’absorbance contre un blanc (eau distillée + réactifs).
5. Utiliser une courbe d’étalonnage préparée avec des solutions étalon de nitrate de potassium (KNO₃) allant de 0 à 50 mg·L⁻¹ (exprimé en NO₃⁻‑N).
**Résultat attendu** : linéarité R² > 0,98 ; détection limite ≈ 0,5 mg·L⁻¹.
> **>** *Le réactif sulfanilamide doit être préparé frais chaque jour car il s’oxyde en présence d’air, ce qui fausse le blanc.*
### B. Étude de cas : contrôle de la teneur en caroténoïdes dans l’huile de palme
**Objectif** : vérifier que l’huile brute provenant d’une coopérative du Littoral respecte la norme minimale de 500 mg·kg⁻¹ de β‑carotène.
**Méthode** :
1. Peser 2,0 g d’huile dans un tube à centrifugeuse.
2. Ajouter 10 mL d’hexane, agiter 2 min, centrifuger 3000 tr/min 5 min.
3. Transférer le surnatant hexanique dans une cuve quartz, mesurer l’absorbance à 450 nm (β‑carotène) et à 470 nm (lycopène).
4. Utiliser les coefficients d’absorbance spécifiques : ε₄₅₀(β‑carotène) = 1,0 × 10⁵ L·mol⁻¹·cm⁻¹ ; ε₄₇₀(lycopène) = 2,0 × 10⁵ L·mol⁻¹·cm⁻¹.
5. Calculer les concentrations puis convertir en mg·kg⁻¹ d’huile (densité ≈ 0,92 g·mL⁻¹).
**Résultat typique** : A₄₅₀ = 0,312 → cβ‑carotène = 3,1 × 10⁻⁶ mol·L⁻¹ → 8,4 mg·kg⁻¹ (non conforme).
### C. Synthèse des résultats, interprétation, rapport
- Présenter les données sous forme de tableau (échantillon, absorbance, concentration calculée).
- Comparer aux normes nationales (ARSE – Agence de Régulation du Secteur de l’Eau, MINCOMMERCE – normes alimentaires).
- Rédiger un bref rapport incluant : objectif, méthodologie, résultats, conclusion, recommandations (ex. : dilution, traitement de l’eau, amélioration du procédé d’extraction).
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## Synthèse du chapitre (mini‑fiche de révision)
- **Spectroscopie UV‑Vis** : mesure de l’absorption de photons 200–800 nm liée à des transitions électroniques π→π* ou n→π*.
- **Instrument** : lampe deutérium/tungstène, monochromateur, cuve (quartz ou verre), détecteur, affichage de *A*.
- **Loi de Beer‑Lambert** : *A = ε·c·l* ; valable sous monochromaticité, absence de diffusion, faible concentration.
- **Coefficient d’absorbance molaire ε** : déterminé à partir d’une solution étalon ; unité L·mol⁻¹·cm⁻¹.
- **Courbe d’étalonnage** : tracé *A* vs *c* ; pente = ε·l ; utilisée pour quantifier un inconnu.
- **Applications camerounaises** : dosage de colorants alimentaires, nitrates d’eau, caroténoïdes d’huile de palme.
- **Sécurité** : port de lunettes de protection, manipulation des réactifs sous hotte, éviter les éclats de verre, éteindre la lampe après usage.
- **Erreurs fréquentes** : utilisation d’une cuve en verre pour λ < 300 nm, oubli du blanc, non‑linéarité à haute concentration, dérive de la lampe.
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## Glossaire (10 termes)
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Absorbance (*A*) | Logarithme décimal du rapport de l’intensité incidente sur l’intensité transmise, adimensionnelle. |
| Transmittance (*T*) | Fraction de l’intensité incidente qui traverse l’échantillon (*T* = I/I₀). |
| Longueur d’onde d’absorption maximale (λmax) | Longueur d’onde où l’absorbance d’une substance est la plus grande. |
| Coefficient d’absorbance molaire (ε) | Constante de proportionnalité dans la loi de Beer‑Lambert, exprimée en L·mol⁻¹·cm⁻¹. |
| Cuve (cuvette) | récipient à faces parallèles contenant l’échantillon, trajet optique défini (souvent 1 cm). |
| Monochromateur | dispositif qui sélectionne une bande étroite de longueurs d’onde à partir du rayonnement polychromatique de la source. |
| Blanc | solution contenant tous les réactifs sauf l’analyte, utilisée pour mettre l’appareil à zéro. |
| Étalon | solution de concentration connue servant à construire la courbe d’étalonnage. |
| Ligne de Beer‑Lambert | relation linéaire entre absorbance et concentration lorsque les conditions de la loi sont respectées. |
| Détection limite | plus petite quantité d’analyte pouvant être distinguée du blanc avec une confiance statistique donnée (souvent 3×σblank/pente). |
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## Exercices d’applications corrigés
### Exercice 1 – Dosage de la caféine dans un boisson énergétique
Une boisson énergétique contient de la caféine (M = 194,19 g·mol⁻¹) qui absorbe à λmax = 272 nm avec ε = 9 800 L·mol⁻¹·cm⁻¹. Après dilution 1/200, l’absorbance mesurée dans une cuve de 1 cm est 0,312.
**Calcul** :
\[
c_{\text{dilué}} = \frac{A}{\varepsilon l}= \frac{0,312}{9,8\times10^{3}\times1}=3,18\times10^{-5}\ \text{mol·L}^{-1}
\]
\[
c_{\text{boisson}} = c_{\text{dilué}}\times 200 = 6,36\times10^{-3}\ \text{mol·L}^{-1}
\]
\[
\text{masse} = 6,36\times10^{-3}\ \text{mol·L}^{-1}\times 194,19\ \text{g·mol}^{-1}=1,23\ \text{g·L}^{-1}=1,23\times10^{3}\ \text{mg·L}^{-1}
\]
**Réponse** : la boisson contient 1 230 mg·L⁻¹ de caféine.
### Exercice 2 – Détermination de la concentration de nitrite dans un échantillon d’eau de rivière
Le nitrite réagit avec le sulfanilamide et le N‑(1‑naphtyl)éthylènediamine pour donner un composé azoïque absorbant à 540 nm (ε = 2,2 × 10⁴ L·mol⁻¹·cm⁻¹). Un échantillon non dilué donne A = 0,484 dans une cuve de 1 cm.
**Calcul** :
\[
c = \frac{0,484}{2,2\times10^{4}\times1}=2,20\times10^{-5}\ \text{mol·L}^{-1}
\]
Conversion en mg·L⁻¹ de NO₂⁻ (M = 46,01 g·mol⁻¹) :
\[
2,20\times10^{-5}\ \text{mol·L}^{-1}\times 46,01\ \text{g·mol}^{-1}=1,01\times10^{-3}\ \text{g·L}^{-1}=1,01\ \text{mg·L}^{-1}
\]
**Réponse** : la concentration de nitrite est 1,01 mg·L⁻¹.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité (6 cas)
| # | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de prévention / bonne pratique |
|---|------------------|-------------|--------------------------------------|
| 1 | Utilisation d’une cuve en verre pour des mesures < 300 nm | Absorbance artificiellement élevée (verre absorbe UV) → surestimation de la concentration | Toujours vérifier la matière de la cuve ; utiliser du quartz pour l’UV. |
| 2 | Oublier de faire le blanc avec le solvant contenant les réactifs | Baseline décalée → erreurs systématiques sur tous les points de la courbe | Préparer le blanc exactement comme l’échantillon, sauf l’analyte, et le mesurer avant chaque série. |
| 3 | Mesurer à une concentration trop élevée (> 0,01 mol·L⁻¹) | Déviation de la linéarité (effet de saturation, aggregation) → sous‑estimation | Respecter le domaine linéaire vérifié par la courbe d’étalonnage ; diluer si nécessaire. |
| 4 | Laissez la lampe allumée en continu | Dégradation de la source, variation d’intensité → dérive de l’absorbance avec le temps | Éteindre la lampe entre les séries de mesures ou utiliser le mode veille de l’appareil. |
| 5 | Manipuler les réactifs sulfanilamide et N‑(1‑naphtyl)éthylènediamine sans protection | Risque d’irritation cutanée et oculaire | Porter lunettes de sécurité, gants nitrile et travailler sous hotte lorsqu’on prépare ces réactifs. |
| 6 | Ne pas filtrer l’échantillon avant la mesure (présence de particules) | Diffusion de la lumière → absorbance apparente plus élevée | Filtrer sur papier Whatman 0,45 µm ou utiliser une centrifugeuse avant la lecture.
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*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.