Chapitre 12
NOTIONS DE PYROLOGIE (partie 2/2)
Lecture : 15 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :
- Décrire les principes généraux de la lutte contre les feux de forêts (détection, alerte, commandement).
- Identifier et justifier le choix des moyens matériels (au sol, aériens) selon le type de feu et le terrain.
- Mettre en œuvre les techniques d’attaque directe et indirecte en respectant les consignes de sécurité.
- Élaborer un plan d’action simplifié incluant l’évaluation du risque, la cartographie des zones d’intervention et la rotation des équipes.
- Appliquer les dispositions du code forestier camerounais relatives à la prévention et à la répression des incendies de forêt.
- Réaliser un suivi de l’efficacité de l’intervention (surface brûlée, temps de réaction, consommation d’eau).
**Prérequis** : Maîtriser les notions de la partie 1 du chapitre « Notions de pyrologie » : classification des feux (de surface, de couronne, de sol), facteurs influençant la propagation (combustible, topographie, météo), triangle du feu, concepts de charge combustible et d’intensité thermique.
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## Introduction contextualisée
Au Cameroun, les forêts couvrent près de 42 % du territoire et jouent un rôle essentiel dans la régulation du climat, la préservation de la biodiversité et les moyens de subsistance des populations rurales. Chaque année, la saison sèche (novembre‑avril) voit apparaître des feux de brousse qui, lorsqu’ils atteignent les massifs forestiers, peuvent détruire plusieurs milliers d’hectares, libérer d’importantes quantités de CO₂ et menacer les infrastructures rurales. La lutte contre ces incendies repose sur une approche intégrée combinant détection précoce, moyens matériels adaptés, organisation rigoureuse et respect du cadre juridique. Ce chapitre présente les méthodes et procédés utilisés par les services de protection civile, les agents de l’ONAFOR et les volontaires communautaires, en s’appuyant sur des exemples concrets observés dans les régions de l’Est, du Sud et de l’Adamaoua.
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## I. Leçon 21 : Lutte contre les feux de forêts (partie 1)
### 21.1 Principes généraux de la lutte
1. **Détection précoce** : tours de guet, patrouilles aériennes, systèmes de télédétection (satellites MODIS, VIIRS).
2. **Alerte et transmission de l’information** : centre opérationnel de feu (COF) qui diffuse les coordonnées GPS, l’intensité estimée et la direction de propagation.
3. **Commandement unifié** : un officier de commandement (OC) décide de la stratégie (attaque directe ou indirecte) et coordonne les moyens au sol et aériens.
> **> À retenir** : La réussite d’une intervention dépend de la rapidité de la détection (idéalement < 15 min après l’allumage) et de la clarté de l’ordre de commandement.
### 21.2 Moyens matériels
| Catégorie | Exemple d’équipement | Fonction principale |
|-----------|----------------------|---------------------|
| Équipes au sol | Pompiers forestiers (SPF), volontaires communautaires | Attack directe, création de coupe‑feu |
| Engins d’attaque directe | Lance à débit variable (LDV 600 L/min), motopompe portable | Application d’eau ou de retardant sur le front de feu |
| Engins d’attaque indirecte | Bulldozer, tracteur avec lame, fraise forestière | Réalisation de coupe‑feu, enlèvement de combustible |
| Moyens aériens | Avion largueur d’eau (ex. Canadair CL‑415), hélicoptère avec seau | Largage d’eau, de retardant ou de mousse sur des zones inaccessibles |
### 21.3 Techniques d’attaque directe
- **Attaque par le flanc** : les équipes s’approchent du feu côté moins intense, arrosent les bordures pour réduire la propagation latérale.
- **Attaque par le front** : utilisée quand l’intensité est faible (< 1500 kW/m) ; les lances sont dirigées perpendiculairement au front pour éteindre les flammes.
- **Création de zones humides** : arrosage préventif d’une bande de 10‑20 m devant le feu pour augmenter l’humidité du combustible.
> **> À retenir** : Le débit d’une lance LDV doit être adapté au type de combustible : 300‑500 L/min pour les herbes sèches, 600‑800 L/min pour le bois vivant.
### 21.4 Techniques d’attaque indirecte
- **Coupe‑feu** : enlèvement du combustible sur une largeur de 10‑30 m (selon la pente et le vent) afin d’arrêter la progression du feu.
- **Contre‑feu** : allumage dirigé d’un feu maîtrisé qui consomme le combustible devant le feu principal, créant une zone brûlée qui lui fait obstacle.
- **Utilisation de retardants** : produits à base de phosphate ou de sulfate qui réduisent la combustibilité du végétal lorsqu’ils sont déposés en avance du feu.
> **> À retenir** : Le contre‑feu ne doit être déclenché que lorsque les conditions météorologiques (vent < 15 km/h, humidité relative > 30 %) sont favorables et sous la supervision d’un officier qualifié.
### 21.5 Encadré de synthèse
> **> À retenir** : Toute opération d’attaque directe ou indirecte doit commencer par une reconnaissance du terrain (pente, obstacles, points d’eau) et se terminer par une vérification d’extinction (absence de fumée et de chaleur résiduelle pendant au moins 30 min).
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## II. Leçon 22 : Lutte contre les feux de forêts (partie 2)
### 22.1 Planification et organisation de la lutte
1. **Évaluation du risque** : croisement des cartes de combustible, de la topographie et des prévisions météo (vitesse du vent, direction, humidité).
2. **Définition des secteurs d’intervention** : division du territoire en zones (ex. secteur Nord, Sud) chacune placée sous la responsabilité d’un chef de secteur.
3. **Poste de commandement avancé (PCA)** : installé près du point d’accès principal, équipé de radios VHF/UHF, de tablettes GPS et d’un tableau de suivi des moyens.
4. **Rotation des équipes** : cycles de travail de 4 h de lutte suivis de 2 h de repos pour éviter la fatigue et maintenir la vigilance.
> **> À retenir** : Un PCA doit être opérationnel dans les 30 min suivant l’alerte et disposer d’au moins deux moyens de communication indépendants (radio et téléphone satellite).
### 22.2 Gestion des ressources humaines et logistiques
- **Recrutement et formation** : les agents suivent un module de 80 h (prévention, techniques d’attaque, utilisation des EPI, secours aux victimes).
- **Équipements de protection individuelle (EPI)** : casque avec visière, veste ignifugée (norme EN 469), gants résistants à la chaleur, bottes de sécurité, appareil de protection respiratoire (APR) pour les fumées toxiques.
- **Ravitaillement** : points d’eau fixes (bornes incendie, citernes de 10 000 L) et camions‑citerne (capacité 12 000 L) positionnés tous les 2‑3 km le long des pistes forestières.
- **Maintenance du matériel** : vérification hebdomadaire des lances (pression, débit), contrôle mensuel des moteurs des motopompes, entretien préventif des avions (vérification des largueurs, niveau de retardant).
> **> À retenir** : Le port correct des EPI réduit de plus de 70 % le risque de brûlures graves lors d’une attaque directe.
### 22.3 Suivi et évaluation de l’efficacité
- **Indicateur de surface brûlée (SB)** : différence entre la superficie initiale du périmètre de feu et la superficie restante après intervention (exprimée en hectares).
- **Temps de réaction (TR)** : intervalle entre la première détection et l’arrivée du premier moyen d’extinction sur le feu.
- **Consommation d’eau (Cw)** : volume total d’eau largué ou appliqué (en mètres cubes).
- **Coût de l’intervention (Ci)** : somme des dépenses en carburant, entretien du matériel, primes de risque et coût des retardants.
Un tableau de bord quotidien permet de comparer ces indicateurs aux seuils objectifs (SB < 5 % du périmètre initial, TR < 20 min, Cw < 0,5 m³/ha).
> **> À retenir** : Une efficacité jugée satisfaisante correspond à un SB inférieur à 5 % et un TR inférieur à 20 min dans les zones à risque élevé.
### 22.4 Aspects juridiques et réglementaires
- **Code forestier camerounais** (Loi n° 94/01 du 20 juillet 1994) : interdit l’allumage de feu en période de sécheresse sans autorisation préalable du ministre chargé de l’environnement.
- **Arrêté ministériel** : fixe les périodes interdites d’allumage (généralement du 15 octobre au 30 avril) et précise les sanctions (amende de 100 000 à 500 000 FCFA, peine d’emprisonnement de 2 mois à 2 ans).
- **Responsabilité civile** : le propriétaire du terrain où le feu a pris naissance peut être tenu responsable des dommages causés aux tiers s’il n’a pas pris les mesures de prévention prévues (débroussaillement, création de coupe‑feu).
- **Déclaration d’incendie** : tout feu de forêt doit être signalé au centre opérationnel de feu dans les 15 min suivant sa découverte, sous peine de contravention.
> **> À retenir** : Le non‑respect de l’interdiction d’allumage en période sèche constitue une infraction pénale passible d’amende et d’emprisonnement selon le code forestier.
### 22.5 Encadré de synthèse
> **> À retenir** : La planification opérationnelle doit intégrer une analyse de risque, une désignation claire des responsabilités, des moyens de communication redondants et un suivi quantitatif des indicateurs d’efficacité.
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## III. Activités d’intégration
### 3.1 Étude de cas : feu de forêt dans la région de l’Est (scenario réaliste)
- **Contexte** : En janvier 2024, un feu de surface débute près du village de Bambou à la suite d’un brûlis agricole non maîtrisé. Vent du sud‑ouest à 12 km/h, humidité relative 28 %, pente moyenne 15 %.
- **Détection** : Tour de guet du poste de la réserve de Dja signale la fumée à 10 h15.
- **Alerte** : Transmission au COF de Bertoua à 10 h20 (coordonnées GPS, intensité estimée 800 kW/m).
- **Commandement** : OC décide d’une attaque directe sur le flanc ouest et d’une coupe‑feu de 20 m sur le flanc est.
- **Moyens déployés** : deux équipes SPF avec LDV 600 L/min, un bulldozer pour la coupe‑feu, un hélicoptère avec seau de 1500 L pour soutenir les zones inaccessibles.
- **Évolution** : À 11 h00, le front est maîtrisé sur 70 % de son périmètre ; le contre‑feu est allumé à 11 h15 sur le flanc est, consommant le combustible restant.
- **Fin de l’intervention** : À 12 h30, aucune fumée visible, température du sol < 45 °C. SB = 1,2 ha sur un périmètre initial de 25 ha (SB < 5 %). TR = 45 min (dû à l’éloignement du point d’accès).
### 3.2 Travail dirigé : élaboration d’un plan d’action simplifié
Les élèves remplissent le tableau suivant pour un feu hypothétique de 15 ha en zone de savane boisée :
| Étape | Action | Responsable | Moyen nécessaire | Délai estimé |
|-------|--------|-------------|------------------|--------------|
| 1 | Détection et alerte | Tour de guet | Radio VHF | ≤ 10 min |
| 2 | Évaluation du risque | OC | Carte combustible, météo | ≤ 15 min |
| 3 | Déploiement équipes au sol | Chef de secteur | 2 équipes SPF + LDV | ≤ 20 min |
| 4 | Mise en place coupe‑feu | Chef de secteur | Bulldozer | ≤ 30 min |
| 5 | Soutien aérien | Pilote d’hélicoptère | Seau 1500 L | ≤ 25 min |
| 6 | Surveillance et extinction | Tous | EPI, lance de débit variable | Jusqu’à extinction |
| 7 | Bilan et remise en état | OC | Formulaire de suivi | ≤ 30 min après extinction |
### 3.3 Mise en situation : simulation d’attaque directe avec lances
- **Objectif** : appliquer les consignes de sécurité et ajuster le débit de la lance selon le type de combustible observé.
- **Déroulement** : les élèves, équipés d’EPI complet, se placent à 5 m d’un feu de simulation (herbe sèche sur bac de sable). Ils doivent : (a) effectuer un test de débit (mesure du jet avec un seau gradué), (b) ajuster le LDV à 500 L/min, (c) arroser le feu en balayant latéralement, (d) vérifier l’extinction après 2 min d’arrosage continu.
- **Consignes de sécurité** : maintenir un angle d’attaque de 45° par rapport au sol, ne jamais se placer en aval du feu, prévoir une voie de retraite dégagée, porter l’APR si la fumée dépasse le seuil d’irritation (mesuré par un détecteur de CO).
### 3.4 Encadré de synthèse
> **> À retenir** : Lors d’une simulation, le respect du périmètre de sécurité (minimum 10 m autour du feu) et le contrôle du débit d’eau sont essentiels pour éviter les blessures et garantir l’efficacité de l’extinction.
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## Synthèse du chapitre
- **Détection précoce** : tours de guet, patrouilles aériennes, télédétection → alerte < 15 min.
- **Moyens matériels** : équipes au sol (LDV, motopompes), engins d’indirect (bulldozer, tracteur), moyens aériens (avions largueurs d’eau, hélicoptères).
- **Techniques d’attaque directe** : flanc, front, création de zones humides, débit adapté au combustible.
- **Techniques d’attaque indirecte** : coupe‑feu (10‑30 m), contre‑feu (conditions météo strictes), retardants (phosphate/sulfate).
- **Planification** : évaluation du risque, secteurs d’intervention, poste de commandement avancé, rotation 4 h/2 h.
- **Logistique** : EPI conformes EN 469, ravitaillement en eau (bornes, camions‑citerne), maintenance hebdomadaire du matériel.
- **Suivi d’efficacité** : indicateur de surface brûlée (< 5 %), temps de réaction (< 20 min), consommation d’eau, coût.
- **Cadre juridique** : code forestier camerounais, périodes d’interdiction d’allumage, sanctions pénales, déclaration obligatoire d’incendie.
- **Sécurité** : port continu des EPI, angle d’attaque 45°, voie de retraite dégagée, utilisation de l’APR en présence de fumées toxiques.
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## Glossaire
- **Attaque directe** : méthode consistant à appliquer de l’eau ou un retardant directement sur les flammes pour les éteindre.
- **Attaque indirecte** : ensemble des actions visant à modifier l’environnement du feu (coupe‑feu, contre‑feu, retardants) afin d’en limiter la propagation sans toucher directement les flammes.
- **Coupe‑feu** : bande dégagée de tout combustible sur laquelle le feu ne peut pas se propager.
- **Contre‑feu** : feu maîtrisé allumé intentionnellement devant un feu de forêt pour consommer le combustible et créer une barrière.
- **Débit variable (LDV)** : lance permettant d’ajuster le débit d’eau en fonction des besoins du feu (ex. 300‑800 L/min).
- **Équipement de protection individuelle (EPI)** : ensemble d’équipements (casque, veste ignifugée, gants, bottes, APR) destinés à protéger le intervenant contre la chaleur, les flammes et les fumées.
- **Poste de commandement avancé (PCA)** : centre opérationnel temporaire installé près du feu pour diriger les moyens terrestres et aériens.
- **Retardant** : produit chimique (souvent à base de phosphate) qui réduit la combustibilité du végétal lorsqu’il est déposé en avance du feu.
- **Surface brûlée (SB)** : différence entre la superficie initiale du périmètre de feu et la superficie restante après intervention, exprimée en hectares.
- **Temps de réaction (TR)** : intervalle entre la première détection d’un feu et l’arrivée du premier moyen d’extinction sur le feu.
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## Exercices d’application corrigés
### Exercice 1 – Calcul du débit nécessaire
Un feu de forêt se propage dans une zone de brousse sèche avec une charge combustible estimée à 12 t/ha. La vitesse de propagation observée est de 0,8 m/s. On considère qu’il faut fournir une quantité d’eau égale à 2,5 L par kilogramme de combustible consommé pour éteindre le feu.
**Données** :
- Surface touchée après 10 min d’intervention : 0,5 ha.
- Densité du combustible : 12 t/ha = 12 000 kg/ha.
**Question** : Déterminer le débit d’eau moyen (en L/min) nécessaire pour éteindre le feu sur cette surface pendant les 10 min d’intervention.
**Corrigé**
1. Masse de combustible sur 0,5 ha :
\(0,5 \text{ ha} \times 12 000 \text{ kg/ha} = 6 000 \text{ kg}\).
2. Eau nécessaire :
\(6 000 \text{ kg} \times 2,5 \text{ L/kg} = 15 000 \text{ L}\).
3. Débit moyen sur 10 min :
\(\frac{15 000 \text{ L}}{10 \text{ min}} = 1 500 \text{ L/min}\).
**Réponse** : Un débit moyen de **1 500 L/min** est requis.
> **Note** : En pratique, on répartirait ce débit entre plusieurs lances (ex. trois LDV de 500 L/min chacune).
### Exercice 2 – Élaboration d’un planning de rotation
Une équipe de 12 pompiers forestiers doit assurer une surveillance continue sur un secteur de feu pendant 24 h. Chaque pompier ne peut travailler plus de 4 h consécutives sans pause de 2 h.
**Question** : Proposer un tableau de rotation montrant qui est en service et qui repose à chaque période de 2 h, en respectant la contrainte de 4 h de travail max.
**Corrigé** (exemple simplifié avec 3 équipes de 4 pompiers)
| Période (h) | Équipe en service | Équipe en repos |
|-------------|-------------------|-----------------|
| 0‑2 | A | B, C |
| 2‑4 | B | A, C |
| 4‑6 | C | A, B |
| 6‑8 | A | B, C |
| 8‑10 | B | A, C |
| 10‑12 | C | A, B |
| 12‑14 | A | B, C |
| 14‑16 | B | A, C |
| 16‑18 | C | A, B |
| 18‑20 | A | B, C |
| 20‑22 | B | A, C |
| 22‑24 | C | A, B |
Chaque pompier travaille exactement 8 h (quatre périodes de 2 h) et bénéficie de 16 h de repos, réparties en blocs de 2 h, ce qui satisfait la règle de 4 h de travail continu maximum.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité
| # | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de sécurité à appliquer |
|---|------------------|-------------|------------------------------|
| 1 | Oublier de vérifier le débit de la lance avant l’attaque | Sous‑ou sur‑alimentation du jet → inefficacité ou perte de contrôle | Toujours effectuer un test de débit avec un seau gradué avant chaque intervention. |
| 2 | Se placer en aval du feu pendant l’attaque directe | Exposition directe aux flammes et aux gaz toxiques | Maintenir un angle d’attaque d’au moins 45° par rapport au sol et prévoir une voie de retraite dégagée. |
| 3 | Utiliser un contre‑feu sans vérifier l’humidité relative et la vitesse du vent | Risque de propagation incontrôlée du feu allumé | Ne déclencher un contre‑feu que si l’humidité relative > 30 % et le vent < 15 km/h, sous supervision d’un officier qualifié. |
| 4 | Négliger le port de l’APR en présence de fumées denses | Inhalation de monoxyde de carbone et de particules irritantes → malaise ou perte de connaissance | Porter l’APR dès que la concentration de CO dépasse 35 ppm ou que la visibilité est réduite à moins de 10 m. |
| 5 | Omettre de remettre en état les points d’eau après l’intervention | Manque d’eau pour une éventuelle reprise du feu | Après chaque opération, vérifier le niveau des citernes, refermer les vannes et signaler tout dysfonctionnement au responsable logistique. |
| 6 | Utiliser un véhicule tout‑terrain sur une pente > 30 % sans vérification de la stabilité | Risque de basculement ou d’accident grave | Interdire l’engin sur des pentes supérieures à 30 % sauf si équipé d’un système de stabilisation et après validation par le chef de secteur. |
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*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
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