Chapitre 7
Nottions sur les techniques d'ordonnancement (partie 2/3)
Lecture : 17 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :**
- Définir le stock et expliquer son rôle dans la chaîne de production.
- Identifier les différents types de stocks et leurs caractéristiques.
- Calculer le point de commande, le stock de sécurité et le coût total de possession.
- Intégrer la gestion des stocks dans un flux de production à l’aide d’outils simples (tableau Kanban, MRP de base).
- Appliquer les méthodes d’évaluation des stocks (CMP, PEPS, valeur réelle) et choisir la plus adaptée selon le contexte.
- Rédiger un compte rendu d’activité d’intégration montrant la liaison entre magasin, atelier et bureau d’études.
**Prérequis :**
- Notions de base de la gestion de production (flux, ordre de fabrication).
- Connaissances élémentaires de comptabilité générale (débit, crédit, compte de stock).
- Maîtrise des opérations de pourcentage et de règle de trois.
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## Introduction contextualisée
Dans les entreprises camerounaises de transformation agroalimentaire, de menuiserie ou de fabrication de savon, la maîtrise des stocks constitue un levier décisif pour garantir la continuité de la production tout en maîtrisant les coûts. Une rupture de stock peut entraîner l’arrêt d’une ligne de montage et des pertes de chiffre d’affaires, tandis qu’un excès de stock immobilise des capitaux et augmente les risques de détérioration ou d’obsolescence. Le programme officiel MINESEC/IGE pour la série G Terminale insiste sur deux axes complémentaires : (1) la compréhension des phénomènes liés aux stocks (Leçon 12) et (2) les méthodes d’évaluation de ces stocks (Leçon 13). Les activités d’intégration permettent de mettre en pratique ces connaissances dans un contexte professionnel réel, en reliant le magasin, l’atelier de production et le service comptable.
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## I. Les stocks (Leçon 12)
### Définition et rôle des stocks
> **Stock** : ensemble des biens matériels (matières premières, produits en cours, produits finis, fournitures) détenus par une entreprise pour assurer son activité de production ou de vente.
Le stock joue trois fonctions essentielles :
1. **Tampon** entre les fluctuations de la demande et les capacités de production.
2. **Source de service** permettant de répondre immédiatement aux commandes clients.
3. **Levier de coût** dont la gestion influence directement le résultat net.
### Types de stocks
| Type de stock | Exemple camerounais | Objectif principal |
|---------------|---------------------|--------------------|
| Matières premières (MP) | Grains de manioc séchés pour une unité de transformation à Bafoussam | Alimenter la ligne de production |
| Produits en cours (PC) | Tôles découpées en attente de soudure dans un atelier de métallerie à Douala | Valoriser le travail en cours |
| Produits finis (PF) | Savon parfumé conditionné en cartons prêts à l’expédition à Yaoundé | Satisfaire la demande client |
| Fournitures (F) | Lubrifiants, emballages, équipements de protection individuelle | Assurer le bon fonctionnement des équipements |
### Objectifs de la gestion des stocks
- **Disponibilité** : éviter les ruptures qui arrêtent la production.
- **Coût minimal** : réduire les coûts de possession, de commande et de rupture.
- **Niveau de service** : atteindre un taux de service prédéfini (ex. 95 % des commandes livrées dans les délais).
### Coûts liés aux stocks
1. **Coût de possession (Cₚ)** : frais de stockage, assurance, dégradation, obsolescence, coût du capital immobilisé.
\[
Cₚ = h \times VM
\]
où *h* = taux de possession annuel (en décimal, ex. 0,20 pour 20 %) et *VM* = valeur moyenne du stock (en FCFA).
Si l’on connaît la quantité moyenne *Qₘ* et le coût unitaire moyen *CU*, alors *VM = Qₘ × CU*.
2. **Coût de commande (C꜀)** : frais administratifs, de transport, de réception liés à chaque ordre d’achat.
\[
C꜀ = \frac{D}{Q} \times S
\]
où *D* = demande annuelle, *Q* = quantité commandée par lot, *S* = coût fixe d’une commande.
3. **Coût de rupture (Cᵣ)** : pertes de vente, pénalités, coût de la remise en marche de la ligne.
### Point de commande et stock de sécurité
> **Point de commande (PC)** : niveau de stock auquel il faut déclencher un nouveau réapprovisionnement.
> **Stock de sécurité (SS)** : marge supplémentaire pour absorber la variabilité de la demande ou du délai de livraison.
Formules de base (demande constante, délai constant) :
\[
PC = d \times L + SS
\]
\[
SS = z \times \sigma_{dL}
\]
où *d* = demande journalière moyenne, *L* = délai de réapprovisionnement en jours, *z* = coefficient de service (ex. 1,65 pour 95 % de service), *σ_{dL}* = écart‑type de la demande pendant le délai.
#### Exemple chiffré : unité de transformation du manioc à Bafoussam
- Demande annuelle de manioc séché : 120 000 kg → demande journalière *d* = 120 000 / 300 = 400 kg/j (on considère 300 jours ouvrés).
- Délai de livraison du fournisseur : *L* = 5 jours.
- Écart‑type de la demande journalière : σₙ = 40 kg/j.
- Coefficient de service pour 95 % : *z* = 1,65.
Calcul du stock de sécurité :
\[
SS = z \times \sigma_n \times \sqrt{L} = 1,65 \times 40 \times \sqrt{5} \approx 1,65 \times 40 \times 2,236 \approx 1,65 \times 89,44 \approx 147,6 \text{ kg}
\]
On arrondit à 148 kg.
Point de commande :
\[
PC = d \times L + SS = 400 \times 5 + 148 = 2 000 + 148 = 2 148 \text{ kg}
\]
Ainsi, lorsque le stock de manioc tombe à 2 148 kg, un nouvel ordre de 10 000 kg (lot économique) est passé.
### Tableau récapitulatif des formules clés
| Notion | Formule | Variables | Unité |
|--------|---------|-----------|-------|
| Coût de possession annuel | Cₚ = h × VM | h : taux de possession (décimal), VM : valeur moyenne du stock | FCFA |
| Coût de commande annuel | C꜀ = (D/Q) × S | D : demande annuelle, Q : taille du lot, S : coût fixe commande | FCFA |
| Point de commande | PC = d × L + SS | d : demande journalière, L : délai, SS : stock de sécurité | unités |
| Stock de sécurité | SS = z × σ_{dL} | z : coeff. service, σ_{dL} : écart‑type demande sur délai | unités |
| Lot économique (Wilson) | Q* = √(2DS / (h·C)) | D : demande annuelle, S : coût commande, h : taux possession (décimal), C : coût unitaire | unités |
> **À retenir** : le point de commande intègre le délai de réapprovisionnement et le stock de sécurité ; le stock de sécurité protège contre la variabilité de la demande et du délai.
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## II. Activités d’intégration (Leçon 12 – suite)
### Intégration de la gestion des stocks dans le processus de production
La gestion des stocks ne peut être isolée ; elle doit s’insérer dans le flux d’information et de matière qui relie :
1. **Le service achats** (déclenchement des commandes).
2. **Le magasin** (réception, stockage, préparation des prélèvements).
3. **L’atelier de production** (consommation des matières, suivi des ordres de fabrication).
4. **Le service comptable** (valorisation des stocks, écritures de stock).
Un bon échange de données évite les doubles saisies et les écarts de stock.
### Outils d’intégration simples adaptés au contexte camerounais
| Outil | Fonction | Exemple d’usage au Cameroun |
|-------|----------|-----------------------------|
| Tableau Kanban (cartons ou tableau blanc) | Visualiser le niveau de stock et déclencher le réapprovisionnement | Atelier de menuiserie à Yaoundé : chaque poste de travail possède une colonne « À faire », « En cours », « Fini » ; lorsqu’une colonne tombe en dessous d’un seuil, un kanban est envoyé au magasin. |
| MRP de base (calculateur Excel) | Générer les besoins nets à partir du plan de production et des stocks initiaux | Bureau d’études d’une unité de savon à Douala : le MRP calcule les quantités d’huile de palme et de soude nécessaires pour la semaine à venir. |
| Bordereau de suivi de stock (papier ou numérique) | Consigner les entrées, sorties et soldes quotidiens | Magasin de l’usine de transformation du cacao à Kribi : relevé quotidien signé par le magasinier et le comptable. |
#### Exemple d’atelier de menuiserie utilisant le Kanban
- **Poste 1 (découpe)** : stock de planches brut = 200 pcs. Seuil de réapprovisionnement = 50 pcs.
- **Poste 2 (assemblage)** : stock de planches découpées = 150 pcs. Seuil = 30 pcs.
- Lorsqu’un poste passe sous son seuil, il déplace une carte Kanban vers le magasin qui prépare un lot de 100 pcs à livrer.
- Le magasinier enregistre la sortie sur le bordereau de stock et met à jour le solde dans le tableau Excel partagé avec le comptable.
### Règles de sécurité et d’hygiène liées au stockage
- **Manutention** : utiliser des chariots élévateurs conformes aux normes de sécurité du travail (arrêté n° 2005/012 du MINTP) (chaussures de sécurité, casque, gants).
- **Empilement** : respecter la hauteur maximale recommandée (ex. 2 m pour des palettes de marchandises légères) afin d’éviter les effondrements.
- **Separation des produits dangereux** : stocker les solvants, les acides ou les produits inflammables dans des armoires ventilées, éloignés des sources de chaleur.
- **Contrôle périodique** : vérifier mensuellement l’état des étagères, la présence de signes d’humidité ou de rongeurs, et tenir un registre de ces contrôles.
> **À retenir** : toute opération de stockage doit respecter les consignes de sécurité du travail (arrêté n° 2005/012 du MINTP) afin d’éviter les accidents et les pertes de marchandises.
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## III. Méthodes d’évaluation du stocks (Leçon 13)
### Principes généraux d’évaluation
L’évaluation des stocks consiste à attribuer une valeur monétaire aux quantités détenues à la clôture d’une période. Cette valeur influence le bilan (actif circulant) et le compte de résultat (coût des marchandises vendues). Le choix de la méthode doit respecter la réglementation comptable OHADA (article 112) et refléter au mieux la réalité économique de l’entreprise.
### Méthode du coût moyen pondéré (CMP)
> **Coût moyen pondéré** : moyenne des coûts unitaires de toutes les entrées pondérées par les quantités.
Formule :
\[
CU_{CMP} = \frac{\sum (Q_i \times PU_i)}{\sum Q_i}
\]
où *Qᵢ* = quantité de la i‑ème entrée, *PUᵢ* = prix unitaire de cette entrée.
Le stock final est évalué en multipliant la quantité finale par ce coût moyen unitaire.
### Méthode PEPS (First In, First Out – FIFO)
> **PEPS** : les premières unités entrées sont les premières sorties ; le stock final est valorisé au coût des dernières entrées.
Avantages : reflète fidèlement l’évolution des prix lorsqu’ils sont croissants ; conforme au principe de réalité.
Inconvénients : peut entraîner une valorisation du stock élevée en période d’inflation, augmentant l’actif mais réduisant le résultat.
### Méthode de la valeur réelle (VR)
> **Valeur réelle** : le stock est évalué au moindre entre son coût d’acquisition (ou de revient) et sa valeur nette réalisable (VNR).
\[
VR = \min(\text{Coût d’acquisition},\; \text{VNR})
\]
La VNR = prix de vente estimé moins les coûts de completion et de vente. Cette méthode est imposée lorsqu’il y a risque de dépréciation (obsolescence, détérioration).
### Comparaison rapide des méthodes
| Méthode | Hypothèse de flux | Impact en période de hausse des prix | Impact en période de baisse des prix | Usage fréquent au Cameroun |
|---------|-------------------|--------------------------------------|--------------------------------------|----------------------------|
| CMP | Mélange aléatoire | Atténue l’effet de la hausse (valeur intermédiaire) | Atténue l’effet de la baisse | Très courant (simplicité) |
| PEPS | FIFO | Stock surévalué (coûts récents élevés) → résultat plus élevé | Stock sous‑évalué (coûts récents faibles) → résultat plus faible | Utilisé quand les prix sont stables ou légèrement volatils |
| VR | Valeur réelle | Peut conduire à une dépréciation si VNR < coût | Même principe ; protège contre surévaluation | Obligatoire en cas de risque d’obsolescence (ex. produits périssables) |
### Exemple chiffré : évaluation du stock d’huile de palme dans une unité de production de savon à Yaoundé
Données d’entrée (en FCFA/litre) :
| Date | Quantité reçue (L) | PU (FCFA/L) | Coût total (FCFA) |
|------|--------------------|------------|-------------------|
| 02/01 | 5 000 | 600 | 3 000 000 |
| 15/01 | 3 000 | 650 | 1 950 000 |
| 28/01 | 2 000 | 700 | 1 400 000 |
| **Total entrées** | **10 000** | — | **6 350 000** |
Stock initial au 01/01 : 1 000 L à 580 FCFA/L = 580 000 FCFA.
**1. Coût moyen pondéré (CMP)**
\[
CU_{CMP} = \frac{580 000 + 6 350 000}{1 000 + 10 000} = \frac{6 930 000}{11 000} ≈ 630 FCFA/L
\]
Stock final supposé : 4 000 L (après consommation de 7 000 L).
Valeur stock CMP = 4 000 × 630 = 2 520 000 FCFA.
**2. PEPS**
On sort d’abord les anciennes unités :
- 1 000 L du stock initial (580 FCFA) → 580 000
- 3 000 L du 02/01 (600 FCFA) → 1 800 000
- Reste à sortir : 3 000 L du 15/01 (650 FCFA) → 1 950 000
Total coût des sorties = 4 330 000 FCFA.
Stock restant = 4 000 L (2 000 L du 02/01 + 2 000 L du 28/01).
Valeur stock PEPS = (2 000 × 600) + (2 000 × 700) = 1 200 000 + 1 400 000 = 2 600 000 FCFA.
**3. Valeur réelle (VR)**
Prix de vente estimé du savon fini : 1 200 FCFA/L d’huile équivalent (après transformation).
Coûts de completion (soude, parfum, énergie) estimés à 300 FCFA/L.
VNR = 1 200 – 300 = 900 FCFA/L.
Comme le coût d’acquisition (CMP ≈ 630 FCFA/L) < VNR (900 FCFA/L), aucune dépréciation n’est nécessaire ; la VR = coût d’acquisition = 2 520 000 FCFA (identique au CMP dans ce cas).
> **À retenir** : le choix de la méthode d’évaluation influence directement le résultat net et doit être justifié par la politique comptable de l’entreprise et l’évolution des prix des matières premières.
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## Synthèse du chapitre (mini‑fiche de révision)
- **Stock** : tampon entre demande et production ; fonctions de disponibilité, service et coût.
- **Types** : MP, PC, PF, Fournitures.
- **Coûts** : possession (h·VM), commande ((D/Q)·S), rupture (pénalités, pertes).
- **Point de commande** : PC = d·L + SS.
- **Stock de sécurité** : SS = z·σ_{dL}.
- **Lot économique (Wilson)** : Q* = √(2DS / (h·C)).
- **Outils d’intégration** : tableau Kanban, MRP de base, bordereau de suivi.
- **Règles de sécurité** : manutention adaptée, hauteur d’empilement, séparation des produits dangereux, contrôles périodiques.
- **Méthodes d’évaluation** : CMP (coût moyen pondéré), PEPS (FIFO), VR (valeur réelle).
- **Formule CMP** : CU = Σ(Qᵢ·PUᵢ) / ΣQᵢ.
- **Exemple de calcul** : montré pour manioc (point de commande) et huile de palme (évaluation).
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## Glossaire (10 termes)
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Stock | Ensemble des biens matériels détenus par l’entreprise pour assurer son activité de production ou de vente. |
| Point de commande (PC) | Niveau de stock déclenchant un nouveau réapprovisionnement. |
| Stock de sécurité (SS) | Marge supplémentaire pour absorber la variabilité de la demande ou du délai. |
| Coût de possession (Cₚ) | Frais liés au maintien du stock (entreposage, assurance, coût du capital immobilisé). |
| Coût de commande (C꜀) | Frais fixes associés à chaque ordre d’achat ou de production. |
| Lot économique (Q*) | Quantité optimale à commander afin de minimiser la somme des coûts de possession et de commande (modèle de Wilson). |
| Kanban | Système de signalisation visuelle (carton ou tableau) qui déclenche le réapprovisionnement lorsqu’un seuil est atteint. |
| Coût moyen pondéré (CMP) | Moyenne des coûts unitaires des entrées pondérée par les quantités. |
| PEPS (FIFO) | Méthode d’évaluation où les premières entrées sont considérées comme les premières sorties. |
| Valeur réelle (VR) | Valeur du stock égale au moindre entre son coût d’acquisition et sa valeur nette réalisable. |
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## Exercices d'application corrigés
### Exercice 1 – Calcul du point de commande et du stock de sécurité
**Situation** : Une petite unité de transformation de poisson séché à Garoua consomme en moyenne 250 kg de poisson frais par jour. Le délai de livraison du fournisseur est de 8 jours. L’écart‑type de la demande journalière est estimé à 30 kg. L’entreprise souhaite un taux de service de 95 % (z = 1,65).
**Demande** :
1. Calculer le stock de sécurité.
2. Déterminer le point de commande sachant que le stock actuel est de 2 200 kg.
3. Conclure sur la nécessité de passer une commande maintenant.
**Corrigé**
1. Stock de sécurité :
\[
SS = z \times (\sigma_j \times \sqrt{L}) = 1,65 \times (30 \times \sqrt{8}) = 1,65 \times (30 \times 2,828) ≈ 1,65 \times 84,84 ≈ 140 \text{ kg}
\]
On arrondit à 140 kg.
2. Point de commande :
\[
PC = d \times L + SS = 250 \times 8 + 140 = 2 000 + 140 = 2 140 \text{ kg}
\]
3. Le stock actuel (2 200 kg) est supérieur au point de commande (2 140 kg). **Aucune commande n’est nécessaire immédiatement** ; il faut attendre que le stock descende en dessous de 2 140 kg.
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### Exercice 2 – Évaluation du stock par la méthode CMP
**Situation** : Une usine de fabrication de carreaux à Ngaoundéré reçoit les livraisons suivantes de poudre de marbre (en kg) durant le mois de février :
- 01/02 : 4 000 kg à 1 200 FCFA/kg
- 12/02 : 3 000 kg à 1 300 FCFA/kg
- 20/02 : 2 500 kg à 1 250 FCFA/kg
Le stock initial au 01/02 était de 1 000 kg évalué à 1 150 FCFA/kg. À la fin du mois, le stock restant est de 2 200 kg.
**Demande** : Calculer la valeur du stock final selon la méthode du coût moyen pondéré.
**Corrigé**
1. Coût total des entrées :
\[
\begin{aligned}
&4 000 \times 1 200 = 4 800 000\\
&3 000 \times 1 300 = 3 900 000\\
&2 500 \times 1 250 = 3 125 000\\
&\text{Total entrées} = 11 825 000 \text{ FCFA}
\end{aligned}
\]
2. Coût du stock initial :
\[
1 000 \times 1 150 = 1 150 000 \text{ FCFA}
\]
3. Coût total disponible :
\[
11 825 000 + 1 150 000 = 12 975 000 \text{ FCFA}
\]
4. Quantité totale disponible :
\[
4 000 + 3 000 + 2 500 + 1 000 = 10 500 \text{ kg}
\]
5. Coût moyen pondéré unitaire :
\[
CU_{CMP} = \frac{12 975 000}{10 500} ≈ 1 235,71 \text{ FCFA/kg}
\]
6. Valeur du stock final (2 200 kg) :
\[
V_{stock} = 2 200 \times 1 235,71 ≈ 2 718 562 \text{ FCFA}
\]
On arrondit à **2 718 560 FCFA**.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité (5 cas)
| Erreur fréquente | Conséquence | Règle de prévention / bonne pratique |
|------------------|-------------|--------------------------------------|
| **Confondre point de commande et stock de sécurité** | Risque de rupture ou de surstockage inutile. | Rappeler que le PC intègre le délai de réapprovisionnement ; le SS ne sert qu’à absorber la variabilité. |
| **Oublier de mettre à jour le bordereau de sortie après un prélèvement Kanban** | Écart entre stock théorique et stock réel → erreurs de commande. | Chaque déplacement de carte Kanban doit être accompagné d’une inscription immédiate sur le bordereau (papier ou numérique). |
| **Utiliser la méthode PEPS en période forte d’inflation sans justification** | Surévaluation du stock, résultat artificiellement gonflé. | Justifier le choix de la méthode par la politique comptable et l’évolution réelle des prix ; privilégier le CMP si les prix sont volatils. |
| **Empiler des palettes au‑delà de la hauteur maximale autorisée (ex. >2 m pour des cartons légers)** | Risque d’effondrement, blessures, perte de marchandises. | Respecter les consignes du fabricant des rayonnages ; installer des garde‑fous et vérifier régulièrement la stabilité. |
| **Ne pas séparer les produits inflammables (solvants, alcool) des sources de chaleur** | Risque d’incendie ou d’explosion. | Stocker les produits dangereux dans des armoires ventilées, éloignés des chaufferies, des soudures ou des feux nus ; afficher la signalétique de danger. |
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*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
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