Chapitre 1
L’insertion sociale"
Lecture : 18 minQuiz de 12 questions
# L’insertion sociale"
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À l’issue de ce chapitre, l’élève sera capable de :
- Comprendre le concept d’insertion sociale à travers la pratique des activités athlétiques ;
- Réaliser une évaluation diagnostique de ses capacités physiques de base ;
- Maîtriser les techniques spécifiques des courses de relais, des courses d’obstacles et des courses de vitesse individuelles sur plat ;
- Calculer les décalages sur une piste d’athlétisme en plein air selon les règles officielles ;
- Appliquer les principes de l’endurance-vitesse dans des situations de course variées ;
- Évaluer ses progrès et ceux de ses pairs à l’aide de critères objectifs ;
- Intégrer les valeurs de coopération, de respect des règles et de persévérance dans la pratique sportive.
**Prérequis** : Connaissances de base en course à pied (allure, respiration, posture), notions élémentaires de mesure de distance et de temps, capacité à suivre des consignes collectives, expérience préalable en activités physiques individuelles et collectives au collège.
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## Introduction
L’insertion sociale dans le cadre de l’Éducation Physique et Sportive (EPS) vise à développer chez l’élève des compétences transversales permettant une meilleure intégration dans le groupe, le respect des règles collectives et la valorisation de l’effort individuel au service du collectif. Ce chapitre, destiné aux élèves de Troisième, s’inscrit dans cette logique en utilisant les activités athlétiques comme support privilégié. Les courses de relais, les courses d’obstacles, les courses de vitesse individuelles sur plat et les courses d’endurance-vitesse offrent des situations variées où l’élève doit s’adapter, coopérer, respecter des consignes techniques et réglementaires, et gérer ses efforts. L’évaluation diagnostique permet de partir du niveau réel de chaque élève pour construire une progression personnalisée. Les notions théoriques sur les décalages sur piste introduisent une dimension scientifique et technique, renforçant le lien entre pratique et compréhension. Ainsi, ce chapitre allie pratique motrice, réflexion cognitive et appropriation sociale des valeurs sportives.
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## I. Évaluation diagnostique
### Définition et objectifs
> L’évaluation diagnostique est une procédure initiale permettant de déterminer le niveau de départ des élèves en termes de capacités physiques, techniques et cognitives liées à la course à pied, afin d’adapter les apprentissages ultérieurs.
### Propriétés
- Elle est réalisée en début de séquence.
- Elle porte sur des critères observables et mesurables.
- Elle est bienveillante et non sanctionnante.
- Elle sert de référence pour l’évaluation formatrice et sommative.
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Lors d’un test de 50 mètres lancé, un élève effectue la distance en 8,2 secondes.
- Vitesse moyenne = distance / temps = 50 m / 8,2 s ≈ 6,10 m/s.
- Cette valeur est comparée aux repères de niveau pour la classe d’âge (ex. : 6,5 m/s pour un bon niveau en Troisième).
**Exemple 2** : Un élève réalise un parcours d’obstacles simple (haies basses, slalom, rampage) en 24 secondes.
- Temps de référence attendu : 20–22 secondes pour un niveau moyen.
- Analyse : déficit probable en coordination ou en détente, à travailler en ateliers spécifiques.
### Exercices d'application corrigés
**Exercice 1** : Un élève court 100 mètres en 15 secondes. Calculer sa vitesse moyenne.
- Solution : \( v = \frac{d}{t} = \frac{100}{15} \approx 6,67 \, \text{m/s} \).
- Encadré : > La vitesse moyenne sur 100 m est calculée en divisant la distance par le temps exprimé en secondes.
**Exercice 2** : Après un test de course de 6 minutes, un élève parcourt 1200 mètres. Quelle est son allure moyenne au kilomètre ?
- Solution : 1200 m = 1,2 km en 6 min → allure = 6 min / 1,2 = 5 min/km.
- Encadré : > L’allure moyenne s’exprime en minutes par kilomètre et se calcule en divisant le temps total par la distance en km.
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## II. Les courses de relais
### Définition
> Une course de relais est une épreuve d’athlétisme où plusieurs coureurs se succèdent sur une même distance, en se transmettant un témoin dans une zone dédiée appelée zone de relais.
### Propriétés
- Distance totale : généralement 4 × 100 m ou 4 × 400 m.
- Zone de relais : 20 m longue (10 m avant et après la ligne de passage théorique).
- Le témoin doit être passé dans la zone, sans sortir de celle-ci.
- Disqualification si le témoin est perdu ou passé hors zone.
- L’ordre des coureurs est stratégique : le plus rapide souvent en deuxième ou troisième position.
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Dans un relais 4 × 100 m, le premier coureur part à 0 s, termine son relais en 11,5 s. Le deuxième commence à 11,0 s (départ lancé) et termine à 22,0 s.
- Temps du deuxième relais : 22,0 – 11,0 = 11,0 s.
- Temps partiel après deux relais : 22,0 s.
- Encadré : > Le départ lancé permet au relais suivant de commencer avant la fin du relais précédent, optimisant le temps total.
**Exercice 1** : Une équipe réalise les temps suivants en relais 4 × 100 m : 12,1 s ; 11,8 s ; 12,0 s ; 11,9 s. Quel est le temps total ?
- Solution : 12,1 + 11,8 + 12,0 + 11,9 = 47,8 s.
- Encadré : > Le temps total d’un relais est la somme des temps individuels de chaque coureur, y compris les départs lancés.
**Exercice 2** : Pourquoi est-il interdit de sortir de la zone de relais avec le témoin ?
- Solution : Pour garantir l’équité et la sécurité. Sortir de la zone constitue une faute technique pouvant entraîner une disqualification.
- Encadré : > Le respect de la zone de relais est une règle obligatoire pour valider l’échange du témoin.
### Tableau comparatif : types de relais
| Type de relais | Distance totale | Nombre de coureurs | Zone de relais | Particularité |
|----------------|------------------|--------------------|----------------|---------------|
| 4 × 100 m | 400 m | 4 | 20 m | Vitesse maximale, échanges critiques |
| 4 × 400 m | 1600 m | 4 | 20 m | Endurance-vitesse, gestion de l’effort |
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## III. Les courses d’obstacles
### Définition
> Une course d’obstacles est une épreuve où le coureur doit franchir une série d’obstacles réguliers (haies, barrières, fossés) tout en maintenant une vitesse de course efficace.
### Propriétés
- Haies : hauteur réglementaire selon l’âge et le sexe (ex. : 76,2 cm pour les filles de Troisième, 84,0 cm pour les garçons).
- Espacement : distance régulière entre les haies (ex. : 8,50 m pour 100 m haies chez les jeunes).
- Nombre d’obstacles : fixé selon la distance (ex. : 10 haies sur 100 m).
- Technique : appel d’un pied, trajectoire minimale au-dessus de l’obstacle, reprise rapide de la course.
- Disqualification si un obstacle est délibérément renversé ou évité.
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Sur un parcours de 80 m haies avec 5 haies espacées de 12 m, la première haie est placée à 12 m du départ.
- Position des haies : 12 m, 24 m, 36 m, 48 m, 60 m.
- Dernière haie à 60 m → 20 m d’arrivée après la dernière haie.
- Encadré : > Dans une course d’obstacles, l’espacement entre les haies est constant, et la première haie se trouve à une distance fixe du départ.
**Exercice 1** : Un élève franchit 5 haies sur 80 m. Quelle est la distance entre deux haies consécutives ?
- Solution : Distance totale entre première et dernière haie = 80 m – (distance au départ + distance à l’arrivée).
En supposant première haie à 12 m et dernière à 60 m → écart = 48 m sur 4 intervalles → 48 / 4 = 12 m.
- Encadré : > Le nombre d’intervalles entre n haies est égal à n – 1.
**Exercice 2** : Pourquoi est-il dangereux de sauter trop haut au-dessus d’une haie ?
- Solution : Cela entraîne une perte de vitesse verticale inutile, un atterrissage brutal et une reprise de course difficile.
- Encadré : > L’efficacité en haies repose sur une trajectoire basse et économique, pas sur la hauteur du saut.
### Tableau : caractéristiques des haies selon l’âge et le sexe (approximatif, basé sur normes scolaires)
| Groupe d’âge / Sexe | Hauteur des haies | Distance entre haies (100 m haies) |
|---------------------|-------------------|------------------------------------|
| Filles de Troisième | 76,2 cm | 8,00 m |
| Garçons de Troisième| 84,0 cm | 8,50 m |
| Filles de Seconde | 76,2 cm | 8,50 m |
| Garçons de Seconde | 91,4 cm | 9,14 m |
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## IV. Cours théorique : Les décalages sur une piste d’athlétisme en plein air – La notion de décalage
### Définition
> Le décalage sur une piste d’athlétisme est la différence de distance à parcourir entre deux couloirs consécutifs, due à la forme courbée des virages, afin que tous les coureurs parcourent la même distance théorique (ex. : 400 m) en restant dans leur couloir.
### Propriétés
- Les couloirs sont numérotés de 1 à 8 (ou 6), le couloir 1 étant le plus intérieur.
- Chaque couloir extérieur est plus long que le précédent.
- Le décalage permet de compenser cette différence en staggering (départ décalé).
- Formule générale : \( d = 2\pi r \), où \( r \) est le rayon du couloir.
- Le décalage entre deux couloirs consécutifs dépend de la largeur du couloir.
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Une piste comporte des couloirs de 1,22 m de largeur. Le rayon du couloir 1 est de 36,50 m. Calculer le décalage entre le couloir 1 et le couloir 2 pour un tour complet (400 m).
- Rayon du couloir 2 : \( r_2 = 36,50 + 1,22 = 37,72 \, \text{m} \)
- Longueur du couloir 1 : \( 2 \times \pi \times 36,50 + 2 \times 84,39 \) (parties droites) → mais on ne calcule que la partie courbe pour le décalage.
- En fait, seules les parties courbes contribuent au décalage.
- Différence de longueur sur les deux virages :
\( \Delta L = 2 \times \pi \times (r_2 - r_1) = 2 \times \pi \times 1,22 \approx 2 \times 3,1416 \times 1,22 \approx 7,66 \, \text{m} \)
- Encadré : > Le décalage entre deux couloirs consécutifs sur une piste standard est donné par \( \Delta L = 2\pi \times w \), où \( w \) est la largeur du couloir.
**Exercice 1** : Si la largeur d’un couloir est de 1,25 m, quel est le décalage entre deux couloirs consécutifs ?
- Solution : \( \Delta L = 2 \times \pi \times 1,25 \approx 2 \times 3,1416 \times 1,25 \approx 7,85 \, \text{m} \).
- Encadré : > Plus le couloir est large, plus le décalage entre deux couloirs consécutifs est important.
**Exercice 2** : Pourquoi le couloir 1 est-il considéré comme référence pour le tracé de 400 m ?
- Solution : Parce que c’est le couloir le plus intérieur, et que la distance de 400 m est mesurée le long d’une ligne théorique située à 0,30 m du bord intérieur du couloir 1 (ou 0,20 m selon les normes).
- Encadré : > La distance de 400 m est mesurée à 0,30 m du bord intérieur du couloir 1, pas au bord même.
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## V. Cours théorique : Les décalages sur une piste d’athlétisme en plein air – Le calcul du décalage
### Définition
> Le calcul du décalage consiste à déterminer la distance de départ différé (stagger) que doit avoir chaque coureur dans un couloir extérieur pour parcourir la même distance théorique qu’un coureur dans le couloir intérieur.
### Propriétés
- Le décalage s’applique uniquement aux parties courbes de la piste (les deux virages).
- Les parties droites sont communes à tous les couloirs.
- Le décalage total pour un tour est la somme des décalages sur les deux virages.
- Formule : \( \text{Décalage} = 2 \pi \times w \times n \), où \( n \) est le numéro du couloir relatif au couloir 1 (ex. : couloir 3 → \( n = 2 \) si on mesure par rapport au couloir 1).
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Calculer le décalage de départ pour le couloir 4 par rapport au couloir 1 sur une piste de largeur de couloir 1,22 m.
- Nombre d’intervalles entre couloir 1 et couloir 4 : 3 (couloirs 2, 3, 4 → 3 pas de 1,22 m).
- \( w = 1,22 \, \text{m} \), \( n = 3 \)
- Décalage = \( 2 \times \pi \times 1,22 \times 3 \approx 2 \times 3,1416 \times 1,22 \times 3 \approx 22,98 \, \text{m} \)
- Encadré : > Le décalage de départ pour le couloir \( n \) par rapport au couloir 1 est \( 2\pi w n \), où \( w \) est la largeur d’un couloir.
**Exercice 1** : Quel est le décalage pour le couloir 5 par rapport au couloir 1, si chaque couloir fait 1,20 m de large ?
- Solution : \( n = 4 \) (de 1 à 5 : 4 intervalles)
\( \Delta = 2 \times \pi \times 1,20 \times 4 \approx 2 \times 3,1416 \times 1,20 \times 4 \approx 30,16 \, \text{m} \)
- Encadré : > Le décalage augmente linéairement avec le numéro du couloir relatif au couloir intérieur.
**Exercice 2** : Un entraîneur veut vérifier si le décalage pour le couloir 3 est correctement tracé. Il mesure 15,70 m. Est-ce juste pour une largeur de couloir de 1,25 m ?
- Solution : \( n = 2 \) (de 1 à 3)
\( \Delta = 2 \times \pi \times 1,25 \times 2 \approx 2 \times 3,1416 \times 1,25 \times 2 \approx 15,71 \, \text{m} \)
→ 15,70 m est très proche (arrondi) → correct.
- Encadré : > Une légère différence due à l’arrondi de \( \pi \) ou de la mesure est acceptable en pratique.
### Tableau : décalages de départ pour une piste de largeur de couloir 1,22 m
| Couloir | Décalage par rapport au couloir 1 (m) | Calcul |
|---------|----------------------------------------|--------|
| 2 | 7,66 | \( 2\pi \times 1,22 \times 1 \) |
| 3 | 15,32 | \( 2\pi \times 1,22 \times 2 \) |
| 4 | 22,98 | \( 2\pi \times 1,22 \times 3 \) |
| 5 | 30,64 | \( 2\pi \times 1,22 \times 4 \) |
| 6 | 38,30 | \( 2\pi \times 1,22 \times 5 \) |
| 7 | 45,96 | \( 2\pi \times 1,22 \times 6 \) |
| 8 | 53,62 | \( 2\pi \times 1,22 \times 7 \) |
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## VI. Les courses de vitesse individuelles sur plat
### Définition
> Une course de vitesse individuelle sur plat est une épreuve où un seul coureur effectue une distance courte (50 m, 60 m, 100 m, 200 m) sur une piste droite et plane, en cherchant à atteindre la vitesse maximale possible.
### Propriétés
- Phase de départ : départ accroupi ou debout, réaction au signal.
- Phase d’accélération : premières foulées, augmentation progressive de la vitesse.
- Phase de vitesse maximale : maintien de la vitesse la plus élevée possible.
- Phase de décélération : ralentissement inévitable après le pic de vitesse.
- Technique : attaque du sol, bras opposés, regard horizontal, respiration contrôlée.
- Temps de réaction : idéalement entre 0,12 et 0,20 s après le coup de feu.
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Un élève effectue un 50 m en 7,8 secondes. Son temps de réaction est de 0,18 s. Quel est son temps de course pur ?
- Solution : Temps de course pur = temps total – temps de réaction = 7,8 – 0,18 = 7,62 s.
- Encadré : > Le temps de réaction est soustrait du temps total pour obtenir le temps de course réel, utile en analyse de performance.
**Exercice 1** : Un coureur parcourt les 30 premiers mètres d’un 50 m en 4,2 s et les 20 derniers en 3,9 s. Quel est son temps total ?
- Solution : 4,2 + 3,9 = 8,1 s.
- Encadré : > Le temps total d’une course est la somme des temps des segments, même si les vitesses varient.
**Exercice 2** : Pourquoi est-il important de garder le regard horizontal pendant une course de vitesse ?
- Solution : Pour éviter la perte d’équilibre, maintenir une bonne posture et optimiser la trajectoire.
- Encadré : > Le regard doit être dirigé horizontalement, pas vers les pieds ni vers le ciel, pour une course efficace.
### Tableau : phases de la course de vitesse sur 100 m
| Phase | Distance approximative | Objectif technique |
|-------|------------------------|--------------------|
| Départ | 0–15 m | Explosivité, réaction rapide |
| Accélération | 15–50 m | Augmentation de la fréquence et de l’amplitude des foulées |
| Vitesse maximale | 50–80 m | Maintien de la fréquence et de la puissance |
| Décélération | 80–100 m | Gestion de la fatigue, maintien de la technique |
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## VII. Les courses d’endurance-vitesse
### Définition
> Une course d’endurance-vitesse est une épreuve intermédiaire entre la vitesse pure et l’endurance, où le coureur maintient une vitesse élevée sur une distance supérieure aux sprints classiques (ex. : 300 m, 400 m, 600 m), nécessitant à la fois vitesse et résistance à la fatigue.
### Propriétés
- Distance typique : 300 m à 1000 m en contexte scolaire.
- Métabolisme : mélange anaérobie lactique et aérobie.
- Gestion de l’effort : départ rapide mais pas maximal, maintien d’une allure soutenue, fin puissante si possible.
- Technique : similaire à la vitesse, mais avec moins d’explosivité initiale et plus de régularité.
- Seuil lactique : point auquel l’accumulation d’acide lactique commence à fatiguer les muscles.
- Encadré : > L’endurance-vitesse sollicite fortement le système énergétique anaérobie lactique, d’où l’importance de la tolérance à la fatigue.
### Exemples résolus
**Exemple 1** : Un élève court 400 m en 1 minute et 20 secondes (80 s). Quelle est sa vitesse moyenne ?
- Solution : \( v = \frac{400}{80} = 5,00 \, \text{m/s} \).
- Allure : \( \frac{80}{0,4} = 200 \, \text{s/km} = 3 \, \text{min} \, 20 \, \text{s/km} \).
- Encadré : > Une vitesse de 5 m/s sur 400 m correspond à une allure de 3 min 20 s au kilomètre.
**Exercice 1** : Un élève court 600 m en 2 minutes 10 secondes (130 s). Calculer sa vitesse moyenne.
- Solution: \( v = \frac{600}{130} \approx 4,62 \, \text{m/s} \).
- Encadré : > Plus la distance augmente, plus la vitesse moyenne tend à diminuer, même chez les athlètes entraînés.
**Exercice 2** : Pourquoi un départ trop rapide sur 400 m peut-il être contre-productif ?
- Solution : Cela entraîne une accumulation rapide d’acide lactique, provoquant un ralentissement brutal dans les 100 derniers mètres.
- Encadré : > Une mauvaise gestion de l’effort en endurance-vitesse mène à un « coup de mou » sévère en fin de course.
### Tableau : comparaison entre vitesse pure et endurance-vitesse
| Critère | Vitesse pure (ex. : 100 m) | Endurance-vitesse (ex. : 400 m) |
|--------|-----------------------------|----------------------------------|
| Distance | Courte (≤ 200 m) | Moyenne (300–800 m) |
| Système énergétique | Anaérobie alactique dominant | Anaérobie lactique + aérobie |
| Vitesse maximale | Très élevée | Élevée mais soutenue |
| Gestion de l’effort | Explosive dès le départ | Progressive, avec réserve pour la fin |
| Fatigue principale | Neuromusculaire | Métabolique (lactate) |
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## Synthèse du chapitre
- L’évaluation diagnostique permet de connaître le niveau de départ des élèves en course à pied pour personnaliser les apprentissages.
- Les courses de relais développent la coopération, le respect des zones de transmission et la gestion du départ lancé.
- Les courses d’obstacles exigent une technique précise de franchissement, un rythme régulier et une bonne coordination.
- Les décalages sur piste sont nécessaires pour garantir l’équité des distances dans les couloirs extérieurs ; ils se calculent à l’aide de la formule \( 2\pi w n \).
- Les courses de vitesse individuelles sur plat travaillent l’explosivité, la technique de course et la gestion des phases (départ, accélération, vitesse maximale, décélération).
- Les courses d’endurance-vitesse sollicitent la résistance à la fatigue, la capacité à maintenir une vitesse élevée et la tolérance à l’acide lactique.
- Toutes ces activités contribuent à l’insertion sociale par le respect des règles, la coopération, la persévérance et la reconnaissance de l’effort collectif et individuel.
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## Glossaire
> **Décalage** : Différence de distance à parcourir entre deux couloirs consécutifs sur une piste d’athlétisme, due à la courbure des virages.
> **Zone de relais** : Segment de 20 m de long où le témoin doit être passé entre deux coureurs d’un relais.
> **Temps de réaction** : Intervalle entre le signal de départ et le début du mouvement du coureur.
> **Vitesse maximale** : Plus grande vitesse atteinte au cours d’une course, généralement maintenue sur une courte distance.
> **Endurance-vitesse** : Capacité à maintenir une vitesse élevée sur une distance intermédiaire (300–800 m), mêlant vitesse et résistance à la fatigue.
> **Anaérobie lactique** : Métabolisme produisant de l’énergie sans oxygène, entraînant l’accumulation d’acide lactique.
> **Foulée** : Cycle complet de déplacement d’un pied à l’autre lors de la course.
> **Stagger** : Décalage de départ appliqué aux coureurs des couloirs extérieurs pour compenser la différence de distance.
> **Haie** : Obstacle régulier en cours d’obstacles, dont la hauteur et l’espacement sont réglementés.
> **Parties droites** : Sections linéaires d’une piste d’athlétisme, communes à tous les couloirs.
> **Phase d’accélération** : Première partie d’une course de vitesse où la vitesse augmente progressivement.
> **Seuil lactique** : Niveau d’intensité auquel l’acide lactique commence à s’accumuler dans le sang et les muscles.
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Quiz du chapitre
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