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Chapitre 6

16 mar-20 mar 2026

Lecture : 14 minQuiz de 12 questions

# 16 mar-20 mar 2026 ## Objectifs et prérequis Ce chapitre vise à permettre aux élèves de Terminale de comprendre les liens entre la citoyenneté et les langues nationales du Cameroun, en analysant comment l’usage des langues maternelles influence l’exercice des droits civiques, la participation à la vie publique et la construction de l’identité nationale. Les élèves doivent être capables de définir la citoyenneté dans un contexte multilingue, d’identifier les mécanismes institutionnels favorisant l’inclusion linguistique, d’analyser des exemples concrets de politiques linguistiques camerounaises et africaines, et de produire une réflexion argumentée sur les enjeux de la citoyenneté linguistique. Les prérequis incluent une maîtrise de base du français (langue d’enseignement), des notions sur les langues nationales camerounaises (comme étudiées en Seconde et Première), ainsi qu’une compréhension élémentaire des institutions camerounaises (État, collectivités locales, justice, éducation). ## Introduction Au Cameroun, pays caractérisé par une diversité linguistique exceptionnelle avec plus de 250 langues nationales, la question de la citoyenneté ne peut être abordée sans tenir compte du rôle central des langues dans l’accès aux droits, à la justice, à l’éducation et à la participation politique. Bien que le français et l’anglais soient les langues officielles, les langues nationales jouent un rôle fondamental dans la vie quotidienne, la transmission culturelle et l’ancrage identitaire. Ce chapitre examine comment la reconnaissance ou la négligence des langues nationales influence l’exercice effectif de la citoyenneté, notamment pour les populations rurales, les femmes, les jeunes et les groupes minoritaires. Il s’appuie sur le cadre constitutionnel camerounais, les politiques linguistiques nationales et des comparaisons avec d’autres États africains pour montrer que la citoyenneté pleine et entière implique une dimension linguistique souvent sous-estimée. L’objectif est de sensibiliser les élèves à l’idée que parler sa langue maternelle n’est pas un obstacle à la citoyenneté, mais au contraire un levier pour une citoyenneté plus inclusive, juste et efficace. ## I. La citoyenneté dans la langue cible : définitions et fondements juridiques ### Contexte Cette leçon introduit le concept de citoyenneté dans un contexte plurilingue, en distinguant la citoyenneté juridique (reconnue par l’État) de la citoyenneté effective (vécue au quotidien). Elle s’appuie sur la Constitution camerounaise de 1972 (révisée en 1996) et sur la loi d’orientation de l’éducation nationale du 14 avril 1998, qui reconnaît officiellement les langues nationales comme moyens d’expression et d’enseignement dans les premières années du primaire. Malgré ces textes, leur mise en œuvre reste limitée, ce qui crée un décalage entre le droit théorique et la réalité vécue par de nombreux Camerounais. ### Définitions > La citoyenneté est l’ensemble des droits et des devoirs qui lient un individu à un État, incluant le droit de vote, l’accès à la justice, la liberté d’expression et la participation à la vie publique. > Une langue nationale est une langue parlée traditionnellement par une communauté camerounaise, transmise de génération en génération, et utilisée dans la vie sociale, culturelle et familiale, même si elle n’a pas de statut officiel au niveau national. > La citoyenneté linguistique désigne le droit d’utiliser sa langue maternelle dans les interactions avec les institutions publiques (justice, administration, éducation, santé) sans subir de discrimination ou de mise à l’écart. ### Faits, dates et noms exacts - La Constitution du Cameroun du 18 juin 1972, révisée par la loi n° 96-06 du 18 janvier 1996, stipule en son Préambule que « l’État reconnaît et garantit les libertés fondamentales » et affirme l’unité nationale dans la diversité. - La loi d’orientation de l’éducation nationale n° 98-004 du 14 avril 1998, article 13, prévoit que « l’enseignement initial peut se faire dans la langue maternelle de l’élève » dans les zones où cette langue est largement parlée. - En 2001, le gouvernement camerounais a lancé le Programme national de développement des langues nationales (PNDLN), visant à élaborer des alphabets, des grammaires et des dictionnaires pour 10 langues nationales choisies (dont le bwamu, le douala, l’éwondo, le fang, le fulfulde, le gbaya, le mofu, le tikar, le yemba et le zoua). - Le ministère de l’Éducation de base a publié en 2010 un guide pédagogique pour l’usage des langues nationales en CP et CE1, mais son application reste inégale selon les régions. ### Causes et conséquences **Causes de la faiblesse de la citoyenneté linguistique :** - Manque de formation des enseignants à l’usage pédagogique des langues nationales. - Absence de matériels didactiques suffisants en langues nationales au-delà du niveau primaire. - Prédominance du français et de l’anglais dans l’administration, la justice et les médias nationaux, perçus comme langues de promotion sociale. - Résistance parfois observée chez certains parents qui privilégient l’enseignement exclusif en français ou en anglais pour préparer leurs enfants aux examens nationaux et à l’insertion professionnelle. - Faible allocation budgétaire aux programmes de développement des langues nationales malgré les textes législatifs. **Conséquences :** - Exclusion effective de certains citoyens des procédures judiciaires lorsqu’ils ne comprennent pas le français ou l’anglais, entraînant des malentendus, des déclarations involontaires ou des condamnations injustes. - Difficultés d’accès à l’information sanitaire ou électorale dans les zones rurales, réduisant la participation aux campagnes de vaccination ou aux élections. - Affaiblissement de la transmission intergénérationnelle des langues nationales, menaçant leur survie à long terme. - Sentiment d’aliénation chez les locuteurs de langues nationales qui perçoivent l’État comme indifférent à leur identité culturelle. - Renforcement des inégalités sociales entre urbains et ruraux, francophones et anglophones, et entre groupes linguistiques dominants et minoritaires. ### Exemples concrets (camerounais et africains) - Au Cameroun, dans la région de l’Est, des témoins baka lors de procès pénaux ont eu besoin d’interprètes non formés, leading to errors in translation that affected the outcome of cases (rapport de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés, 2015). - Au Sénégal, la loi d’orientation de l’éducation de 1991 prévoit l’usage des langues nationales (wolof, pulaar, sérère) en initiation à l’enseignement, ce qui a amélioré les taux de réussite au primaire dans les zones où elle est appliquée. - En Éthiopie, la reconnaissance officielle de plusieurs langues régionales (oromo, amharique, tigrigna) comme langues de travail dans les États fédérés a permis un meilleur accès aux services publics et renforcé le sentiment d’appartenance à l’État. - Au Mali, l’usage du bambara dans les radios communautaires a facilité la diffusion d’informations sur les droits civiques pendant les périodes électorales, augmentant la participation citoyenne dans les zones rurales. ### Vocabulaire à retenir - Citoyenneté juridique - Citoyenneté effective - Langue nationale - Langue officielle - Citoyenneté linguistique - Inclusion linguistique - Éducation bilingue - Interprétation judiciaire - Médiation linguistique - Transmission intergénérationnelle - Politique linguistique - Reconnaissance officielle ### Exemple de sujet type examen avec plan **Sujet :** L’usage des langues nationales dans l’administration publique au Cameroun favorise-t-il réellement l’exercice effectif de la citoyenneté ? Discutez en vous appuyant sur des exemples concrets. **Plan proposé :** I. Oui, car les langues nationales permettent une meilleure compréhension des droits et des devoirs civiques A. Facilitation de l’accès à l’information juridique et électorale B. Renforcement de la confiance dans les institutions publiques C. Exemple : campagnes de sensibilisation en fulfulde dans le Nord sur le code électoral II. Mais des limites persistent en raison de l’insuffisance de la mise en œuvre des politiques linguistiques A. Manque de personnel formé et de matériels en langues nationales B. Persistance du monolinguisme français/anglais dans les services centraux C. Exemple : difficultés rencontrées par des locuteurs mofu dans les tribunaux de Maroua pour se faire comprendre III. Vers une citoyenneté linguistique renforcée : pistes d’amélioration A. Généralisation de l’interprétation judiciaire certifiée B. Développement de médias publics en langues nationales C. Formation obligatoire des fonctionnaires aux bases des langues nationales locales ## II. Les mécanismes institutionnels de promotion de la citoyenneté linguistique ### Contexte Cette leçon examine les dispositifs institutionnels mis en place au Cameroun et dans d’autres pays africains pour traduire en actes la reconnaissance des langues nationales comme vecteurs de citoyenneté. Elle analyse les rôles respectifs de l’État, des collectivités territoriales, des organisations de la société civile et des institutions spécialisées (comme le Centre national pour le développement des langues nationales – CNDLN) dans la mise en œuvre de politiques linguistiques inclusives. L’accent est mis sur la différence entre les textes législatifs et leur application effective sur le terrain. ### Définitions > Le Centre national pour le développement des langues nationales (CNDLN) est une institution publique camerounaise placée sous la tutelle du ministère des Arts et de la Culture, chargée de la recherche, de la standardisation et de la promotion des langues nationales. > Une collectivité territoriale désigne une entité administrative décentralisée (région, département, commune) dotée d’un certain pouvoir de décision et de gestion des affaires locales, y compris dans le domaine de l’éducation et de la culture. > La médiation linguistique est l’intervention d’un tiers formé pour faciliter la communication entre un locuteur d’une langue nationale et un représentant d’une institution publique qui ne parle pas cette langue. ### Faits, dates et noms exacts - Le CNDLN a été créé par décret présidentiel n° 2005/041 du 15 février 2005, avec pour missions principales : l’élaboration d’alphabets harmonisés, la publication de dictionnaires et de grammaires, la formation d’agents de développement linguistique, et le soutien à l’usage des langues nationales dans l’éducation de base. - Entre 2006 et 2015, le CNDLN a produit des matériels pédagogiques en 12 langues nationales : le bwamu, le douala, l’éwondo, le fang, le fulfulde, le gbaya, le mofu, le mungaka, le tikar, le yemba, le zoua et le bangangte. - En 2012, le ministère de l’Éducation de base a signé une convention avec le CNDLN pour expérimenter l’usage des langues nationales en CP dans 500 écoles pilotes réparties dans les 10 régions. - Selon un rapport du ministère de la Décentralisation et du Développement local (MINDEVEL) de 2018, seulement 15 % des communes camerounaises avaient intégré une disposition linguistique dans leur plan de développement communal (PDC) d’ici 2017. - En 2020, le Parlement africain a adopté un modèle de loi sur les langues nationales destiné à guider les États membres de l’UA dans l’élaboration de leurs politiques linguistiques nationales, inspiré entre autres de l’expérience sud-africaine et éthiopienne. ### Causes et conséquences **Causes de l’efficacité variable des mécanismes institutionnels :** - Centralisation des décisions linguistiques au niveau national, limitant l’initiative locale malgré la décentralisation théorique. - Concurrence entre les priorités budgétaires (sécurité, santé, infrastructures) et les programmes de développement linguistique, souvent perçus comme non urgents. - Manque de coordination entre les ministères (Éducation, Culture, Justice, Santé) dans la mise en œuvre des politiques linguistiques. - Dépendance aux financements extérieurs (ONU, UNESCO, ONG) pour les projets de standardisation linguistique, rendant les initiatives vulnérables à l’arrêt des financements. - Absence d’évaluation régulière des impacts des politiques linguistiques sur l’accès aux services publics. **Conséquences :** - Inégalités territoriales dans l’accès aux services en langues nationales : meilleures dans les régions où les langues sont fortement structurées (comme l’Ouest avec le bamileke ou le Sud avec l’éwondo), plus faibles dans les zones de diversité linguistique extrême (comme l’Est ou l’Extrême-Nord). - Risque de patrimonialisation des langues nationales : réduction à un folklore culturel plutôt qu’à un outil de communication fonctionnelle dans l’administration. - Frustration des locuteurs qui voient des efforts symboliques (journées de la langue maternelle, festivals) sans traduction concrète en services accessibles. - Opportunités manquées pour renforcer la légitimité de l’État auprès des populations qui se sentent ignorées dans leur identité linguistique. - Potentiel inexploité des langues nationales comme leviers de développement local (ex. : radios communautaires, alphabétisation des adultes, justice coutumière). ### Exemples concrets (camerounais et africains) - Dans la région de l’Ouest, le collectif « Langues et Développement » a réussi, en partenariat avec la commune de Bafoussam, à faire traduire les avis de naissance et de décès en bamileke dans les centres d’état civil locaux entre 2016 et 2020, améliorant l’accessibilité pour les anciens qui ne lisent pas le français. - Au Burkina Faso, la loi d’orientation de l’éducation de 2007 prévoit l’usage des langues nationales en première année du primaire, soutenu par un réseau d’instituts nationaux des langues (INL) qui forment des enseignants et produisent des manuels. Cette politique a contribué à une augmentation de 18 % du taux de réussite au CEP entre 2010 et 2015 dans les zones où elle est appliquée. - En Namibie, bien que l’anglais soit la seule langue officielle, l’État reconnaît 13 langues nationales comme langues de semi-officialité dans certaines régions, permettant leur usage dans les tribunaux locaux et les conseils régionaux, ce qui a réduit les plaintes pour incompréhension judiciaire parmi les locuteurs d’owambo et de kavango. - Au Cameroun, le projet « Justice en langue maternelle » piloté par le CNDLN et l’ONG ASSEJA dans le département du Lom-et-Djérem (Est) a formé 20 médiateurs linguistiques baka entre 2019 et 2021, permettant une meilleure compréhension des droits lors des audiences foncières et pénales. ### Vocabulaire à retenir - Centre national pour le développement des langues nationales (CNDLN) - Collectivité territoriale - Médiation linguistique - Plan de développement communal (PDC) - École pilote - Alphabet harmonisé - Dictionnaire monolingue - Institut national des langues (INL) - Semi-officialité linguistique - Justice coutumière - Alphabétisation fonctionnelle - Médias communautaires ### Exemple de sujet type examen avec plan **Sujet :** Évaluez l’efficacité du Centre national pour le développement des langues nationales (CNDLN) dans la promotion de la citoyenneté linguistique au Cameroun. **Plan proposé :** I. Le CNDLN a réalisé des avancées significatives dans la standardisation et la production de matériels linguistiques A. Création d’alphabets harmonisés pour plus de 10 langues nationales B. Publication de dictionnaires et de grammaires accessibles C. Formation d’agents de développement linguistique déployés dans les régions II. Mais son impact sur l’accès effectif aux services publics reste limité A. Faible intégration des langues nationales dans l’administration centrale et la justice B. Dépendance aux financements extérieurs et manque de pérennité des projets C. Exemple : matériels produits peu utilisés au-delà du niveau CP en raison du manque de suivi pédagogique III. Pour renforcer son rôle, le CNDLN devrait adopter une approche intersectorielle et décentralisée A. Établir des conventions contraignantes avec les ministères de la Justice et de la Santé B. Décentraliser ses antennes régionales avec des budgets propres C. Impliquer les collectivités territoriales dans la co-élaboration des politiques linguistiques locales ## Synthèse du chapitre - La citoyenneté au Cameroun implique non seulement des droits juridiques, mais aussi la capacité effective d’exercer ces droits dans une langue comprise. - Les langues nationales, bien que reconnues par la Constitution et la loi d’orientation de l’éducation, ne sont pas suffisamment utilisées dans les institutions publiques, créant un écart entre citoyenneté de droit et citoyenneté de fait. - Le CNDLN joue un rôle clé dans la préservation et le développement des langues nationales, mais son action est limitée par des facteurs structurels (financement, coordination, centralisation). - Des exemples camerounais (médiation judiciaire en baka, traduction des actes d’état civil en bamileke) et africains (Sénégal, Éthiopie, Namibie) montrent que l’usage des langues nationales dans l’administration améliore la participation citoyenne, surtout en milieu rural. - La citoyenneté linguistique nécessite une volonté politique soutenue, une formation des fonctionnaires, des ressources matérielles et une décentralisation effective des politiques linguistiques. - L’enjeu dépasse la simple préservation culturelle : il s’agit de garantir l’égalité d’accès aux droits fondamentaux pour tous les Camerounais, quelle que soit leur langue maternelle. ## Glossaire - Citoyenneté juridique : reconnaissance formelle des droits et devoirs par l’État, indépendamment de leur effectivité dans la vie quotidienne. - Citoyenneté effective : exercice réel des droits civiques dans les interactions avec les institutions publiques, dépendant de l’accessibilité linguistique, sociale et économique. - Langue nationale : langue parlée traditionnellement par une communauté camerounaise, transmise oralement de génération en génération, utilisée dans la vie familiale et culturelle. - Langue officielle : langue reconnue par la Constitution pour l’usage dans les actes de l’État, la justice, l’administration et l’enseignement supérieur (français et anglais au Cameroun). - Citoyenneté linguistique : droit d’utiliser sa langue maternelle dans les rapports avec les services publics sans subir de discrimination ou de mise à l’écart. - Centre national pour le développement des langues nationales (CNDLN) : institution publique chargée de la recherche, de la standardisation et de la promotion des langues nationales au Cameroun. - Médiation linguistique : intervention d’un tiers formé pour faciliter la communication entre un locuteur de langue nationale et un représentant d’institution publique ne maîtrisant pas cette langue. - Plan de développement communal (PDC) : document de planification stratégique d’une commune définissant ses priorités en matière de développement local, pouvant inclure des actions linguistiques. - Alphabet harmonisé : système d’écriture standardisé pour une langue nationale, permettant une meilleure lisibilité et une production de matériels pédagogiques cohérents. - Semi-officialité linguistique : reconnaissance d’une langue nationale comme langue de travail dans certains domaines publics (justice locale, éducation de base, médias régionaux) sans statut national officiel. - Justice coutumière : système de règlement des conflits basé sur les traditions et les normes d’une communauté, souvent mené en langue nationale. - Alphabétisation fonctionnelle : acquisition de compétences en lecture, écriture et calcul permettant une participation active à la vie sociale, économique et civique, pouvant se faire en langue nationale.

Quiz du chapitre

12 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quel est le nombre total de langues nationales reconnues au Cameroun selon la Constitution de 1996 ?
  2. 2. Parmi les langues suivantes, laquelle est classée comme langue véhiculaire dans la région du Littoral ?
  3. 3. Quel est le principal objectif de la politique linguistique camerounaise en matière d'éducation nationale ?
  4. 4. Dans quel cadre institutionnel les langues nationales sont-elles officiellement prises en compte pour l'élaboration des manuels scolaires au Cameroun ?
  5. 5. Un élève de Terminale doit préparer un exposé sur l'influence de la langue bwami dans les rituels initiaux des peuples Beti. Quel type de ressource serait le plus approprié pour approfondir son étude ?
  6. 6. Dans le cadre d'un projet scolaire, un groupe d'élèves souhaite traduire un conte populaire en langue nationale vers le français pour le présenter lors de la Journée des Langues. Quelle étape méthodologique est essentielle pour garantir la qualité de la traduction ?
  7. 7. Un professeur de langues nationales souhaite évaluer la compréhension orale de ses élèves en Terminale à l'aide d'un extrait audio d'un conte en langue veute. Quelle compétence spécifique est principalement évaluée dans cette activité ?
  8. 8. Lors d'une sortie pédagogique au musée national, les élèves observent une inscription en langue bamoun sur un artefact ancien. Quel principe linguistique sous-tend l'importance de préserver telles inscriptions dans le cadre de l'enseignement des langues nationales ?
  9. 9. Dans une zone rurale du Nord-Ouest, un enseignant constate que les élèves comprennent bien le noyau fufoulde à l'oral mais peinent à l'écrire. Quelle hypothèse explique le mieux cette difficulté, compte tenu du statut sociolinguistique de cette langue ?
  10. 10. Un manuel scolaire de Terminale propose une activité où les élèves doivent comparer les systèmes de numération en base 5 utilisés dans certaines langues nationales (comme le mofu) avec le système décimal français. Quel domaine interdisciplinaire cette activité illustre-t-elle le mieux ?
  11. 11. Analysez l'énoncé suivant : « La promotion des langues nationales dans l'éducation camerounaise constitue une forme de résistance culturelle contre l'hégémonie linguistique postcoloniale. » Dans quelle mesure cette affirmation est-elle pertinente au regard des politiques éducatives depuis les indépendances ?
  12. 12. Dans un débat sur la réforme du baccalauréat, un expert propose d'évaluer les compétences en langues nationales à l'épreuve orale du bac, tout en maintenant les coefficients actuels du français et de l'anglais. Quel risque principal cette proposition pourrait-elle entraîner, selon les critiques des syndicats enseignants ?