Chapitre 10
La vie économique dans la langue cible (partie 1/2)
Lecture : 16 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :**
- Identifier les personnages actifs (primaires) et passifs (secondaires) dans un discours relatif à la vie économique.
- Distinguer les références négatives, indéfinies et définies aux participants.
- Analyser les différentes formes de référence (nom, syntagme nominal, proposition nominale, proposition relative, pronom, démonstratif) et expliquer leur rôle sémantique.
- Appliquer ces notions à des textes authentiques camerounais ou africains (publicités, articles de presse, témoignages).
- Produire une analyse structurée conforme aux attentes du baccalauréat (commentaire, dissertation, question de cours).
**Prérequis :**
- Maîtrise des notions de base de l’analyse du discours (sujet, verbe, complément).
- Connaissance du vocabulaire économique de base (marché, production, consommation, échange).
- Capacité à repérer les marques de temps et de lieu dans une phrase.
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## Introduction contextualisée
La vie économique constitue un thème récurrent dans les programmes de langues nationales au secondaire. Elle permet d’aborder, dans une langue cible (par exemple l’Ewondo, le Bassa, le Fufulde), les réalités du marché local, de l’artisanat, de l’agriculture de subsistance ou du commerce transfrontalier. Comprendre qui agit, qui subit ou qui est simplement mentionné dans un discours économique est essentiel pour saisir les relations de pouvoir, les dépendances et les stratégies des acteurs. Ce chapitre propose donc d’outiller l’élève pour analyser finement la représentation des participants économiques à travers les références linguistiques qui les désignent.
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## I. Leçon 4 – Les participants dans le discours : personnages actifs (primaires) et personnages passifs (secondaires)
### A. Définitions et distinctions
> **Personnage actif (primaire)** : entité qui initie ou réalise l’action économique décrite dans l’énoncé.
> **Personnage passif (secondaire)** : entité qui subit l’action, en est le bénéficiaire ou le témoin, sans la déclencher.
Cette opposition repose sur la notion de **valence sémantique** du verbe : un verbe transitif direct implique généralement un acteur (sujet) et un patient (objet). Dans le discours économique, les verbes peuvent être *produire*, *vendre*, *acheter*, *investir*, *subventionner*, *taxer*, etc.
### B. Acteurs économiques typiques (exemples camerounais)
| Type de personnage | Exemple concret (Cameroun) | Rôle dans l’énoncé |
|--------------------|----------------------------|--------------------|
| Actif primaire | Le petit agriculteur de l’Ouest qui vend son maïs au marché de Bafoussam | Initiateur de la vente |
| Actif secondaire | La coopérative de femmes qui transforme le maïs en farine | Bénéficiaire de l’action de transformation |
| Passif primaire | Le consommateur qui achète le maïs | Subit l’action d’achat |
| Passif secondaire | L’État qui perçoit une taxe sur la vente du maïs | Subit l’effet financier sans agir directement |
### C. Causes et conséquences de la distinction
- **Cause** : la nécessité de rendre compte des flux de biens, de services et de monnaie dans une économie de marché.
- **Conséquence** : la mise en évidence des rapports de dépendance (ex. agriculteur dépendant du prix fixé par le marché) et des mécanismes de redistribution (taxes, subventions).
### D. Exemples concrets
1. *« Les producteurs de café du Nord-Ouest ont augmenté leur rendement grâce aux nouvelles semences distribuées par le MINADER. »*
- Actif primaire : **les producteurs de café** (initiateurs de l’augmentation).
- Actif secondaire : **le MINADER** (fournisseur des semences).
- Passif secondaire : **les consommateurs** (bénéficiaires indirects d’une offre accrue).
2. *« Le gouvernement a décidé de subventionner l’importation de riz pour alléger le coût de la vie des ménages urbains. »*
- Actif primaire : **le gouvernement** (décide de la subvention).
- Actif secondaire : **les importateurs de riz** (realisent l’importation subventionnée).
- Passif primaire : **les ménages urbains** (bénéficient de la baisse du prix).
### E. Tableau récapitulatif – Leçon 4
| Critère | Personnage actif (primaire) | Personnage passif (secondaire) |
|---------|-----------------------------|--------------------------------|
| Rôle dans l’action | Initiateur, agent | Subi, bénéficiaire ou témoin |
| Marque syntaxique fréquente | Sujet du verbe (souvent au nominatif) | Objet direct/indirect ou complément circonstanciel |
| Exemple de verbe | produire, vendre, investir | acheter, recevoir, subir |
| Question clé | Qui fait quoi ? | À qui profite / qui subit l’action ? |
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## II. Leçon 5 – Les références aux participants : références négatives, indéfinies, définies ; formes de référence et rôles sémantiques
### A. Types de références selon la détermination
> **Référence définie** : le locuteur suppose que l’interlocuteur connaît l’identité du référent (ex. *le maire de Yaoundé*).
> **Référence indéfinie** : le référent est présenté comme nouveau ou non spécifié (ex. *un commerçant*, *des paysans*).
> **Référence négative** : l’énoncé nie l’existence ou la pertinence du référent (ex. *aucun investisseur n’a montré d’intérêt*).
Ces trois catégories influencent la façon dont le discours construit la connaissance partagée entre locuteur et auditeur.
### B. Formes de référence et leurs fonctions sémantiques
| Forme | Exemple | Fonction sémantique principale |
|-------|---------|--------------------------------|
| **Nom** | *Bamenda* | Désigne une entité spécifique (lieu, personne, institution). |
| **Syntagme nominal** | *les jeunes entrepreneurs du secteur du numérique* | Regroupe plusieurs caractéristiques (quantité, qualification, appartenance). |
| **Proposition nominale** | *l’idée de créer une coopérative de pêche* | Nominalise une proposition complète, la transforme en entité référençable. |
| **Proposition relative** | *le financement qui provient de la diaspora* | Spécifie ou restreint le référent antécedent. |
| **Pronom** | *il*, *cela*, *eux* | Substitue un référent déjà introduit, évite la répétition. |
| **Démonstratif** | *ce marché*, *cette politique* | Indique la proximité (spatiale, temporelle ou discursive) du référent. |
Chaque forme peut porter une référence définie, indéfinie ou négative selon le déterminant ou le contexte.
### C. Exemples illustratifs (contextes économiques camerounais)
1. **Référence définie + nom** : *« Le Ministre de l’Économie a présenté le nouveau cadre incitatif pour les PME. »*
- *Le Ministre de l’Économie* : référence définie (entité connue).
2. **Référence indéfinie + syntagme nominal** : *« Un investisseur étranger envisage d’implanter une usine de transformation du cacao à Kribi. »*
- *Un investisseur étranger* : référence indéfinie (nouvel acteur).
3. **Référence négative + pronom** : *« Aucun des projets soumis n’a reçu l’agrément du MINPMEESA. »*
- *Aucun* : marque la négation ; *des projets* est indéfini, la totalité est niée.
4. **Proposition relative + démonstratif** : *« Ce crédit, qui provient du Fonds de développement local, permettra d’acquérir du matériel agricole. »*
- *Ce crédit* : référence définie (proche dans le discours).
- *qui provient du Fonds de développement local* : proposition relative qui précise l’origine.
5. **Nominalisation** : *« La réduction des tarifs douaniers a stimulé l’importation de textiles. »*
- *La réduction* : proposition nominalisée qui devient sujet de la phrase.
### D. Tableau récapitulatif – Leçon 5
| Catégorie | Exemple | Marqueur de détermination | Type de référence |
|-----------|---------|---------------------------|-------------------|
| Nom défini | *le directeur de la CNPS* | article défini *le* | définie |
| Nom indéfini | *un transporteur* | article indéfini *un* | indéfinie |
| Nom négatif | *aucun débiteur* | déterminatif négatif *aucun* | négative |
| Syntagme nominal défini | *les recettes fiscales de 2023* | déterminé par complément de nom | définie |
| Syntagme nominal indéfini | *des opportunités d’emploi* | article indéfini *des* | indéfinie |
| Proposition nominale | *l’idée de créer une microfinance* | nominalisation du verbe *créer* | dépend du déterminant |
| Proposition relative | *le prêt qui est garanti par l’État* | relatif *qui* | dépend du déterminant du noyau |
| Pronom défini | *celui* | démonstratif *celui* | définie |
| Démonstratif indéfini | *cette initiative* | démonstratif *cette* | définie (proche) |
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## Synthèse du chapitre
- Les **personnages actifs** initient l’action économique ; les **personnages passifs** la subissent ou en sont les bénéficiaires.
- La distinction actif/passif permet de lire les rapports de pouvoir et de dépendance dans les discours sur le marché, l’emploi, la fiscalité, etc.
- Les **références** peuvent être **définies**, **indéfinies** ou **négatives** selon le degré de connaissance supposée du référent.
- Les **formes de référence** (nom, syntagme nominal, proposition nominale, proposition relative, pronom, démonstratif) portent des fonctions sémantiques variées : identification, quantification, spécification, substitution, indication de proximité.
- L’analyse combinée de ces deux niveaux (participants + références) révèle comment une langue nationale construit la représentation de la vie économique au Cameroun et en Afrique.
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Personnage actif (primaire) | Entité qui déclenche l’action économique décrite dans l’énoncé. |
| Personnage passif (secondaire) | Entité qui subit, bénéficie ou témoin de l’action économique sans l’initier. |
| Référence définie | Référence où le locuteur suppose que l’interlocuteur connaît l’identité du référent. |
| Référence indéfinie | Référence qui présente le référent comme nouveau ou non spécifié. |
| Référence négative | Référence qui nie l’existence ou la pertinence du référent. |
| Nom | Mot qui désigne une entité (personne, lieu, chose, idée). |
| Syntagme nominal | Groupe de mots centré sur un nom, comportant déterminants, adjectifs, compléments. |
| Proposition nominale | Phrase transformée en nom grâce à une nominalisation (ex. *l’arrivée* ← *arriver*). |
| Proposition relative | Proposition subordonnée qui complète ou restreint un nom antécedent. |
| Pronom | Mot qui remplace un nom ou un groupe nominal déjà mentionné. |
| Démonstratif | Mot qui indique la proximité (spatiale, temporelle ou discursive) du référent (*ce*, *cette*, *celui-ci*). |
| Nominalisation | Opération qui transforme un verbe, une adjective ou une proposition en nom. |
| Déterminant | Mot placé devant le nom pour spécifier sa référence (article, possessif, démonstratif, numéral, etc.). |
| Valence sémantique | Nombre et type d’arguments qu’un verbe nécessite pour compléter son sens (ex. *donner* : agent, thème, récipiendaire). |
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## Étude de document / de cas
**Extrait tiré d’un article du quotidien *Cameroon Tribune* (12 mars 2024) :**
> « Les producteurs de banane plantain du Littoral ont signé un contrat avec la société agro‑industrielle *AgriCam* pour fournir 5 000 tonnes de fruit annuellement. En échange, *AgriCam* s’engage à acheter le produit à un prix fixé 15 % au‑dessus du cours du marché et à financer l’achat d’engrais biologiques. Toutefois, aucune subvention de l’État n’a été allouée à ce projet, ce qui limite la capacité des petits planteurs à respecter les volumes prévus. »
**Commentaire pas à pas**
1. **Identification des personnages actifs**
- *Les producteurs de banane plantain du Littoral* : sujet du verbe *ont signé* → actifs primaires (ils initient le contrat).
- *La société agro‑industrielle AgriCam* : sujet du verbe *s’engage* → actif secondaire (elle prend un engagement en réponse).
2. **Identification des personnages passifs**
- *Le produit* (banane plantain) : objet du verbe *fournir* → passif primaire (il est fourni).
- *L’État* : mentionné dans la proposition subordonnée *aucune subvention de l’État n’a été allouée* → passif secondaire (il ne fournit pas de subvention, donc il subit l’absence d’aide).
3. **Analyse des références**
- *Les producteurs de banane plantain du Littoral* : référence **définie** (groupe connu grâce au contexte géographique et sectoriel).
- *la société agro‑industrielle AgriCam* : référence **définie** (nom propre d’une entreprise connue).
- *5 000 tonnes de fruit annuellement* : référence **indéfinie** quantifiée (nouvelle quantité introduite).
- *un prix fixé 15 % au‑dessus du cours du marché* : référence **indéfinie** (prix relatif, non spécifié en valeur absolue).
- *aucune subvention de l’État* : référence **négative** (déterminatif *aucune* nie l’existence de la subvention).
4. **Formes de référence utilisées**
- **Nom** : *producteurs*, *société*, *État*.
- **Syntagme nominal** : *les producteurs de banane plantain du Littoral* (nom + complément de nom + déterminant défini).
- **Proposition nominale** : *l’achat d’engrais biologiques* (nominalisation du verbe *acheter*).
- **Proposition relative** : *qui limite la capacité des petits planteurs* (relative qui précise l’effet de l’absence de subvention).
- **Pronom** : *aucune* (pronom indéfini négatif).
- **Démonstratif** : aucun dans cet extrait, mais on pourrait remplacer *ce contrat* par *ce contrat* pour montrer la proximité.
5. **Interprétation sémantique**
- Le texte met en avant une **initiative privée** (producteurs + entreprise) qui structure un échange économique.
- L’**absence d’intervention étatique** est soulignée par la référence négative, mettant en lumière une dépendance aux acteurs privés pour le financement et la stabilité des prix.
- L’usage de **unités de mesure** (tonnes, pourcentage) montre comment le discours économique quantifie les références indéfinies pour les rendre opérationnelles.
Cette analyse montre comment, en quelques phrases, se combinent les notions de participants actifs/passifs et de références définies/indéfinies/négatives, ainsi que la variété des formes nominales qui permettent de construire un argumentaire économique convaincant.
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## Méthode et sujets type examen
### Sujet 1 – Dissertation
**Intitulé** : *Dans quelle mesure la distinction entre personnages actifs et passifs permet‑elle de révéler les rapports de pouvoir dans les discours économiques camerounais ?*
**Plan détaillé**
I. **Définition théorique**
- Rappel des notions de personnage actif (primaire) et passif (secondaire).
- Exemple de base : verbe transitif (agent‑patient).
II. **Application à des discours économiques camerounais**
- Analyse d’un extrait de publicité pour une banque locale (ex. *La Banque Populaire du Cameroun offre des prêts aux jeunes entrepreneurs*).
- Identification des actifs (banque, jeunes entrepreneurs) et passifs (clients bénéficiaires, épargnants).
- Discussion : qui détient l’initiative du crédit ? Qui assume le risque ?
III. **Limites et complémentarité**
- La distinction actif/passif ne suffit pas toujours : cas des acteurs intermédiaires (ex. régulateurs, ONG).
- Nécessité de compléter par l’analyse des références (définies/indéfinies/négatives) pour saisir la visibilité ou l’invisibilité des acteurs.
- Conclusion : la distinction est un premier outil d’analyse, à articuler avec d’autres niveaux linguistiques pour une lecture fine des rapports de pouvoir.
### Sujet 2 – Commentaire de texte
**Texte proposé** : Extrait d’un discours du Ministre de l’Agriculture lors de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture de Yaoundé (Février 2024) :
> « Nous encourageons les coopératives de producteurs de manioc à adopter les variétés améliorées distribuées par l’IRAD, afin d’accroître leurs rendements et de répondre à la demande croissante des industries de transformation. Toutefois, aucun financement dédié n’a été prévu pour l’acquisition de ces semences, ce qui oblige les agriculteurs à recourir à l’épargne personnelle ou aux tontines locales. »
**Consignes** : Identifier les personnages actifs et passifs, analyser les types de références et les formes nominales utilisées, expliquer ce que révèle cette configuration sur la politique agricole camerounaise.
**Plan de commentaire**
1. **Lecture globale** – thème : soutien à la production de manioc ; tension entre encouragement et manque de financement.
2. **Identification des participants**
- Actifs primaires : *Nous* (le Ministre/l’État) qui *encouragent*.
- Actifs secondaires : *l’IRAD* qui *distribue* les variétés améliorées.
- Passifs primaires : *les coopératives de producteurs de manioc* (bénéficiaires de l’encouragement).
- Passifs secondaires : *les agriculteurs* qui *recourent* à l’épargne personnelle ou aux tontines (subissent le manque de financement).
3. **Analyse des références**
- Références définies : *Nous*, *l’IRAD*, *les coopératives de producteurs de manioc*.
- Références indéfinies : *les variétés améliorées* (nouveauté), *aucun financement dédié* (quantité nulle).
- Référence négative : *aucun financement dédié* (déterminatif *aucune*).
4. **Formes de référence**
- Noms : *Ministre*, *IRAD*, *coopératives*, *agriculteurs*.
- Syntagmes nominaux : *les variétés améliorées distribuées par l’IRAD*.
- Proposition nominale : *l’accroissement de leurs rendements*.
- Proposition relative : *qui oblige les agriculteurs à recourir à l’épargne personnelle ou aux tontines locales* (relative qui explique la conséquence).
- Pronom : *aucune*.
- Démonstratif : absent, mais on pourrait noter que *ces variétés* serait une forme démonstrative de proximité.
5. **Interprétation**
- Le texte révèle une **politique d’incitation** (actif État) qui repose sur des **partenariats techniques** (IRAD) mais laisse le **financement** à la charge des acteurs de base, révélant une limite de l’intervention publique.
- L’usage de la référence négative souligne la **vacance de moyens publics**, tandis que les références indéfinies sur les variétés montrent l’innovation introduite sans garantie de soutien financier.
- Conclusion : le discours met en lumière une **déresponsabilisation partielle de l’État** face aux risques de production, incitant les producteurs à s’organiser (tontines) pour combler le vide.
### Sujet 3 – Question de cours
**Intitulé** : *Expliquez, avec des exemples tirés de la vie économique camerounaise, comment les pronoms et les démonstratifs participent à la cohérence référentielle d’un discours économique.*
**Réponse attendue** (plan)
- Définir le pronom et le démonstratif comme outils de référence qui évitent la répétition et marquent la proximité.
- Exemple de pronom : *« Le gouvernement a lancé un programme de formation. Il prévoit de former 10 000 jeunes d’ici 2026. »* – *Il* se réfère clairement au gouvernement, assurant la continuité.
- Exemple de démonstratif : *« Ces microcrédits, destinés aux femmes rurales, ont permis d’augmenter le revenu moyen de 20 %. »* – *Ces* pointe vers les microcrédits précédemment mentionnés, montrant leur pertinence immédiate.
- Montrer comment, dans un texte sur le marché du bétail à Ngaoundéré, l’alternance entre nom complet (*les éleveurs de bovins du Nord*) et pronom (*ils*) ou démonstratif (*ces éleveurs*) structure l’argumentation et guide le lecteur.
- Insister sur le risque d’ambiguïté si le référent n’est pas clairement établi (ex. *Ils* sans antécédent clair).
- Conclure sur l’importance de ces formes pour la lisibilité et la persuasion dans les discours économiques (rapports, plaidoyers, campagnes de sensibilisation).
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## Erreurs fréquentes
1. **Confondre personnage actif et sujet grammatical**
- Certains élèves pensent que tout sujet de phrase est forcément actif. Or, dans une phrase passive (*Le marché a été régulé par l’État*), le sujet *Le marché* est passif malgré sa position syntaxique.
2. **Interpréter toute référence indéfinie comme inconnue**
- Une référence indéfinie peut désigner un groupe connu mais non spécifié (*les paysans du village*), alors qu’une référence définie suppose une identité précise (*le président de la chambre d’agriculture*).
3. **Omettre la portée de la référence négative**
- La négation ne se limite pas au verbe ; un déterminant comme *aucun* ou *nul* crée une référence négative qui exclut totalement le référent du discours.
4. **Mettre sur le même plan pronom et démonstratif sans tenir compte de la proximité**
- Le pronom remplace un référent déjà introduit, tandis que le démonstratif indique une proximité (spatiale, temporelle ou discursive). Confondre les deux entraîne des erreurs d’interprétation de la portée référentielle.
5. **Confondre proposition nominale et proposition relative**
- La proposition nominale transforme une phrase en nom (*l’arrivée des investisseurs*), tandis que la proposition relative ajoute une information à un nom déjà présent (*les investisseurs qui viennent de l’étranger*).
6. **Oublier que la même forme peut porter différents types de référence**
- Un syntagme nominal comme *un financement* peut être défini (*le financement du projet*), indéfini (*un financement nécessaire*) ou négatif (*aucun financement n’a été alloué*), selon le déterminant ou le contexte.
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*Fin du cours.*
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