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Chapitre 7

Environnement et citoyenneté(suite)

Lecture : 12 minQuiz de 12 questions

# Environnement et citoyenneté(suite) ## Objectifs et prérequis **Objectifs** : À l’issue de ce chapitre, l’élève sera capable de : - Identifier les caractéristiques spécifiques des paysages ruraux Sawa et Grassfield du Cameroun. - Analyser les interactions entre l’environnement naturel, les pratiques culturelles et les modes de vie dans ces deux régions. - Réaliser une représentation graphique (dessin, coloriage) fidèle d’un paysage rural Sawa ou Grassfield en respectant les codes visuels, les éléments dominants et les symboles culturels. - Expliquer comment la représentation artistique d’un paysage participe à la construction de l’identité culturelle et à la sensibilisation environnementale. - Développer une réflexion citoyenne sur la préservation des paysages ruraux face aux défis de l’urbanisation, de la déforestation et du changement climatique. **Prérequis** : - Maîtrise des techniques de base du dessin d’observation (perspective simple, proportions, utilisation de la ligne et de la forme). - Connaissances élémentaires sur les régions naturelles du Cameroun (zones climatiques, végétation, hydrographie). - Familiarité avec les notions de paysage, d’environnement et de citoyenneté vues en classe de Première (notamment dans le chapitre « Paysage et identité »). - Capacité à utiliser des codes de couleur pour représenter des éléments naturels (vert pour la végétation, bleu pour l’eau, marron pour la terre, etc.). --- ## I. Représentation et coloriage d’un paysage rural : Paysage Sawa ### Contexte géographique et culturel Le paysage rural Sawa se situe principalement dans les régions du Littoral et du Sud-Ouest du Cameroun, le long de la côte atlantique et dans les bassins des fleuves Wouri, Sanaga et Nyong. Il s’étend des plaines côtières jusqu’aux premiers contreforts du massif du Cameroun. Ce territoire est caractérisé par un climat équatorial de type Aw (savane humide), avec une saison des pluies longue et intense, et une végétation dense composée de forêts secondaires, de palmeraies, de cultures vivrières et de marais. Les peuples Sawa (dont les Bakoko, Bassa, Douala, Ewondo, etc.) ont développé une relation étroite avec cet environnement : leur habitat traditionnel (cases en banco avec toits de chaume ou de tôle), leurs pratiques agricoles (igname, macabo, taro, banane plantain, huile de palme), leur pêche artisanale et leurs rites liés à l’eau (culte des mamiwata, fêtes de la pirogue) témoignent d’une adaptation profonde au milieu humide et fertile. ### Définitions clés > **Paysage rural Sawa** : Ensemble des éléments naturels (relief, hydrographie, végétation, sols) et humains (habitat, activités agricoles et piscicoles, infrastructures légères) qui caractérisent les espaces ruraux des régions côtières et subéquatoriales du Cameroun, inhabited primarily by Sawa ethnic groups. > **Éléments dominants du paysage Sawa** : Présence d’eau (fleuves, lagunes, marais), végétation luxuriante (palmiers à huile, bananiers, arbres tropicaux), habitat dispersé en cases traditionnelles, activités liées à la pêche et à l’agriculture de subsistance, couleurs chaudes et contrastées (vert foncé, bleu eau, ocre, blanc du chaume). ### Faits, dates et noms exacts - La région du Littoral abrite plus de 60 % de la production nationale d’huile de palme (source : MINADER, 2020). - Le fleuve Wouri, long de 160 km, est navigable sur près de 80 km et constitue une voie de communication historique pour les peuples Sawa. - La fête du Ngondo, célébrée annuellement à Douala (généralement en novembre), est un rituel Sawa majeur lié au culte des eaux et à la préservation de l’harmonie entre l’homme et la nature. - Les cases traditionnelles Sawa sont souvent construites en banco (terre mélangée à de la paille) avec un toit en chaume de raphia ou de feuilles de palmier, surélevées pour éviter l’humidité du sol. ### Causes et conséquences **Causes de la spécificité du paysage Sawa** : - Climat équatorial favorisant une végétation dense et une forte humidité. - Proximité de l’océan Atlantique et des grands fleuves, favorisant la pêche et les échanges. - Histoire d’installation ancienne des peuples Sawa le long des cours d’eau et des côtes. **Conséquences sur les pratiques culturelles et environnementales** : - Développement d’une cosmologie centrée sur l’eau (esprits des fleuves, génies des marais). - Pratiques agricoles adaptées aux sols hydromorphes (igname en butte, taro en zone humide). - Menaces actuelles : déforestation pour les plantations de palmiers à huile industrielles, pollution des fleuves par les déchets plastiques et les effluents urbains, perte de l’habitat traditionnel au profit du béton. ### Exemples concrets - Le village de Bonabéri (Douala) présente encore des zones où coexistent cases traditionnelles et petites exploitations palmières familiales. - Dans la région de Kribi, les pêcheurs Bassa utilisent encore des pirogues creusées en tronc d’arbre pour pêcher le tilapia et le capitaine dans le fleuve Lobe. - Au Sud-Ouest, près de Limbe, les paysages ruraux Sawa montrent une transition entre forêt secondaire, plantations villageoises de cacao et marais salants utilisés pour la récolte du sel traditionnel. ### Vocabulaire à retenir - Banco : matériau de construction traditionnel fait de terre, de paille et parfois de bouse d’animal. - Raphia : fibre végétale extraite du palmier raphia, utilisée pour la vannerie, la toiture et l’artisanat. - Hydromorphe : qualifie un sol saturé d’eau pendant une partie de l’année, favorable à certaines cultures comme le taro. - Palmairie : zone cultivée de palmiers à huile, souvent associée au paysage rural Sawa. - Lagune : étendue d’eau saumâtre séparée de la mer par un cordon littoral, fréquente dans le paysage côtier Sawa. - Pirogue : embarcation légère creusée dans un tronc d’arbre, utilisée pour la pêche et le transport sur les fleuves et lagunes. ### Exemple de sujet type examen avec plan **Sujet** : À l’aide de documents photographiques montrant un paysage rural Sawa (présence d’un fleuve, de cases en banco avec toit de chaume, de palmiers à huile et de femmes lavant du linge au bord de l’eau), réalisez un dessin d’observation puis un coloriage fidèle du paysage. Ensuite, expliquez en quelques lignes comment ce paysage reflète à la fois l’adaptation des populations Sawa à leur environnement et les enjeux actuels de sa préservation. **Plan attendu** : I. Description graphique du paysage (éléments naturels et humains observés, organisation de l’espace, utilisation des couleurs et des formes). II. Analyse des adaptations culturelles et économiques (habitat surélevé, pêche, agriculture de subsistance, lien spirituel avec l’eau). III. Évaluation des menaces environnementales (déforestation, pollution, urbanisation) et pistes de préservation (agroforesterie, gestion communautaire des ressources, valorisation du patrimoine culturel). --- ## II. Représentation et coloriage d’un paysage rural : Paysage Grassfield ### Contexte géographique et culturel Le paysage rural Grassfield se situe dans les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun, correspondant approximativement aux anciens royaumes bamileke, bamoun et tikar. Il s’étend sur un plateau altitudinal compris entre 1 000 et 2 000 mètres d’altitude, avec un climat tempéré de type Cwb (climat de montagne à hiver sec et été doux). La végétation est celle des prairies d’altitude parsemées de bosquets d’arbres (eucalyptus, pins, arbres indigènes comme le prunus africana), des cultures en terrasses et des haies vives. Les peuples Grassfield (Bamileke, Bamoun, Tikar, etc.) ont façonné ce paysage grâce à une agriculture intensive, une organisation sociale hiérarchisée (royaumes, chefferies) et une maîtrise technique de la gestion de l’eau et des sols. Leur habitat se caractérise par des cases rondes en banco avec des toits coniques en chaume ou en tôle, souvent regroupées en compounds entourés de haies vives ou de murs en pierre sèche. ### Définitions clés > **Paysage rural Grassfield** : Ensemble des éléments naturels (relief plat ondulé, sols ferrugineux, prairies d’altitude, hydrographie réticulée) et humains (habitat groupé, cultures en terrasses, haies vives, systèmes de gestion de l’eau) qui caractérisent les hauts plateaux de l’Ouest et du Nord-Ouest du Cameroun, inhabited primarily by Grassfield ethnic groups. > **Éléments dominants du paysage Grassfield** : Topographie ondulée, sols rouges ou bruns, cultures en lignes droites (maïs, haricots, pommes de terre), habitat en compounds ronds, haies vives d’arbustes (leucaena, calliandra), présence de points d’eau (mares, sources, petits ruisseaux), couleurs terreuses (ocre, rouge, vert pâle, blanc du chaume). ### Faits, dates et noms exacts - La région de l’Ouest produit plus de 70 % de la pomme de terre camerounaise (source : MINADER, 2021). - Le royaume Bamoun, fondé au XIVᵉ siècle par le roi Nshare, a sa capitale historique à Foumban, toujours centre culturel et artisanal majeur. - Les chefferies bamileke sont organisées autour d’un fon (roi) et d’un conseil de notables, avec une forte emphasis sur l’entrepreneuriat et l’innovation agricole. - Les haies vives Grassfield sont souvent composées de leucaena leucocephala, arbre fixateur d’azote utilisé pour enrichir les sols et fournir du fourrage. - L’altitude moyenne de la ville de Bafoussam est de 1 450 mètres, celle de Foumban de 1 120 mètres. ### Causes et conséquences **Causes de la spécificité du paysage Grassfield** : - Altitude élevée entraînant des températures plus fraîches et une moindre évaporation, favorable à certaines cultures tempérées. - Histoire d’états centralisés (royaumes Bamoun, chefferies Bamileke) favorisant l’organisation du territoire et les travaux collectifs (terraces, irrigation). - Pression démographique historique conduisant à une intensification de l’usage des sols. **Conséquences sur les pratiques culturelles et environnementales** : - Développement de techniques agricoles avancées : buttage, rotation des cultures, agroforesterie. - Valeur culturelle accordée à la terre : les cérémonies de préparation des champs, les fêtes de l’igname (comme le Ngouon chez les Bamoun) renforcent le lien entre l’homme et la terre. - Menaces actuelles : érosion des sols due à la culture sur pente sans conservation, perte de biodiversité liée au remplacement des haies vives par des clôtures métalliques, exode rural vers les villes (Douala, Yaoundé) entraînant l’abandon de certains compounds. ### Exemples concrets - Dans les environs de Dschang, on observe encore des cultures en terrasses sur les pentes douces, avec des haies vives de leucaena séparant les parcelles de maïs et de pommes de terre. - À Foumban, le palais royal et les cases environnantes montrent l’organisation spatiale typique d’un compound Grassfield : case centrale du fon, cases des épouses et des enfants entourées d’une cour intérieure. - Dans le Nord-Ouest, près de Bamenda, certains villages pratiquent encore l’irrigation par canaux dérivés des sources de montagne pour arroser les jardins familiaux pendant la saison sèche. - Le marché de Mbouda (Ouest) illustre la vitalité économique des Grassfield : commerce de tubercules, de légumes, d’artisanat en bois et en tissu traditionnel (toghu). ### Vocabulaire à retenir - Compound : unité d’habitation groupée comprenant plusieurs cases entourées d’un espace clos (haie, mur ou clôture). - Haie vive : rangée d’arbres ou d’arbustes plantés en ligne pour délimiter une parcelle, protéger les cultures ou enrichir le sol. - Terrassement : technique consistant à créer des niveaux horizontaux sur une pente pour faciliter la culture et limiter l’érosion. - Sol ferrugineux : sol riche en oxyde de fer, donnant une couleur rougeâtre ou brune, fréquent sur les plateaux Grassfield. - Agroforesterie : système d’utilisation des terres qui intègre des arbres et des arbustes dans les cultures ou les pâturages. - Érosion hydrique : détachement et transport des particules de sol par l’eau de pluie, accentué sur les pentes non protégées. ### Exemple de sujet type examen avec plan **Sujet** : À partir d’un croquis montrant un paysage rural Grassfield (collines ondulées, cases rondes en banco avec toit conique, cultures en lignes droites, haies vives le long des champs, présence d’une mare et de femmes récoltant des tubercules), réalisez un dessin puis un coloriage adapté. Ensuite, expliquez en quelques lignes comment ce paysage témoigne de l’ingéniosité des populations Grassfield dans la gestion de leur environnement et quels défis il enfrente aujourd’hui. **Plan attendu** : I. Analyse graphique du paysage (organisation de l’espace, formes dominantes, utilisation des couleurs et des textures pour représenter le relief et les activités humaines). II. Interprétation des adaptations techniques et sociales (terraces, haies vives, habitat groupé, connaissances agricoles transmises oralement). III. Évaluation des pressions environnementales actuelles (érosion, perte de haies vives, urbanisation) et propositions de solutions durables (agroforesterie, reboisement communautaire, valorisation des savoirs traditionnels). --- ## Synthèse du chapitre - Les paysages ruraux Sawa et Grassfield reflètent deux adaptations distinctes à des environnements naturels différents : milieu humide et chaud pour les Sawa, hauts plateaux tempérés pour les Grassfield. - Le paysage Sawa est marqué par la présence d’eau, la végétation luxuriante, l’habitat dispersé et les activités liées à la pêche et à l’agriculture de subsistance en zone humide. - Le paysage Grassfield se caractérise par un relief ondulé, des sols ferrugineux, des cultures en terrasses ou en lignes droites, un habitat groupé en compounds et des haies vives pour la gestion des sols et de l’eau. - Dans les deux cas, les pratiques culturelles (croyances, fêtes, savoir-faire agricoles) sont étroitement liées à l’environnement et contribuent à la préservation de la biodiversité et de l’identité locale. - Les paysages ruraux font face aujourd’hui à des pressions croissantes : déforestation, pollution, érosion des sols, perte des savoirs traditionnels et urbanisation accélérée. - La représentation artistique (dessin, coloriage) de ces paysages permet non seulement de développer des compétences techniques mais aussi de sensibiliser à leur valeur écologique et culturelle. - Une citoyenneté éclairée implique de reconnaître la valeur des paysages ruraux comme patrimoine commun et de soutenir des modes de développement respectueux de l’environnement et des communautés locales. --- ## Glossaire - **Banco** : Matériau de construction traditionnel fait de terre, de paille et parfois de bouse d’animal, utilisé pour les murs des cases rurales. - **Compound** : Unité d’habitation groupée comprenant plusieurs cases entourées d’un espace clos (haie, mur ou clôture), typique du paysage Grassfield. - **Érosion hydrique** : Détachement et transport des particules de sol par l’eau de pluie, accentué sur les pentes non protégées ou dénudées. - **Haie vive** : Rangée d’arbres ou d’arbustes plantés en ligne pour délimiter une parcelle, protéger les cultures ou enrichir le sol par fixation d’azote. - **Lagune** : Étendue d’eau saumâtre séparée de la mer par un cordon littoral, fréquente dans le paysage côtier Sawa. - **Palmairie** : Zone cultivée de palmiers à huile, souvent associée au paysage rural Sawa dans les régions du Littoral et du Sud-Ouest. - **Pirogue** : Embarcation légère creusée dans un tronc d’arbre, utilisée pour la pêche et le transport sur les fleuves, lagunes et marais. - **Sol ferrugineux** : Sol riche en oxyde de fer, donnant une couleur rougeâtre ou brune, caractéristique des plateaux Grassfield de l’Ouest et du Nord-Ouest. - **Terraces** : Niveaux horizontaux créés sur une pente pour faciliter la culture, limiter l’érosion et retenir l’eau de pluie. - **Agroforesterie** : Système d’utilisation des terres qui intègre des arbres et des arbustes dans les cultures ou les pâturages pour améliorer la fertilité et la biodiversité. --- *Fin de la fiche de cours.*

Quiz du chapitre

12 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quel est le principal objectif de l'éducation à l'environnement dans le cadre du programme de Terminale Arts au Cameroun ?
  2. 2. Dans le chapitre « Environnement et citoyenneté(suite) », quel concept désigne la responsabilité partagée entre individus, communautés et État pour préserver l'environnement ?
  3. 3. Quel artiste camerounais est connu pour utiliser des matériaux recyclés (plastique, métal, tissus usés) dans ses installations pour dénoncer la pollution urbaine ?
  4. 4. Lorsqu'un élève crée une affiche de sensibilisation au tri des déchets en utilisant des symboles nationaux (comme le drapeau ou le lion) et des slogans en français et en anglais, quelle compétence citoyenne mobilise-t-il principalement ?
  5. 5. Dans le cadre d'un projet artistique sur la déforestation au Cameroun, un élève choisit de représenter un arbre coupé dont les racines forment des visages humains en pleurs. Quelle interprétation est la plus pertinente selon les enjeux du chapitre ?
  6. 6. Un groupe d'élèves organise une exposition éphémère dans leur lycée intitulée « Plastiques : de la poubelle à la toile ». Ils transforment des bouteilles PET en sculptures représentant des animaux menacés. Quel type d'action citoyenne cela illustre-t-il le mieux ?
  7. 7. Selon la loi camerounaise n° 2011/016 du 6 mai 2011 portant sur la gestion de l'environnement, quel principe oblige l'État à prévenir les dommages environnementaux avant qu'ils ne surviennent ?
  8. 8. Dans une peinture intitulée « Le Fleuve qui Pleure », un élève utilise des tons de bleu dégradé en haut et de marron boueux en bas, avec des poissons flottant tête en bas. Quel message environnemental cette œuvre transmet-elle le plus clairement ?
  9. 9. Un élève propose un projet où chaque classe du lycée adopte un arbre sur le campus, en le peignant avec des motifs représentant les valeurs citoyennes (solidarité, respect, responsabilité). Quel est le principal avantage pédagogique de cette approche selon le chapitre « Environnement et citoyenneté(suite) » ?
  10. 10. Dans le contexte de l'éducation artistique à l'environnement, pourquoi est-il considéré comme problématique de représenter uniquement des paysages vierges et idylliques sans trace d'activité humaine ?
  11. 11. Un élève crée une installation sonore composée de bruits de tronçonneuse, de cris d'oiseaux en détresse et de voix enregistrées disant « C'est pour le développement ». Quelle intention artistique et citoyenne cette œuvre manifeste-t-elle le plus clairement ?
  12. 12. Lorsqu'un élève utilise des pigments naturels extraits de plantes locales (comme le nitto, le kaolin ou le charbon de bois) pour réaliser une fresque sur les enjeux de l'assainissement urbain, quelle démarche citoyenne et écologique incarne-t-il principalement ?