Chapitre 4
Recherche de la vraie grandeur
Lecture : 18 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :**
- Déterminer l’angle de corroyage d’une droite par rapport à un plan à l’aide des projections orthogonales.
- Construire la section droite d’un solide par un plan donné et en déduire sa forme réelle.
- Rechercher la vraie grandeur (longueur réelle ou aire réelle) d’une ligne, d’une surface ou d’un solide à partir de ses vues en projection.
- Justifier chaque étape par des raisonnements géométriques (théorème de Thalès, propriétés des plans parallèles, développements de surfaces).
- Appliquer ces méthodes à des situations concrètes tirées du milieu camerounais et africain.
**Prérequis nécessaires :**
- Maîtrise des projections orthogonales (vue de face, vue de côté, vue du dessus).
- Connaissance des notions de droite, de plan, de parallèle, de perpendicularité.
- Savoir lire et interpréter un plan d’ensemble (échelle, cotes, lignes de fuite).
- Avoir pratiqué le tracé de développements simples (prismes, pyramides, cylindres).
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## Introduction contextualisée
Le dessin des ouvrages, enseigné en série AMB au lycée, vise à traduire l’espace tridimensionnel en représentations planes tout en conservant les mesures réelles indispensables à la réalisation technique. Au Cameroun, où les projets de construction (maisons rurales, ponts, réservoirs d’eau) s’appuient souvent sur des plans dessinés à la main ou assistés par ordinateur, il est crucial de savoir retrouver la **vraie grandeur** d’un élément lorsqu’il est présenté sous une vue biaisée. Ce chapitre s’inscrit dans la lignée des travaux de Gaspard Monge (1746‑1818), père de la géométrie descriptive, dont les méthodes permettent de passer d’une projection à la réalité métrique. Nous étudierons successivement : l’angle de corroyage (inclinaison d’une droite par rapport à un plan), la section droite (intersection d’un solide avec un plan perpendiculaire à une direction donnée) et enfin la vraie grandeur des surfaces (aire réelle d’une surface inclinée ou courbée). Chaque leçon s’appuie sur des exemples locaux – toits de cases traditionnelles du Nord, pylônes de télécommunication du Littoral, réservoirs d’eau des villages du Sud‑Ouest – afin de rendre les concepts immédiatement pertinents pour l’examen du baccalauréat et la pratique professionnelle.
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## I. Leçon 1 : La recherche de l’angle de corroyage
### A. Contexte et définitions
L’**angle de corroyage** (ou angle d’inclinaison) est l’angle formé par une droite et sa projection orthogonale sur un plan. Il mesure l’inclinaison de la droite relativement à ce plan. En dessin technique, on le rencontre lorsqu’on veut connaître la pente d’une poutre, d’un escalier ou d’un toit par rapport à l’horizontale.
> **Définition** : L’angle de corroyage α d’une droite *d* par rapport à un plan *Π* satisfait : sin α = |*d*·*n*| / ‖*d*‖, où *n* est le vecteur unitaire normal du plan *Π*. Équivalentement, si *L* désigne la longueur vraie de *d* et *Lₚ* la longueur de sa projection orthogonale sur *Π*, alors cos α = *Lₚ*/*L* et α = arccos(*Lₚ*/*L*).
### B. Notions et théorèmes mobilisés
- **Théorème de Thalès** dans l’espace : si deux droites sont coupées par des plans parallèles, les rapports des segments sont égaux.
- **Propriété de la projection orthogonale** : la longueur de la projection d’un segment sur un plan vaut la longueur du segment multipliée par le cosinus de l’angle entre le segment et le plan.
- **Relation trigonométrique** : si *L* est la longueur vraie de la droite et *Lₚ* sa longueur en projection, alors *Lₚ* = *L*·cos α, d’où α = arccos(*Lₚ*/*L*).
### C. Méthode de détermination
1. Repérer la droite *d* dans les deux vues où elle apparaît en vraie longueur (généralement la vue de face et la vue du dessus).
2. Reporter sa projection sur le plan considéré (souvent le plan horizontal) dans la troisième vue.
3. Construire le triangle rectangle formé par *d*, sa projection et la perpendiculaire érigée à l’extrémité de la projection.
4. Mesurer les côtés connus (longueur vraie *L* et longueur projetée *Lₚ*) à l’échelle du dessin.
5. Calculer α = arccos(*Lₚ*/*L*) ou, si les côtés sont connus, utiliser la tangente : tan α = hauteur / base.
### D. Exemple concret camerounais
Dans une case traditionnelle du Nord‑Cameroun, la poutre faîtière repose sur deux poteaux verticaux et forme un toit à deux pans. Sur le plan de façade, la poutre apparaît en vraie longueur (2,40 m). Sur le plan du dessus, sa projection sur le sol mesure 2,00 m. L’angle de corroyage α satisfait : cos α = 2,00 / 2,40 ≈ 0,833 → α ≈ 33,6°. Cette valeur indique l’inclinaison du toit, indispensable pour choisir le revêtement adapté aux pluies saisonnières.
### Tableau récapitulatif – Leçon 1
| Étape | Action | Résultat attendu |
|-------|--------|------------------|
| 1 | Identifier les vues où la droite est en vraie longueur | Deux vues avec mesure *L* |
| 2 | Reporter la projection sur le plan de référence | Mesure *Lₚ* dans la troisième vue |
| 3 | Construire le triangle rectangle | Côtés *L*, *Lₚ*, hauteur *h* |
| 4 | Appliquer la relation trigonométrique | α = arccos(*Lₚ*/*L*) ou α = arctan(*h*/*Lₚ*) |
| 5 | Vérifier la cohérence avec l’échelle du dessin | Valeur d’α compatible avec les autres cotes |
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## II. Leçon 2 : La recherche de la section droite
### A. Contexte et définitions
Une **section droite** d’un solide est l’intersection de ce solide avec un plan perpendiculaire à une direction donnée (souvent la direction d’une génératrice ou l’axe du solide). Elle révèle la forme réelle de la coupe, indépendante de l’orientation du solide dans l’espace.
> **Définition** : La section droite *S* d’un solide *Σ* par un plan *Π* perpendiculaire à un vecteur *v* (direction de référence) est telle que *v* est normal à *Π* (c’est‑à‑dire *v* ∥ *n*, où *n* est le vecteur unitaire normal de *Π*) et *S* = *Σ* ∩ *Π*.
### B. Notions et théorèmes mobilisés
- **Propriété des plans parallèles** : deux plans parallèles coupent un solide en des sections homothétiques.
- **Théorème d’Aire** (pour les prismes et cylindres) : l’aire de la section droite d’un prisme ou d’un cylindre est égale à l’aire de sa base (car le plan de coupe est perpendiculaire aux génératrices).
- **Méthode des points caractéristiques** : reporter les points d’intersection des arêtes avec le plan de coupe dans chaque vue, puis relier ces points.
### C. Méthode de détermination
1. Déterminer la direction *v* par rapport à laquelle la section doit être droite (souvent indiquée par une flèche ou une cote).
2. Tracer le plan de coupe *Π* perpendiculaire à *v* dans les trois vues (on obtient une ligne de trace dans chaque vue).
3. Reporter les points d’intersection de chaque arête du solide avec *Π* dans chaque vue (en utilisant la méthode des droites droites).
4. Relier ces points dans chaque vue pour obtenir le contour de la section.
5. Vérifier que la figure obtenue est identique dans les deux vues où elle apparaît sans déformation (vraie forme).
### D. Exemple concret africain
Prenons un pylône de télécommunication en treillis métallique fréquent dans la région du Littoral camerounais. Le pylône est constitué de poteaux verticaux reliés par des diagonales formant des prismes triangulaires. On souhaite connaître la forme réelle de la coupe faite par un plan **horizontal** perpendiculaire à l’axe vertical du pylône (direction *v* = axe vertical).
- Dans la vue de face, le tracé du plan de coupe apparaît comme une **ligne horizontale** située à la hauteur de la coupe.
- Dans la vue du dessus, cette même ligne se voit en **vraie forme** car le plan est parallèle au plan de projection (on obtient directement le contour de la section).
- Les intersections avec les poteaux donnent deux points alignés verticalement (en vue de face) qui se projettent en deux points distincts en vue du dessus ; les intersections avec les diagonales donnent deux points symétriques de chaque côté.
- En reliant ces points, on obtient un **losange** dont les diagonales sont respectivement égales à l’écart entre les poteaux et à la hauteur des diagonales. Ce losange est la **section droite** du pylône, utile pour calculer la contrainte de flexion dans les barres.
### Tableau récapitulatif – Leçon 2
| Étape | Action | Résultat attendu |
|-------|--------|------------------|
| 1 | Déterminer la direction *v* et tracer le plan *Π* perpendiculaire | Ligne de trace dans chaque vue |
| 2 | Reporter les intersections arête‑*Π* dans chaque vue | Nuage de points caractéristiques |
| 3 | Relier les points dans chaque vue | Contour provisoire de la section |
| 4 | Vérifier l’identité de la forme dans les deux vues sans déformation | Vraie forme de la section droite |
| 5 | Calculer éventuellement aires ou périmètres à l’échelle | Valeurs métriques exploitables |
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## III. Leçon 3 : La recherche de la vraie grandeur des surfaces
### A. Contexte et définitions
La **vraie grandeur** d’une surface désigne son aire réelle lorsqu’elle est développée dans un plan sans déformation. En dessin des ouvrages, on rencontre ce problème lorsqu’il faut déterminer la quantité de matériau nécessaire pour couvrir un toit incliné, un réservoir cylindrique ou une cuve sphérique.
> **Définition** : La vraie grandeur *A* d’une surface *Σ* inclinée par un angle *θ* par rapport à son plan de projection vaut *A* = *Aₚ* / cos *θ*, où *Aₚ* est l’aire de la projection de *Σ* sur ce plan.
### B. Notions et théorèmes mobilisés
- **Théorème des aires projetées** : l’aire de la projection d’une surface plane sur un autre plan vaut l’aire réelle multipliée par le cosinus de l’angle entre les deux plans.
- **Méthode du développement** : pour les surfaces développables (cylindre, cône, prisme), on déroule la surface en un plan et on mesure directement l’aire.
- **Méthode des bandes** : on découpe la surface en bandes infiniment petites, on projette chaque bande, on somme les aires projetées puis on divise par le cosinus de l’angle moyen.
### C. Méthode de détermination
1. Identifier la surface considérée et son plan de référence (souvent le plan horizontal).
2. Déterminer l’angle *θ* entre la surface et ce plan (on peut utiliser l’angle de corroyage d’une génératrice ou la normale de la surface).
3. Mesurer l’aire de la projection *Aₚ* de la surface sur le plan de référence (en décomposant en formes simples : rectangles, triangles, cercles).
4. Appliquer la formule *A* = *Aₚ* / cos *θ*.
5. Si la surface est développable, réaliser son développement, mesurer directement l’aire sur le développement et comparer avec le résultat obtenu par la formule.
### D. Exemple concret camerounais
Dans un village du Sud‑Ouest, un réservoir d’eau cylindrique de diamètre 2,0 m et hauteur 1,5 m sert à l’alimentation domestique. Le toit du réservoir est un disque légèrement incliné de 15° afin de faciliter l’écoulement des pluies.
- La vraie aire du disque (surface du toit) est *A* = π·(1,0)² ≈ 3,14 m².
- Son projection orthogonale sur le plan horizontal est une **ellipse** dont l’aire vaut *Aₚ* = *A*·cos 15° ≈ 3,14 × 0,9659 ≈ 3,03 m².
- En pratique, on mesure cette aire projetée sur le plan de coupe (vue du dessus) : *Aₚ* ≈ 3,03 m².
- On retrouve alors la vraie grandeur : *A* = *Aₚ* / cos 15° ≈ 3,03 / 0,9659 ≈ 3,14 m².
- Cette valeur permet d’estimer la quantité de tôle nécessaire (environ 3,3 m², en ajoutant un recouvrement de 10 %).
### Tableau récapitulatif – Leçon 3
| Étape | Action | Résultat attendu |
|-------|--------|------------------|
| 1 | Déterminer le plan de référence et mesurer l’angle *θ* | Valeur de *θ* (en degrés ou radians) |
| 2 | Calculer l’aire de la projection *Aₚ* | Aire en unités carré (mm², cm², m²) |
| 3 | Appliquer *A* = *Aₚ* / cos *θ* | Vraie grandeur de la surface |
| 4 | (Optionnel) Réaliser le développement et mesurer directement | Vérification du résultat |
| 5 | Déduire la quantité de matière nécessaire | Valeur pratique pour le chantier |
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## Synthèse du chapitre (mini‑fiche de révision)
- **Angle de corroyage** : α = arccos(*Lₚ*/*L*) = arctan(hauteur/base).
- **Section droite** : intersection d’un solide avec un plan ⟂ à une direction donnée ; vraie forme obtenue en reportant les intersections arête‑plan dans chaque vue.
- **Vraie grandeur d’une surface** : *A* = *Aₚ* / cos *θ* (θ = angle entre surface et plan de référence).
- **Méthodes communes** : utilisation du théorème de Thalès, des propriétés des plans parallèles, du développement des surfaces développables.
- **Applications camerounaises** : toits de cases (Nord), pylônes de télécommunication (Littoral), réservoirs d’eau (Sud‑Ouest).
- **Outils de vérification** : cohérence des échelles, contrôle par deuxième méthode (ex. développement vs formule).
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## Glossaire (8 termes clés)
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Angle de corroyage | Angle formé par une droite et sa projection orthogonale sur un plan. |
| Vraie grandeur | Mesure réelle (longueur, aire, volume) d’un élément géométrique lorsqu’il est restitué sans déformation de projection. |
| Section droite | Intersection d’un solide avec un plan perpendiculaire à une direction donnée. |
| Développement | Opération consistant à dérouler une surface développable sur un plan sans étirement ni compression. |
| Théorème de Thalès (espace) | Si deux droites sont coupées par des plans parallèles, les rapports des segments situés sur ces droites sont égaux. |
| Plan de référence | Plan choisi comme base de projection (souvent le plan horizontal ou vertical). |
| Normal d’un plan | Vecteur unitaire perpendiculaire au plan, utilisé pour calculer les angles d’inclinaison. |
| Échelle de dessin | Rapport entre une longueur sur le dessin et la longueur réelle correspondante. |
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## Étude de document / de cas
**Document** : Extrait d’un plan d’un bâtiment scolaire à Yaoundé (échelle 1 : 50). On y voit une poutre porteuse *AB* qui soutient le plancher du premier étage. Dans la vue de face, la poutre apparaît en trait plein avec une cote de 4,20 m. Dans la vue du dessus, son tracé est une ligne oblique qui rencontre le mur extérieur en un point *C* distant de 3,60 m du point *A* selon l’échelle.
**Objectif** : Déterminer l’angle de corroyage de la poutre *AB* par rapport au plan horizontal (plan du sol) et en déduire la hauteur réelle de la poutre au-dessus du sol au point *B*.
**Résolution pas à pas**
1. **Identifier les vues** :
- Vue de face : poutre *AB* en vraie longueur (car elle est parallèle au plan de la vue).
- Vue du dessus : projection *A’B’* de la poutre sur le plan horizontal.
2. **Mesurer les longueurs à l’échelle** :
- Longueur vraie *L* = 4,20 m (donnée directement en vue de face).
- Sur le dessin de la vue du dessus, on mesure 7,20 cm. Avec l’échelle 1 : 50 (1 cm = 0,50 m réel), la longueur projetée réelle est *Lₚ* = 7,20 cm × 0,50 m/cm = 3,60 m.
3. **Calculer l’angle de corroyage** :
cos α = *Lₚ*/*L* = 3,60 / 4,20 ≈ 0,857 → α ≈ arccos(0,857) ≈ 31,0°.
> **Règle à retenir** : L’angle de corroyage s’obtient par le rapport longueur projetée / longueur vraie.
4. **Déterminer la hauteur verticale** :
La hauteur *h* (complémentaire à la projection) vaut *h* = *L*·sin α = 4,20 · sin 31° ≈ 4,20 · 0,515 ≈ 2,16 m.
> **Règle à retenir** : La hauteur d’une droite inclinée se calcule par *L*·sin α.
5. **Vérification** :
- La projection horizontale *Lₚ* = *L*·cos α = 4,20 · cos 31° ≈ 4,20 · 0,857 ≈ 3,60 m (cohérent).
- La hauteur trouvée (2,16 m) représente la différence de niveau entre les extrémités *A* et *B* de la poutre, utile pour dimensionner les poteaux de soutien.
**Conclusion** : La poutre *AB* est inclinée de 31° par rapport au horizontal ; elle se situe à 2,16 m au-dessus du sol au point *B*. Cette information permet de vérifier le respect des normes de hauteur libre dans les bâtiments scolaires camerounais.
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## Méthode et sujets type examen
### Sujet 1 – Dissertation
**Intitulé** : « Expliquer l’importance de la recherche de la vraie grandeur en dessin des ouvrages et illustrer votre propos par deux exemples tirés du contexte camerounais ou africain. »
**Plan détaillé**
1. **Introduction**
- Définir la vraie grandeur et son rôle dans la passage du dessin à la réalisation.
- Annoncer la thèse : connaître la vraie grandeur permet d’optimiser les matériaux, d’assurer la sécurité et de respecter les normes.
2. **Partie I – Fondements théoriques**
- Présenter les trois recherches étudiées (angle de corroyage, section droite, vraie grandeur des surfaces).
- Citer les théorèmes de base (Thalès, aires projetées, développements).
3. **Partie II – Application à un ouvrage de couverture**
- Exemple du toit d’une case traditionnelle du Nord‑Cameroun (inclinaison, calcul de la surface de tôle nécessaire).
- Montrer comment l’erreur d’estimation de l’angle entraîne un surplus ou un déficit de matériau.
4. **Partie III – Application à un ouvrage de structure**
- Exemple du pylône de télécommunication du Littoral (section droite losange, calcul de la contrainte de flexion).
- Insister sur la nécessité de connaître la vraie forme de la section pour le dimensionnement des barres.
5. **Conclusion**
- Synthétiser l’apport de la vraie grandeur pour la qualité et l’économie des chantiers.
- Ouvrir sur l’usage des logiciels de CFAO qui automatisent ces recherches mais nécessitent une compréhension des principes sous-jacents.
### Sujet 2 – Commentaire de document
**Document fourni** : Vue de face et vue de côté d’un escalier en béton armé destiné à un centre de santé rurale (échelle 1 : 20). On distingue les marches, le limon et la rampe.
**Consignes** :
- Identifier les éléments cuya vraie grandeur doit être connue (hauteur de marche, profondeur de giron, longueur de la rampe).
- Décrire, étape par étape, la méthode permettant de déterminer l’angle de corroyage de la rampe par rapport au horizontal.
- Calculer, à l’aide des cotes fournies, la hauteur totale de l’escalier et la longueur réelle de la rampe.
- Justifier chaque opération par un schéma ou une référence théorique (Thalès, trigonométrie).
**Plan de réponse attendu**
1. **Analyse du document** – repérage des vues, échelles, cotes visibles.
2. **Détermination de l’angle de corroyage** – tracé de la projection de la rampe sur le plan horizontal, mesure des longueurs vraie et projetée, calcul α = arccos(*Lₚ*/*L*).
3. **Calcul de la hauteur totale** – somme des hauteurs de marche (nombre de marches × hauteur unitaire) ou utilisation de *h* = *L*·sin α.
4. **Calcul de la longueur réelle de la rampe** – *L* = *Lₚ*/cos α ou directement à l’échelle.
5. **Vérification** – comparaison avec une méthode alternative (développement du limon).
6. **Conclusion** – interprétation des résultats pour la conformité aux normes d’accessibilité (hauteur de marche ≤ 18 cm, pente de la rampe ≤ 5 %).
### Sujet 3 – Question de cours
**Intitulé** : « Définir l’angle de corroyage d’une droite par rapport à un plan et donner la formule permettant de le calculer à partir des longueurs vraie et projetée. »
**Réponse attendue**
- Définition : l’angle de corroyage α est l’angle formé par une droite *d* et sa projection orthogonale *d’* sur un plan *Π*.
- Formule : si *L* désigne la longueur vraie de *d* et *Lₚ* la longueur de sa projection *d’* sur *Π*, alors cos α = *Lₚ*/*L*, d’où α = arccos(*Lₚ*/*L*).
- Remarque : on peut aussi utiliser la tangente si la hauteur *h* et la base *b* du triangle rectangle sont connues : tan α = *h*/*b*.
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## Erreurs fréquentes
| Erreur fréquente | Pourquoi elle se produit | Comment l’éviter |
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| Confondre **angle de corroyage** avec l’angle entre deux droites | L’élève pense que toute inclinaison se mesure entre deux lignes, oubliant la notion de projection sur un plan. | Rappeler systématiquement que l’angle de corroyage implique toujours un plan de référence (souvent le sol ou un plan de façade). |
| Utiliser la longueur de la vue où la droite apparaît raccourcie comme longueur vraie | Mauvaise lecture des vues : on prend la longueur apparente au lieu de la longueur en vraie grandeur. | Vérifier dans quelles vues la droite est parallèle au plan de la vue (vraie longueur) avant toute mesure. |
| Oublier de convertir les mesures de l’échelle réelle lors du calcul de l’angle | L’élève travaille directement avec les valeurs mesurées sur le papier, sans tenir compte de l’échelle du dessin. | Toujours appliquer l’échelle (ex. 1 : 50 → 1 cm = 0,50 m) avant d’utiliser les formules trigonométriques. |
| Appliquer la formule *A* = *Aₚ* / cos *θ* à une surface non plane (ex. sphère) sans tenir compte de la courbure | On considère à tort que toute surface suit la même règle d’aire projetée. | Vérifier si la surface est développable ; sinon, utiliser des méthodes d’intégration ou de approximation par bandes. |
| Interpréter la section droite comme la simple projection du solide sur un plan | Confondre projection orthogonale et coupe par un plan perpendiculaire à une direction donnée. | Souligner que la section droite nécessite un plan ⟂ à une direction précise, tandis qu’une projection peut être oblique. |
| Négliger de vérifier la cohérence des unités (mm, cm, m) dans le calcul final | Conduire à des résultats erronés de plusieurs ordres de grandeur. | Toujours convertir toutes les longueurs dans la même unité avant d’appliquer les formules trigonométriques. |
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*Fin du cours.*
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