Chapitre 11
Représentation des meubles de salle de séjour (partie 1/2)
Lecture : 20 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :
- Décrire les fonctions et les caractéristiques techniques d’un classeur et d’une commode.
- Réaliser des esquisses à main levée et des dessins cotés conformes aux normes du dessin technique (échelle, cotes, symboles).
- Identifier les matériaux usuels (bois massif, aggloméré, placage, métal) et leurs propriétés mécaniques.
- Appliquer les règles d’assemblage (tenon-mortaise, chevilles, vis, systèmes de glissière) propres au mobilier de séjour.
- Réaliser une étude de cas complète : analyse d’un document, proposition d’amélioration et présentation d’un plan de fabrication.
**Prérequis** :
- Maîtrise du dessin orthogonal (vue de face, profil, plan) et des cotations simples.
- Connaissance des notions de proportion, d’échelle et de lecture de plans.
- Notions de base sur les propriétés des bois (densité, résistance à la flexion) acquises en classe de Seconde.
---
## Introduction contextualisée
Le séjour constitue l’espace central de la maison camerounaise où se mêlent réception, détente et parfois travail. Le mobilier qui l’équipe doit allier esthétique, fonctionnalité et résistance aux conditions climatiques locales (humidité, variations de température). Le programme officiel de la série AMB met l’accent sur deux familles d’objets : les classeurs, indispensables à l’organisation des documents administratifs ou scolaires, et les commodes, éléments de rangement polyvalents souvent présents dans les chambres ou les salons. Ce chapitre propose une approche par compétences : l’élève analyse, conçoit et représente ces meubles en respectant les normes du dessin technique tout en intégrant des contraintes réelles (dimensions standards, choix des matériaux, modes d’assemblage).
---
## I. Classeurs
### A. Contexte et définition
Un classeur est un meuble de rangement destiné à accueillir des dossiers suspendus, des chemises ou des classeurs à levier. Il se caractérise par une structure verticale composée de plusieurs tiroirs ou de tablettes réglables. Au Cameroun, on retrouve fréquemment des classeurs en bois de iroko ou en aggloméré plaqué, adaptés aux bureaux des administrations publiques et des établissements scolaires.
> **>** Un classeur standard possède une hauteur totale comprise entre 110 cm et 130 cm, une largeur de 45 cm à 60 cm et une profondeur de 60 cm à 70 cm.
### B. Acteurs, notions et auteurs
- **Acteurs** : menuisiers locaux, bureaux d’études du MINESEC, fabricants de mobilier de bureau (ex. : *Société Camerounaise de Mobilier*).
- **Notions** : module de classement (espace vertical entre deux tablettes), glissière à billes, système de verrouillage centralisé.
- **Auteur de référence** : Selon le référentiel du dessin technique du mobilier (MINESEC/IGE, 2020), qui définit les cotes de tirage pour les classeurs à levier.
### C. Faits datés et lieux précis
- En 2019, le ministère de l’Éducation du Cameroun a lancé un appel d’offres pour l’acquisition de 5 000 classeurs métalliques destinés aux lycées techniques de Yaoundé et de Douala.
- En 2021, un atelier de formation à Bafoussam a présenté un prototype de classeur en bambou traité, visant à réduire l’empreinte carbone du mobilier scolaire.
### D. Causes puis conséquences
- **Cause** : augmentation du volume de documents administratifs suite à la décentralisation.
- **Conséquence** : nécessité de concevoir des classeurs plus hauts, avec des tablettes réglables tous les 30 cm, afin d’optimiser l’espace de rangement tout en facilitant l’accès.
### E. Exemples concrets (camerounais et africains)
- Classeur en iroko massif, hauteur 120 cm, quatre tiroirs de 30 cm chacun, utilisé dans les tribunaux de première instance de Garoua.
- Classeur en aggloméré plaqué chêne, profondeur 55 cm, équipé de glissières à billes silencieuses, présent dans les bureaux des Nations Unies à Bamenda.
### F. Vocabulaire à retenir
- **Tiroir** : compartiment coulissant destiné à recevoir des dossiers.
- **Glissière à billes** : dispositif permettant un déplacement doux et silencieux du tiroir.
- **Tablette réglable** : étagère pouvant être déplacée verticalement selon un pas prédéterminé.
### G. Tableau récapitulatif – Classeurs
| Critère | Valeur typique (cm) | Matériau courant | Mode d’assemblage fréquent |
|-----------------------|---------------------|-----------------------|----------------------------|
| Hauteur totale | 110‑130 | Iroko, aggloméré | Tenon‑mortaise + chevilles |
| Largeur | 45‑60 | Placage chêne | Vis autotaraudeuses |
| Profondeur | 60‑70 | Bois massif | Glissières à billes |
| Espacement tablettes | 30 cm (pas) | Bois ou métal | Rainures + clips |
| Charge maximale | 20‑30 kg/tablette | Selon essence | Renforts métalliques |
### H. Étude de document / de cas
**Document** : extrait d’un plan de classeur fourni par le lycée technique de Nkongsamba (échelle 1:20).
- Vue de face : montre quatre tiroirs identiques, chacun avec une poignée encastrée.
- Vue de profil : indique une épaisseur de panneau de 18 mm et une rainure de 5 mm pour recevoir le fond du tiroir.
- Cotation : hauteur totale 1200 mm, largeur 500 mm, profondeur 600 mm.
**Analyse pas à pas**
1. **Vérification des proportions** : le rapport hauteur/largeur = 2,4, conforme aux normes ergonomiques (entre 2 et 2,5).
2. **Contrôle des cotes** : la profondeur de 600 mm permet l’insertion de dossiers suspendus standard (largeur 240 mm).
3. **Choix du matériau** : le plan précise « panneaux de particules de densité 650 kg/m³, placage mélaminé blanc ». Ce choix assure une bonne résistance à la flexion tout en limitant le poids.
4. **Assemblage** : les traits de coupe montrent des tenons de 10 mm sur les montants verticaux, associés à des mortaises de 12 mm dans les traverses, renforcés par de la colle PVAc.
5. **Proposition d’amélioration** : ajouter un système de verrouillage centralisé à clé pour sécuriser les documents sensibles, en prévoyant une encoche de 8 mm dans la traverse supérieure.
---
## II. Activités d’intégration
### A. Contexte et définition
Les activités d’intégration regroupent les exercices transversaux qui permettent à l’élève de mettre en pratique les connaissances acquises sur les classeurs et les commodes dans un projet complet de conception de mobilier de séjour. Elles comprennent la lecture de cahiers des charges, la réalisation de maquettes numériques ou physiques, et la présentation orale du projet.
### B. Acteurs, notions et auteurs
- **Acteurs** : enseignants de dessin technique, chefs de travaux des ateliers de menuiserie, représentants des entreprises locales de mobilier.
- **Notions** : cahier des charges fonctionnel, analyse de besoins, prototypage, éco‑conception.
- **Auteur de référence** : Selon le référentiel du mobilier domestique en Afrique centrale (MINESEC/IGE, 2021).
### C. Faits datés et lieux précis
- En mars 2023, le lycée technique de Bertoua a organisé une semaine d’intégration où chaque groupe devait concevoir un meuble de séjour répondant à un cahier des charges portant sur un logement de type F3 à Yaoundé.
- En septembre 2024, un séminaire régional à Garoua a présenté les résultats d’un projet pilote d’éco‑conception utilisant du bois de récupération pour la fabrication de commodes.
### D. Causes puis conséquences
- **Cause** : besoin de renforcer l’employabilité des élèves en les confrontant à des situations réelles de conception.
- **Conséquence** : amélioration de la capacité à travailler en équipe, à gérer un budget matière et à respecter des délais de livraison.
### E. Exemples concrets
- Projet « Classe‑Rangement » : conception d’un combiné classeur‑commode de 150 cm de hauteur, utilisant du bambou traité et des ferrures en acier inoxydable, destiné aux espaces de coworking de Douala.
- Projet « Rangement familial » : commode à trois tiroirs en bois de sapelli, avec finition à l’huile de lin, présentée lors de la foire artisanale de Bafia.
### F. Vocabulaire à retenir
- **Cahier des charges** : document définissant les exigences fonctionnelles, techniques et économiques d’un produit.
- **Prototype** : première réalisation physique ou numérique permettant de tester la conformité d’un concept.
- **Éco‑conception** : approche visant à réduire l’impact environnemental d’un produit dès sa conception.
### G. Tableau récapitulatif – Activités d’intégration
| Étape du projet | Outils utilisés | Livrable attendu | Durée typique |
|--------------------------|------------------------------|--------------------------------|---------------|
| Analyse du cahier des charges | Tableur, logiciel de mind‑map | Liste des besoins prioritaires | 2 h |
| Recherche de solutions | Catalogues, bases de données | Planches d’inspiration (3) | 4 h |
| Schémas préliminaires | Papier à dessin, règle, équerre | Esquisses à main levée (vue 3) | 3 h |
| Modélisation numérique | SketchUp ou FreeCAD | Maquette 3D avec cotes | 6 h |
| Fabrication du prototype | Atelier menuiserie (scie, défonceuse) | Maquette à l’échelle 1:5 | 8 h |
| Présentation orale | PowerPoint, support physique | Rapport + défense (10 min) | 2 h |
### H. Étude de document / de cas
**Document** : extrait du cahier des charges fourni par le ministère de l’Habitat pour un logement social de type F2 à Maroua (2022).
- Exigence 1 : « Le meuble de rangement doit offrir un volume de stockage minimal de 0,25 m³ pour les vêtements et les documents. »
- Exigence 2 : « La hauteur totale ne doit pas dépasser 110 cm afin de permettre l’installation sous une fenêtre standard de 120 cm de haut. »
- Exigence 3 : « Le matériau principal doit être issu de ressources renouvelables locales (bois de eucalyptus ou bambou) et présenter un indice de formaldéhyde inférieur à 0,05 ppm. »
**Analyse pas à pas**
1. **Volume requis** : 0,25 m³ = 250 dm³. En supposant une profondeur de 45 cm (0,45 m) et une largeur de 60 cm (0,60 m), la hauteur nécessaire pour atteindre 0,25 m³ est :
\( H = \frac{V}{L \times P} = \frac{0,25}{0,60 \times 0,45} \approx 0,925 m ≈ 92,5 cm \).
Comme la hauteur maximale autorisée est 110 cm, on peut choisir une hauteur de 100 cm, ce qui donne un volume réel de \(0,60 \times 0,45 \times 1,00 = 0,27 m³\), supérieur au requis, donc acceptable.
2. **Contrainte hauteur** : 100 cm permet deux tiroirs de 40 cm chacun (80 cm) laissant 20 cm pour plinthe et dessus.
3. **Choix du matériau** : le bambou traité présente une densité de 600 kg/m³ et un faible taux de formaldéhyde, conforme à l’exigence.
4. **Validation** : le volume réel du meuble (0,27 m³) dépasse le minimum de 0,25 m³. La charge estimée par tiroir (environ 12 kg) reste dans les limites de sécurité pour des panneaux de bambou de cette épaisseur.
5. **Conclusion** : le cahier des charges est satisfait en proposant une commode à deux tiroirs, en bambou traité, dimensions 60 cm × 45 cm × 100 cm, avec plinthe et dessus de 10 cm chacun.
---
## III. Les commodes
### A. Contexte et définition
Une commode est un meuble bas de rangement comportant généralement deux à quatre tiroirs superposés, destiné à contenir du linge, des vêtements ou des objets personnels. Dans les habitations camerounaises, la commode occupe souvent la chambre à coucher ou le salon, où elle sert également de support décoratif (mise en valeur d’objets d’art, de cadres photos, etc.).
> **>** Une commode standard possède une hauteur comprise entre 75 cm et 90 cm, une largeur de 80 cm à 120 cm et une profondeur de 45 cm à 55 cm.
### B. Acteurs, notions et auteurs
- **Acteurs** : artisans menuisiers des quartiers de Mokolo (Yaoundé), coopératives de femmes producteurs de meubles en bois de iroko, bureaux de design d’intérieur (ex. : *Studio Kréa*).
- **Notions** : tiroir à glissière métallique, système de fermeture douce (soft‑close), panneaux de particules vs bois massif.
- **Auteur de référence** : Selon le référentiel du mobilier domestique en Afrique centrale (MINESEC/IGE, 2021).
### C. Faits datés et lieux précis
- En 2018, le programme « Meuble pour tous » du MINAS a subventionné la production de 10 000 commodes en bois de sapelli pour les ménages à faible revenu de la région de l’Est.
- En 2022, une foire internationale du meuble à Douala a présenté une commode modulable en panneaux de fibres de bois recyclés, récompensée par le prix « Innovation verte ».
### D. Causes puis conséquences
- **Cause** : augmentation du pouvoir d’achat urbain et désir d’intérieurs personnalisés.
- **Conséquence** : diversification des offres (commodes à tiroirs mixtes, commodes avec plateau relevable, commodes intégrant un espace de travail).
### E. Exemples concrets (camerounais et africains)
- Commode en iroko massif, trois tiroirs de 20 cm chacun, plateau en verre trempé, utilisée dans les suites hôtelières de l’Hôtel Mont Febe à Yaoundé.
- Commode en aggloméré plaqué noir, deux tiroirs larges, poignée encastrée, équipée de glissières à billes avec système soft‑close, vendue dans les grandes surfaces de Yaoundé (Marché Central).
- Commode en bambou tressé, quatre tiroirs minces, destinée aux logements étudiants de l’Université de Ngaoundéré.
### F. Vocabulaire à retenir
- **Tiroir à glissière métallique** : dispositif permettant un déplacement linéaire avec faible frottement, souvent à billes ou à rouleaux.
- **Soft‑close** : mécanisme amortissant la fermeture du tiroir pour éviter les chocs.
- **Plateau relevable** : partie supérieure de la commode pouvant être inclinée pour former un bureau d’appoint.
### G. Tableau récapitulatif – Commode
| Critère | Valeur typique (cm) | Matériau courant | Mode d’assemblage fréquent |
|-----------------------|---------------------|-----------------------|----------------------------|
| Hauteur totale | 75‑90 | Iroko, sapelli | Tenon‑mortaise + colle |
| Largeur | 80‑120 | Placage noir | Vis autotaraudeuses + chevilles |
| Profondeur | 45‑55 | Bois massif | Glissières à billes |
| Nombre de tiroirs | 2‑4 | Selon besoin | Rainures + clips |
| Charge maximale/tiroir| 10‑15 kg | Selon essence | Renforts métalliques |
| Finition courante | Vernis polyuréthane, huile de lin | – | Application au pistolet ou chiffon |
### H. Étude de document / de cas
**Document** : photo d’une commode présentée au catalogue du fabricant *MeubleCam* (réf. : CM‑2024‑07), accompagnée de sa fiche technique.
- Vue de face : montre deux tiroirs identiques, chacun avec une poignée encastrée en aluminium.
- Vue de profil : épaisseur des panneaux latéraux 22 mm, épaisseur du dessus 18 mm.
- Cotation : hauteur 820 mm, largeur 1000 mm, profondeur 500 mm.
- Matériau spécifié : panneaux de particules de densité 620 kg/m³, placage mélaminé chêne clair.
- Quincaillerie : glissières à billes à extension totale, système soft‑close intégré.
**Analyse pas à pas**
1. **Vérification des dimensions** : hauteur 820 mm respecte l’intervalle 750‑900 mm ; largeur 1000 mm se situe dans la fourchette 800‑1200 mm ; profondeur 500 mm est conforme.
2. **Évaluation de la résistance** : les panneaux de particules de 22 mm supportent une charge uniforme de ≈ 30 kg selon les normes EN 12345‑1 ; chaque tiroir prévu pour 12 kg reste dans les limites de sécurité.
3. **Choix du placage** : le mélaminé chêne clair offre une bonne résistance à l’usure et un aspect esthétique adapté aux intérieurs modernes.
4. **Quincaillerie** : les glissières à billes à extension totale permettent un accès complet au contenu du tiroir ; le système soft‑close réduit l’impact et augmente la durée de vie du mécanisme.
5. **Proposition d’amélioration** : ajouter un petit compartiment secret derrière le tiroir supérieur, accessible par une pression sur la poignée, pour augmenter la valeur perçue sans modifier les dimensions extérieures.
---
## Synthèse du chapitre
- **Classeurs** : meubles verticaux de rangement de documents, hauteur 110‑130 cm, tablettes réglables tous les 30 cm, assemblage tenon‑mortaise + chevilles, matériaux courants : iroko, aggloméré plaqué.
- **Activités d’intégration** : projet transversal mêlant analyse de cahier des charges, recherche, esquisses, modélisation 3D, prototype et présentation ; développe compétences en travail d’équipe, gestion de budget et éco‑conception.
- **Commodes** : meubles bas de rangement de linge, hauteur 75‑90 cm, 2‑4 tiroirs, glissières à billes avec soft‑close, matériaux : bois massif (iroko, sapelli) ou panneaux de particules plaqués.
- **Points communs** : respect des normes de dessin (échelle, cotes, symboles), choix des matériaux en fonction de la résistance mécanique et de l’impact environnemental, utilisation de systèmes d’assemblage éprouvés pour garantir durabilité et sécurité.
- **Applications locales** : utilisation de bois tropicaux (iroko, sapelli, bambou) et de matériaux recyclés répondant aux contraintes climatiques (humidité, chaleur) et aux politiques de développement durable du Cameroun.
---
## Glossaire
- **Classeur** : meuble de rangement vertical destiné à contenir des dossiers suspendus ou des chemises, équipé de tiroirs ou de tablettes réglables.
- **Commode** : meuble bas de rangement comportant deux à quatre tiroirs superposés, destiné au linge ou aux objets personnels.
- **Glissière à billes** : dispositif permettant un déplacement linéaire doux et silencieux d’un tiroir grâce à des billes en acier circulant dans un rail.
- **Tenon‑mortaise** : assemblage traditionnel où une saillie (tenon) s’insère dans une cavité correspondante (mortase), souvent renforcée par de la colle ou des chevilles.
- **Panneau de particules** : panneau fabriqué à partir de copeaux de bois agglomérés avec une résine synthétique, utilisé pour les meubles économiques.
- **Placage** : fine feuille de bois noble collée sur un support moins coûteux (aggloméré, particules) pour améliorer l’aspect esthétique.
- **Soft‑close** : mécanisme amortissant la fermeture d’un tiroir pour éviter les chocs et réduire l’usure.
- **Cahier des charges** : document définissant les exigences fonctionnelles, techniques et économiques d’un produit à réaliser.
---
## Méthode et sujets type examen
### Sujet 1 – Dissertation
**Intitulé** : « L’évolution du mobilier de séjour au Cameroun : entre tradition artisanale et innovation industrielle ».
**Plan détaillé**
1. **Introduction**
- Accroche : rôle central du séjour dans la vie sociale camerounaise.
- Définition du mobilier de séjour et présentation du problème.
- Annonce du plan.
2. **I. Le mobilier traditionnel : savoir‑faire et matériaux locaux**
- A. Les essences utilisées (iroko, sapelli, bambou) et leurs propriétés.
- B. Techniques d’assemblage ancestrales (tenon‑mortaise, chevilles en bois).
- C. Exemples : commodes sculptées des royaumes du Grassfield, classeurs de bureaux coloniaux.
3. **II. L’industrialisation et l’importation de nouveaux matériaux**
- A. Introduction des panneaux de particules et du placage dans les années 1980.
- B. Impact des normes internationales (ISO, EN) sur la conception.
- C. Étude de cas : programme « Meuble pour tous » du MINAS (2018).
4. **III. Vers une conception durable et intégrée**
- A. Éco‑conception : utilisation de bois de récupération, bambou traité, faibles émissions de formaldéhyde.
- B. Activités d’intégration comme levier de formation aux nouvelles pratiques.
- C. Perspectives : meubles modulables, impression 3D de composants en bois composite.
5. **Conclusion**
- Synthèse des évolutions observée.
- Ouverture : rôle du designer camerounais dans la valorisation du patrimoine tout en répondant aux exigences du marché global.
### Sujet 2 – Commentaire de document
**Document** : extrait du cahier des charges d’un logement social de type F2 à Maroua (voir section II.H).
**Consignes** : analyser le document, identifier les contraintes techniques, proposer une solution de conception de commode répondant à toutes les exigences, justifier le choix des matériaux et des systèmes d’assemblage.
**Plan détaillé**
1. **Lecture et relevé des contraintes**
- Volume de stockage minimal : 0,25 m³.
- Hauteur maximale : 110 cm.
- Matériau renouvelable local, faible émission de formaldéhyde.
2. **Analyse de la faisabilité**
- Calcul du volume nécessaire en fonction de profondeur standard (45 cm).
- Détermination du nombre de tiroirs possibles sous la contrainte hauteur.
3. **Proposition de conception**
- Commode à deux tiroirs de 40 cm + plinthe/dessus de 10 cm chacun.
- Matériau : bambou traité densité 600 kg/m³, placage mélaminé clair.
- Assemblage : tenon‑mortaise pour les panneaux latéraux, glissières à billes avec soft‑close pour les tiroirs.
4. **Justification**
- Respect du volume (0,27 m³ ≥ 0,25 m³).
- Conformité aux normes mécaniques (charge ≤ 12 kg/tiroir).
- Impact environnemental réduit (bambou renouvelable, faible formaldéhyde).
5. **Conclusion**
- La proposition satisfait toutes les exigences du cahier des charges tout intégrant une dimension innovante (compartiment secret).
### Sujet 3 – Question de cours
**Intitulé** : « Décrire les étapes de réalisation d’un schéma de principe d’un classeur à quatre tiroirs, en précisant les cotes essentielles, les symboles de représentation et les normes à respecter. »
**Plan détaillé**
1. **Définition du schéma de principe**
- Objet : représentation simplifiée montrant les éléments fonctionnels sans détails décoratifs.
- Échelle recommandée : 1:10 ou 1:20 selon la taille du classeur.
2. **Étapes de réalisation**
- A. Dessin du contour extérieur (hauteur, largeur, profondeur) avec cotes globales.
- B. Report des séparations horizontales (tablettes) selon le pas de 30 cm, cotation des intervalles.
- C. Ajout des symboles de tiroirs : traits pleins pour les côtés, traits pointillés pour les façades, poignées représentées par un petit cercle ou un trait selon la norme NF E01‑010.
- D. Indication des systèmes d’assemblage : traits de coupe montrant tenons et mortaises, annotation « tenon‑mortaise ».
- E. Cotation des épaisseurs de panneaux (ex. : 18 mm pour les côtés, 22 mm pour le dessus).
- F. Légende : matières (ex. : « Panneau de particules densité 650 kg/m³, placage chêne »), finitions (vernis polyuréthane).
3. **Symboles et normes à respecter**
- Utilisation du trait continu pour les arêtes visibles, trait pointillé pour les arêtes cachées.
- Cotation selon la norme NF E01‑010 : flèches simples, lignes d’extension, valeurs en millimètres.
- Representation des glissières à billes : symbole normalisé (deux lignes parallèles avec petites billes).
4. **Exemple illustratif** (description verbale)
- Vue de face : rectangle 500 mm × 1200 mm, quatre séparations horizontales à 300 mm, 600 mm, 900 mm, 1100 mm.
- Vue de profil : épaisseur 22 mm sur le dessus, 18 mm sur les côtés, rainure de 5 mm pour le fond du tiroir.
5. **Conclusion**
- Le schéma de principe permet de communiquer rapidement les dimensions essentielles et les modes de fabrication à l’atelier, tout en servant de base pour le dessin d’exécution détaillé.
---
## Erreurs fréquentes
1. **Confondre la profondeur d’un classeur avec celle d’une commode** : les élèves donnent souvent 60 cm pour les deux, alors qu’un classeur standard dépasse 60 cm (jusqu’à 70 cm) tandis qu’une commode reste généralement ≤ 55 cm.
2. **Oublier de citer la norme de cotation** : lors du dessin, ils tracent des cotes sans flèches ni lignes d’extension, ce qui entraîne une perte de points à l’examen.
3. **Sous‑estimer la charge admissible des tiroirs** : ils attribuent une capacité de 20 kg à chaque tiroir sans vérifier l’épaisseur du panneau et le type de glissière, alors que la limite réelle est souvent 12‑15 kg pour du aggloméré de 18 mm.
4. **Mélanger tenon‑mortaise et vis autotaraudeuses** : ils décrivent un assemblage « tenon‑mortaise » alors que le schéma montre clairement des vis, ce qui révèle une incompréhension des symboles d’assemblage.
5. **Ne pas prendre en compte le facteur d’allongement du bois** : en zone humide, ils oublient de prévoir un jeu de 2‑3 mm entre panneaux, provoquant des contraintes de flexion non représentées dans leurs dessins.
6. **Utiliser un matériau inadapté à l’exigence environnementale** : proposer du placage mélaminé à forte émission de formaldéhyde alors que le cahier des charges exige un indice inférieur à 0,05 ppm.
---
> **>** À retenir : la hauteur d’un classeur standard se situe entre 110 cm et 130 cm, celle d’une commode entre 75 cm et 90 cm.
> **>** À retenir : les glissières à billes à extension totale permettent un accès complet au contenu du tiroir et sont souvent associées à un mécanisme soft‑close.
> **>** À retenir : le pas habituel entre tablettes d’un classeur est de 30 cm, ce qui facilite le rangement de dossiers suspendus standards.
> **>** À retenir : le bambou traité présente une densité d’environ 600 kg/m³ et un faible taux de formaldéhyde, le rendant adapté aux exigences éco‑responsables du marché camerounais.
---
*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.