Chapitre 16
Le Cameroun à la veille de la colonisation (partie 2/3)
Lecture : 13 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce cours, l’élève pourra :**
- Définir le patrimoine culturel du terroir et identifier ses composantes majeures dans son environnement immédiat.
- Expliquer les motivations et les étapes de l’implantation européenne au Cameroun à la fin du XIXᵉ siècle.
- Décrire le processus qui a conduit à la création de l’entité territoriale « Cameroun » et en analyser les conséquences sur les frontières actuelles.
- Utiliser un document historique (traité, rapport d’explorateur) pour produire un commentaire structuré.
- Élaborer un plan détaillé pour une dissertation, un commentaire de texte ou une question de cours au format du probatoire.
**Prérequis :**
- Connaissances de base sur les sociétés précoloniales du Cameroun (royaumes, chefferies, échanges).
- Notions de géographie africaine (savane, forêt, littoral).
- Maîtrise du vocabulaire historique (protectorat, mandat, conférence de Berlin, traité).
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## Introduction contextualisée
À la veille de la colonisation, le territoire qui deviendra le Cameroun est une mosaïque de royaumes (Bamoun, Bamileke, Duala, etc.), de chefferies et de sociétés de chasseurs‑cueilleurs. Ces groupes possèdent un patrimoine culturel riche (langues, rites, artisanat, architectures) qui structure leurs identités. Parallèlement, la fin du XIXᵉ siècle voit l’Europe engagée dans une course aux colonies africaines, poussée par la révolution industrielle, le nationalisme et la quête de nouveaux marchés. Le Cameroun, situé entre le golfe de Guinée et le bassin du Congo, attire l’Allemagne, la France et le Royaume‑Uni, chacun cherchant à y établir un protectorat ou une zone d’influence. Cette double dynamique – patrimoine local fort et intérêts étrangers concurrents – prépare la formation de l’entité territoriale « Cameroun » lors des traités et conférences qui suivront.
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## I. TD2 : Le patrimoine culturel du terroir de l’apprenant
### A. Définition et composantes du patrimoine culturel
> Le patrimoine culturel désigne l’ensemble des biens matériels et immatériels transmis de génération en génération, témoignant de l’histoire, des croyances et du savoir‑faire d’une communauté.
Il se décline en :
- **Matériel** : architectures (cases à toit conique, palais des chefferies), objets d’art (masques, tissus en écorce, poteries), sites sacrés.
- **Immatériel** : langues (Bamileke, Duala, Fulfulde), musique (makossa, bikutsi), danses, rites d’initiation, contes et proverbes.
### B. Exemples locaux (terroir de l’apprenant)
| Exemple | Localité | Type | Valeur patrimoniale |
|---------|----------|------|---------------------|
| Palais du Bamoun | Foumban | Architectural | Symbole du pouvoir royal, décoré de motifs géométriques |
| Fête du Ngondo | Littoral (Douala) | Immatériel (rite) | Célébration annuelle du lien avec les ancêtres aquatiques |
| Tissu « toghu » | Ouest (Bamileke) | Matériel | Tissu brodé porté lors des cérémonies, identité visuelle |
| Chant « Bikutsi » | Centre‑Sud | Immatériel (musique) | Rythme issu des forêts, aujourd’hui symbole national |
| Site sacré de la pierre de Maka | Nord | Matériel/Immatériel | Lieu de culte ancestral, associé à la fertilité des terres |
### C. Importance pour l’identité et la construction du savoir
Le patrimoine culturel constitue une ressource pédagogique : il permet à l’élève de situer son histoire personnelle dans une continuité collective, de développer le respect de la diversité et d’acquérir des compétences d’observation, d’interprétation et de valorisation. En classe, l’étude de ces éléments favorise l’esprit critique et la fierté d’appartenir à une communauté aux racines profondes.
> **À retenir** : Le patrimoine culturel n’est pas figé ; il évolue tout en conservant des éléments clés qui renforcent la cohésion sociale.
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## II. Leçon 16 : Le Cameroun au centre des intérêts européens
### A. Contexte de la course aux colonies en Afrique (fin XIXᵉ)
La révolution industrielle crée un besoin accru de matières premières (caoutchouc, palmiste, minerais) et de nouveaux débouchés pour les produits manufacturés. Les puissances européennes adoptent alors la politique du « scramble for Africa », formalisée lors de la conférence de Berlin (1884‑1885), qui prévoit l’occupation effective comme condition de reconnaissance territoriale.
### B. Acteurs européens et leurs intérêts
| Puissance | Motifs principaux | Zones d’intérêt au Cameroun |
|-----------|-------------------|-----------------------------|
| Allemagne | Accès au caoutchouc et au palmiste, implantation de commerçants hanséatiques | Littoral (Douala, Kribi) et arrière‑pays du Sud |
| France | Extension de l’Afrique équatoriale française, contrôle du bassin du Congo | Région du Nord (Garoua) et frontière avec le Tchad |
| Royaume‑Uni | Protection des intérêts commerciaux du Niger et prévention de l’expansion française | Zone du Nord‑Ouest (Bamenda) et littoral ouest |
### C. Événements clés (datés et localisés)
- **1884** : Arrivée de l’explorateur allemand **Gustav Nachtigal** à Douala ; signature du traité de protection avec les chefs Duala (King Bell et King Akwa) établissant le **protectorat allemand du Kamerun**.
- **1885** : Conférence de Berlin reconnaît le protectorat allemand ; début de l’établissement de postes militaires (Kribi, Yaoundé).
- **1890** : Expédition française sous l’officier Gaston Thomson tente de pénétrer le Nord ; traités avec les souverains de l’Adamawa (Lamido de Garoua) et du Mandara.
- **1894** : Accord anglo‑allemand delimitant la frontière entre le Kamerun britannique (Nigeria occidental) et le Kamerun allemand.
- **1904** : Révolte du **Bassa** contre l’administration allemande, réprimée par la force.
### D. Conséquences
- **Économiques** : mise en place de plantations de cacao, de palmiste et de caoutchouc ; création de voies ferrées (ligne Douala‑Yaoundé, 1911).
- **Politiques** : établissement d’une administration directe allemande (gouvernorat à Yaoundé) ; réduction de l’autonomie des chefferies.
- **Sociales** : arrivée de missionnaires (catholiques et protestants) qui ouvrent écoles et cliniques, initiant des changements culturels.
- **Territoriaux** : tracé de frontières qui survivront aux mandats de la Société des Nations après la Première Guerre mondiale.
> **À retenir** : Le protectorat allemand du Kamerun (1884‑1916) est la première étape formelle de l’entité territoriale camerounaise, même si ses frontières seront ensuite modifiées.
### Tableau II : Chronologie des intérêts européens au Cameroun (1880‑1895)
| Année | Événement | Acteur principal | Conséquence immédiate |
|-------|-----------|------------------|-----------------------|
| 1880 | Premières expéditions allemandes (Nachtigal) | Allemagne | Contact avec les chefs Duala |
| 1884 | Signature du traité de protection | Allemagne | Création du protectorat du Kamerun |
| 1885 | Conférence de Berlin | Puissances européennes | Reconnaissance internationale du protectorat |
| 1890 | Expédition française sous l’officier Gaston Thomson | France | Début des prétentions françaises au Nord |
| 1894 | Accord anglo‑allemand sur la frontière | Allemagne/Royaume‑Uni | Délimitation du Kamerun britannique |
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## III. Leçon 17 : La constitution de l’entité territoriale « Cameroun » au XIXᵉ siècle
### A. Le territoire avant la colonisation
Avant 1884, le territoire correspondant au Cameroun actuel est constitué de :
- **Royaumes centralisés** (Bamoun, Bamileke, Tikar) avec des administrations coutumières.
- **Chefferies lignagères** (Duala, Bassa, Beti) organisées autour de lignées patriarcales.
- **Zones de peuplement dispersé** (peuls nomades, groupes de chasseurs‑cueilleurs dans la forêt).
Ces entités entretiennent des échanges (marchés, alliances matrimoniales, conflits) mais ne possèdent pas de frontières cartographiées au sens européen.
### B. Processus de délimitation
1. **Conférence de Berlin (1884‑1885)** : principe de l’effectivité ; les puissances doivent établir une administration effective pour revendiquer un territoire.
2. **Traités bilatéraux** :
- **Traité germano‑douala (12 juillet 1884)** : Nachtigal obtient la souveraineté sur le littoral du Wouri.
- **Traité anglo‑allemand (15 mai 1885)** : définit la frontière ouest entre le Kamerun allemand et la colonie britannique du Nigeria.
- **Convention franco‑allemande (24 mars 1885)** : fixe la frontière sud‑est avec le Congo français (future AEF).
3. **Décret impérial allemand (1885)** : proclamation du protectorat du Kamerun, avec Douala comme centre administratif initial (Yaoundé deviendra la capitale en 1909).
4. **Après la Première Guerre mondiale (1916)** : défaite allemande ; le territoire est placé sous mandat de la Société des Nations, réparti entre la France (Cameroun oriental) et le Royaume‑Uni (Cameroun occidental).
### C. Création de l’entité territoriale « Cameroun »
Le nom « Cameroun » provient du portugais « Camarões » (crevettes), donné par les explorateurs du XVᵉ siècle à l’embouchure du Wouri. L’entité territoriale telle que reconnue par les puissances européennes résulte de l’addition des zones côtières (allemandes), de l’intérieur (français) et du secteur britannique, puis de leur regroupement sous deux mandats distincts en 1922. Les frontières actuelles du Cameroun sont largement héritées de ces découpages, avec seulement quelques ajustements post‑indépendances (accord de Bakassi, 2006).
### D. Impact sur les frontières actuelles
- **Frontière nord** : issue principalement de l’accord franco‑allemand de 1885 (Cameroun‑Tchad) et de l’accord anglo‑allemand de 1894 (Cameroun‑Nigéria).
- **Frontière ouest** : résulte de l’accord anglo‑allemand de 1894, aujourd’hui frontière avec le Nigéria.
- **Frontière sud** : issue de la convention franco‑allemande de 1885, séparant le Cameroun du Congo (Brazzaville) et de la Guinée équatoriale.
- **Frontière est** : définie par le traité de 1919 (mandat français) entre le Cameroun oriental et le Congo belge (actuelle RDC).
> **À retenir** : Les frontières du Cameroun moderne sont essentiellement le produit des accords européens de la fin du XIXᵉ siècle, peu modifiés depuis l’indépendance de 1960.
### Tableau III : Étapes de la formation du territoire camerounais (1880‑1922)
| Étape | Date | Acte principal | Résultat territorial |
|-------|------|----------------|----------------------|
| Premiers contacts | 1880‑1883 | Expéditions allemandes (Nachtigal) | Présence commerciale sur le littoral |
| Traité de protection | 12 juil. 1884 | Nachtigal – chefs Duala | Protectorat allemand du littoral |
| Conférence de Berlin | 1884‑1885 | Puissances européennes | Reconnaissance du principe d’effectivité |
| Traités bilatéraux | 1885 | Allemagne‑France, Allemagne‑Royaume‑Uni | Délimitation des frontières ouest et sud‑est |
| Décret du protectorat | 1885 | Guillaume II (Allemagne) | Proclamation du protectorat du Kamerun; centre administratif initial à Douala (Yaoundé deviendra capitale en 1909) |
| Première Guerre mondiale | 1914‑1916 | Alliés vs Allemagne | Occupation franco‑britannique du Kamerun |
| Mandats de la SDN | 1922 | Société des Nations | Cameroun occidental (R‑U) & oriental (France) |
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## Synthèse du chapitre
- Le patrimoine culturel du terroir comprend des éléments matériels (architecture, objets) et immatériels (langues, rites, musique) qui fondent l’identité locale.
- À la fin du XIXᵉ siècle, le Cameroun devient un enjeu majeur pour l’Allemagne, la France et le Royaume‑Uni en raison de ses ressources naturelles et de sa position stratégique.
- Le protectorat allemand du Kamerun (1884‑1916) constitue la première étape de l’entité territoriale camerounaise, formalisée par des traités et la conférence de Berlin.
- Après la défaite allemande, le territoire est placé sous mandat franco‑britannique (1922), donnant naissance aux deux Cameroun qui seront réunis à l’indépendance.
- Les frontières actuelles du Cameroun découlent largement des accords européens de 1884‑1895, avec seulement quelques ajustements postérieurs.
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## Glossaire
> **Protectorat** : régime où une puissance étrangère exerce le contrôle sur un territoire tout en laissant une autorité locale nominale.
> **Mandat** : administration d’un territoire anciennement ennemi confiée à une puissance victorieuse par la Société des Nations après la Première Guerre mondiale.
> **Conférence de Berlin (1884‑1885)** : réunion internationale qui établit les règles de la colonisation africaine, notamment le principe d’effectivité.
> **Effectivité** : exigence selon laquelle une puissance doit démontrer une administration réelle sur un territoire pour en revendiquer la souveraineté.
> **Caoutchouc** : latex d’arbres Hevea, très recherché par l’industrie européenne à la fin du XIXᵉ siècle, motivant l’implantation au Cameroun.
> **Tikar** : groupe ethnique du Ouest du Cameroun, connu pour son royaume centralisé et son artisanat en bronze.
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## Étude de document / de cas
**Document** : Extrait du traité de protection signé entre Gustav Nachtigal et le roi Bell de Douala, 12 juillet 1884 (traduction française).
> « Sa Majesté le Roi Bell, souverain du peuple Duala, reconnaît par la présente la protection de l’Empire allemand sur ses terres, ses peuples et ses ressources, en échange de l’engagement allemand à respecter les coutumes locales, à ne pas imposer de taxes excessives et à assurer la paix et la sécurité sur le littoral du Wouri. En contrepartie, le Roi Bell consent à céder à l’Allemagne le droit d’établir des factoreries, d’exploiter le caoutchouc et le palmiste, et de construire des voies de communication nécessaires au commerce. »
**Commentaire pas à pas**
1. **Identification du document** : traité bilatéral, date précise, parties contractantes (Allemagne représentée par Nachtigal, royaume Duala représenté par le roi Bell).
2. **Contexte** : course aux colonies, intérêt allemand pour le caoutchouc et le palmiste, nécessité d’une base côtière.
3. **Clauses principales** : reconnaissance de la protection allemande, respect des coutumes, interdiction de taxes excessives, promesse de paix, concessions économiques (factoreries, exploitation des ressources, voies de communication).
4. **Analyse** : le traité montre une logique de « protection » en échange d’accès économique ; il révèle la supériorité militaire allemande tout en prétendant respecter les coutumes – une justification idéologique fréquente.
5. **Conséquences** : mise en place du premier poste allemand à Douala, début de l’exploitation du caoutchouc, installation d’une administration qui progressivement réduit l’autorité du roi Bell.
6. **Évaluation** : le traité constitue un acte fondateur du protectorat allemand, mais son application sera marquée par des violations (taxes, travail forcé) entraînant des résistances locales (ex. révolte du Bassa, 1904).
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## Méthode et sujets type examen
### Sujet 1 – Dissertation
**Intitulé** : « En quoi les intérêts européens ont‑ils transformé le territoire camerounais à la veille de la colonisation ? »
**Plan détaillé**
I. **Les motivations économiques européennes**
- A. Recherche de matières premières (caoutchouc, palmiste, cacao).
- B. Besoin de nouveaux débouchés pour les produits manufacturés.
II. **Les étapes de la pénétration allemande**
- A. Les expéditions de Nachtigal et le traité de 1884.
- B. Création du protectorat et établissement d’infrastructures (ports, voies ferrées).
III. **Conséquences sur l’organisation territoriale et sociale**
- A. Redéfinition des frontières par les traités bilatéraux.
- B. Impact sur les chefferies (perte d’autonomie, travail forcé, missions).
- C. Héritage : frontières actuelles et séquelles socio‑économiques.
### Sujet 2 – Commentaire de document
**Document** : Rapport de l’officier français Gaston Thomson sur sa tentative de pénétration du Nord‑Cameroun (1890).
**Plan de commentaire**
1. **Presentation du document** : nature, auteur, date, contexte (course franco‑allemande).
2. **Analyse du contenu** : description des paysages, rencontres avec les chefs locaux, difficultés logistiques, perception des richesses (ivoire, esclaves).
3. **Interprétation** : reflet de la stratégie française d’expansion pacifique par les traités, contraste avec l’approche allemande plus militaire.
4. **Critique** : limites du rapport (point de vue eurocentrique, omission des résistances locales).
5. **Ouverture** : lien avec les mandats de la SDN et la formation du Cameroun oriental.
### Sujet 3 – Question de cours
**Intitulé** : « Définissez le concept d’effetivité et expliquez son rôle dans la reconnaissance du protectorat allemand du Kamerun lors de la conférence de Berlin. »
**Réponse attendue**
- Définition : principe selon lequel une puissance doit exercer une administration réelle et continue sur un territoire pour en revendiquer la souveraineté internationale.
- Application au Kamerun : Nachtigal établit des postes administratifs, signe des traités avec les chefs Duala, impose une présence militaire et économique ; ces actes démontrent l’effectivité, permettant à l’Allemagne d’obtenir la reconnaissance internationale du protectorat lors de la conférence de Berlin.
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## Erreurs fréquentes
1. **Confondre protectorat et colonie** : le protectorat implique une autorité locale nominale, tandis qu’une colonie implique une administration directe et souvent un peuplement européen.
2. **Attribuer les frontières actuelles uniquement à la conférence de Berlin** : les frontières résultent aussi des traités bilatéraux anglo‑allemands et franco‑allemands de 1885‑1894, puis des mandats de la SDN.
3. **Penser que l’Allemagne a contrôlé tout le territoire camerounais** : en réalité, son contrôle était limité au littoral et à certaines régions de l’intérieur ; le Nord et l’Est restèrent sous influence française ou britannique jusqu’après la Première Guerre mondiale.
4. **Confondre les mandats français et britanniques avec les colonies françaises et britanniques** : les mandats étaient des administrations internationales soumises à la supervision de la Société des Nations, avec des obligations de préparer l’autonomie.
5. **Sous‑estimer l’impact des missions chrétiennes** : elles ont introduit l’éducation occidentale et modifié les pratiques culturelles, mais elles ont aussi parfois soutenu l’administration coloniale en fournissant des intermédiaires.
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*Fin du cours.*
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