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Chapitre 4

GESTION DES STOCKS (partie 2/3)

Lecture : 15 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis À la fin de ce chapitre, l'élève sera capable de : - identifier les différents coûts liés à la gestion des stocks (coût de détention, coût de commande, coût de rupture) ; - calculer le coût total annuel des stocks à partir des données d'une entreprise ; - déterminer le rythme de consommation annuel d'une pièce ou d'un composant ; - appliquer le modèle de Wilson pour obtenir la quantité économique à commander (QEC) ; - établir le point de commande et le stock de sécurité adaptés aux variations de demande et de délai ; - proposer des actions de remediation lorsqu'un écart entre stock théorique et stock réel est constaté. Pour suivre ce cours, l'élève doit maîtriser : - les notions de stock initial, stock final, entrées et sorties ; - le calcul simple de moyennes et de pourcentages ; - la lecture d'un bon de commande et d'un bon de livraison ; - les bases de la comptabilité générale (charges d'exploitation). ## Introduction contextualisée Dans les entreprises industrielles camerounaises, la gestion des stocks constitue un levier essentiel pour garantir la continuité de la production tout en maîtrisant les coûts. Une pièce détachée manquante peut arrêter une ligne de montage pendant plusieurs heures, entraînant des pertes de productivité et des pénalités de livraison. À l'inverse, un excès de stock immobilise des capitaux, augmente les coûts de stockage (loyer, assurance, obsolescence) et risque de générer des déchets. Le technicien supérieur en maintenance doit donc savoir équilibrer ces deux extrêmes. Ce chapitre s'appuie sur les activités de remediation pour corriger les écarts observés lors des inventaires, puis présente les coûts liés aux stocks et enfin le modèle de Wilson permettant de déterminer la quantité économique à commander. Les exemples proviennent d'ateliers de maintenance automobile à Douala, de chantiers de construction à Yaoundé et de bureaux de services techniques dans les régions de l'Ouest. ## I. Activités de remediation ### 1.1 Rappel des notions de stock Le stock physique correspond à la quantité réelle d'articles présents dans le magasin ou l'atelier à un instant donné. Le stock théorique (ou stock comptable) résulte du solde initial auquel on ajoute les entrées enregistrées et on soustrait les sorties enregistrées. L'écart de stock est la différence entre ces deux valeurs. > Un écart de stock positif indique un surplus physique ; un écart négatif indique une perte ou un vol. ### 1.2 Analyse des écarts Lors d'un inventaire, on relève les écarts par article, on les classe par origine possible : - erreurs de saisie (bon de réception mal enregistré) ; - vol ou détournement ; - dégradation ou obsolescence non déclarée ; - variations de conditionnement (ex. : un carton contenant 12 pièces au lieu de 10). On calcule le taux d'écart global : \[ \text{Taux d'écart (\%)} = \frac{\sum |\text{écart article}|}{\text{stock théorique total}} \times 100 \] Un taux supérieur à 2 % déclenche généralement une enquête approfondie. ### 1.3 Mise en place d'actions correctives Selon l'origine identifiée, on met en œuvre : - formation du personnel aux procédures de réception et de sortie ; - mise en place d'un contrôle double à la réception (vérificateur + magasinier) ; - installation de systèmes de traçabilité (codes-barres ou RFID) pour les articles à forte rotation ; - révision des seuils d'alerte dans le logiciel de gestion de maintenance assistée par ordinateur (GMAO) ; - audit périodique des stocks à risque (pièces critiques, valeur élevée). > Une action de remediation efficace se mesure par la réduction du taux d'écart lors de l'inventaire suivant. ## II. Leçon 9: Coûts liés aux stocks ### 2.1 Définition des coûts de détention Le coût de détention (ou coût de possession) regroupe toutes les dépenses liées au maintien d'un article en stock sur une période donnée. Il comprend : - le coût financier du capital immobilisé (taux d'intérêt moyen de l'entreprise) ; - les frais de magasinage (loyer, électricité, assurance) ; - les coûts d'assurance contre le vol, l'incendie, les dégâts des eaux ; - l'obsolescence et la détérioration physique. On l'exprime généralement en pourcentage du coût unitaire de l'article par an. > Exemple : si le coût unitaire d'une pièce est de 5 000 FCFA et le taux de détention est de 20 %/an, le coût de détention annuel par unité est 1 000 FCFA. ### 2.2 Coûts de commande Le coût de commande (ou coût d'approvisionnement) représente les frais engagés chaque fois qu'un ordre d'achat est passé. Il inclut : - le temps du personnel administratif (rédaction du bon de commande, suivi) ; - les frais de transmission (téléphone, internet) ; - les frais de traitement bancaire ou de lettre de crédit ; - les coûts de réception et de contrôle qualité à l'entrée. On le considère comme un coût fixe par commande, indépendamment de la quantité commandée. ### 2.3 Coûts de rupture Le coût de rupture (ou coût de pénalité) apparaît lorsque la demande dépasse le stock disponible. Il comprend : - les pertes de production (arrêt de ligne, heures supplémentaires) ; - les pénalités contractuelles pour retard de livraison ; - les frais de livraison express ou de transport aérien ; - le coût de la perte de bonne volonté client. Dans les calculs de modèle déterministe, on suppose souvent que le coût de rupture est nul lorsqu'on évite toute rupture grâce au stock de sécurité. ### 2.4 Formule du coût total annuel Le coût total annuel (CTA) lié aux stocks se calcule ainsi : \[ \text{CTA} = \underbrace{\frac{Q}{2} \times h}_{\text{coût de détention}} \;+\; \underbrace{\frac{D}{Q} \times S}_{\text{coût de commande}} \;+\; \underbrace{D \times p}_{\text{coût d'acquisition (optionnel)}} \] où : - \(Q\) = quantité commandée à chaque réapprovisionnement (unité) ; - \(D\) = demande annuelle (unité/an) ; - \(h\) = coût de détention unitaire par an (FCFA/unité/an) ; - \(S\) = coût de commande fixe par ordre (FCFA) ; - \(p\) = coût d'achat unitaire (FCFA/unité) – parfois omis si on ne considère que les coûts de détention et de commande. > Le premier terme représente le coût moyen de détention (stock moyen = Q/2) ; le second représente le coût de commande annuel (nombre de commandes = D/Q). ### 2.5 Exemple chiffré Une entreprise de maintenance à Yaoundé utilise un filtre hydraulique dont : - coût d'achat unitaire \(p = 12 000\) FCFA ; - demande annuelle \(D = 2 400\) unités ; - coût de commande \(S = 5 000\) FCFA ; - taux de détention = 25 %/an → \(h = 0,25 \times 12 000 = 3 000\) FCFA/unité/an. On veut déterminer le coût total annuel pour une quantité commandée \(Q = 200\) unités. Calcul : - coût de détention = \(\frac{200}{2} \times 3 000 = 100 \times 3 000 = 300 000\) FCFA ; - coût de commande = \(\frac{2 400}{200} \times 5 000 = 12 \times 5 000 = 60 000\) FCFA ; - coût d'acquisition = \(2 400 \times 12 000 = 28 800 000\) FCFA (souvent ajouté séparément). CTA hors achat = 300 000 + 60 000 = 360 000 FCFA. > Ainsi, pour ce filtre, la politique de commande de 200 unités génère un coût de détention et de commande de 360 000 FCFA par an. ## III. Leçon 10: Rythme de consommation des pièces - Quantité économique à commander ### 3.1 Rythme de consommation (demande annuelle) Le rythme de consommation correspond au nombre moyen d'unités consommées par période (jour, semaine, mois). On le déduit des historiques de consommation ou des prévisions de production. > Exemple : si un atelier consomme 15 boulons par jour et travaille 250 jours/an, la demande annuelle est \(D = 15 \times 250 = 3 750\) boulons/an. ### 3.2 Modèle de Wilson (QEC) Le modèle de Wilson, ou quantité économique à commander (QEC), minimise la somme des coûts de détention et de commande en supposant : - demande constante et connue ; - délai de réapprovisionnement constant ; - aucun coût de rupture (stock de sécurité suffisant) ; - coût d'achat unitaire indépendant de la quantité. La formule du QEC est : \[ Q^{*} = \sqrt{\frac{2DS}{h}} \] où les symboles ont la même signification que précédemment. ### 3.3 Calcul du QEC Reprenons l'exemple du filtre hydraulique : - \(D = 2 400\) unités/an ; - \(S = 5 000\) FCFA ; - \(h = 3 000\) FCFA/unité/an. \[ Q^{*} = \sqrt{\frac{2 \times 2 400 \times 5 000}{3 000}} = \sqrt{\frac{24 000 000}{3 000}} = \sqrt{8 000} \approx 89,44 \] On arrondit à l'entier le plus proche : **QEC = 89 unités** (ou 90 selon la politique d'arrondi). ### 3.4 Point de commande et stock de sécurité Le point de commande (ou niveau de réapprovisionnement) déclenche un nouvel ordre lorsque le stock atteint : \[ \text{Point de commande} = d \times L + SS \] où : - \(d\) = demande journalière (unité/jour) ; - \(L\) = délai de réapprovisionnement en jours ; - \(SS\) = stock de sécurité. Le stock de sécurité compense la variabilité de la demande ou du délai : \[ SS = z \times \sigma_{dL} \] avec \(z\) le facteur de service (ex. 1,65 pour 95 % de service) et \(\sigma_{dL}\) l'écart-type de la demande pendant le délai. > Si la demande journalière du filtre est de 9,6 unités (2 400/250) et le délai moyen est de 5 jours, avec un écart-type de la demande journalière de 2 unités, alors : - \(d \times L = 9,6 \times 5 = 48\) unités ; - \(\sigma_{dL} = 2 \times \sqrt{5} \approx 4,47\) ; - pour un service de 95 % (\(z=1,65\)) : \(SS = 1,65 \times 4,47 \approx 7,38\) → 8 unités ; - Point de commande = 48 + 8 = **56 unités**. Lorsque le stock descend à 56 unités, on passe une commande de 89 unités (QEC). ### 3.5 Exemple complet Dans un chantier de construction à Douala, les équipes utilisent des boulons de diamètre 12 mm : - coût d'achat unitaire \(p = 800\) FCFA ; - demande annuelle \(D = 5 000\) boulons ; - coût de commande \(S = 3 000\) FCFA ; - taux de détention = 20 %/an → \(h = 0,20 \times 800 = 160\) FCFA/unité/an ; - demande journalière (250 jours) = \(5 000/250 = 20\) boulons/jour ; - délai moyen de livraison = 4 jours ; - écart-type de la demande journalière = 3 boulons ; - niveau de service souhaité = 90 % (\(z ≈ 1,28\)). Calcul du QEC : \[ Q^{*} = \sqrt{\frac{2 \times 5 000 \times 3 000}{160}} = \sqrt{\frac{30 000 000}{160}} = \sqrt{187 500} \approx 433 \] QEC ≈ **433 boulons** (on commande 430 ou 440 selon le conditionnement). Stock de sécurité : \[ \sigma_{dL} = 3 \times \sqrt{4} = 3 \times 2 = 6 \] \[ SS = 1,28 \times 6 \approx 7,68 \rightarrow 8 \text{ boulons} \] Point de commande : \[ d \times L = 20 \times 4 = 80 \] \[ \text{Point de commande} = 80 + 8 = 88 \text{ boulons} \] Ainsi, lorsque le stock de boulons descend à 88 unités, on passe une commande de 433 unités. > Le modèle de Wilson permet de réduire les coûts totaux liés aux stocks tout en assurant un niveau de service adapté aux contraintes du chantier. ## Synthèse du chapitre - Les écarts de stock sont analysés pour identifier leurs origines et mettre en place des actions de remediation (formation, contrôle double, traçabilité). - Le coût total annuel des stocks se compose du coût de détention (Q/2 × h) et du coût de commande (D/Q × S). - Le modèle de Wilson donne la quantité économique à commander : \(Q^{*} = \sqrt{2DS/h}\). - Le point de commande intègre la demande pendant le délai et le stock de sécurité : \(dL + SS\). - Le stock de sécurité compense la variabilité de la demande ou du délai selon le niveau de service souhaité. - Une bonne gestion des stocks permet de limiter les arrêts de production, de réduire les frais de stockage et d'optimiser le besoin en fonds de roulement. ## Glossaire - **Stock physique** : quantité réelle d'articles présents dans le magasin à un instant donné. - **Stock théorique** : solde comptable résultant des entrées et sorties enregistrées. - **Écart de stock** : différence entre stock physique et stock théorique. - **Coût de détention (h)** : frais annuels liés au maintien d'une unité en stock (financier, magasinage, assurance, obsolescence). - **Coût de commande (S)** : frais fixes engagés à chaque passage d'ordre d'achat. - **Coût de rupture** : pertes financières dues à l'indisponibilité d'un article lorsque la demande survient. - **Demande annuelle (D)** : nombre total d'unités consommées ou prévues sur une année. - **Quantité économique à commander (QEC)** : taille de lot qui minimise la somme des coûts de détention et de commande (modèle de Wilson). - **Point de commande** : niveau de stock qui déclenche un nouvel ordre d'approvisionnement. - **Stock de sécurité (SS)** : marge supplémentaire stockée pour faire face à la variabilité de la demande ou du délai. - **Facteur de service (z)** : coefficient correspondant au niveau de service souhaité (ex. 1,65 pour 95 %). - **Délai de réapprovisionnement (L)** : temps écoulé entre la passation d'une commande et sa réception effective. - **Demande journalière (d)** : consommation moyenne par jour. - **Écart-type de la demande pendant le délai (\(\sigma_{dL}\))** : mesure de la variabilité de la demande sur la période de délai. - **Taux de détention** : pourcentage du coût unitaire représentant le coût de détention annuel. ## Exercices d'application corrigés **Exercice 1** Une entreprise de maintenance à Ngaoundéré utilise un joint d'étanchéité dont : - coût d'achat unitaire = 4 500 FCFA ; - demande annuelle = 1 800 unités ; - coût de commande = 4 000 FCFA ; - taux de détention = 18 %/an. 1. Calculer le coût de détention unitaire annuel \(h\). 2. Déterminer la quantité économique à commander (QEC). 3. Si le stock actuel est de 120 unités et que le point de commande est fixé à 70 unités, faut-il passer une commande maintenant ? Justifier. **Corrigé** 1. \(h = 0,18 \times 4 500 = 810\) FCFA/unité/an. 2. \(Q^{*} = \sqrt{\frac{2 \times 1 800 \times 4 000}{810}} = \sqrt{\frac{14 400 000}{810}} = \sqrt{17 777,78} \approx 133,3\) → **QEC ≈ 133 unités**. 3. Le stock actuel (120) est supérieur au point de commande (70) ; donc **aucune commande n'est nécessaire** pour le moment. On attendra que le stock descende à 70 ou moins. **Exercice 2** Un atelier de réparation de véhicules à Bafoussam consomme 25 filtres à air par jour. Le délai moyen de livraison est de 6 jours, avec un écart-type de la demande journalière de 4 filtres. Le niveau de service souhaité est de 95 % (\(z = 1,65\)). Le coût d'achat unitaire est de 2 200 FCFA, le coût de commande de 2 500 FCFA et le taux de détention de 22 %/an. On travaille 240 jours/an. 1. Calculer la demande annuelle \(D\). 2. Déterminer le stock de sécurité \(SS\). 3. Calculer le point de commande. 4. Déterminer le QEC. **Corrigé** 1. \(D = 25 \times 240 = 6 000\) filtres/an. 2. Demande journalière \(d = 25\) filtres/jour. \(\sigma_{dL} = 4 \times \sqrt{6} = 4 \times 2,449 = 9,796\) ≈ 9,8. \(SS = 1,65 \times 9,8 ≈ 16,2\) → **SS = 16 filtres** (arrondi supérieur). 3. Point de commande = \(d \times L + SS = 25 \times 6 + 16 = 150 + 16 = 166\) filtres. 4. Coût de détention unitaire \(h = 0,22 \times 2 200 = 484\) FCFA/unité/an. QEC = \(\sqrt{\frac{2 \times 6 000 \times 2 500}{484}} = \sqrt{\frac{30 000 000}{484}} = \sqrt{61 983,47} \approx 249\) → **QEC ≈ 249 filtres**. ## Erreurs fréquentes et règles de sécurité 1. **Oublier de convertir le taux de détention en coût unitaire** : certains élèves multiplient directement le taux par la demande au lieu du coût unitaire, ce qui fausse le calcul de \(h\). *Règle* : toujours \(h = \text{taux de détention} \times \text{coût d'achat unitaire}\). 2. **Utiliser la demande mensuelle au lieu de la annuelle dans la formule du QEC** : cela entraîne une sous-estimation importante de la quantité à commander. *Règle* : vérifier que \(D\) exprime bien le nombre d'unités par an ; si les données sont mensuelles, les multiplier par 12. 3. **Négliger le stock de sécurité lorsqu'on calcule le point de commande** : on obtient un point trop bas, provoquant des ruptures fréquentes. *Règle* : ajouter toujours \(SS = z \times \sigma_{dL}\) au produit \(d \times L\). 4. **Arrondir le QEC à la baisse sans tenir compte du conditionnement** : commander une quantité non multiple de la taille de boîte entraîne des coûts de manutention supplémentaires. *Règle* : après le calcul du QEC, ajuster à la quantité la plus proche du conditionnement disponible (ex. boîte de 50, 100 pièces). 5. **Confondre coût de commande et coût d'achat** : le coût de commande est fixe par ordre, indépendamment de la quantité ; le coût d'achat varie avec la quantité. *Règle* : distinguer clairement \(S\) (fixe) et \(p\) (variable) dans les formules. 6. **Ne pas vérifier l'unité du coût de détention** : utiliser un taux en pourcentage sans le convertir en valeur monétaire entraîne des résultats incohérents. *Règle* : exprimer \(h\) en FCFA/unité/an avant de l'insérer dans la formule du QEC. > En cas de doute, toujours reprendre les définitions de base et vérifier la cohérence des unités (FCFA, unités, jours) avant de conclure.

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quelle est la définition du coût de possession dans la gestion des stocks ?
  2. 2. Quel est le coût de commande généralement considéré dans le modèle EOQ ?
  3. 3. Comment définit-on le taux de consommation d'une pièce dans le contexte de la gestion des stocks ?
  4. 4. Une entreprise utilise 12 000 unités d'une pièce par an. Le coût de passation d'une commande est de 50 € et le coût de possession annuel par unité est de 2 €. Quelle est la quantité économique à commander (EOQ) ?
  5. 5. Le taux de consommation quotidien d'une pièce est de 30 unités. Le délai de livraison est de 4 jours. Quel est le point de réapprovisionnement (ROP) sans stock de sécurité ?
  6. 6. Avec les mêmes données que la question 4 (D=12000, S=50, H=2) et un EOQ de 775 unités, quel est le coût total annuel de possession et de commande associé à cet EOQ ?
  7. 7. Une entreprise envisage de réduire son coût de possession de 2 € à 1,5 € par unité et par an, tout en maintenant D=12000 et S=50. Quel sera l'effet sur l'EOQ ?
  8. 8. Dans un atelier, la consommation hebdomadaire d'une pièce est de 200 unités. Le délai de livraison est de 2 semaines et l'entreprise souhaite maintenir un stock de sécurité équivalent à 50 % de la consommation hebdomadaire. Quel est le point de réapprovisionnement (ROP) ?
  9. 9. Un fournisseur offre une remise de 5 % sur le prix d'achat si la quantité commandée dépasse 1000 unités. Le prix unitaire sans remise est de 10 €, le coût de commande S=30 €, le coût de possession H=20 % du prix d'achat par unité et par an. La demande annuelle est de 8000 unités. Quelle quantité devrait-on commander pour minimiser le coût total annuel (achat + commande + possession) ?
  10. 10. Si le coût de possession augmente de 25 % alors que la demande annuelle et le coût de commande restent constants, de quel pourcentage l'EOQ varie-t-il approximativement ?