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Chapitre 5

Modes et procédures d'implantation

Lecture : 28 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis **Objectifs** : À la fin de ce chapitre l’élève sera capable de : - choisir et mettre en œuvre la méthode d’implantation planimétrique la plus adaptée à un chantier (alignements, intersections, coordonnées, ruban‑équerre) ; - réaliser une implantation altimétrique avec nivellement géométrique, trigonométrique ou GPS et en vérifier la fermeture ; - implanter des raccordements circulaires (courbes horizontales) et verticaux (courbes de pente) en utilisant les méthodes du rayon connu, des cordes égales, des offsets ou de la parabole ; - contrôler les écarts par rapport aux normes (planimétrie : 1/5000, altimétrie : 3 mm √K) et rédiger un procès‑verbal de réalisation/réception d’implantation conforme au référentiel MINESEC/IGE. **Prérequis** : notions de base de topographie (systèmes de coordonnées Lambert, lecture de plans, utilisation du théodolite, du niveau optique et de la station totale), connaissances en géodésie (ellipsoïde de référence, datum), maîtrise des unités légales (mètre, degré, gon, pourcentage de pente) et des règles de sécurité sur chantier (port du casque, signalisation, vérification du matériel). --- ## Introduction contextualisée L’implantation constitue la phase où le projet dessiné sur papier prend forme sur le terrain. Au Cameroun, les travaux publics (routes Yaoundé‑Douala, barrage de Lagdo, aménagements urbains de Douala et Yaoundé) ainsi que les bâtiments privés exigent une précision rigoureuse afin d’éviter les surcoûts, les reprises et les risques d’accident. Le référentiel MINESEC/IGE prescrit des méthodes normalisées, des tolérances d’écart et la rédaction d’un procès‑verbal (PV) qui sert de preuve juridique lors de la réception des travaux. Ce chapitre présente, leçon par leçon, les procédures d’implantation planimétrique, altimétrique et des raccordements, en s’appuyant sur des exemples concrets de chantier camerounais. --- ## I. Implantation planimétrique : méthodes, vérification et contrôles, PV de réalisation/réception d’implantation ### 1. Définition et objectifs L’implantation planimétrique consiste à reporter sur le terrain les points définis par leurs coordonnées (X, Y) dans un système de référence donné, afin de matérialiser les limites d’un ouvrage, les axes de voirie ou les points caractéristiques d’un bâtiment. > **>** Objectif : obtenir une représentation fidèle du plan avec une précision admissible selon la classe de travail (ex. : 1/5000 pour les travaux de voirie). ### 2. Méthodes | Méthode | Principe | Matériel habituel | Précision typique | |---------|----------|-------------------|-------------------| | Alignements | Report de points par visée successive depuis une base connue | Théodolite, ruban métallique, piquets | 1/2000 – 1/5000 | | Intersections (triangulation) | Détermination d’un point par intersection de deux visées depuis deux stations connues | Théodolite, station totale | 1/5000 – 1/10000 | | Coordonnées (station totale / GPS) | Calcul direct des coordonnées à partir d’une station connue, puis report par visée et distance | Station totale, GPS RTK, prism | 1/10000 – 1/20000 | | Ruban‑équerre | Report par mesure de distances et d’angles droits à l’aide d’un ruban et d’une équerre | Ruban, équerre, cordeau | 1/1000 – 1/2000 (travaux de faible précision) | ### 3. Étapes de l’implantation 1. **Reconnaissance** : repérer les points de référence (bornes, repères géodésiques) sur le terrain et vérifier leur stabilité. 2. **Installation de la station** : placer le théodolite ou la station totale sur un point connu, effectuer le nivellement de l’instrument et viser le deuxième point de référence pour orienter l’horizon. 3. **Report des points d’implantation** : pour chaque point à implanter, lire l’angle horizontal et la distance (ou calculer les coordonnées) puis placer un piquet ou une balise. 4. **Contrôle de fermeture** : revenir au point de départ et mesurer l’écart entre la position calculée et la position réelle ; cet écart doit être inférieur à la tolérance admise. 5. **Vérification par double mesure** : répéter l’opération depuis une autre station ou en sens inverse pour confirmer la cohérence. ### 4. Vérification et contrôles - **Écart de fermeture planimétrique** :  \(e_p = \sqrt{(\Delta X)^2 + (\Delta Y)^2}\) ; admis si \(e_p \leq \frac{L}{5000}\) où \(L\) est le périmètre du polygone d’implantation. - **Contrôle des angles** : somme des angles intérieurs d’un polygone à \(n\) côtés doit être \((n-2)\times 200\) gon (ou \((n-2)\times 180^\circ\)). - **Utilisation du cahier de relevés** : consigner chaque visée (angle, distance, température, pression) pour permettre le recalcul ultérieur. ### 5. PV de réalisation/réception d’implantation Le PV doit contenir : - date, lieu, numéro du chantier ; - identité du chef d’équipe, du géomètre-topographe et du représentant du maître d’ouvrage ; - liste du matériel utilisé (numéros de série, dernière vérification) ; - points implantés avec leurs coordonnées théoriques et relevées, écarts observés ; - résultat du contrôle de fermeture et décision (conforme / non conforme) ; - signatures du géomètre, du conducteur de travaux et du représentant du maître d’ouvrage. > **>** Règle de forme : le PV est signé en triple exemplaire (maître d’ouvrage, entreprise, contrôle pédagogique). ### 6. Exemple chiffré – implantation d’un bâtiment rectangulaire Données : - Points de référence connus : A(0,0 m) et B(100,0 m) dans le système Lambert‑2 Nord. - Bâtiment souhaité : rectangle 20 m (largeur) × 15 m (profondeur), côté AB coincé avec le côté inférieur du bâtiment. **Calcul des coordonnées** : - Point C (coin supérieur droit) : \(X_C = X_A + 20 = 20\) m, \(Y_C = Y_A + 15 = 15\) m. - Point D (coin supérieur gauche) : \(X_D = X_B - 20 = 80\) m, \(Y_D = Y_B + 15 = 15\) m. **Procédé sur le terrain** : 1. Installer la station totale sur A, viser B pour zéroer l’horizon. 2. Tourner à 90 gon (angle droit) et viser 20 m → placer le piquet C. 3. Depuis C, viser A (ou B) pour vérifier l’orthogonalité, puis mesurer 15 m vers le haut → placer D. 4. Fermer le rectangle en mesurant CD (doit être 20 m) et AD (doit être 15 m). **Vérification** : - Écarts mesurés : ΔX = 0,004 m, ΔY = –0,003 m → \(e_p = \sqrt{0,004^2 + 0,003^2}=0,005\) m. - Périmètre du rectangle = 2×(20+15)=70 m → tolérance = 70/5000 = 0,014 m. - Comme \(e_p < 0,014\) m, l’implantation est conforme. ### 7. Tableau récapitulatif des méthodes planimétriques | Méthode | Précision | Matériel | Temps moyen (pour 10 points) | Usage typique | |---------|-----------|----------|------------------------------|---------------| | Alignements | 1/2000‑1/5000 | Théodolite, ruban | 20 min | Travaux de voirie, limites de parcelle | | Intersections | 1/5000‑1/10000 | Théodolite, station totale | 30 min | Points inaccessibles, réseaux | | Coordonnées (ST/GPS) | 1/10000‑1/20000 | Station totale, GPS RTK | 15 min | Grands ouvrages, précision élevée | | Ruban‑équerre | 1/1000‑1/2000 | Ruban, équerre | 10 min | Implantation provisoire, petits ouvrages | > **>** Formule de fermeture planimétrique : \(e_p \leq \dfrac{L}{5000}\). --- ## II. Implantation altimétrique : méthodes, vérification et contrôles, PV de réalisation/réception d’implantation ### 1. Définition et objectifs L’implantation altimétrique consiste à déterminer et matérieliser les côtes (élévations) des points du terrain relativement à un datum (ex. : Nivellement Général du Cameroun – NGC). Elle permet de réaliser les profils en long, les terrassements et les ouvrages d’assainissement. > **>** Objectif : obtenir une précision altimétrique conforme à la classe de travail (ex. : 3 mm √K pour nivellement de précision). ### 2. Méthodes | Méthode | Principe | Matériel | Précision typique | |---------|----------|----------|-------------------| | Nivellement géométrique (niveau optique) | Lecture de différences de hauteur sur une mire graduée | Niveau optique, mire, trépied | 2 mm √K | | Nivellement géométrique (niveau laser) | Projection d’un plan horizontal de référence | Niveau laser à rotation, détecteur | 1 mm √K | | Nivellement trigonométrique | Mesure d’angles zenithaux et de distances inclinées | Théodolite, station totale, prism | 5 mm √K | | Nivellement GPS (RTK) | Détermination de l’élément Z par différence de phase | Récepteur GPS RTK, antenne | 10 mm √K (en zone ouverte) | | Nivellement barométrique | Mesure de la pression atmosphérique | Baromètre anéroïde | 20 mm √K (usage limité) | ### 3. Étapes du nivellement géométrique (exemple niveau optique) 1. **Installation du niveau** : placer le trépied sur un point stable, effectuer le réglage de la bulle et la mise au point du réticule. 2. **Visée arrière (AR)** : lire la mire placée sur le point de référence connu (cote connue \(Z_{AR}\)). 3. **Visée avant (AV)** : lire la mire sur le point à déterminer. 4. **Calcul de la différence de niveau** : \(\Delta Z = L_{AR} - L_{AV}\) (où \(L\) est la lecture sur la mire). 5. **Report de la cote** : \(Z_{point} = Z_{AR} + \Delta Z\). 6. **Déplacement de l’instrument** : avancer le niveau jusqu’au prochain point et répéter. 7. **Fermeture du nivellement** : revenir au point de départ et vérifier que la somme des \(\Delta Z\) est nulle (ou dans la tolérance). ### 4. Vérification et contrôles - **Fermeture altimétrique** : \(\displaystyle \sum \Delta Z = 0 \pm e_a\) où \(e_a \leq 3 \text{ mm} \sqrt{K}\) (K = distance en kilomètres du niveau). - **Contrôle par double nivellement** : réaliser le même trajet en sens inverse et comparer les cotes obtenues. - **Comparaison avec le plan** : reporter les cotes sur le profil en long du projet et vérifier que les écarts restent dans les limites de tolérance (ex. : ±5 cm pour terrassement de route). ### 5. PV de réalisation/réception d’implantation altimétrique Le PV reprend les mêmes rubriques que le PV planimétrique, en ajoutant : - cote de référence du point de départ (avec sa source) ; - lectures AR et AV pour chaque station ; - différences de niveau calculées ; - cote implantée et écart par rapport à la cote théorique ; - résultat de la fermeture et décision. > **>** Règle de tolérance altimétrique : \(e_a \leq 3 \text{ mm} \sqrt{K}\). ### 6. Exemple chiffré – nivellement d’un tronçon de route de 500 m, pente souhaitée 2 % Données : - Point de départ A : cote connue \(Z_A = 350,00\) m (NGC). - Distance totale \(L = 500\) m, pente \(i = 2\% = 0,02\). - On veut implanter des repères tous les 20 m. **Calcul des cotes théoriques** : \[ Z_{x} = Z_A + i \times x \] où \(x\) est la distance mesurée depuis A. | x (m) | \(Z_{théorique}\) (m) | |-------|----------------------| | 0 | 350,00 | | 20 | 350,40 | | 40 | 350,80 | | 60 | 351,20 | | 80 | 351,60 | | 100 | 352,00 | | … | … | | 500 | 350,00 + 0,02×500 = 360,00 | **Procédé sur le terrain** : 1. Installer le niveau optique sur A, viser la mire sur A (lecture AR = 1,300 m). 2. Avancer de 20 m, placer la mire, lire AV = 1,260 m → \(\Delta Z = 1,300 - 1,260 = 0,040\) m. 3. Cote du premier repère : \(Z_1 = 350,00 + 0,040 = 350,40\) m (conforme). 4. Répéter jusqu’à 500 m. **Vérification de fermeture** : - Somme des \(\Delta Z\) sur l’allée = 0,040 m × 25 = 1,000 m. - Cote théorique au point B = 360,00 m. - Cote mesurée au point B = \(Z_A + 1,000 = 351,00\) m → écart = 360,00 – 351,00 = 9,00 m (erreur de procédure : on a oublié de remettre le niveau à zéro à chaque station). - En pratique, on relève la hauteur du instrument (HI) à chaque station : \(HI = Z_{point} + lecture AR\). En suivant cette méthode, la fermeture est nulle dans la tolérance. > **>** Formule de cote en nivellement : \(Z_{point} = Z_{AR} + (L_{AR} - L_{AV})\). ### 7. Tableau récapitulatif des méthodes altimétriques | Méthode | Précision | Matériel | Temps moyen (pour 20 points) | Usage typique | |---------|-----------|----------|------------------------------|---------------| | Niveau optique | 2 mm √K | Niveau, mire, trépied | 25 min | Travaux de terrassement, voirie | | Niveau laser | 1 mm √K | Niveau laser à rotation, détecteur | 20 min | Nivellement de précision, fondations | | Trigonométrique | 5 mm √K | Théodolite/ST, prism | 30 min | Points inaccessibles, dénivelés forts | | GPS RTK | 10 mm √K | Récepteur GPS, antenne | 15 min | Grands réseaux, zones ouvertes | | Barométrique | 20 mm √K | Baromètre anéroïde | 10 min | Reconnaissance rapide, faible précision | > **>** Formule de fermeture altimétrique : \(\displaystyle e_a \leq 3 \text{ mm} \sqrt{K}\). --- ## III. Implantation des raccordements circulaires et verticaux : différentes méthodes, matériel ### 1. Définition - **Raccordement circulaire** : courbe horizontale de rayon constant qui relie deux alignements droits (tangentes) formant un angle d’intersection \(I\). - **Raccordement vertical** : courbe de pente (souvent parabolique) qui relie deux rampes linéaires de pente différente, assurant une transition douce en altitude. ### 2. Méthodes pour le raccordement circulaire | Méthode | Principe | Formules clés | Quand l’utiliser | |---------|----------|---------------|------------------| | Rayon connu | On connaît le rayon \(R\) souhaité ; on calcule la longueur d’arc \(L\) et les déport moyen \(m\) | \(L = R \times I\) (I en radians) ; \(m = R \left(1 - \cos \frac{I}{2}\right)\) | Conception routière, rayon imposé par le projet | | Cordes égales | On divise la courbe en segments de corde égale \(c\) ; on calcule les angles de déviation successifs | \(\delta = \frac{c}{R}\) (en radians) ; angle de déviation cumulé \(n\delta\) | Quand on veut implanter uniquement avec un ruban et un théodolite | | Offsets (tangentes) | On mesure des distances perpendiculaires (offsets) depuis la tangente pour chaque point de la courbe | \(offset = R - \sqrt{R^2 - \left(\frac{c}{2}\right)^2}\) | Travaux de faible précision, mise en place rapide | | Coordonnées (station totale/GPS) | Calcul direct des coordonnées de chaque point de la courbe à partir des équations paramétriques | \(X = X_{PC} + R(\sin\theta - \sin\theta_0)\) ; \(Y = Y_{PC} - R(\cos\theta - \cos\theta_0)\) | Haute précision, implantation assistée par logiciel | > **>** Formule de longueur d’arc : \(L = R \times I\) (I en radians). > **>** Formule de déport moyen : \(m = R \left(1 - \cos \frac{I}{2}\right)\). ### 3. Matériel habituel - Théodolite ou station totale (avec prism) - Niveau optique ou laser (pour contrôle de la pente transversale) - Ruban métallique de 30 m ou 50 m - Cordeau ou ficelle de marquage - Piquets en bois ou en métal - Équerre de maçonnerie (pour vérifier les angles droits) - GPS RTK (optionnel, pour implantation précise) ### 4. Étapes d’implantation d’un raccordement circulaire (méthode du rayon connu) 1. **Détermination du point d’intersection (PI)** : intersection des deux tangentes connues sur le plan. 2. **Mesure de l’angle d’intersection \(I\)** : viser la première tangente, puis la seconde ; lire l’angle horizontal. 3. **Calcul du rayon \(R\)** (si non donné) ou vérification du rayon projeté. 4. **Calcul de la longueur d’arc \(L\)** et du déport moyen \(m\). 5. **Implantation du point de courbe début (PC)** : depuis le PI, reculer sur la première tangente d’une distance \(T = R \tan \frac{I}{2}\) ; placer le piquet PC. 6. **Implantation du point de courbe fin (PT)** : avancer sur la seconde tangente de la même distance \(T\) ; placer le piquet PT. 7. **Report des points intermédiaires** : - Méthode des cordes égales : choisir une corde \(c\) (ex. : 20 m), calculer l’angle de déviation \(\delta = c/R\) ; à chaque stade, tourner de \(\delta\) et mesurer \(c\) depuis le point précédent. - Méthode des offsets : depuis la tangente, mesurer l’offset calculé à chaque distance le long de la tangente. 8. **Vérification** : mesurer la corde entre deux points successifs et comparer avec la valeur théorique ; contrôler le rayon en mesurant l’angle sous-tendu par une corde connue. ### 5. Exemple chiffré – raccordement circulaire Données : - Deux alignements forment un angle d’intersection \(I = 30^\circ\). - Rayon souhaité \(R = 150\) m. **Calculs** : - \(I\) en radians : \(I_{rad} = 30^\circ \times \frac{\pi}{180} = 0,5236\) rad. - Longueur d’arc : \(L = R \times I_{rad} = 150 \times 0,5236 = 78,54\) m. - Distance de tangente : \(T = R \tan \frac{I}{2} = 150 \times \tan 15^\circ = 150 \times 0,2679 = 40,18\) m. - Déport moyen : \(m = R \left(1 - \cos \frac{I}{2}\right) = 150 \left(1 - \cos 15^\circ\right) = 150 \left(1 - 0,9659\right) = 5,12\) m. **Procédé sur le terrain** : 1. Localiser le PI (intersection des deux alignements). 2. Depuis le PI, reculer de 40,18 m sur la première tangente → placer le piquet PC. 3. Depuis le PI, avancer de 40,18 m sur la seconde tangente → placer le piquet PT. 4. Choisir une corde égale \(c = 20\) m. - Angle de déviation \(\delta = c/R = 20/150 = 0,1333\) rad = 7,64°. - Depuis PC, viser la première tangente, tourner de \(\delta\) vers l’intérieur de la courbe, mesurer 20 m → premier point intermédiaire. - Répéter jusqu’à atteindre PT (environ 4 points intermédiaires). 5. **Vérification** : mesurer la corde entre deux points consécutifs (doit être 20 m ± 0,02 m) ; mesurer l’angle sous-tendu par la corde de 20 m depuis le centre estimé (doit être \(\delta\)). > **>** Formule de distance de tangente : \(T = R \tan \frac{I}{2}\). ### 6. Méthodes pour le raccordement vertical (courbe de pente) Le raccordement vertical est généralement modélisé par une parabole du second degré : \[ y = ax^2 + bx + c \] où \(x\) est la distance mesurée depuis le début de la courbe, \(y\) la cote, et les coefficients sont déterminés par les conditions aux extrémités (cotes et pentes). **Méthode du taux de changement de pente** : - Longueur de courbe \(L\) choisie (souvent \(L = K \times |g_2 - g_1|\) où \(K\) est le coefficient de confort, typiquement 30 m/% pour les routes). - Pente initiale \(g_1\) (en %), pente finale \(g_2\). - Coté au point d’intersection (PIV) : \(z_{PIV} = z_{PC} + g_1 \times \frac{L}{2}\). - Équation de la parabole : \[ z(x) = z_{PC} + g_1 x + \frac{(g_2 - g_1)}{2L} x^2 \] avec \(x\) variant de 0 à \(L\). **Méthode des hauteurs intermédiaires** : on calcule la cote à chaque pas régulier (ex. : 10 m) à l’aide de la formule ci‑dessus puis on implante les points avec un niveau ou un GPS. > **>** Formule de la cote en courbe verticale parabolique : \(z(x) = z_{PC} + g_1 x + \frac{(g_2 - g_1)}{2L} x^2\). ### 7. Exemple chiffré – raccordement vertical Données : - Pente d’entrée \(g_1 = +5\%\) (montée). - Pente de sortie \(g_2 = -3\%\) (descente). - Longueur de courbe choisie \(L = 100\) m. - Cote au point de début de courbe (PC) : \(z_{PC} = 340,00\) m. **Calculs** : - \(g_1 = 0,05\), \(g_2 = -0,03\). - Coté au PIV : \(z_{PIV} = 340,00 + 0,05 \times \frac{100}{2} = 340,00 + 2,50 = 342,50\) m. - Coefficient du terme au carré : \(\displaystyle \frac{g_2 - g_1}{2L} = \frac{-0,03 - 0,05}{2 \times 100} = \frac{-0,08}{200} = -0,0004\). - Équation : \(z(x) = 340,00 + 0,05 x - 0,0004 x^2\). **Tableau de cotes tous les 20 m** : | x (m) | \(z(x)\) (m) | |-------|--------------| | 0 | 340,00 | | 20 | 340,00 + 0,05×20 - 0,0004×400 = 340,00 + 1,00 - 0,16 = 340,84 | | 40 | 340,00 + 2,00 - 0,0004×1600 = 340,00 + 2,00 - 0,64 = 341,36 | | 60 | 340,00 + 3,00 - 0,0004×3600 = 340,00 + 3,00 - 1,44 = 341,56 | | 80 | 340,00 + 4,00 - 0,0004×6400 = 340,00 + 4,00 - 2,56 = 341,44 | | 100 | 340,00 + 5,00 - 0,0004×10000 = 340,00 + 5,00 - 4,00 = 341,00 (cote au PT) | **Procédé sur le terrain** : 1. Installer le niveau optique sur PC, viser la mire sur PC (lecture AR). 2. Avancer de 20 m, placer la mire, lire AV, calculer \(\Delta Z\) et obtenir la cote théorique du tableau ; placer un piquet. 3. Répéter jusqu’à PT. 4. **Vérification** : remonter le niveau depuis PT vers PC et vérifier que la somme des \(\Delta Z\) reprend la différence de cote théorique (341,00 – 340,00 = 1,00 m) dans la tolérance (3 mm √K ≈ 3 mm √0,1 ≈ 0,95 mm pour K=0,1 km). > **>** Formule de longueur de courbe verticale recommandée : \(L = K \times |g_2 - g_1|\) avec \(K \approx 30\) m/% pour les routes camerounaises. ### 8. Tableau récapitulatif des méthodes de raccordement | Type | Méthode | Précision | Matériel principal | Usage typique | |------|---------|-----------|--------------------|---------------| | Circulaire | Rayon connu | 1/2000‑1/5000 | Théodolite/ST, ruban, piquets | Routes, voies ferrées | | Circulaire | Cordes égales | 1/2000‑1/5000 | Théodolite, ruban | Implantation sans logiciel | | Circulaire | Offsets | 1/1000‑1/2000 | Ruban, équerre | Travaux de faible précision | | Circulaire | Coordonnées (ST/GPS) | 1/10000‑1/20000 | Station totale, GPS RTK | Grands ouvrages, précision élevée | | Verticale | Parabolique (formule) | 3 mm √K | Niveau optique/laser, mire | Terrassement, voirie | | Verticale | GPS RTK | 10 mm √K | Récepteur GPS | Zones ouvertes, contrôle rapide | > **>** Formule de distance de tangente pour courbe circulaire : \(T = R \tan \frac{I}{2}\). > **>** Formule de cote en courbe verticale : \(z(x) = z_{PC} + g_1 x + \frac{(g_2 - g_1)}{2L} x^2\). --- ## Synthèse du chapitre (mini‑fiche de révision) - **Implantation planimétrique** : choisir la méthode selon la précision requise ; contrôler la fermeture avec \(e_p \leq L/5000\) ; rédiger un PV contenant coordonnées théoriques/relevées, écarts et signatures. - **Implantation altimétrique** : niveler géométriquement (optique/laser) ou trigonométriquement ; vérifier la fermeture avec \(e_a \leq 3 \text{ mm} \sqrt{K}\) ; PV incluant lectures AR/AV, différences de niveau et cotes implantées. - **Raccordements circulaires** : déterminer PI, angle d’intersection \(I\), rayon \(R\) ; calculer longueur d’arc \(L = R I\) et déport moyen \(m = R(1-\cos \frac{I}{2})\) ; implanter PC, PT puis points intermédiaires par cordes égales ou offsets ; vérifier corde et rayon. - **Raccordements verticaux** : utiliser la forme parabolique \(z(x) = z_{PC} + g_1 x + \frac{(g_2 - g_1)}{2L} x^2\) ; choisir longueur \(L = K|g_2-g_1|\) (K≈30 m/%) ; implanter les points à pas réguliers ; contrôler par double nivellement. - **Sécurité** : porter EPI, vérifier la stabilité du matériel, signaler les zones de travail, respecter les distances de recul par rapport aux voies de circulation. --- ## Glossaire (12 termes) - **Altimétrie** : détermination des hauteurs (cotes) des points du terrain relativement à un datum. - **Azimut** : angle horizontal mesuré depuis le nord géographique vers une direction donnée, exprimé en gon ou degré. - **Cote** : élévation d’un point par rapport à une surface de référence (ex. : niveau moyen de la mer). - **Déport moyen** : distance maximale entre la corde d’une courbe circulaire et son arc, notée \(m\). - **Écart de fermeture** : différence entre la valeur théorique et la valeur mesurée après bouclage d’un polygone (planimétrique) ou d’un nivellement (altimétrique). - **Gon** : unité d’angle utilisée en topographie (200 gon = 180°). - **Nivellement géométrique** : méthode de détermination des différences de hauteur par lecture de mire graduée avec un niveau optique ou laser. - **Point d’intersection (PI)** : point où se rencontrent les deux tangentes d’un raccordement circulaire. - **Point de courbe début (PC)** : premier point de la courbe circulaire situé sur la première tangente. - **Point de courbe fin (PT)** : dernier point de la courbe circulaire situé sur la seconde tangente. - **Raccordement vertical** : courbe de pente (souvent parabolique) reliant deux rampes de pente différente. - **Station totale** : instrument électronique combinant théodolite, télémètre à laser et micro‑ordinateur pour mesurer angles et distances. --- ## Exercices d'application corrigés ### Exercice 1 – Implantation planimétrique d’un lotissement **Situation** : Un lotissement de 4 parcelles rectangulaires de 20 m × 15 m doit être implanté à partir de deux bornes connues A(0,0) et B(120,0) (coordonnées Lambert‑2 Nord). Chaque parcelle est alignée le long de l’axe AB, avec un retrait de 5 m du bord de la voie. **Demande** : 1. Calculer les coordonnées des quatre coins de chaque parcelle. 2. Décrire la procédure d’implantation avec un théodolite et un ruban de 30 m. 3. Vérifier la fermeture du polygone formé par les points extérieurs du lotissement (tolérance 1/5000). **Corrigé** : 1. **Coordonnées** : - Parcelle 1 (de 0 à 20 m le long de AB) : - P1 : (0+5, 0) = (5, 0) – retrait de 5 m de la voie. - P2 : (5+20, 0) = (25, 0). - P3 : (25, 15). - P4 : (5, 15). - Parcelle 2 (de 20 à 40 m) : - P5 : (20+5, 0) = (25, 0) (coïncide avec P2). - P6 : (45, 0). - P7 : (45, 15). - P8 : (25, 15). - Parcelle 3 (de 40 à 60 m) : - P9 : (45, 0). - P10 : (65, 0). - P11 : (65, 15). - P12 : (45, 15). - Parcelle 4 (de 60 à 80 m) : - P13 : (65, 0). - P14 : (85, 0). - P15 : (85, 15). - P16 : (65, 15). (Les points du bord de la voie sont à x = 0, 20, 40, 60, 80, 100 m ; le retrait de 5 m décale tous les points de +5 m en x.) 2. **Procédé** : - Installer le théodolite sur A, viser B pour zéroer l’horizon. - Mesurer l’angle de 90 gon (à gauche) et viser 5 m → placer le premier piquet de retrait (ex. : P1). - Depuis ce piquet, viser à nouveau B (ou A) pour garder l’alignement, mesurer 20 m le long de AB → placer le deuxième piquet (ex. : P2). - Tourner de 90 gon vers l’intérieur de la parcelle, mesurer 15 m → placer le troisième piquet (ex. : P3). - Revenir sur le côté opposé, mesurer 20 m en arrière → placer le quatrième piquet (ex. : P4). - Répéter pour chaque parcelle en utilisant les points déjà implantés comme stations de référence. 3. **Vérification de fermeture** : - Le polygone extérieur du lotissement est formé par les points : A(0,0), B(120,0), C(120,20), D(0,20) (en considérant le retrait de 5 m, on décale de +5 en x et +0 en y pour le côté intérieur, mais le polygone de référence reste le rectangle extérieur). - Périmètre \(L = 2×(120+20)=280\) m. - Tolérance admise = \(L/5000 = 280/5000 = 0,056\) m. - Après implantation, on mesure les écarts sur chaque côté : on obtient Δx max = 0,012 m, Δy max = 0,009 m. - \(e_p = \sqrt{0,012^2 + 0,009^2}=0,015\) m < 0,056 m → fermeture conforme. ### Exercice 2 – Nivellement d’une plateforme de stockage **Situation** : Une plateforme rectangulaire de 30 m × 20 m doit être mise à niveau à la cote 380,00 m NGF. Le point de référence connu est un piquet R avec cote 379,50 m situé à un coin de la plateforme. **Demande** : 1. Déterminer les corrections de niveau à appliquer à chaque coin de la plateforme. 2. Décrire le déroulement du nivellement en croix (niveau optique) pour reporter la cote souhaitée. 3. Vérifier la fermeture du nivellement (tolérance 3 mm √K, avec K = 0,06 km). **Corrigé** : 1. **Corrections** : - Cote souhaitée au point de référence : 380,00 m. - Cote réelle du point R : 379,50 m. - Correction à apporter : \(+0,50\) m (il faut relever la plateforme de 0,50 m). - Comme la plateforme est plane, chaque coin doit recevoir la même correction de +0,50 m. 2. **Procédé** : - Installer le niveau optique sur un trépied stable à proximité de R. - Faire la mise au point et niveler l’instrument (bulle centrale). - Visée arrière sur le piquet R : lecture AR = 1,200 m (exemple). - Hauteur de l’instrument (HI) = cote de R + lecture AR = 379,50 + 1,200 = 380,70 m. - Pour chaque coin de la plateforme, placer la mire, lire AV, calculer la cote du sol : \(Z_{sol} = HI - lecture AV\). - Comparer \(Z_{sol}\) à la cote souhaitée 380,00 m ; si différence, enfoncer ou soulever le sol jusqu’à obtenir la cote souhaitée (on travaille sur un remblai ou un déblai). - Répéter pour les quatre coins et les points intermédiaires sur les côtés (pas de 5 m). 3. **Vérification de fermeture** : - On effectue un nivellement fermé en partant de R, faisant le tour de la plateforme et revenant à R. - On note les différences de niveau \(\Delta Z\) entre chaque station. - Supposons les lectures suivantes (en m) : AR_R = 1,200, AV_1 = 1,195 → \(\Delta Z_1 = +0,005\). AV_2 = 1,190 → \(\Delta Z_2 = +0,010\). AV_3 = 1,185 → \(\Delta Z_3 = +0,015\). AV_4 = 1,180 → \(\Delta Z_4 = +0,020\). Retour à R : AV_R = 1,200 → \(\Delta Z_5 = -0,050\) (somme des précédents). - Somme des \(\Delta Z\) = 0,005+0,010+0,015+0,020-0,050 = 0,000 m. - Tolérance : \(e_a \leq 3 \text{ mm} \sqrt{K}\) avec \(K = 0,06\) km → \(\sqrt{K}=0,245\) → \(e_a \leq 3 \times 0,245 = 0,735\) mm = 0,000735 m. - Notre somme est exactement 0, donc bien dans la tolérance. ### Exercice 3 – Raccordement circulaire d’une voie de service **Situation** : Une voie de service doit rejoindre la voie principale par un raccordement circulaire. Les deux voies forment un angle d’intersection de \(45^\circ\). Le rayon de courbe imposé par le projet est de 80 m. **Demande** : 1. Calculer la longueur d’arc \(L\), la distance de tangente \(T\) et le déport moyen \(m\). 2. Décrire l’implantation avec la méthode des cordes égales (choisir une corde de 15 m). 3. Vérifier la courbe en mesurant la corde entre deux points successifs et en contrôlant le rayon. **Corrigé** : 1. **Calculs** : - \(I = 45^\circ = 45 \times \frac{\pi}{180}=0,7854\) rad. - \(L = R I = 80 \times 0,7854 = 62,83\) m. - \(T = R \tan \frac{I}{2} = 80 \times \tan 22,5^\circ = 80 \times 0,4142 = 33,14\) m. - \(m = R \left(1 - \cos \frac{I}{2}\right) = 80 \left(1 - \cos 22,5^\circ\right) = 80 \left(1 - 0,9239\right) = 80 \times 0,0761 = 6,09\) m. 2. **Procédé (cordes égales)** : - Déterminer le PI (intersection des deux axes de voie). - Depuis le PI, reculer de \(T = 33,14\) m sur la première voie → placer le piquet PC. - Depuis le PI, avancer de \(T = 33,14\) m sur la seconde voie → placer le piquet PT. - Choisir corde \(c = 15\) m. - Angle de déviation \(\delta = c/R = 15/80 = 0,1875\) rad = 10,75°. - Depuis PC, viser la première voie, tourner de \(\delta\) vers l’intérieur de la courbe, mesurer 15 m → premier point intermédiaire. - Répéter l’opération (tourner de \(\delta\) et mesurer 15 m) jusqu’à atteindre PT (environ 4 points intermédiaires). 3. **Vérification** : - Mesurer la corde entre deux points consécutifs obtenus : doit être 15 m ± 0,02 m (précision du ruban). - Pour contrôler le rayon, choisir une corde de 30 m (deux cordes égales) et mesurer l’angle sous‑tendu au centre estimé : l’angle théorique est \(2\delta = 2 \times 10,75° = 21,5°\). - Mesurer cet angle avec le théodolite ; il doit être 21,5° ± 0,2°. - Si les deux contrôles sont satisfaits, la courbe est conforme. --- ## Erreurs fréquentes et règles de sécurité | N° | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de prévention / bonne pratique | |----|------------------|-------------|--------------------------------------| | 1 | Oublier de remettre le niveau à zéro entre deux stations lors d’un nivellement en croix | Erreur systématique de cote pouvant atteindre plusieurs décimètres | Toujours relever la hauteur de l’instrument (HI) à chaque station et vérifier que la somme des \(\Delta Z\) respecte la fermeture. | | 2 | Utiliser un ruban métallique détendu ou endommagé pour mesurer des distances d’implantation | Erreurs linéaires proportionnelles à la longueur mesurée (ex. : 0,5 % sur 100 m = 5 cm) | Inspecter le ruban avant chaque utilisation, le tendre avec un dynamomètre de 5 kg, et le remplacer si des signes d’usure apparaissent. | | 3 | Ne pas vérifier l’orientation du théodolite avant de commencer une série d’angles | Erreur d’azimut qui se propage sur tous les points suivants | Effectuer un point de zéro (visée sur un point connu) et contrôler l’horizon à chaque déplacement de l’instrument. | | 4 | Implanter un point de courbe sans vérifier la distance de tangente (T) | Décalage de la courbe pouvant entraîner un dépassement de la emprise ou un manque de recouvrement | Calculer T à l’avance, le reporter sur le terrain avec un ruban, et placer un piquet de contrôle avant de poursuivre la courbe. | | 5 | Négliger le port du casque et des lunettes de protection lors de l’utilisation d’un niveau laser à puissance élevée | Risque de lésions oculaires ou de traumatismes crâniens en cas de reflet ou de choc | Porter systématiquement EPI adaptés (casque, lunettes de protection, gants) et respecter les zones d’exclusion définies par le manuel du laser. | | 6 | Effectuer des mesures sous pluie forte sans protéger le matériel | Buée sur les lunettes du théodolite, glissement du ruban, perte de précision | Utiliser des housses imperméables, sécher les lunettes avec un chiffon non pelucheux, et reporter les mesures si la visibilité est compromise. | > **>** Règle de sécurité fondamentale : arrêter immédiatement toute opération si le matériel présente un défaut visible ou si les conditions météorologiques compromettent la précision ou la sécurité du personnel. --- *Fin du cours.*

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quelle est la définition de l'implantation planimétrique ?
  2. 2. Quel document constitue le procès-verbal (PV) de réalisation d'une implantation ?
  3. 3. Parmi les méthodes d'implantation altimétrique, laquelle repose sur le nivellement géométrique direct ?
  4. 4. Lors de l'implantation d'un point, l'azimut mesuré est de 45°12′30″ alors que l'azimut théorique du projet est de 45°10′00″. Quelle est l'erreur d'orientation en secondes d'arc ?
  5. 5. Un point A possède les coordonnées projetées X=120,00 m, Y=85,00 m. On veut implanter un point B situé à 25,00 m d'A avec un azimut de 135°. Quelles sont les coordonnées approximatives de B ?
  6. 6. Pour vérifier la planimétrie d'un réseau d'implantation, on relève deux fois chaque point à partir de stations différentes. Quelle est la principale avantage de cette méthode du double relevé ?
  7. 7. Un raccordement circulaire doit être implanté entre deux tangentes qui se coupent avec un angle d'intersection de 40°. Si la longueur d'arc du raccordement est de 30,00 m, quel est le rayon approximatif du cercle à utiliser ?
  8. 8. Lors du contrôle de l'implantation altimétrique d'un chantier, on effectue un nivellement trigonométrique depuis une base connue. Quelle erreur systématique peut être détectée par cette méthode ?
  9. 9. Lors de l'implantation d'un polygone fermé de 200 m de périmètre, l'erreur de fermeture planimétrique mesurée est de 5 cm. Selon les normes MINESEC pour les travaux de topographie de précision, quelle est la tolérance admissible en fermeture pour ce périmètre ?
  10. 10. On souhaite implanter le point P situé à l'intersection de deux droites définies respectivement par les points A(10,0 ; 20,0) et B(30,0 ; 40,0) pour la première droite, et C(10,0 ; 40,0) et D(30,0 ; 20,0) pour la seconde. En tenant compte d'une correction d'échelle de la carte de 1:5000 (c'est-à-dire que les distances sur le terrain sont 5000 fois celles sur la carte), quelles sont les coordonnées terrain approximatives de P ?