Chapitre 3
Economic associations
Lecture : 16 minQuiz de 12 questions
# Economic associations
## Objectifs et prérequis
Comprendre les formes d’associations économiques traditionnelles et modernes au Cameroun et en Afrique, notamment les tontines (Njangi) et les sociétés coopératives. Analyser leur fonctionnement, leurs avantages, leurs limites et leur rôle dans le développement local. Savoir distinguer ces formes d’association selon leurs objectifs, leur organisation et leur cadre juridique.
Prérequis : notions de base sur l’économie informelle, les besoins économiques des ménages, la solidarité communautaire et les formes d’entraide traditionnelle.
## Introduction
Dans le système éducatif camerounais, l’éducation à la citoyenneté vise à former des citoyens responsables, conscients de leurs droits et devoirs, capables de participer activement à la vie sociale et économique de leur communauté. Le chapitre « Economic associations » s’inscrit dans cette logique en présentant deux formes d’organisation économique essentielles : les tontines (Njangi), héritières d’une tradition africaine d’entraide financière, et les sociétés coopératives, formes modernes d’organisation collective reconnues par le droit. Ces deux modèles illustrent comment les populations s’organisent pour répondre à des besoins économiques non satisfaits par le secteur formel, en mutualisant ressources, risques et efforts. Leur étude permet de comprendre la dynamique de l’économie sociale et solidaire au Cameroun, son ancrage culturel et son évolution vers des structures plus formalisées.
## I. TU13: Lesson 7 : "Njangi"(tontines) (part1)
### Contexte
Les tontines, appelées « Njangi » dans plusieurs régions du Cameroun (notamment chez les Bamiléké, les Bamoun et dans les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest), sont des formes d’épargne et de crédit rotatif informelles profondément ancrées dans les pratiques communautaires africaines. Elles existent depuis des décennies, voire des siècles, comme mécanisme d’entraide financière face à l’accès limité aux services bancaires formels, particulièrement en milieu rural et dans les quartiers urbains populaires. Elles répondent à des besoins immédiats (cérémonies, frais de scolarité, soins de santé, investissements agricoles ou commerciaux) et renforcent la cohésion sociale.
### Définition
> Une tontine (Njangi) est une association informelle de personnes qui se réunissent périodiquement pour verser une somme fixe d’argent, avec la règle que chaque membre reçoit à tour de rôle la totalité du pot commun.
### Fonctionnement
Le fonctionnement d’une Njangi suit un cycle régulier :
- Un groupe de personnes (souvent entre 5 et 20 membres) se fixe une contribution périodique (hebdomadaire, bimensuelle ou mensuelle).
- À chaque réunion, chaque membre verse sa cotisation.
- La somme totale collectée est remise à un membre désigné selon un ordre prédéfini (souvent par tirage au sort, ancienneté ou besoin urgent exprimé).
- Le cycle se poursuit jusqu’à ce que chaque membre ait reçu son tour.
- À la fin du cycle, le groupe peut décider de se reconstituer avec les mêmes ou de nouveaux membres, ou de s’arrêter.
### Caractéristiques clés
- **Informalité** : pas d’enregistrement juridique, pas de statuts écrits obligatoires, fonctionnement basé sur la confiance et la parole donnée.
- **Homogénéité sociale** : les membres appartiennent souvent au même quartier, village, famille élargie, groupe ethnique ou profession (ex. : femmes du marché, artisans, chauffeurs de taxi).
- **Flexibilité** : les règles peuvent être adaptées en cas de besoin urgent (ex. : report du tour pour un membre en difficulté médicale).
- **Rôle social** : au-delà de l’aspect financier, la Njangi renforce les liens sociaux, sert de cadre d’échange d’informations et de soutien moral.
### Exemples concrets
- À Bafoussam, des groupes de femmes commerçantes au marché central forment des Njangi pour financer l’achat de marchandises en gros.
- À Yaoundé, des chauffeurs de taxi-moto organisent des Njangi hebdomadaires pour faire face aux imprévus comme les pannes ou les amendes.
- Dans l’Ouest du Cameroun, des Njangi sont utilisées pour financer les cérémonies de mariage ou les funérailles, réduisant ainsi la charge financière individuelle.
### Vocabulaire à retenir
- Cotisation : somme versée périodiquement par chaque membre.
- Pot commun : montant total collecté à chaque réunion.
- Tour : période durant laquelle un membre reçoit le pot commun.
- Cycle : séquence complète où chaque membre a reçu son tour une fois.
- Informel : non soumis à une réglementation formelle ou à un enregistrement officiel.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Expliquez le fonctionnement d’une tontine (Njangi) et analysez son rôle dans l’autonomisation économique des femmes au Cameroun.
**Plan proposé** :
I. Fonctionnement de la Njangi : définition, mécanisme de cotisation et de répartition du pot commun
II. Avantages économiques : accès au crédit, épargne forcée, financement de projets personnels ou professionnels
III. Rôle social et culturel : renforcement de la solidarité, préservation des traditions, espace d’échange et de soutien
IV. Limites : risques de défaut de paiement, manque de sécurité juridique, limites du montant mobilisable
V. Conclusion : la Njangi comme outil d’autonomisation, complémentaire mais non substitutif des services financiers formels
## II. TU13: Lesson 7 : "Njangi"(tontines) (part2)
### Causes de l’essor des tontines
L’essor des Njangi au Cameroun s’explique par plusieurs facteurs structurels et conjoncturels :
- **Exclusion financière** : une grande partie de la population, notamment en milieu rural et dans le secteur informel, n’a pas accès aux services bancaires formels en raison de l’absence de garanties, de revenus irréguliers ou de la distance aux agences.
- **Coûts élevés des services bancaires** : frais de tenue de compte, exigences de solde minimum, procédures lourdes découragent l’usage des banques par les faibles revenus.
- **Rapidité et flexibilité** : contrairement aux procédures bancaires longues, une Njangi peut être mise en place en quelques jours, avec des règles adaptées aux besoins immédiats.
- **Confiance sociale** : dans les communautés où les liens familiaux et ethniques sont forts, la parole donnée suffit comme garantie, réduisant le besoin de contrats écrits.
- **Besoin de liquidités immédiates** : pour des dépenses imprévues (santé, funérailles) ou opportunités (achat de stock, paiement de frais de scolarité), la Njangi offre une solution rapide.
### Conséquences
**Conséquences positives** :
- Facilitation de l’accès à l’épargne et au crédit pour les populations exclues du système bancaire formel.
- Stimulation de l’activité économique informelle (commerce artisanal, agriculture de vivres, transport).
- Renforcement du tissu social et de la résilience communautaire face aux chocs.
- Transmission intergénérationnelle de pratiques de gestion financière et de solidarité.
**Conséquences négatives ou limites** :
- Risque de défaut de paiement : si un membre ne verse pas sa cotisation, le pot commun est réduit, affectant les autres.
- Absence de recours légal : en cas de conflit ou de fraude, il est difficile d’obtenir réparation devant les tribunaux.
- Montants limités : le montant du pot commun dépend du nombre de membres et de la cotisation, souvent insuffisant pour de gros investissements.
- Pas d’intérêts : l’épargne dans une Njangi ne génère pas de revenu supplémentaire (contrairement à un compte épargne rémunéré).
- Risque de pression sociale : certains membres peuvent ressentir une obligation de participer malgré des difficultés financières.
### Comparaison avec l’épargne formelle
| Critère | Tontine (Njangi) | Épargne bancaire formelle |
|--------|------------------|----------------------------|
| Accès | Ouvert à tous, basé sur la confiance | Nécessite pièce d’identité, justificatif de domicile, parfois revenu minimum |
| Coût | Aucun frais | Frais de tenue de compte, parfois frais de retrait |
| Rendement | Aucun intérêt | Intérêts faibles mais réels (ex. : 2,5–4% l’an) |
| Sécurité | Dépend de l’honnêteté des membres | Garantie par l’État jusqu’à un certain montant (via la garantie des dépôts) |
| Flexibilité | Règles adaptables en cas de besoin | Règles fixes, peu de marge de négociation |
| Délai d’obtention des fonds | Immédiat (au tour du membre) | Selon les conditions du produit (ex. : préavis pour retrait) |
| Cadre juridique | Informel, pas de reconnaissance officielle | Réglementé par la loi bancaire et la COBAC |
### Exemples concrets africains
- Au Sénégal, les « tontines » sont très répandues parmi les femmes du secteur informel et sont parfois intégrées dans des programmes de microfinance.
- Au Mali, les « tontines » des femmes commerçantes de Bamako sont étudiées comme modèles d’autonomisation économique.
- En République démocratique du Congo, les « épare » (équivalent local de la tontine) financent largement l’agriculture de vivres et le petit commerce.
- Au Ghana, les « susu » (tontines urbaines) sont gérées par des collecteurs qui perçoivent une petite commission pour leur service.
### Vocabulaire à retenir
- Exclusion financière : impossibilité d’accéder aux services bancaires formels en raison de barrières économiques, sociales ou géographiques.
- Secteur informel : activités économiques non réglementées, non déclarées aux impôts, sans protection sociale.
- Résilience communautaire : capacité d’un groupe à faire face ensemble à des difficultés ou des chocs.
- Pression sociale : influence exercée par le groupe sur l’individu pour qu’il se conforme aux attentes collectives.
- Garantie des dépôts : mécanisme étatique qui protège l’épargne des citoyens en cas de faillite bancaire.
- Microfinance : fourniture de services financiers (crédit, épargne, assurance) aux populations à faible revenu, souvent exclues du système bancaire traditionnel.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Montrez en quoi les tontines (Njangi) représentent une réponse adaptée aux besoins financiers des populations exclues du système bancaire formel au Cameroun.
**Plan proposé** :
I. Présentation du contexte d’exclusion financière au Cameroun : faiblesse de la bancarisation, poids du secteur informel
II. Fonctionnement et avantages des Njangi : accessibilité, rapidité, bas coût, adaptation aux besoins immédiats
III. Limites des Njangi : risques de défaut, absence de sécurité juridique, montants limités
IV. Comparaison avec l’offre bancaire formelle : complémentarité plutôt que concurrence
V. Conclusion : les Njangi comme innovation sociale endogenous, à encourager dans une approche inclusive de la finance
## III. TU14: Lesson 8 : Cooperative societies (part1)
### Contexte
Les sociétés coopératives représentent une forme moderne d’organisation économique collective, reconnue par le droit camerounais et inspirée des principes du mouvement coopératif international. Contrairement aux tontines informelles, les coopératives sont des entités juridiques à but non lucratif ou à distribution limitée de bénéfices, visant à répondre aux besoins économiques, sociaux ou culturels de leurs membres grâce à une propriété et un contrôle démocratiques. Au Cameroun, elles sont présentes dans divers secteurs : agriculture (coopératives de producteurs de café, de cacao, de vivres), artisanat, transport, consommation (magasins coopératifs), et même dans les services (énergie renouvelable, TIC). Leur développement est encouragé par l’État comme levier de lutte contre la pauvreté, d’insertion des jeunes et de promotion de l’économie sociale et solidaire.
### Définition
> Une société coopérative est une association autonome de personnes unies volontairement pour répondre à leurs besoins économiques, sociaux et culturels communs, grâce à une entreprise possédée et démocratiquement contrôlée par ses membres.
### Principes coopératifs (selon l’Alliance coopérative internationale)
Les coopératives camerounaises s’inspirent des sept principes universels du mouvement coopératif :
1. **Adhésion volontaire et ouverte à tous** : toute personne pouvant utiliser les services de la coopérative et willing to accept the responsibilities of membership peut adhérer, sans discrimination de genre, sociale, raciale, politique ou religieuse.
2. **Gouvernance démocratique par les membres** : les membres contrôlent démocratiquement leur coopérative. Dans les coopératives de premier degré, chaque membre dispose d’une voix, indépendamment du montant de son apport financier.
3. **Participation économique des membres** : les membres contribuent équitablement au capital de la coopérative et le contrôlent démocratiquement. Les excédents sont répartis de manière équitable : soit en fonction de l’utilisation faite des services (patronage), soit en réserves indivisibles, soit en limité retour sur le capital souscrit.
4. **Autonomie et indépendance** : les coopératives sont des organisations autonomes contrôlées par leurs membres. Si elles concluent des accords avec d’autres organisations ou leviennent des capitaux extérieurs, elles le font dans des conditions qui assurent le contrôle démocratique par leurs membres et maintiennent leur autonomie coopérative.
5. **Éducation, formation et information** : les coopératives fournissent une éducation et une formation à leurs membres, élus, dirigeants et employés afin qu’ils puissent contribuer efficacement au développement de leurs coopératives. Elles informent le grand public sur la nature et les avantages du coopération.
6. **Coopération entre coopératives** : les coopératives servent leurs membres le plus efficacement et renforcent le mouvement coopératif en travaillant ensemble par des structures locales, nationales, régionales et internationales.
7. **Engagement envers la communauté** : les coopératives travaillent au développement durable de leurs communautés grâce à des politiques approuvées par leurs membres.
### Types de coopératives au Cameroun
Selon leur objet et leur secteur d’activité, on distingue plusieurs types de coopératives :
- **Coopératives de producteurs** : regroupent des agriculteurs, éleveurs ou artisans pour améliorer l’accès aux intrants, la transformation, la commercialisation et la négociation des prix (ex. : coopératives de producteurs de café dans l’Ouest, de cacao dans le Sud-Ouest, de vivres dans l’Extrême-Nord).
- **Coopératives de consommateurs** : permettent à des ménages ou des travailleurs d’acheter collectivement des biens de première nécessité à moindre coût (ex. : magasins coopératifs dans certaines entreprises publiques ou universités).
- **Coopératives de travailleurs** : détenues et gérées par leurs salariés (ex. : certaines coopératives de menuiserie, de couture ou de services informatiques).
- **Coopératives d’utilité publique** : fournissent des services essentiels comme l’eau, l’électricité ou le logement (ex. : certaines initiatives d’énergie solaire communautaire dans les zones rurales).
- **Coopératives de crédit et d’épargne** : permettent aux membres d’accéder à l’épargne et au crédit à des conditions avantageuses (ex. : certaines caisses populaires ou mutuelles d’épargne et de crédit).
### Exemples concrets camerounais
- La **Coopérative des Producteurs de Café de l’Ouest (COOP-CA)** regroupe plusieurs milliers de petits producteurs dans les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest pour améliorer la qualité du café, accéder à la certification équitable et négocier de meilleurs prix avec les exportateurs.
- À Bamenda, des **coopératives de femmes transformatrices de produits agricoles** (gari, huile de palme, condiments) se sont formées pour mutualiser l’usage de moulins et de séchoirs solaires, augmenter leur productivité et accéder aux marchés urbains.
- Dans la région du Littoral, des **coopératives de chauffeurs de taxi** ont été créées pour l’achat collectif de véhicules, l’entretien et l’accès à l’assurance à moindre coût.
- À Yaoundé, des **coopératives de logement** permettent à des fonctionnaires ou des travailleurs du secteur informel d’acquérir des terrains et de construire des maisons à coût réduit grâce à l’achat groupé de matériaux et à la main-d’œuvre mutualisée.
### Vocabulaire à retenir
- Adhésion volontaire : principe selon lequel l’entrée dans une coopérative est libre et basée sur le désir de bénéficier de ses services.
- Gouvernance démocratique : système de prise de décision où chaque membre a une voix, indépendamment de son apport financier.
- Participation économique : obligation des membres de contribuer au capital et droit de partager les excédents selon l’usage des services.
- Excédents : bénéfices nets de la coopérative après couverture des coûts, pouvant être répartis ou mis en réserve.
- Patronage : mesure de l’utilisation faite par un membre des services de la coopérative, souvent utilisée comme base de répartition des excédents.
- Autonomié : capacité de la coopérative à prendre ses propres décisions sans ingérence extérieure injustifiée.
- Solidarité intercoopérative : principe selon lequel les coopératives s’entraident pour renforcer le mouvement coopératif dans son ensemble.
- Développement durable : réponse aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Présentez les principes fondamentaux des sociétés coopératives et illustrez leur application dans le secteur agricole camerounais.
**Plan proposé** :
I. Définition et objectifs généraux des sociétés coopératives
II. Présentation détaillée des sept principes coopératifs de l’Alliance coopérative internationale
III. Application des principes dans les coopératives agricoles camerounaises (ex. : café, cacao, vivres)
IV. Avantages des coopératives pour les petits producteurs : accès aux marchés, négociation des prix, formation, résilience
V. Défis rencontrés : financement, gouvernance, concurrence, soutien institutionnel limité
VI. Conclusion : les coopératives comme voie vers une agriculture inclusive et durable au Cameroun
## Synthèse du chapitre
- Les tontines (Njangi) sont des formes informelles d’épargne et de crédit rotatif basées sur la confiance sociale, répandues au Cameroun et en Afrique, particulièrement utiles pour les populations exclues du système bancaire formel.
- Elles fonctionnent par cotisations périodiques et répartition du pot commun à tour de rôle, offrant rapidité, accessibilité et renforcement du lien social, mais présentent des risques de défaut de paiement et un manque de sécurité juridique.
- Les sociétés coopératives sont des organisations économiques formelles, régies par des principes internationaux d’adhésion volontaire, de gouvernance démocratique, de participation économique et de solidarité.
- Elles permettent aux membres de mutualiser leurs ressources pour accéder à des services, améliorer leurs revenus et exercer un contrôle démocratique sur leur outil de travail.
- Au Cameroun, les coopératives sont présentes dans l’agriculture, l’artisanat, le transport, le logement et les services, soutenues par l’État comme outil de développement inclusif.
- Les deux modèles — tontines et coopératives — illustrent la diversité des réponses africaines aux défis économiques : l’une ancrée dans la tradition et l’informalité, l’autre dans la modernité et la formalisation, toutes deux porteuses de valeurs de solidarité, d’autonomie et de responsabilité collective.
## Glossaire
- **Tontine (Njangi)** : association informelle d’épargne et de crédit rotatif où les membres reçoivent à tour de rôle le pot commun constitué de leurs cotisations périodiques.
- **Cotisation** : somme fixe versée périodiquement par chaque membre d’une tontine ou d’une coopérative.
- **Pot commun** : montant total collecté à chaque réunion d’une tontine, remis à un membre selon un ordre prédéfini.
- **Société coopérative** : association autonome de personnes unies volontairement pour répondre à leurs besoins communs grâce à une entreprise possédée et démocratiquement contrôlée par ses membres.
- **Gouvernance démocratique** : principe selon lequel chaque membre d’une coopérative dispose d’une voix dans les décisions, indépendamment de son apport financier.
- **Participation économique** : obligation des membres de contribuer au capital de la coopérative et droit de partager les excédents selon l’usage des services.
- **Excédents** : bénéfices nets d’une coopérative après couverture des coûts, pouvant être répartis ou mis en réserve.
- **Patronage** : mesure de l’utilisation faite par un membre des services de la coopérative, souvent utilisée comme base de répartition des excédents.
- **Adhésion volontaire** : principe selon lequel l’entrée dans une coopérative est libre et ouverte à toute personne pouvant utiliser ses services et acceptant les responsabilités de membre.
- **Solidarité intercoopérative** : principe selon lequel les coopératives s’entraident pour renforcer le mouvement coopératif dans son ensemble.
- **Exclusion financière** : impossibilité d’accéder aux services bancaires formels en raison de barrières économiques, sociales ou géographiques.
- **Secteur informel** : activités économiques non réglementées, non déclarées aux impôts, sans protection sociale ni accès aux services sociaux standard.
- **Résilience communautaire** : capacité d’un groupe à faire face ensemble à des chocs (économiques, sanitaires, environnementaux) grâce à la mutualisation des ressources et du soutien mutuel.
- **Développement durable** : modèle de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, en équilibrant dimensions économique, sociale et environnementale.
- **Microfinance** : fourniture de services financiers (crédit, épargne, assurance) aux populations à faible revenu, souvent exclues du système bancaire traditionnel, visant à promover l’inclusion financière et l’autonomisation économique.
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