Chapitre 5
ANALYSE DES DYSFONCTIONNEMENTS (partie 1/2)
Lecture : 14 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :
- Identifier les symptômes courants d’un dysfonctionnement dans une installation électrique (domestique, commerciale ou industrielle).
- Mettre en œuvre une méthodologie structurée de recherche de panne, en utilisant les instruments de mesure appropriés (multimètre, pince ampèremétrique, testeur de continuité, etc.).
- Vérifier le bon fonctionnement des principaux appareils de protection et de commande : contacteurs, disjoncteurs, relais de démarrage, boutons, interrupteurs et variateurs.
- Rédiger un rapport de dépannage comportant les observations, les mesures effectuées, les conclusions et les actions correctives proposées.
- Appliquer les règles de sécurité électrique (NF C 15-100, normes camerounaises) lors de toute intervention.
**Prérequis** :
- Connaissances de base en électrotechnique (loi d’Ohm, loi des nœuds, loi des mailles, puissance active/réactive).
- Savoir lire un schéma unifilaire et un schéma de commande.
- Maîtriser l’utilisation du multimètre en mode tension, courant et continuité.
- Connaître les symboles normalisés des appareils électriques (contacteur, disjoncteur, relais, bouton-poussoir).
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## Introduction contextualisée
Dans les installations électriques du Cameroun, qu’il s’agisse d’un logement à Yaoundé, d’un atelier de menuiserie à Douala ou d’une usine de transformation agroalimentaire à Garoua, la continuité de service dépend de la capacité du technicien à détecter rapidement l’origine d’un dysfonctionnement et à y remédier sans compromettre la sécurité des personnes ou des biens. Le programme officiel MINESEC/IGE insiste sur une approche par compétences : l’élève doit non seulement connaître les théorèmes, mais aussi savoir les mettre en pratique lors d’un TP de dépannage. Les deux travaux pratiques étudiés ici (TP 21 et TP 22) couvrent respectivement la recherche de dérangements dans les installations et la vérification des organes de commande et de protection. Maîtriser ces compétences permet d’accéder à des postes de technicien de maintenance, d’électricien de chantier ou de chargé de service après‑vente dans les entreprises d’électricité industrielle et du bâtiment.
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## I. TP 21 : Recherche des dérangements dans les installations électriques domestiques, commerciales et industrielles
### 1. Principes de dépannage
Le dépannage suit une logique de **déduction** : du symptôme observé (absence de lumière, disjoncteur qui saute, moteur qui ne démarre pas) on remonte aux causes possibles en éliminant successivement les hypothèses les plus probables.
> **Règle de base** : Toujours couper l’alimentation au niveau du disjoncteur général avant toute manipulation, puis vérifier l’absence de tension avec un testeur de tension sans contact.
### 2. Méthodologie de recherche de panne
1. **Recueil des informations** : interroger l’utilisateur sur les circonstances d’apparition du défaut (heure, charge connectée, bruits, odeurs).
2. **Inspection visuelle** : rechercher des signes d’usure (câbles pelés, connexions desserrées, traces de chauffe, corps étrangers).
3. **Mesures de tension** : vérifier la présence de la tension nominale aux points clés (disjoncteur d’entrée, tableau secondaire, prises).
4. **Mesures de continuité et d’isolement** : contrôler les conducteurs de phase, neutre et terre avec un ohmmètre ; vérifier l’isolement entre phase et terre (> 1 MΩ).
5. **Tests de fonctionnement** : actionner les dispositifs de commande (interrupteurs, boutons) et observer la réaction du circuit.
6. **Isolation du défaut** : sectionner progressivement le circuit (en ouvrant des disjoncteurs divisionnaires) pour localiser la zone défectueuse.
7. **Réparation ou remplacement** : intervenir sur le composant fautif (câble, prise, appareil) puis rétablir l’alimentation et effectuer un essai de fonctionnement complet.
> **Procédure de sectionnement** : ouvrir le disjoncteur divisionnaire le plus proche du point suspect, mesurer la tension en aval ; si elle est nulle, le défaut se situe en amont, sinon en aval.
### 3. Outils de mesure indispensables
| Outil | Fonction principale | Plage typique | Précision requise |
|-------|---------------------|---------------|-------------------|
| Multimètre numérique | Tension AC/DC, courant, résistance, continuité | 0‑600 V, 0‑10 A, 0‑2 MΩ | ±0,5 % |
| Pince ampèremétrique | Courant sans contact | 0‑600 A | ±1,5 % |
| Testeur de continuité avec bip | Détection de court‑circuit ou de coupure | 0‑50 Ω | ±2 Ω |
| Testeur d’isolement (mégaohmmètre) | Résistance d’isolement | 0‑2 GΩ | ±5 % |
| Lampe témoin ou tournevis testeur | Présence de tension | 100‑250 V AC | – |
### 4. Exemple d’atelier : panne d’éclairage dans un bureau commercial
**Situation** : Dans un bureau de 20 m² à Douala, l’éclairage plafonnier ne s’allume plus. Le disjoncteur divisionnaire correspondant n’a pas déclenché.
**Étapes** :
1. Coupure du disjoncteur général, vérification de l’absence de tension au tableau.
2. Mesure de la tension aux bornes du disjoncteur divisionnaire : 220 V présents → le disjoncteur fonctionne.
3. Mesure de la tension au plafonnier : 0 V → défaut entre le disjoncteur et le luminaire.
4. Continuité du câble de phase mesurée entre le disjoncteur et la boîte de jonction : 0,2 Ω (bonne).
5. Continuité du câble de neutre : infinie → câble de neutre coupé.
6. Recherche physique : découverte d’une agrafe qui a écrasé le câble de neutre dans le faux‑plafond.
7. Réparation : remplacement du segment de câble endommagé, retrait de l’agrafe, rétablissement de l’alimentation.
8. Essai : l’éclairage fonctionne, mesure de la consommation : 45 W (conforme à la fiche technique).
> **Point de contrôle** : Après toute intervention, revisser les connexions avec un couple de serrage adapté (0,5 Nm pour les borniers de 2,5 mm²).
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## II. TP 22 : Vérifications des contacteurs, disjoncteurs, relais de démarrage, dispositifs de commande, etc
### 1. Fonctionnement des contacteurs
Un contacteur est un interrupteur électromagnétique destiné à commuter des charges élevées (moteurs, chauffages, éclairage). Il comporte une bobine (commande) et des contacts principaux (puissance).
> **Caractéristique essentielle** : La tension de commande (Uc) doit être compatible avec la bobine (souvent 24 V CC, 110 V CA ou 220 V CA).
**Vérification** :
- Mesurer la résistance de la bobine (typiquement 50‑200 Ω).
- Appliquer la tension de commande et écouter le claquement du noyau.
- Avec l’alimentation coupée, vérifier la continuité des contacts principaux (fermés lorsque la bobine est alimentée).
- Contrôler l’absence de continuité lorsque la bobine est au repos (contacts ouverts).
### 2. Vérification des disjoncteurs
Les disjoncteurs protègent contre les surintensités (surcharge et court‑circuit). Ils possèdent un déclencheur thermique (surcharge) et un déclencheur magnétique (court‑circuit).
> **Règle de réglage** : Le réglage thermique ne doit jamais dépasser 1,1 × In (courant nominal) pour éviter le déclenchement intempestif.
**Procédure de test** :
1. Couper l’alimentation, isoler le disjoncteur.
2. Mesurer la résistance entre les bornes d’entrée et de sortie (should be ≈ 0 Ω en position fermée).
3. Appliquer un courant de surcharge (ex. 1,25 × In) pendant le temps prévu par la courbe de déclenchement ; vérifier l’ouverture.
4. Simuler un court‑circuit (impulsion de courant élevé, ex. 10 × In pendant quelques millisecondes) ; vérifier l’ouverture magnétique.
5. Remettre en position, revisser les bornes avec le couple recommandé (0,8 Nm pour les borniers de 6 mm²).
### 3. Relais de démarrage (relais de surcharge thermique)
Utilisé principalement avec les moteurs monophasés, il protège contre les surcharges prolongées. Il se compose d’une lame bimétallique qui se courbe sous l’effet de la chaleur générée par le courant de surcharge.
> **Réglage typique** : Le courant de déclenchement est réglé par une vis qui modifie la précontrainte de la lame bimétallique.
**Vérification** :
- Mesurer la résistance de la bobine de commande (si présente).
- Appliquer un courant connu (via une résistance de charge) et mesurer le temps de déclenchement ; comparer avec la courbe fournie par le fabricant.
- Après déclenchement, vérifier que le relais se réarme automatiquement après refroidissement (ou manuellement selon le modèle).
### 4. Dispositifs de commande (boutons, interrupteurs, variateurs)
Ces éléments permettent à l’opérateur de donner un ordre de marche ou d’arrêt.
- **Bouton-poussoir NO (normalement ouvert)** : ferme le circuit lorsqu’il est enfoncé.
- **Interrupteur à bascule** : maintient l’état (ouvert/fermé) jusqu’à la prochaine action.
- **Variateur de fréquence (VFD)** : règle la vitesse d’un moteur asynchrone en faisant varier la fréquence et la tension d’alimentation.
**Vérification** :
- Continuité des contacts en position actionnée et non actionnée.
- Pour les VFD : mesurer la tension de sortie à fréquence nulle (should be ≈ 0 V) et à fréquence maximale (should be ≈ Ulinéaire).
- Contrôler l’absence de fuite de courant vers la terre (test d’isolement > 1 MΩ).
### 5. Procédure de test et mise en service d’un ensemble commande‑protection
1. **Contrôle d’isolement** : mesurer entre chaque conducteur de puissance et la terre (> 1 MΩ).
2. **Vérification du séquence de démarrage** : simuler l’ordre de marche (fermeture du bouton start) et observer l’enclenchement du contacteur, puis la montée en vitesse du moteur (mesure de la fréquence avec un tachymètre laser).
3. **Test de protection** : provoquer une surcharge (en ajoutant une résistance de charge) et vérifier que le relais de surcharge ouvre le circuit avant que le courant ne dépasse 1,2 × In du moteur.
4. **Essai d’arrêt d’urgence** : actionner le bouton stop ; le contacteur doit se relâcher immédiatement et le moteur doit s’arrêter sous freinage dynamique (si VFD présent).
5. **Mise sous tension définitive** : revisser toutes les connexions, refermer le tableau, remplir la fiche de mise en service (date, nom du technicien, relevés de mesures, conformité aux normes).
> **Consigne de sécurité** : Jamais travailler sous tension sur les parties puissance ; utiliser toujours des gants isolants et des lunettes de protection.
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## Synthèse du chapitre
- **Méthodologie de dépannage** : recueil d’infos → inspection visuelle → mesures de tension → continuité/isolement → tests de fonctionnement → localisation → réparation → essai.
- **Outils essentiels** : multimètre, pince ampèremétrique, testeur de continuité, mégaohmmètre, lampe témoin.
- **Contacteur** : vérifier bobine (R ≈ 50‑200 Ω), claquement, continuité des contacts sous commande.
- **Disjoncteur** : tester résistance fermée, déclenchement thermique et magnétique, revisser avec couple adapté.
- **Relais de surcharge** : mesurer temps de déclenchement sous courant connu, vérifier réarmement.
- **Dispositifs de commande** : continuité NO/NF, isolement, vérification VFD (tension/fréquence).
- **Sécurité** : couper l’alimentation, vérifier absence de tension, utiliser EPI, respecter les couples de serrage, suivre les normes NF C 15-100 et les textes camerounais.
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Contacteur | Interrupteur électromagnétique commandé par une bobine, utilisé pour commuter des charges de puissance. |
| Disjoncteur | Dispositif de protection qui ouvre automatiquement le circuit en cas de surintensité (surcharge ou court‑circuit). |
| Relais de surcharge | Composant thermique qui ouvre le circuit lorsqu’un courant dépasse une valeur réglée pendant un temps donné. |
| Bouton-poussoir NO | Contact normalement ouvert qui se ferme lorsqu’on appuie sur le bouton. |
| Variateur de fréquence (VFD) | Appareil qui fait varier la fréquence et la tension d’alimentation d’un moteur asynchrone pour en contrôler la vitesse. |
| Continuité | Propriété d’un conducteur permettant le passage du courant avec une résistance très faible (souvent < 1 Ω). |
| Isolement | Résistance entre un conducteur actif et la terre ou un autre conducteur actif, devant être élevée (> 1 MΩ) pour éviter les fuites. |
| Couple de serrage | Valeur de torque appliquée sur une vis ou un écrou pour garantir une connexion mécanique et électrique fiable. |
| Courant nominal (In) | Courant pour lequel un dispositif est conçu afin de fonctionner de façon permanente sans dépasser sa température limite. |
| Déclencheur magnétique | Partie d’un disjoncteur qui réagit instantanément à un courant de court‑circuit élevé. |
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## Exercices d'application corrigés
### Exercice 1 – Recherche de panne dans un tableau domestique
**Énoncé** : Dans une maison à Yaoundé, le circuit d’alimentation du réfrigérateur ne fonctionne plus. Le disjoncteur divisionnaire 16 A correspondant n’a pas déclenché. Le propriétaire signale qu’il y a eu un léger bruit de crépitement dans le mur derrière le réfrigérateur il y a deux heures.
**Consigne** : Décrire la procédure de dépannage que vous suivrez, en indiquant les mesures à réaliser aux points clés du circuit, et donner la cause la plus probable du défaut.
**Corrigé** :
1. **Sécurité** : couper le disjoncteur général, vérifier l’absence de tension au tableau avec un testeur sans contact.
2. **Mesure de tension** : mesurer la tension aux bornes du disjoncteur divisionnaire (should be ≈ 220 V). Si présente, le disjoncteur fonctionne.
3. **Mesure en aval du disjoncteur** : mesurer la tension à la sortie du disjoncteur vers le câble allant au réfrigérateur. Si 0 V, le défaut se situe entre le disjoncteur et la prise.
4. **Continuité du câble de phase** : mesurer la résistance entre la borne de sortie du disjoncteur et la prise du réfrigérateur. Une résistance élevée (> 10 Ω) indique une coupure ou une mauvaise connexion.
5. **Continuité du neutre et de la terre** : répéter l’étape 4 pour le neutre et la terre.
6. **Inspection visuelle** : ouvrir la gaine ou le conduit derrière le réfrigérateur ; rechercher un câble écrasé, une connexion desserrée ou des traces de chauffe.
7. **Hypothèse la plus probable** : le bruit de crépitement suggère un court‑circuit partiel ou un fil endommagé qui a provoqué une augmentation de résistance et une chauffe localisée, entraînant une ouverture de connexion (câble coupé ou oxydé).
8. **Réparation** : remplacer le segment de câble endommagé, refaire les connexions avec un sertissage approprié, revisser les bornes avec un couple de 0,5 Nm.
9. **Essai** : rétablir l’alimentation, vérifier la tension à la prise (220 V), brancher le réfrigérateur et confirmer le démarrage (compresseur audible, consommation ~150 W).
### Exercice 2 – Vérification d’un contacteur de puissance
**Énoncé** : Un contacteur de type LC1‑D09 (bobine 24 V CC, contacts principaux notés 10 A AC‑3) est installé sur un convoyeur à bande dans une usine de transformation du cacao à Bafoussam. Le convoyeur ne démarre pas lorsque le bouton start est enfoncé.
**Consigne** : Indiquer les étapes de vérification du contacteur, les mesures à effectuer, et conclure sur l’état du dispositif.
**Corrigé** :
1. **Sécurité** : couper l’alimentation principale du convoyeur, vérifier l’absence de tension sur les bornes d’alimentation du contacteur.
2. **Mesure de la bobine** : avec un ohmmètre, mesurer la résistance entre les bornes A1 et A2 de la bobine. Valeur attendue : 70 Ω ± 10 %. Si la lecture est très élevée (> 1 kΩ) ou nulle (court‑circuit), la bobine est défectueuse.
3. **Application de la tension de commande** : alimenter la bobine avec 24 V CC (en utilisant une source limitée à 500 mA). Écouter le claquement du noyau ; mesurer la tension aux bornes A1/A2 avec un voltmètre (should be ≈ 24 V).
4. **Vérification des contacts principaux** : avec l’alimentation coupée, mesurer la continuité entre les bornes 1‑2 et 3‑4 (contacts principaux). En position au repos, la lecture doit être infinie (contacts ouverts). En alimentant la bobine, la lecture doit être proche de 0 Ω (contacts fermés).
5. **Contrôle d’isolement** : mesurer la résistance entre chaque contact principal et la terre (> 1 MΩ).
6. **Conclusion** :
- Si la bobine présente la bonne résistance, claque, et les contacts passent de ouvert à fermé sous commande → le contacteur est fonctionnel ; la panne se situe ailleurs (bouton start, câblage de commande, surcharge du moteur).
- Si la bobine est ouverte ou court‑circuitée, ou si les contacts ne se ferment pas malgré une bobine correcte → le contacteur doit être remplacé.
- Si les contacts présentent une résistance élevée (> 0,5 Ω) en position fermée, ils sont probablement oxydés ou usés ; nettoyer ou remplacer le contacteur.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité
| N° | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de prévention / bonne pratique |
|----|------------------|-------------|--------------------------------------|
| 1 | **Ne pas couper l’alimentation générale avant de travailler** | Risque de choc électrocution, déclenchement intempestif de protections | Toujours isoler le circuit au disjoncteur général et vérifier l’absence de tension avec un testeur sans contact. |
| 2 | **Utiliser un multimètre en mode courant pour mesurer une tension** | Détérioration de l’appareil, possibilité d’arc électrique | Sélectionner la fonction correcte (V AC/V DC) avant de connecter les pointes ; ne jamais placer le multimètre en série avec une source de tension. |
| 3 | **Serrage excessif des bornes** | Endommagement du filetage, risque de surchauffe par mauvais contact | Appliquer le couple de serrage indiqué par le fabricant (ex. 0,5 Nm pour borniers 2,5 mm², 0,8 Nm pour 6 mm²). |
| 4 | **Ignorer la continuité de la terre** | Défaut de protection contre les chocs indirects, risque de mise en danger des personnes | Mesurer systématiquement la résistance terre‑conducteur de défaut (< 30 Ω selon NF C 15-100) avant remise sous tension. |
| 5 | **Remettre sous tension sans vérifier l’isolement** | Court‑circuit pouvant provoquer un incendie ou endommager des équipements | Effectuer un test d’isolement (mégaohmmètre) entre chaque conducteur actif et la terre (> 1 MΩ) avant la mise sous tension. |
| 6 | **Utiliser un tournevis non isolé pour manipuler des parties sous tension** | Risque de court‑circuit et de blessure | Employer exclusivement des outils isolés (manche en matière diélectrique) lorsqu’on travaille à proximité de parties sous tension. |
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*Fin du cours.*
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