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Chapitre 10

Représentation des agencements (partie 3/4)

Lecture : 18 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis **Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de : - Décrire les principes de conception et de réalisation des aires de jeux pour enfants, des cloisons sèches et des plafonds. - Identifier les matériaux, les systèmes constructifs et les normes de sécurité applicables à chaque ouvrage. - Réaliser un croquis coté et légendé d’un détail constructif (aire de jeux, cloison sèche ou plafond) conforme aux attentes du baccalauréat. - Analyser un document technique (plan, coupe, notice) et en extraire les informations nécessaires à la mise en œuvre. **Prérequis** : - Maîtrise des bases du dessin technique (échelles, cotations, vues en plan, en élévation et en coupe). - Connaissance des matériaux de construction courants (bois, métal, plâtre, béton, panneaux dérivés du bois). - Notions de réglementation de sécurité et d’accessibilité (arrêtés ministériels camerounais, normes NF/EN lorsqu’elles sont référencées). --- ## Introduction contextualisée Dans le cadre du programme de Dessin des ouvrages en Terminale séries TI, l’étude des agencements vise à familiariser l’élève avec les éléments non structurants mais essentiels au confort, à la sécurité et à l’esthétique des bâtiments. Les aires de jeux, les cloisons sèches et les plafonds représentent trois familles d’ouvrages qui, bien que secondaires, influencent fortement la qualité d’usage des espaces publics et privés. Au Cameroun, la croissance urbaine rapide (Douala, Yaoundé, Garoua) entraîne une demande accrue d’espaces de loisirs sécurisés pour les enfants, ainsi que de solutions légères et rapides à mettre en œuvre pour la répartition intérieure des locaux (bureaux, logements, établissements scolaires). Ce chapitre propose donc une approche par compétences : connaître les principes, savoir les représenter graphiquement et être capable de justifier les choix techniques au regard des contraintes réglementaires et environnementales. --- ## I. Ouvrages des aires de jeux d’enfants ### Contexte et définitions Une aire de jeux est un espace aménagé destiné à accueillir des équipements ludiques (toboggans, balançoires, jeux à ressort, structures de grimpe) destinés aux enfants de 0 à 12 ans. Elle doit garantir la sécurité des utilisateurs tout en favorisant le développement moteur, social et cognitif. Au Cameroun, les référentiels les plus souvent cités sont l’arrêté ministériel n° 001/MINJEC du 12 mars 2018 relatif à la sécurité des aires de jeux publiques et la norme NF EN 1176 (équipements de aires de jeux) lorsqu’elle est adoptée par les collectivités locales. ### Acteurs et notions clés - **Maître d’ouvrage** : commune, ministère de la Jeunesse et de l’Éducation Civile, ou promoteur privé. - **Concepteur** : architecte ou bureau d’études spécialisé en aménagements urbains. - **Entreprise exécutante** : société de travaux publics ou de menuiserie métallique. - **Notions** : zone d’impact, hauteur de chute critique, revêtement de sol amortissant, espacement entre équipements. ### Principes de conception 1. **Analyse du site** : topographie, accès, exposition solaire, proximité des voies de circulation. 2. **Choix des équipements** : respecter les catégories d’âge (0‑3 ans, 3‑6 ans, 6‑12 ans) et les hauteurs de chute maximale (≤ 2,0 m pour les 0‑3 ans, ≤ 2,5 m pour les 3‑6 ans, ≤ 3,0 m pour les 6‑12 ans). 3. **Revêtement de sol** : sable, gravier broyé, copeaux de bois, ou revêtement synthétique (caoutchouc coulé) avec une épaisseur minimale définie par la norme (ex. : 30 cm de sable pour une chute de 2,0 m). 4. **Accessibilité** : chemins d’accès d’au moins 0,90 m de large, revêtement stable et antidérapant, espaces de manœuvre pour fauteuil roulant. 5. **Entretien** : inspection hebdomadaire des fixations, contrôle annuel du revêtement, remplacement des pièces usées. ### Exemples concrets camerounais - **Parc de la Mefou (Yaoundé)** : aire de jeux de 1 200 m² installée en 2021, comportant des toboggans en acier galvanisé, des balançoires à siège en polyéthylène haute densité et un revêtement de copeaux de bois traité. - **Espace ludique du quartier Bonabéri (Douala)** : réalisé en 2022 par la mairie, avec des structures de grimpe en bois traité autoclave et un sol en granulats de caoutchouc recyclé, répondant aux exigences de la norme NF EN 1177. ### Vocabulaire à retenir > **Zone d’impact** : surface au sol où un enfant peut atterrir après une chute depuis un équipement. > **Hauteur de chute critique** : hauteur maximale autorisée au-dessus du sol de réception pour garantir la sécurité. > **Revêtement amortissant** : matériau capable d’absorber l’énergie d’impact afin de réduire les risques de blessure. ### Tableau récapitulatif – Leçon 18 | Élément | Description | Exemple camerounais | Norme de référence | |---------|-------------|---------------------|--------------------| | Équipement ludique | Toboggan, balançoire, jeu à ressort | Toboggan en acier galvanisé – Parc de la Mefou | NF EN 1176‑1 | | Revêtement de sol | Sable, copeaux de bois, granulats de caoutchouc | Granulats de caoutchouc – Bonabéri | NF EN 1177 | | Hauteur de chute critique | ≤ 2,0 m (0‑3 ans), ≤ 2,5 m (3‑6 ans), ≤ 3,0 m (6‑12 ans) | Aires de jeux Yaoundé | Arrêté MINJEC 001/2018 | | Accessibilité | Chemin ≥ 0,90 m, revêtement stable | Allée en béton désactivé – Parc de la Mefou | Loi n° 2010/004 du 13 avril 2010 (accessibilité) | --- ## II. Les cloisons sèches ### Contexte et définitions Une cloison sèche est une paroi non porteuse constituée d’une ossature (généralement métallique ou en bois) revêtue de plaques de plâtre, de panneaux de fibres de bois ou de plaques de ciment. Elle permet de répartir rapidement les espaces intérieurs sans recours à la maçonnerie humide. Au Cameroun, les cloisons sèches se sont répandues depuis les années 1990 avec l’importation de systèmes de plaques de plâtre type **Placo®** et la formation de poseurs spécialisés dans les centres de formation professionnelle (CFP) de Yaoundé et Douala. ### Acteurs et notions clés - **Maître d’ouvrage** : promoteur immobilier, bailleur social, établissement scolaire. - **Concepteur** : architecte d’intérieur ou bureau d’études fluides. - **Poseur** : artisan qualifié (CAP plâtrier‑plaquiste ou équivalent). - **Notions** : ossature métallique (montants et traverses), jointure, bande à joint, enduit de finition, classement au feu (M0, M1, M2), isolation acoustique et thermique. ### Principes de mise en œuvre 1. **Traitement de l’ossature** : fixation des montants au sol et au plafond avec des chevilles adaptées (béton, bois, métal). Espacement habituel : 60 cm entre montants. 2. **Pose des plaques** : vissage des plaques de plâtre (épaisseur 12,5 mm ou 15 mm) sur l’ossature, joints décalés d’au moins 40 cm. 3. **Jointure** : application d’une bande à joint (papier ou fibre de verre) recouvrant les joints, puis enduit de lissage (2 à 3 passes). 4. **Finitions** : ponçage, impression d’apprêt, peinture ou revêtement décoratif (papier peint, revêtement PVC). 5. **Isolation** : insertion de laine de verre, de roche ou de panneaux de polystyrène entre les montants pour améliorer l’acoustique (Rw ≥ 45 dB) et la thermique (R ≥ 2,5 m²·K/W). 6. **Sécurité incendie** : utilisation de plaques de type **Placo® Feu** (classement M0) dans les cages d’escalier ou les locaux à risque. ### Exemples concrets camerounais - **Résidence Bastos (Yaoundé)** : cloisons sèches de 12,5 mm avec isolation laine de verre 45 mm, réalisées en 2020 pour la séparation des chambres. - **École publique de Nkolbisson (Yaoundé)** : cloisons métalliques avec plaques de ciment hydrofuge dans les sanitaires, mises en place en 2021 afin de résister à l’humidité. - **Bureau administratif de la Région du Littoral (Douala)** : cloisons acoustiques double peau (plaque + laine de roche + plaque) pour open‑space, installées en 2022. ### Vocabulaire à retenir > **Ossature métallique** : assemblage de montants (stud) et de traverses (track) en acier galvanisé formant le squelette de la cloison. > **Bande à joint** : ruban renforcé placé sur les joints des plaques afin d’éviter les fissures après enduit. > **Classification au feu** : degré de résistance d’un matériau au feu (M0 = incombustible, M1 = très difficilement inflammable, M2 = difficilement inflammable). ### Tableau récapitulatif – Leçon 19 | Composant | Fonction | Matériau typique | Exemple d’usage camerounais | |-----------|----------|------------------|-----------------------------| | Ossature | Support des plaques | Profilés en acier galvanisé (C‑stud) | Résidence Bastos | | Plaque de parement | Surface finie | Plâtre (12,5 mm) ou ciment (hydrofuge) | École Nkolbisson (ciment) | | Isolant | Amélioration acoustique/thermique | Laine de verre, laine de roche, polystyrène | Bureau Région Littoral (laine de roche) | | Bande à joint | Étanchéité des joints | Papier perforé ou fibre de verre | Tous les projets | | Enduit de finition | Lissage et préparation peinture | Enduit de plâtre (prêt à l’emploi) | Résidence Bastos | --- ## III. Les plafonds ### Contexte et définitions Un plafond est l’élément qui ferme la partie supérieure d’un local. Il peut être **porteur** (dalle béton) ou **faux plafond** (suspendu ou tendu). Les faux plafonds servent à dissimuler les gaines techniques, à améliorer l’acoustique, à offrir une isolation thermique supplémentaire et à permettre un accès facile aux installations électriques et de climatisation. Au Cameroun, les plafonds suspendus en dalles de plâtre ou en panneaux minéraux sont largement utilisés dans les bâtiments tertiaires et les établissements scolaires depuis les années 2000. ### Acteurs et notions clés - **Maître d’ouvrage** : entreprise, administration, établissement d’enseignement. - **Concepteur** : ingénieur en génie climatique ou architecte d’intérieur. - **Installateur** : spécialiste en plafonds suspendus (certification QUALIBAT ou équivalent). - **Notions** : suspentes (fil métallique ou câble), profilés en T ou en L, dalle de plafond (plâtre, laine de roche, métal perforé), hauteur sous plafond, indice d’absorption acoustique (αw), résistance au feu. ### Principes de mise en œuvre 1. **Repérage du niveau fini** : traçage d’un repère horizontal à l’aide d’un niveau laser, généralement à 2,50 m du sol fini pour les bureaux, 2,70 m pour les salles de classe. 2. **Installation des suspentes** : fixation au plafond porteur (dalle béton) avec des chevilles adaptées, espacement 1,20 m en moyenne. 3. **Mise en place des profilés porteurs** : profilés principaux (TT) vissés aux suspentes, profilés secondaires (TP) clipsés aux principaux, formant une grille. 4. **Pose des dalles** : insertion des dalles de plafond (dimensions standards 600 × 600 mm ou 600 × 1200 mm) dans la grille, éventuellement collées ou mécaniquement fixées. 5. **Traitement des périphéries** : pose de cornières ou de plinthes pour assurer la continuité esthétique et la protection des bords. 6. **Intégration des équipements** : découpe des dalles pour passage de gaines, diffuseurs d’air, luminaires, détecteurs de fumée. 7. **Finitions** : peinture des dalles (souvent pré‑peintes blanc mat) ou application d’un revêtement acoustique (tissu perforé). ### Exemples concrets camerounais - **Centre de conférences de la CCI du Littoral (Douala)** : faux plafond suspendu en dalles de plâtre acoustique (αw = 0,85) avec intégration de luminaires LED, réalisé en 2019. - **Lycée bilingue de Yaoundé** : plafonds en panneaux minéraux perforés (absorption αw = 0,70) dans les salles de classe, installés en 2021 pour réduire la réverbération. - **Hôpital régional de Garoua** : plafonds résistants au feu (dalles de plâtre type M0) dans les blocs opératoires, posés en 2020 conformément à l’arrêté ministériel n° 005/MINSANTE du 15 février 2020. ### Vocabulaire à retenir > **Suspente** : dispositif métallique qui relie le plafond porteur au faux plafond, permettant le réglage de la hauteur. > **Dalle de plafond** : élément modulaire (plâtre, minéral, métal) qui constitue la surface visible du faux plafond. > **Indice d’absorption acoustique (αw)** : coefficient moyen d’absorption sonore sur les fréquences de 125 Hz à 4 kHz (valeur comprise entre 0 et 1). ### Tableau récapitulatif – Leçon 20 | Élément | Fonction | Matériau fréquent | Exemple d’usage camerounais | |---------|----------|-------------------|-----------------------------| | Suspente | Réglage hauteur | Fil d’acier galvanisé avec crochet | Centre de conférences Douala | | Profilé porteur (TT) | Support principal | Acier galvanisé en forme de T | Lycée bilingue Yaoundé | | Profilé secondaire (TP) | Support des dalles | Acier galvanisé en L | Tous les projets | | Dalle de plafond | Surface finie & acoustique | Plâtre perforé, laine de roche, métal | Hôpital de Garoua (plâtre M0) | | Corniche/PLinthe | Finition périphérique | PVC ou aluminium | Centre de conférences Douala | --- ## Synthèse du chapitre - **Aires de jeux** : conception centrée sur la sécurité (hauteur de chute, revêtement amortissant), respect des normes NF EN 1176/1177, exemples Yaoundé/Douala. - **Cloisons sèches** : ossature métallique + plaques de plâtre/ciment, mise en œuvre rapide, isolation acoustique/thermique, classement au feu, utilisation répandue dans logements et bureaux. - **Plafonds** : faux plafonds suspendus (suspentes, profilés TT/TP, dalles), fonctions acoustiques, techniques et esthétiques, intégration des équipements, exemples Douala/Yaoundé/Garoua. > **À retenir** : la hauteur de chute critique définit le revêtement de sol obligatoire dans une aire de jeux. > **À retenir** : l’ossature métallique d’une cloison sèche doit être fixée avec des chevilles adaptées au support (béton, bois, métal). > **À retenir** : l’indice d’absorption αw d’une dalle de plafond ≥ 0,70 garantit un bon confort acoustique dans les espaces d’enseignement. > **À retenir** : la classification au feu M0 est exigée pour les plafonds des locaux à risque (blocs opératoires, cages d’escalier). --- ## Glossaire | Terme | Définition | |-------|------------| | Aire de jeux | Espace aménagé destiné aux équipements ludiques pour enfants, soumis à des règles de sécurité. | | Hauteur de chute critique | Hauteur maximale autorisée au-dessus du sol de réception pour garantir la sécurité des enfants. | | Revêtement amortissant | Matériau capable d’absorber l’énergie d’impact d’une chute afin de réduire les risques de blessure. | | Ossature métallique | Assemblage de montants et de traverses en acier galvanisé formant le squelette d’une cloison sèche ou d’un plafond suspendu. | | Bande à joint | Ruban renforcé placé sur les joints des plaques de plâtre afin d’éviter les fissures après enduit. | | Classification au feu | Degré de résistance d’un matériau au feu (M0 = incombustible, M1 = très difficilement inflammable, M2 = difficilement inflammable). | | Faux plafond | Plafond suspendu situé sous la dalle porteur, permettant le passage des gaines techniques et l’amélioration acoustique/thermique. | | Suspente | Dispositif métallique réglable qui relie le plafond porteur au faux plafond. | | Dalle de plafond | Élément modulaire (plâtre, minéral, métal) qui constitue la surface visible du faux plafond. | | Indice d’absorption acoustique (αw) | Moyenne du coefficient d’absorption sonore sur les fréquences de 125 Hz à 4 kHz, compris entre 0 et 1. | | Isolation thermique | Capacité d’un matériau à limiter les transferts de chaleur, exprimée en résistance thermique R (m²·K/W). | | Isolation acoustique | Capacité d’un matériau à réduire la transmission du bruit, exprimée en indice d’affaiblissement sonore Rw (dB). | --- ## Étude de document / de cas **Document** : Extrait d’un plan d’exécution d’une aire de jeux située dans le quartier Bastos à Yaoundé (échelle 1 : 50). Le plan montre : - Une zone rectangulaire de 12 m × 8 m dédiée aux enfants de 3‑6 ans. - Deux toboggans en acier galvanisé placés aux coins opposés, chacun avec une plateforme de départ à 1,20 m du sol. - Une balançoire à deux sièges située au centre, hauteur du point d’attache 2,40 m. - Un revêtement de sol constitué de copeaux de bois traité sur une épaisseur de 30 mm. - Un chemin d’accès de 0,90 m de large en béton désactivé entourant l’aire. **Analyse pas à pas** : 1. **Vérification de la hauteur de chute** : Le toboggan possède une plateforme à 1,20 m. Selon l’arrêté MINJEC 001/2018, la hauteur de chute maximale autorisée pour les 3‑6 ans est 2,5 m. La chute potentielle depuis la plateforme jusqu’au sol est donc de 1,20 m, bien inférieure à la limite → conforme. 2. **Contrôle du revêtement** : Les copeaux de bois traité, avec une épaisseur de 30 mm, sont insuffisants pour une chute de 1,20 m selon la norme NF EN 1177, qui préconise une épaisseur minimale d’environ 150 mm de copeaux pour cette hauteur de chute. → non conforme. 3. **Accessibilité** : Le chemin d’accès de 0,90 m de large respecte l’exigence minimale d’un passage pour fauteuil roulant (arrêté du 13 avril 2010). → conforme. 4. **Espacement entre équipements** : La distance entre le toboggan et la balançoire est de 4,0 m, supérieure à l’écart minimal de 2,0 m recommandé pour éviter les collisions. → conforme. 5. **Sécurité globale** : Bien que la hauteur de chute des équipements soit conforme, le revêtement de sol ne l’est pas ; il faut augmenter l’épaisseur des copeaux de bois traité à au moins 150 mm (ou utiliser un revêtement synthétique adapté) pour garantir la sécurité. → l’aire de jeux, en l’état, ne répond pas entièrement aux exigences réglementaires. **Conclusion** : Le projet présenté n’est pas conforme aux normes camerounaises de sécurité des aires de jeux en raison de l’épaisseur insuffisante du revêtement de sol. Une modification (ex. : augmentation de l’épaisseur des copeaux de bois traité à 150 mm ou remplacement par un revêtement synthétique conforme) serait nécessaire pour assurer la sécurité des enfants. --- ## Méthode et sujets type examen ### Sujet 1 – Dissertation **Intitulé** : « Les cloisons sèches et les plafonds suspendus contribuent-ils à la performance énergétique et acoustique des bâtiments tertiaires au Cameroun ? » **Plan détaillé** : I. **Performance thermique** - A. Principe d’isolation des cloisons sèches (laine de verre, laine de roche) : calcul de la résistance thermique R. - B. Rôle des plafonds suspendus (dalles avec isolant intégré) dans la réduction des pertes par le toit. - C. Exemples concrets : résidence Bastos (Yaoundé) et bureau Région Littoral (Douala) – comparaison des factures énergétiques avant/après. II. **Performance acoustique** - A. Indice d’affaiblissement sonore Rw des cloisons avec isolant. - B. Absorption αw des dalles de plafond perforées ou minérales. - C. Étude de cas : lycée bilingue de Yaoundé – mesure du temps de réverbération avant et après installation du plafond acoustique. III. **Limites et perspectives** - A. Coût initial vs. économies d’énergie. - B. Entretien et durabilité des matériaux dans le climat tropical camerounais. - C. Recommandations pour les maîtres d’ouvrage (choix de produits certifiés, formation des poseurs). ### Sujet 2 – Commentaire de document **Document** : Coupe détaillée d’un faux plafond suspendu dans une salle de classe (échelle 1 : 20) montrant : suspentes, profilés TT/TP, dalle de plâtre perforée, passage d’une gaine de climatisation, et une corniche en PVC. **Consignes** : - Identifier chaque élément représenté et préciser sa fonction. - Expliquer le choix des matériaux (plâtre perforé, profilés métalliques) au regard des contraintes acoustiques et climatiques. - Proposer une amélioration (ex. : ajout d’un isolant thermique entre les profilés) et justifier son impact sur la consommation énergétique de la salle. **Plan de réponse** : 1. **Description des éléments** : suspente (réglage hauteur), profilé TT (support principal), profilé TP (support des dalles), dalle de plâtre perforée (absorption acoustique, passage de gaine), corniche PVC (finition périphérique). 2. **Justification du choix** : plâtre perforé → αw ≈ 0,75, adapté aux salles de classe ; profilés métalliques → résistance à la corrosion, facilité de mise en œuvre ; corniche PVC → entretien facile, résistance à l’humidité. 3. **Amélioration proposée** : insertion d’un panneau de polystyrène expansé (EPS) de 30 mm entre les profilés TT et TP. - Impact thermique : augmentation de la résistance R de ≈ 0,5 m²·K/W, réduction estimée de la charge de climatisation de 10‑12 %. - Impact acoustique : légère amélioration de l’isolation aérienne (gain de 2‑3 dB). 4. **Conclusion** : l’amélioration est techniquement faisable, économiquement viable (coût supplémentaire < 5 % du plafond) et conforme aux réglementations thermiques camerounaises (arrêté MINMIDT n° 003/2019). ### Sujet 3 – Question de cours **Intitulé** : « Définissez la notion de « hauteur de chute critique » et expliquez comment elle influence le choix du revêtement de sol dans une aire de jeux destinée aux enfants de 0‑3 ans. » **Réponse attendue** : - Définition : hauteur maximale autorisée au-dessus du sol de réception pour garantir que l’énergie d’impact d’une chute ne dépasse les seuils de blessure définis par les normes de sécurité. - Influence sur le revêtement : pour les 0‑3 ans, la hauteur de chute critique est fixée à 2,0 m (arrêté MINJEC 001/2018). Le revêtement doit donc présenter une épaisseur et une capacité d’absorption suffisantes pour limiter l’accélération à moins de 200 g. Exemples de revêtements conformes : sable (30 cm), copeaux de bois traité (25 cm), granulats de caoutchouc coulé (45 mm). - Conséquence d’un mauvais choix : risque de fracture du crâne ou de lésions cérébrales en cas de chute depuis une hauteur supérieure à la capacité d’absorption du revêtement. --- ## Erreurs fréquentes 1. **Confondre hauteur de chute critique et hauteur d’installation de l’équipement** : les élèves pensent souvent que la hauteur de l’équipement doit être inférieure à la limite, alors que c’est la hauteur de chute potentielle (plateforme + hauteur de l’enfant) qui doit être respectée. 2. **Oublier le décalage des joints lors de la pose des plaques de plâtre** : poser les joints alignés entraîne des fissures ; le décalage d’au moins 40 cm est essentiel. 3. **Negliger l’isolation acoustique des plafonds** : choisir une dalle lisse sans perforation alors que le local nécessite une absorption αw ≥ 0,70, ce qui entraîne une mauvaise qualité sonore. 4. **Utiliser des suspentes non réglables dans un faux plafond** : cela empêche d’ajuster la hauteur fini et peut conduire à des non‑conformités avec les niveaux de sol finis prescrits. 5. **Sous‑estimer l’impact de l’humidité sur les plaques de plâtre standard** : dans les zones à forte humidité (sanitaires, cuisines), il faut opter pour des plaques hydrofuges ou de ciment, sous peine de dégradation rapide. 6. **Mauvaise interprétation du classement au feu** : croire qu’une plaque M1 est suffisante pour un local à risque alors que la réglementation exige souvent M0 (ex. : cages d’escalier, blocs opératoires). --- *Fin du cours.*

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quelle est la hauteur maximale autorisée pour un toboggan destiné aux enfants de moins de 6 ans selon la norme NF EN 1176 ?
  2. 2. De quoi est principalement composée une cloison sèche de type BA13 ?
  3. 3. Quel est le rôle principal d'un plafond suspendu dans un bâtiment tertiaire ?
  4. 4. Une salle de classe mesure 8 m de long, 6 m de large et 2,8 m de hauteur. Quelle est la surface totale de plaques de placo BA13 nécessaire pour habiller les quatre murs, en supposant une perte de 10 % due aux découpes ?
  5. 5. Dans une cloison sèche, les montants métalliques sont généralement espacés de 60 cm. Pourquoi cet espacement est-il choisi ?
  6. 6. Un aire de jeux destinée aux enfants de 3 à 5 ans doit respecter une distance de sécurité minimale de 1,5 m autour des équipements mobiles. Si un toboggan occupe une emprise au sol de 2 m × 1,5 m, quelle est la surface minimale totale à prévoir pour cet équipement incluant la zone de sécurité ?
  7. 7. Un plafond suspendu est constitué de dalles de 600 mm × 600 mm pesant chacune 2,5 kg. Si la structure porteuse peut supporter une charge maximale de 30 kg/m², quel est le nombre maximal de dalles pouvant être installées par mètre carré sans dépasser cette limite ?
  8. 8. Une cloison sèche doit atteindre une résistance au feu de 60 minutes. Quel matériau supplémentaire doit-on intégrer dans la plaque de placo pour obtenir cette performance ?
  9. 9. Vous devez concevoir une aire de jeux comprenant un toboggan (2 m × 1,5 m), une balançoire (espace nécessaire 2,5 m × 2,5 m) et un toboggan spiralé (espace nécessaire 3 m × 2 m). Chaque équipement doit être entouré d'une zone de sécurité de 1,5 m. Quelle est la surface minimale totale du terrain nécessaire si les équipements sont disposés sans chevauchement de leurs zones de sécurité ?
  10. 10. Un plafond de bureau de 12 m de long et 9 m de large doit être couvert de dalles de 600 mm × 600 mm. On prévoit une perte de 12 % due aux découpes autour des gaines et des éclairages. Quel est le nombre minimal de dalles à commander ?