Chapitre 11
Dosage des enzymes de l'organisme humain (partie 2/2)
Lecture : 13 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :**
- Décrire le principe général du dosage enzymatique par spectrophotométrie UV‑Vis.
- Réaliser, étape par étape, le dosage de l’alanine aminotransférase (ALT) selon le protocole recommandé par le MINESEC.
- Interpréter les résultats obtenus en lien avec la fonction hépatique et les normes de référence camerounaises.
- Appliquer les règles d’hygiène, de sécurité et de contrôle qualité interne dans un laboratoire d’analyses médicales.
- Rédiger un rapport d’analyse conforme aux exigences de la norme ISO 15189.
**Prérequis :**
- Notions de base sur les enzymes (spécificité, cofacteurs, cinétique de Michaelis‑Menten).
- Utilisation d’un spectrophotomètre (mesure d’absorbance, loi de Beer‑Lambert).
- Préparation de solutions tampons (pH, concentration).
- Notions de sécurité en laboratoire (port des EPI, gestion des déchets chimiques).
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## Introduction contextualisée
Dans le cadre du contrôle qualité des analyses biologiques, le dosage des enzymes plasmatiques constitue un outil essentiel pour dépister et suivre les pathologies organiques, notamment les atteintes hépatiques, cardiaques ou musculaires. Après avoir étudié le dosage de la glucose‑6‑phosphate déshydrogénase (G6PD) en première partie, le programme officiel prévoit désormais le dosage d’une autre enzyme de l’organisme humain : l’alanine aminotransférase (ALT), également appelée transaminase alanine (ALT ou SGPT). Cette enzyme est largement utilisée au Cameroun dans les laboratoires de biologie médicale pour évaluer la fonction hépatique. Le présent chapitre détaille le principe méthodologique, la mise en œuvre pratique et l’intégration des résultats dans une démarche de contrôle qualité conforme aux référentiels nationaux et internationaux.
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## I. Dosage d’une autre enzyme de l’organisme humain (Leçon 22)
### A. Rappel sur les enzymes et leur dosage
> **Définition** : Une enzyme est un biocatalyseur protéique qui accélère une réaction chimique spécifique sans être consommée.
> **Activité enzymatique** : Quantité de substrat transformé par unité de temps, généralement exprimée en unités internationales (U) où 1 U = 1 µmol de produit formé par minute.
> **Principe du dosage spectrophotométrique** : Mesure de la variation d’absorbance d’un cofacteur (NADH/NAD⁺) ou d’un produit chromogène lors de la réaction catalysée par l’enzyme, conformément à la loi de Beer‑Lambert :
> \[
> A = \varepsilon \, l \, C
> \]
> où \(A\) = absorbance, \(\varepsilon\) = coefficient d’absorptivité molaire (L·mol⁻¹·cm⁻¹), \(l\) = longueur du trajet optique (cm), \(C\) = concentration (mol·L⁻¹).
### B. Principe du dosage de l’ALT (alanine aminotransférase)
L’ALT catalyse la réaction reversible :
\[
\text{L‑alanine} + \alpha\text{-cétoglutarate} \;\rightleftharpoons\; \text{pyruvate} + \text{L‑glutamate}
\]
Dans le dosage standard, on ajoute un excès de lactate déshydrogénase (LDH) et de NADH ; le pyruvate formé est immédiatement réduit en lactate par la LDH, oxydant le NADH en NAD⁺. La consommation de NADH entraîne une décroissance de l’absorbance à 340 nm, proportionnelle à l’activité de l’ALT.
> **Formule de calcul de l’activité** :
> \[
> \text{ALT (U/L)} = \frac{\Delta A_{340}/\Delta t \times V_{\text{total}} \times 1000}{\varepsilon_{340}\,(\text{NADH}) \times l \times V_{\text{échantillon}}}
> \]
> où :
> - \(\Delta A_{340}/\Delta t\) = variation d’absorbance par minute (min⁻¹)
> - \(V_{\text{total}}\) = volume total de la réaction (L)
> - \(V_{\text{échantillon}}\) = volume de plasma ou de sérum introduit (L)
> - \(\varepsilon_{340}\,(\text{NADH}) = 6{,}22\; \text{L·mmol}^{-1}\text{·cm}^{-1}\) (valeur admise à 340 nm, trajet 1 cm)
> - facteur 1000 pour convertir mmol·L⁻¹ en µmol·L⁻¹.
### C. Protocole pas à pas (exemple d’atelier au laboratoire régional de Yaoundé)
| Étape | Action | Réactifs / volumes | Commentaires |
|------|--------|--------------------|--------------|
| 1 | Préparation du tampon réactionnel (pH 7,4) | 50 mM Tris‑HCl, 500 mM L‑alanine, 2 mM α‑cétoglutarate, 0,2 mM NADH | Mélanger, ajuster pH avec HCl/NaOH, filtrer 0,22 µm |
| 2 | Préparation du réactif enzyme (LDH) | LDH provenant de suspension commerciale, 100 U·mL⁻¹ final | Conserver sur glace |
| 3 | Distribution | 800 µL de tampon + 100 µL de LDH dans une cuve spectrophotometrique | Mélanger doucement |
| 4 | Ajout de l’échantillon | 100 µL de plasma ou de sérum (patient) | Utiliser des pipettes stériles, éviter les bulles |
| 5 | Lecture initiale | Mesurer A₃₄₀ (t₀) | Baseline |
| 6 | Incubation | 37 °C, lecture toutes les 30 s pendant 3 min | Enregistrer A₃₄₀ à chaque temps |
| 7 | Calcul | Déterminer la pente linéaire (ΔA/Δt) entre 30 s et 150 s | Appliquer la formule ci‑dessus |
| 8 | Nettoyage | Rincer les cuves à l’eau distillée, puis avec de l’éthanol 70 % | Éliminer les résidus de protéines |
> **Règle de sécurité** : Porter des gants nitrile, une blouse de laboratoire et des lunettes de protection. Le NADH est sensible à la lumière ; travailler sous lumière tamisée ou dans un tiroir sombre. Les déchets contenant du NADH ou des protéines sont collectés dans des conteneurs dédiés aux déchets biologiques dangereux (décret n° 2015/324 du MINSANTE).
### D. Exemple chiffré entièrement résolu
Un prélèvement de sérum donne les mesures suivantes d’absorbance à 340 nm (trajet 1 cm) :
| Temps (s) | A₃₄₀ |
|-----------|------|
| 0 | 0,820 |
| 30 | 0,795 |
| 60 | 0,770 |
| 90 | 0,746 |
| 120 | 0,723 |
| 150 | 0,701 |
1. **Calcul du ΔA/Δt** :
On utilise la régression linéaire sur les points de 30 s à 150 s.
\[
\Delta A = A_{150} - A_{30} = 0,701 - 0,795 = -0,094
\]
\[
\Delta t = 150 - 30 = 120\; \text{s} = 2\; \text{min}
\]
\[
\frac{\Delta A}{\Delta t} = \frac{-0,094}{2} = -0,047\; \text{min}^{-1}
\]
(valeur absolue : 0,047 min⁻¹).
2. **Application de la formule** :
- \(V_{\text{total}} = 1{,}0\; \text{mL} = 1{,}0\times10^{-3}\; \text{L}\)
- \(V_{\text{échantillon}} = 0{,}1\; \text{mL} = 1{,}0\times10^{-4}\; \text{L}\)
- \(\varepsilon_{340}=6{,}22\; \text{L·mmol}^{-1}\text{·cm}^{-1}\)
- \(l = 1\; \text{cm}\)
\[
\text{ALT} = \frac{0,047 \times 1{,}0\times10^{-3} \times 1000}{6{,}22 \times 1 \times 1{,}0\times10^{-4}}
= \frac{0,047}{6{,}22 \times 10^{-4}}
= \frac{0,047}{0,000622}
\approx 75,6\; \text{U/L}
\]
3. **Interprétation** : La valeur obtenue (≈ 76 U/L) se situe au‑dessus de l’intervalle de référence camerounais pour les adultes (≤ 40 U/L pour les hommes, ≤ 35 U/L pour les femmes). Un résultat légèrement élevé peut évoquer une atteinte hépatique légère ou un effort musculaire récent ; il convient de le corrélater avec les autres bilans (AST, bilirubine, GGT) et l’anamnèse du patient.
> **À retenir** : L’activité de l’ALT est directement proportionnelle à la pente de décroissance de l’absorbance à 340 nm ; toute variation de la température, du pH ou de la concentration du NADH affecte la linéarité et doit être maîtrisée.
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## II. Activités d’intégration
### A. Mise en situation professionnelle
> **Contexte** : Laboratoire d’analyses médicales du Centre Hospitalier Régional de Garoua, service de biochimie. Le laboratoire reçoit quotidiennement une cinquantaine de prélèvements sanguins pour le bilan hépatique (ALT, AST, bilirubine, GGT). Le technicien supérieur doit assurer le dosage de l’ALT en respectant les procédures opératoires standardisées (SOP) et le contrôle qualité interne (CQI) conformément à la norme ISO 15189 :2012.
### B. Réalisation d’un protocole de dosage d’enzyme en équipe
1. **Pré‑analyse** : Vérification de l’identité du patient, de la conformité du tube (gel séparateur, absence d’hémolyse).
2. **Préparation des réactifs** : Reconstitution du tampon réactionnel à partir de stocks concentrés (vérification de la date de péremption, enregistrement dans le carnet de suivi).
3. **Étallonnement** : Bien que le dosage de l’ALT soit une méthode kinétique sans étalon externe, un contrôle de qualité à deux niveaux (normal et pathologique) est inclus dans chaque série (ex. : contrôles commerciaux Bio-Rad Liquichek™).
4. **Exécution** : Réalisation du dosage selon le protocole décrit en partie I, en dupliquant chaque échantillon (répétition n = 2) pour estimer la précision.
5. **Acquisition des données** : Export des courbes d’absorbance vers le logiciel de gestion du laboratoire (ex. : LabVantage).
6. **Validation** : Vérification que le coefficient de variation (CV) des duplicats est < 5 % et que les contrôles restent dans leurs plages d’acceptation (définies par le fabricant).
> **À retenir** : La duplication des mesures permet de détecter les erreurs pré‑analytiques (pipetage, mélange) et d’améliorer la fiabilité du résultat final.
### C. Analyse des résultats, interprétation clinique et rédaction du rapport
- **Interprétation** : Comparaison avec les intervalles de référence établis par la Société Camerounaise de Biologie Clinique (SCBC) : ALT < 40 U/L (hommes) et < 35 U/L (femmes).
- **Décision** : Si ALT > 2× ULN (limite supérieure de normalité), alerter le médecin prescripteur pour envisager des examens complémentaires (échographie hépatique, sérologies virales).
- **Rédaction du rapport** : Inclure les éléments suivants : identité du patient, date et heure du prélèvement, méthode utilisée (kinétique UV à 340 nm), résultat avec unité, valeur de référence, interprétation courte, signature du technicien et validation du biologiste.
> **À retenir** : Le rapport doit être clair, traçable et conforme au modèle de compte‑rendude laboratoire défini par le MINESEC (arrêté n° 2018/012 du MINEDUB).
### D. Utilisation des normes et contrôle qualité interne
| Élément | Exigence ISO 15189 | Application pratique au laboratoire |
|---------|-------------------|--------------------------------------|
| Document contrôle | SOP rédigée, versionnée, accessible | SOP ALT version 3.2, révisée annuelnellement |
| Contrôle qualité | Deux niveaux de contrôles inclus dans chaque série | contrôles bas (≈ 15 U/L) et haut (≈ 120 U/L) vérifiés à chaque lot |
| Calibration | Vérification de la linéarité du spectrophotomètre | test de linéarité avec solutions de NADH étalonné (0‑1 mL) mensuel |
| Gestion des incidents | Formulaire de non‑conformité, analyse des causes racines | enregistrement de toute déviation > 10 % du CV, enquête immédiate |
| Formation | Pré‑ et post‑formation du personnel | session de formation annuelle sur les enzymes hépatiques, quiz de validation |
> **À retenir** : Le respect des normes garantit la comparabilité des résultats entre les laboratoires camerounais et facilite l’accréditation nationale.
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## Synthèse du chapitre
- Le dosage de l’ALT repose sur la consommation de NADH mesurée à 340 nm, liée à la réaction ALT‑LDH.
- Formule clé : \(\displaystyle \text{ALT (U/L)} = \frac{\Delta A_{340}/\Delta t \times V_{\text{total}} \times 1000}{\varepsilon_{340}\,(\text{NADH}) \times l \times V_{\text{échantillon}}}\).
- Étapes du protocole : préparation du tampon, ajout de LDH, ajout d’échantillon, lecture cinétique, calcul de la pente, application de la formule.
- Précautions de sécurité : port des EPI, protection du NADH contre la lumière, gestion des déchets biologiques.
- Contrôle qualité interne : duplication des mesures, contrôles de deux niveaux, suivi du CV (< 5 %).
- Interprétation clinique : comparaison avec les intervalles de référence SCBC, corrélation avec autres marqueurs hépatiques.
- Rédaction du rapport : respect du modèle MINESEC, traçabilité, validation par le biologiste.
- Normes applicables : ISO 15189, SOP, formation continue, gestion des non‑conformités.
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| ALT (alanine aminotransférase) | Enzyme hépatique catalysant la transamination entre l’alanine et l’α‑cétoglutarate, marqueur de la fonction hépatique. |
| NADH | Nicotinamide adénine dinucléotide réduit, cofacteur dont l’oxydation entraîne une décroissance d’absorbance à 340 nm. |
| Spectrophotométrie UV‑Vis | Technique mesurant l’absorbance de la lumière ultraviolette ou visible par une substance en fonction de sa concentration. |
| Loi de Beer‑Lambert | Relation linéaire entre l’absorbance, le coefficient d’absorptivité molaire, la longueur du trajet et la concentration de l’absorbeur. |
| Unité internationale (U) | Quantité d’enzyme qui transforme 1 µmol de substrat par minute sous conditions définies. |
| Contrôle qualité interne (CQI) | Ensemble de procédures visant à vérifier la précision et l’exactitude des analyses réalisées en laboratoire. |
| ISO 15189 | Norme internationale spécifiant les exigences de qualité et de compétence pour les laboratoires de biologie médicale. |
| Coefficient de variation (CV) | Rapport de l’écart-type à la moyenne, exprimé en pourcentage, utilisé pour évaluer la précision d’une méthode. |
| Limite supérieure de normalité (ULN) | Valeur maximale considérée comme normale pour un paramètre biologique, souvent définie par le 95ᵉ percentile d’une population saine. |
| SOP (Standard Operating Procedure) | Procédure opératoire normalisée décrivant de façon détaillée les étapes d’une analyse ou d’une technique. |
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## Exercices d’applications corrigés
### Exercice 1
Un technicien de laboratoire réalise le dosage de l’ALT sur un sérum patient. Les mesures d’absorbance à 340 nm (trajet 1 cm) sont les suivantes :
| Temps (s) | A₃₄₀ |
|-----------|------|
| 0 | 0,845 |
| 30 | 0,822 |
| 60 | 0,799 |
| 90 | 0,777 |
| 120 | 0,756 |
| 150 | 0,735 |
**Calculer l’activité de l’ALT (U/L) sachant que :**
- \(V_{\text{total}} = 1{,}0\; \text{mL}\)
- \(V_{\text{échantillon}} = 0{,}1\; \text{mL}\)
- \(\varepsilon_{340}=6{,}22\; \text{L·mmol}^{-1}\text{·cm}^{-1}\)
**Corrigé**
1. \(\Delta A = A_{150} - A_{30} = 0,735 - 0,822 = -0,087\)
2. \(\Delta t = 120\; \text{s} = 2\; \text{min}\)
3. \(\displaystyle \frac{\Delta A}{\Delta t}= \frac{-0,087}{2}= -0,0435\; \text{min}^{-1}\) → valeur absolue = 0,0435 min⁻¹
4. Application de la formule :
\[
\text{ALT}= \frac{0,0435 \times 1{,}0\times10^{-3} \times 1000}{6{,}22 \times 1 \times 1{,}0\times10^{-4}}
= \frac{0,0435}{6{,}22\times10^{-4}}
= \frac{0,0435}{0,000622}
\approx 69,9\; \text{U/L}
\]
**Résultat** : ALT ≈ 70 U/L.
**Interprétation** : Cette valeur se situe au‑dessus de l’intervalle de référence camerounais pour les adultes (≤ 40 U/L pour les hommes, ≤ 35 U/L pour les femmes), suggérant une possible atteinte hépatique ou un facteur confondant ; elle nécessite une corrélation avec les autres bilans hépatiques et l’anamnèse du patient.
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### Exercice 2
Dans le cadre du contrôle qualité interne, un laboratoire inclut deux contrôles :
- Contrôle bas : valeur cible = 18 U/L, écart‑type accepté = 2 U/L
- Contrôle haut : valeur cible = 110 U/L, écart‑type accepté = 8 U/L
Lors d’une série d’analyses, les mesures obtenues sont :
| Contrôle | Valeur mesurée (U/L) |
|----------|----------------------|
| Bas | 22 |
| Haut | 102 |
**Déterminer si chaque contrôle est acceptable (utiliser la règle du 2 σ).**
**Corrigé**
- Contrôle bas : écart = |22 − 18| = 4 U/L. 2 σ = 2 × 2 = 4 U/L → écart = 2 σ → **acceptable** (limite supérieure).
- Contrôle haut : écart = |102 − 110| = 8 U/L. 2 σ = 2 × 8 = 16 U/L → écart < 2 σ → **acceptable**.
**Conclusion** : Les deux contrôles sont dans les limites d’acceptation ; la série peut être validée.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité
| N° | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de prévention / bonne pratique |
|----|------------------|-------------|--------------------------------------|
| 1 | Pipetage inexact du volume d’échantillon (ex. : utilisation d’une pipette mal calibrée) | Biais systématique sur l’activité (sous‑ ou sur‑estimation) | Vérifier la calibration des pipettes avant chaque session ; utiliser des pipettes à volume fixe avec contrôle de la gravité spécifique. |
| 2 | Oublier de mélanger le réactif après ajout de l’échantillon | Réaction non homogène → courbe d’absorbance non linéaire | Effectuer un doux vortex ou une inversion de la cuve immédiatement après l’ajout ; éviter la formation de bulles. |
| 3 | Exposition prolongée du NADH à la lumière ambiante | Dégradation du NADH → baisse artificielle de l’absorbance → surestimation de l’activité | Travailler sous lumière tamisée ou dans un tiroir sombre ; préparer le NADH juste avant l’utilisation et le conserver sur glace. |
| 4 | Utilisation d’un échantillon hémolysé ou icterique sans pré‑traitement | Interférence spectrale (absorption à 340 nm) → résultat faux | Contrôler l’aspect du sérum/plasma ; en cas d’hémolyse > 2 % ou d’ictère marqué, répéter le prélèvement ou appliquer une correction selon le guide du fabricant. |
| 5 | Négliger le contrôle de température du bain à 37 °C | Variation de la constante de réaction → erreur de cinétique | Vérifier la température du bain avec un thermomètre calibré avant chaque série ; utiliser un bloc chauffant avec régulation PID. |
| 6 | Élimination incorrecte des déchets contenant du NADH ou des protéines | Risque de contamination biologique et non‑conformité environnementale | Jeter les déchets dans les conteneurs dédiés aux déchets biologiques dangereux (code DÉCH‑BIO) ; suivre la procédure de l’établissement de gestion des déchets (arrêté n° 2015/324 du MINSANTE). |
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*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
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