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Chapitre 9

Techniques bactériologiques (partie 1/3)

Lecture : 14 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis **À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :** - Préparer et stériliser un milieu de culture adapté à un micro‑organisme donné. - Réaliser l’isolement d’une souche pure par les méthodes de streaking, pour‑plate et spread‑plate. - Décrire macroscopiquement une colonie bactérienne en utilisant les critères de forme, taille, élévation, bord, couleur, opacité et odeur. - Appliquer les règles d’hygiène et de sécurité propres au laboratoire de microbiologie (manipulation des flammes, port des EPI, gestion des déchets). **Prérequis :** - Notions de base sur la cellule procaryote (structure, métabolisme). - Connaissances des règles d’hygiène générale en laboratoire (lavage des mains, interdiction de manger/boire). - Maîtrise du système métrique (ml, g, °C, pH). --- ## Introduction contextualisée Au Cameroun, les laboratoires de contrôle qualité des denrées alimentaires, les centres de santé et les industries pharmaceutiques dépendent fortement de la microbiologie pour garantir la sécurité des produits et diagnostiquer les infections. Une mauvaise maîtrise des techniques de culture peut conduire à des faux négatifs (ex. : présence non détectée de *Salmonella* dans le poisson) ou à des contaminations croisées qui compromettent les résultats. Ce chapitre présente, de façon progressive, les gestes fondamentaux de la **bactériologie** : préparer un milieu propice, isoler une souche pure et en décrire l’aspect macroscopique. Chaque étape est illustrée par des exemples tirés de la réalité professionnelle camerounaise (analyse de lait cru, contrôle de produits de boucherie, recherche d’agents pathogènes dans les eaux de forage). --- ## I. La culture microbienne ### A. Principes de la culture La culture microbienne consiste à fournir aux microorganismes un milieu nutritif, des conditions physico‑chimiques adaptées et, si nécessaire, des agents sélectifs ou différentiels afin de favoriser leur croissance tout en inhibant les contaminants. > **Définition** : Milieu de culture = mélange de substances nutritives (sources de carbone, d’azote, de sels minéraux, de facteurs de croissance) éventuellement gélifié (agar) ou maintenu liquide. ### B. Types de milieux | Type de milieu | Caractéristique principale | Exemple d’utilisation au Cameroun | |----------------|---------------------------|-----------------------------------| | Milieu nutritif (agar nutritif) | Support général, non sélectif | Isolement de flore totale des eaux de surface | | Milieu sélectif | Inhibe certains groupes, favorise d’autres | Mannitol Salt Agar (MSA) pour *Staphylococcus aureus* | | Milieu différentiel | Permet de distinguer des groupes selon une réaction | Agar Eosine Méthylène Bleu (EMB) pour lactose fermenters vs non‑fermenters | | Milieu d’enrichissement | Favorise la croissance d’un pathogène présent en faible nombre | Bouillon tétrathionate pour *Salmonella* dans les fèces | ### C. Conditions de culture - **Température** : 37 °C pour la plupart des pathogènes humains ; 25‑30 °C pour les flores environnementales. - **pH** : généralement ajusté à 7,0 ± 0,2 (mesuré avec un pH‑mètre après refroidissement à température ambiante). - **Aérobie/anaérobie** : incubation en atmosphère aérienne (aérobie) ou dans un jar anaerobe (anaérobie strict) selon l’organisme visé. - **Temps d’incubation** : 18‑24 h pour les bactéries courantes ; jusqu’à 48 h pour les organismes lents (ex. : *Mycobacterium*). > **Règle de sécurité** : Toujours vérifier l’intégrité du bouchon ou du couvercle avant incubation afin d’éviter les débordements et les contaminations croisées. ### D. Procédure de préparation d’un milieu solide (exemple : agar nutritif) 1. Peser 23 g de poudre d’agar nutritif pour 1 L d’eau distillée. 2. Dissoudre sous agitation chauffante jusqu’à complète solubilisation (éviter les grumeaux). 3. Ajuster le pH à 7,0 avec NaOH 1 N ou HCl 1 N si nécessaire. 4. Répartir dans les flacons ou tubes (ex. : 100 mL par flacon). 5. Stériliser à l’autoclave : 121 °C, 15 psi pendant 15 min. 6. Laisser refroidir à 45‑50 °C, puis verser dans des boîtes de Pétri stériles (≈20 mL/plaque). 7. Laisser solidifier à température ambiante, puis stocker à 4 °C (max 2 semaines). ### E. Exemple chiffré : préparation de 500 mL d’agar nutritif - Masse nécessaire : \( \frac{23 g}{1 L} \times 0,5 L = 11,5 g \) de poudre. - Volume d’eau distillée : 500 mL. - Après dissolution, ajuster le pH à 7,0 (environ 0,2 mL de NaOH 0,1 N si le pH initial est 6,8). - Stériliser comme indiqué ci‑dessus. > **Formule** : Masse (g) = Concentration (g/L) × Volume (L). --- ## II. Isolement des micro‑organismes ### A. Objectif de l’isolement Obtenir une colonie provenant d’une seule cellule afin d’étudier ses propriétés pures (biochimiques, génétiques, pathogènes) sans interférence d’autres espèces. ### B. Méthodes classiques | Méthode | Principe | Avantages | Inconvénients | |---------|----------|-----------|---------------| | Streaking (méthode de quadrant) | Dilution mécanique sur la surface de l’agar | Simple, rapide, permet d’obtenir des colonies isolées | Dépend de la technique de l’opérateur | | Pour‑plate | Mélange de l’échantillon avec agar fondu puis solidification | Bonne répartition, utile pour les comptages | Risque de chaleur détruisant les cellules fragiles | | Spread‑plate | Dépôt d’un volume connu sur la surface d’agar pré‑solidifié puis étalage avec un bâtonnet stérile | Précision du volume déposé, adapté aux faibles concentrations | Nécessite une surface parfaitement sèche | ### C. Pas à pas du streaking sur boîte de Pétri 1. Flamer l’anse d’inoculation jusqu’à rouge vif, laisser refroidir quelques secondes. 2. Prélever une petite quantité d’échantillon (bouillon, écouvillon, suspension) avec l’anse. 3. Effectuer le premier trait en zigzag couvrant environ ¼ de la surface de la plaque (zone 1). 4. Reflamer l’anse, laisser refroidir, puis réaliser le deuxième trait en partant de la zone 1 et en étalant sur un nouveau quart (zone 2). 5. Répéter l’opération pour les zones 3 et 4, en flammant l’anse entre chaque passage. 6. Incuber la plaque à la température appropriée, côté agar vers le haut. > **Règle de métier** : Toujours flamber l’anse avant et après chaque prélèvement pour éviter les contaminations croisées. ### D. Contrôle de la pureté Après incubation, observer les colonies : si toutes présentent la même morphologie, réaliser une subculture (re‑streaking) sur un frais milieu. Répéter jusqu’à obtenir une pureté observée lors de deux passages consécutifs. ### E. Exemple chiffré : calcul du facteur de dilution pour obtenir 30‑300 colonies Supposons que l’on veuille dénombrer des bactéries dans un échantillon d’eau de forage. On prépare une série de dilutions décimales (10⁻¹, 10⁻², …). - On plaque 0,1 mL de chaque dilution sur agar nutritif. - On obtient 250 colonies sur la plaque correspondant à la dilution 10⁻⁴. Calcul du nombre d’UFC/mL dans l’échantillon original : \[ \text{UFC/mL} = \frac{\text{Nombre de colonies}}{\text{Volume plated (mL)} \times \text{Facteur de dilution}} = \frac{250}{0,1 \times 10^{-4}} = 2,5 \times 10^{7}\ \text{UFC/mL} \] Comme le compte se situe entre 30 et 300, la dilution 10⁻⁴ est retenue. > **Formule** : UFC/mL = (colonies) / (volume plated × dilution). --- ## III. Caractérisation macroscopique des micro‑organismes ### A. Observation des colonies sur milieu solide Après incubation, les colonies sont examinées à l’œil nu ou à l’aide d’une loupe binoculaire (10×). L’éclairage doit être diffus (lampe de bureau) pour éviter les reflets qui altèrent la perception de la couleur. ### B. Critères morphologiques | Critère | Description | Exemple de terme utilisé | |---------|-------------|--------------------------| | Forme | Arrondie, irrégulière, filamentaire, rhizoïde | circulaire, irrégulière | | Taille | Diamètre en mm (mesuré à l’aide d’une règle oculaire) | 1‑2 mm (petite), 4‑5 mm (moyenne), >6 mm (grande) | | Élévation | Plat, convexe, umboné, crateriforme | convexe, umboné | | Bord | Entier, ondulé, filamenteux, dentelé | entier, ondulé | | Couleur | Blanc, crème, jaune, rose, rouge, vert, noir (selon pigments) | jaune doré | | Opacité | Transparent, opaque, translucide | opaque | | Odeur | Absente, fruitée, terreuse, ressemblant à du chlore | odeur de terre (géosmine) | ### C. Tableau récapitulatif des morphologies typiques (exemples rencontrés au laboratoire camerounais) | Micro‑organisme | Forme | Taille (mm) | Élévation | Bord | Couleur | Opacité | Odeur | |-----------------|-------|-------------|-----------|------|---------|---------|-------| | *Staphylococcus aureus* | circulaire | 1‑2 | convexe | entier | blanc‑jaune | opaque | légère odeur de fromage | | *Escherichia coli* | circulaire | 1‑2 | convexe | entier | rose pâle (sur EMB) | opaque | aucune | | *Pseudomonas aeruginosa* | irrégulière | 2‑4 | plat | ondulé | vert‑fluorescent | opaque | odeur de terre ou de fruit vert | | *Salmonella* spp. | circulaire | 2‑3 | convexe | entier | noir (sur H₂S) | opaque | légère odeur de sulfure | | *Bacillus subtilis* | filamenteuse ou irrégulière | 3‑5 | plat | filamenteux | blanc crème | opaque | odeur de terre | > **Règle d’observation** : Noter systématiquement les six critères (forme, taille, élévation, bord, couleur, opacité) ; l’odeur est facultative mais utile pour certains genres (ex. : *Pseudomonas*). ### D. Relation avec les tests biochimiques préliminaires Certaines caractéristiques macroscopiques orientent le choix des tests suivants : - Colonies jaune doré sur Mannitol Salt Agar → test de catalase positif → présomption *Staphylococcus*. - Colonies roses sur EMB → fermentation du lactose → présomption *Coliformes*. - Colonies vert‑fluorescent avec odeur de terre → test d’oxydase positif → présomption *Pseudomonas*. ### E. Exemple chiffré : estimation du nombre de cellules par colonie (UFC) Une colonie visible à l’œil nu contient généralement entre 10⁶ et 10⁸ cellules. Supposons une colonie de 2 mm de diamètre sur agar nutritif, épaisseur approximative de l’agar 4 mm. Volume approximatif d’une colonie cylindrique : \[ V = \pi r^{2} h = \pi \times (1\ \text{mm})^{2} \times 4\ \text{mm} \approx 12,6\ \text{mm}^{3} = 1,26 \times 10^{-2}\ \text{cm}^{3} \] En supposant une densité cellulaire similaire à celle d’une suspension bactérienne dense (≈10⁹ cellules/mL), le nombre de cellules dans la colonie est : \[ N = 1,26 \times 10^{-2}\ \text{mL} \times 10^{9}\ \text{célules/mL} \approx 1,3 \times 10^{7}\ \text{célules} \] Cet ordre de grandeur justifie pourquoi une seule colonie suffit pour réaliser des tests biochimiques. > **À retenir** : Une colonie visible représente généralement 10⁶‑10⁸ cellules, suffisante pour un ensemencement direct en tests biochimiques. --- ## Synthèse du chapitre - **Culture microbienne** : préparation d’un milieu nutritif, contrôle du pH, température et aérobie/anaérobie ; stérilisation à l’autoclave (121 °C, 15 psi, 15 min). - **Isolement** : streaking (méthode de quadrant) comme technique de base ; pour‑plate et spread‑plate pour les comptages ; contrôle de la pureté par subculture. - **Caractérisation macroscopique** : observation des colonies selon forme, taille, élévation, bord, couleur, opacité et éventuelle odeur ; utilisation de ces critères pour orienter les tests biochimiques préliminaires. - **Sécurité** : port de la blouse, des gants et des lunettes ; flammage des anses ; manipulation des déchets biologiques en sacs autoclavables ; interdiction de manger ou boire dans le laboratoire. - **Calculs usuels** : préparation de milieux (masse = concentration × volume), dénombrage (UFC/mL = colonies / (volume plated × dilution)), estimation cellulaire par colonie. --- ## Glossaire - **Agar** : polysaccharide extrait d’algues utilisé comme agent gélifiant dans les milieux solides. - **Milieu sélectif** : milieu contenant un inhibiteur qui favorise la croissance d’un groupe spécifique de microorganismes. - **Milieu différentiel** : milieu permettant de distinguer des groupes selon une réaction visible (changement de couleur, production de gaz, etc.). - **UFC** : Unité Formant Colonie, mesure du nombre de cellules viables capables de former une colonie sur un milieu solide. - **Streaking** : technique de dilution mécanique par passage répété d’une anse inoculante sur la surface d’un milieu solide. - **Pour‑plate** : méthode où l’échantillon est mélangé à du agar fondu avant solidification, permettant un comptage uniforme. - **Spread‑plate** : méthode où un volume connu d’échantillon est étalé sur la surface d’un milieu déjà solidifié. - **Anaérobie strict** : microorganisme qui ne se développe qu’en absence totale d’oxygène. --- ## Exercices d'application corrigés ### Exercice 1 – Préparation d’un milieu sélectif **Consigne** : Vous devez préparer 250 mL de Mannitol Salt Agar (MSA) destiné à isoler *Staphylococcus aureus* à partir d’un échantillon de fromage cru. La formule du MSA est : 10 g/L de peptone, 1 g/L d’extrait de levure, 75 g/L de chlorure de sodium, 10 g/L de mannite, 0,025 g/L de phénol rouge, 15 g/L d’agar. **Corrigé** : 1. Masse de chaque composant pour 250 mL (0,25 L) : - Peptone : 10 g/L × 0,25 L = 2,5 g - Extrait de levure : 1 g/L × 0,25 L = 0,25 g - NaCl : 75 g/L × 0,25 L = 18,75 g - Mannite : 10 g/L × 0,25 L = 2,5 g - Phénol rouge : 0,025 g/L × 0,25 L = 0,00625 g (≈6 mg) - Agar : 15 g/L × 0,25 L = 3,75 g 2. Peser chaque composé, les dissoudre dans 200 mL d’eau distillée chauffée, ajuster le volume final à 250 mL avec de l’eau distillée. 3. Ajuster le pH à 7,4 (phénol rouge rouge à pH > 8,2, jaune à pH < 6,4 ; on vise une couleur orangé correspondant à pH ≈ 7,4). 4. Stériliser à l’autoclave : 121 °C, 15 psi, 15 min. 5. Laisser refroidir à 45‑50 °C, verser dans des boîtes de Pétri stériles (20 mL/plaque). 6. Laisser solidifier, stocker à 4 °C (max 1 semaine). > **À retenir** : Le mannite sert de substrat différentiel ; la fermentation produit de l’acide qui fait virer le phénol rouge du rouge au jaune, permettant de distinguer *S. aureus* (mannite +) des autres staphylocoques (mannite –). ### Exercice 2 – Détermination du nombre d’UFC/mL par la méthode du pour‑plate **Consigne** : Un échantillon d’eau de puits a été dilué en série décimale jusqu’à 10⁻⁶. On a prélevé 1 mL de chaque dilution et mélangé avec 15 mL d’agar nutritif fondu à 45 °C, puis laissé solidifier. Après incubation à 37 °C pendant 24 h, on a observé : - 10⁻³ : TNTC (too numerous to count) - 10⁻⁴ : 212 colonies - 10⁻⁵ : 22 colonies - 10⁻⁶ : 2 colonies Déterminer le nombre d’UFC/mL de l’échantillon original. **Corrigé** : On choisit la plaque contenant entre 30 et 300 colonies : la dilution 10⁻⁴ avec 212 colonies. Volume plated = 1 mL. Facteur de dilution = 10⁻⁴. \[ \text{UFC/mL} = \frac{212}{1 \times 10^{-4}} = 2,12 \times 10^{6}\ \text{UFC/mL} \] Comme le compte est dans l’intervalle acceptable, ce résultat est retenu. > **À retenir** : Pour le pour‑plate, le volume plated est le volume d’échantillon ajouté avant mélange avec l’agar fondu. ### Exercice 3 – Description macroscopique d’une colonie inconnue **Consigne** : Sur une boîte d’agar nutritif incubée à 37 °C, vous observez une colonie de 3 mm de diamètre, de forme irrégulière, élévation plate, bord ondulé, couleur vert‑fluorescent, opaque, dégager une odeur rappelant celle de la terre humide. Proposez une présomption d’identification et indiquez quel test biochimique vous réaliseriez en priorité. **Corrigé** : Les caractéristiques (vert‑fluorescent, odeur de terre, bord ondulé) sont typiques de *Pseudomonas aeruginosa*. Le test de priorité est le test d’oxydase (positif pour *Pseudomonas*). Un test supplémentaire de croissance à 42 °C ou le test de la production de pyocyanine peut confirmer l’identification. > **À retenir** : La combinaison couleur + odeur + morphologie oriente fortement vers le genre *Pseudomonas* ; le test d’oxydase est le test de confirmation rapide. --- ## Erreurs fréquentes et règles de sécurité | # | Erreur fréquente | Conséquence | Bonne pratique / règle de sécurité | |---|------------------|-------------|------------------------------------| | 1 | Oublier de flamber l’anse entre deux prélèvements lors du streating | Contamination croisée, fausses colonies mixtes | Flamber l’anse jusqu’à rouge vif avant chaque prélèvement et laisser refroidir quelques secondes ; répéter après chaque tracé. | | 2 | Utiliser un volume trop élevé d’échantillon pour le spread‑plate (ex. : 0,5 mL) sur une boîte de 90 mm | Colonies confluent, impossibilité de compter | Respecter le volume recommandé (0,1 mL) ; si le nombre attendu est élevé, réaliser une dilution préalable. | | 3 | Ne pas vérifier le pH du milieu après stérilisation | Inhibiteur ou promoteur de croissance involontaire (ex. : agar trop acide inhibe les neutrophiles) | Mesurer le pH à température ambiante après refroidissement ; corriger avec NaOH 1 N ou HCl 1 N si nécessaire avant de verser. | | 4 | Incuber les boîtes à l’envers (couvercle vers le bas) | Condensation qui tombe sur la surface de l’agar, provoquant des étalements et des colonies déformées | Toujours incuber les boîtes avec le couvercle vers le haut afin que la condensation retombe sur le couvercle. | | 5 | Jeter les déchets biologiques (boîtes utilisées, pipettes) dans la poubelle ordinaire | Risque de contamination de l’environnement et du personnel | Déposer tous les déchets contaminés dans des sacs biohazard autoclavables ; autoclaver à 121 °C, 15 psi, 20 min avant élimination classique. | | 6 | Utiliser une anse en métal non stérilisée pour prélever un échantillon après avoir touché une surface non propre | Introduction de contaminants externes | Toujours flamber l’anse avant chaque prélèvement, même si elle semble propre ; éviter de toucher le banc ou les vêtements avec l’anse avant la flamme. | --- *Fin du cours.*

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quelle est la définition de la culture microbienne en laboratoire ?
  2. 2. Quel est le rôle principal d'un milieu de culture sélectif ?
  3. 3. En quoi un milieu solide diffère-t-il fondamentalement d'un milieu liquide pour la culture bactérienne ?
  4. 4. Une suspension bactérienne est diluée 10^-5 et 0,1 mL sont ensemencés sur une plaque. Après incubation, 42 colonies sont dénombrées. Quelle est la concentration approximative en UFC/mL de la suspension initiale ?
  5. 5. Sur une plaque d'isolement, on observe deux types de colonies : certaines sont rondes, lisses, beige ; d'autres sont irrégulières, rugueuses, blanc cassé. Quelle interprétation est la plus pertinente ?
  6. 6. Pour isoler Staphylococcus aureus à partir d'un écouvillon nasal, quel milieu de culture est le plus approprié ?
  7. 7. Un test de catalase effectué sur une colonie donne un résultat positif (formation de bulles d'oxygène). Quelle conclusion peut-on tirer concernant le métabolisme de cette bactérie ?
  8. 8. Pourquoi l'incubation à 37°C pendant 24 heures est-elle fréquemment utilisée pour la culture de bactéries pathogènes humaines ?
  9. 9. Lors de l'isolement d'une bactérie à partir d'un échantillon fécal, un technicien oublie de flamber la boucle d'ensemencement entre les stries. Quel est le risque principal lié à cette omission ?
  10. 10. Une colonie observée sur un milieu solide présente les caractéristiques suivantes : forme irrégulière, bord érosé, élévation convexe, couleur jaune pâle. Quelle affirmation décrit le mieux l'interprétation macroscopique de ces traits ?