Chapitre 10
Cinétique chimique
Lecture : 22 minQuiz de 12 questions
# FICHE DE COURS : CINÉTIQUE CHIMIQUE
**Niveau** : Terminale Scientifique (Séries C, D, E, TI)
**Matière** : Chimie
**Programme** : MINESEC Cameroun
---
## Introduction
La thermodynamique chimique permet de prévoir si une réaction est possible (sens d'évolution, constante d'équilibre) mais ne renseigne pas sur la **durée** nécessaire pour atteindre cet équilibre. Or, en pratique, certaines réactions thermodynamiquement favorables sont si lentes qu'elles semblent ne pas se produire, tandis que d'autres sont quasi instantanées. La **cinétique chimique** est la discipline qui étudie la **vitesse des réactions chimiques** et les facteurs qui l'influencent. Elle répond à la question : *« À quelle vitesse une réaction se déroule-t-elle et comment peut-on modifier cette vitesse ? »*
---
## I. Notion de cinétique chimique ; exemples de réactions rapides, lentes et très lentes
### I.1. Définition et objet de la cinétique chimique
La **cinétique chimique** est l'étude de l'évolution temporelle d'un système chimique : elle mesure la vitesse de transformation des réactifs en produits, décrit les mécanismes réactionnels et identifie les paramètres qui accélèrent ou ralentissent la réaction.
> **À retenir** : La cinétique chimique étudie la **vitesse** des réactions chimiques, c'est-à-dire la variation des quantités de matière (ou des concentrations) des espèces au cours du temps. Elle complète la thermodynamique qui, elle, prévoit la **possibilité** d'une réaction.
Deux aspects fondamentaux sont étudiés :
- **Aspect quantitatif** : mesure des vitesses, détermination des lois de vitesse.
- **Aspect qualitatif** : influence des facteurs externes (température, concentration, catalyseur) et des mécanismes réactionnels.
### I.2. Classification des réactions selon leur vitesse
On distingue trois catégories de réactions chimiques selon leur durée :
| Catégorie | Durée caractéristique | Exemples |
|-----------|----------------------|----------|
| **Réactions rapides** | Moins de quelques secondes (souvent < 1 s) | Précipitation du chlorure d'argent : $Ag^+_{(aq)} + Cl^-_{(aq)} \rightarrow AgCl_{(s)}$ ; réactions acido-basiques (neutralisation) ; combustion du magnésium ; explosion de la poudre noire |
| **Réactions lentes** | De quelques minutes à quelques heures | Réaction entre les ions iodure $I^-$ et le peroxyde d'hydrogène $H_2O_2$ en milieu acide ; attaque d'un métal par un acide dilué ; réaction d'estérification |
| **Réactions très lentes** | De plusieurs jours à plusieurs années, voire siècles | Formation du calcaire dans les grottes ; rouille du fer (oxydation lente) ; hydrolyse d'un ester en milieu neutre à température ambiante ; décomposition des matières organiques ; altération des roches (érosion chimique) |
### I.3. Critère de distinction expérimentale
Expérimentalement, on peut distinguer une réaction rapide d'une réaction lente par :
- **L'observation directe** : une réaction rapide est terminée dès le mélange des réactifs (apparition immédiate d'un précipité, d'un dégagement gazeux, d'une coloration).
- **Le suivi temporel** : pour une réaction lente, on peut suivre l'évolution d'une grandeur physique (conductimétrie, pH-métrie, spectrophotométrie, volume de gaz dégagé) au cours du temps.
> **À retenir** : Une réaction est dite **rapide** si elle est pratiquement totale dès le mélange des réactifs ; **lente** si elle nécessite plusieurs minutes ou heures ; **très lente** si elle s'étend sur plusieurs jours ou plus. La frontière est conventionnelle et dépend de l'échelle de temps d'observation.
**Exemple résolu** : La réaction entre les ions thiosulfate $S_2O_3^{2-}$ et les ions hydrogène $H^+$ :
$$S_2O_3^{2-}_{(aq)} + 2H^+_{(aq)} \rightarrow S_{(s)} + SO_2_{(aq)} + H_2O_{(\ell)}$$
Cette réaction produit un précipité de soufre qui trouble la solution. Elle est **lente** (quelques dizaines de secondes à température ambiante) : on peut mesurer le temps d'apparition du trouble. En chauffant, elle devient plus rapide.
---
## II. Vitesse moyenne et vitesse instantanée de formation d'un produit / de disparition d'un réactif
### II.1. Suivi temporel d'une réaction — notion d'avancement
Considérons une réaction chimique modélisée par l'équation-bilan générale :
$$\alpha A + \beta B \rightarrow \gamma C + \delta D$$
On définit l'**avancement** $x(t)$ (en mol) à l'instant $t$ comme la quantité de matière de réactif consommé (ou de produit formé) rapportée au coefficient stœchiométrique. Pour un réactif $A$ :
$$n_A(t) = n_{A,0} - \alpha \cdot x(t)$$
Pour un produit $C$ :
$$n_C(t) = n_{C,0} + \gamma \cdot x(t)$$
L'avancement est une grandeur **extensive** (proportionnelle à la quantité de matière totale). Pour s'affranchir de la taille du système, on utilise l'**avancement volumique** ou **concentration** :
$$[A](t) = \frac{n_A(t)}{V} = \frac{n_{A,0}}{V} - \alpha \cdot \frac{x(t)}{V} = [A]_0 - \alpha \cdot y(t)$$
où $y(t) = \frac{x(t)}{V}$ est l'avancement volumique (en mol·L⁻¹).
### II.2. Vitesse volumique de réaction
La **vitesse volumique de réaction** est définie comme la dérivée de l'avancement volumique par rapport au temps :
$$v(t) = \frac{dy(t)}{dt} = \frac{1}{V} \cdot \frac{dx(t)}{dt}$$
> **À retenir** : La vitesse volumique de réaction $v(t)$ est toujours **positive** et s'exprime en **mol·L⁻¹·s⁻¹**. Elle est indépendante de l'espèce chimique considérée (réactif ou produit) grâce aux coefficients stœchiométriques.
### II.3. Vitesse de formation d'un produit et vitesse de disparition d'un réactif
On définit séparément :
**Vitesse de formation d'un produit $C$** :
$$v_C(t) = \frac{d[C](t)}{dt} = \gamma \cdot v(t)$$
**Vitesse de disparition d'un réactif $A$** :
$$v_A(t) = -\frac{d[A](t)}{dt} = \alpha \cdot v(t)$$
> **À retenir** : La vitesse de disparition d'un réactif est l'opposé de la dérivée de sa concentration (car $[A]$ diminue). La vitesse de formation d'un produit est la dérivée de sa concentration (car $[C]$ augmente). Ces vitesses sont reliées à la vitesse volumique de réaction par les coefficients stœchiométriques :
> $$v_A(t) = \alpha \cdot v(t) \quad ; \quad v_C(t) = \gamma \cdot v(t)$$
### II.4. Vitesse moyenne
La **vitesse moyenne** entre deux instants $t_1$ et $t_2$ est le rapport de la variation de concentration sur la durée de l'intervalle :
Pour la formation d'un produit $C$ :
$$v_{m,C} = \frac{[C](t_2) - [C](t_1)}{t_2 - t_1} = \frac{\Delta [C]}{\Delta t}$$
Pour la disparition d'un réactif $A$ :
$$v_{m,A} = -\frac{[A](t_2) - [A](t_1)}{t_2 - t_1} = -\frac{\Delta [A]}{\Delta t}$$
La vitesse moyenne est une **approximation** : elle représente la pente de la **sécante** à la courbe $[C] = f(t)$ entre $t_1$ et $t_2$.
### II.5. Vitesse instantanée
La **vitesse instantanée** à l'instant $t$ est la limite de la vitesse moyenne quand $\Delta t \rightarrow 0$ :
$$v_C(t) = \lim_{\Delta t \to 0} \frac{[C](t + \Delta t) - [C](t)}{\Delta t} = \frac{d[C]}{dt}$$
Géométriquement, la vitesse instantanée est la pente de la **tangente** à la courbe $[C] = f(t)$ au point d'abscisse $t$.
> **À retenir** :
> - **Vitesse moyenne** : pente de la sécante entre deux points de la courbe.
> - **Vitesse instantanée** : pente de la tangente en un point de la courbe.
> - La vitesse instantanée est la dérivée de la concentration par rapport au temps.
### II.6. Méthode graphique de détermination
Pour déterminer la vitesse instantanée de formation d'un produit $C$ à l'instant $t_1$ :
1. Tracer la courbe $[C] = f(t)$ à partir des mesures expérimentales.
2. Tracer la tangente à la courbe au point d'abscisse $t_1$.
3. Calculer la pente de cette tangente : $v_C(t_1) = \frac{\Delta [C]}{\Delta t}$ en prenant deux points de la tangente.
**Exemple résolu** : On suit la réaction de décomposition de l'eau oxygénée : $2H_2O_2 \rightarrow 2H_2O + O_2$. Les mesures donnent $[H_2O_2]$ en fonction du temps :
| $t$ (min) | 0 | 5 | 10 | 15 | 20 | 30 |
|-----------|-----|-----|------|------|------|------|
| $[H_2O_2]$ (mol·L⁻¹) | 0,80 | 0,55 | 0,38 | 0,26 | 0,18 | 0,08 |
**Question** : Calculer la vitesse moyenne de disparition de $H_2O_2$ entre $t = 5$ min et $t = 15$ min, puis la vitesse instantanée de disparition à $t = 10$ min.
**Solution** :
- Vitesse moyenne entre 5 et 15 min :
$$v_{m} = -\frac{[H_2O_2](15) - [H_2O_2](5)}{15 - 5} = -\frac{0,26 - 0,55}{10} = \frac{0,29}{10} = 0,029 \text{ mol·L}^{-1}\text{·min}^{-1}$$
- Vitesse instantanée à $t = 10$ min : on trace la tangente à la courbe au point $(10; 0,38)$. En prenant deux points de la tangente, par exemple $(0; 0,62)$ et $(20; 0,14)$ :
$$v_{inst} = -\frac{0,14 - 0,62}{20 - 0} = \frac{0,48}{20} = 0,024 \text{ mol·L}^{-1}\text{·min}^{-1}$$
On constate que la vitesse instantanée à $t = 10$ min est inférieure à la vitesse moyenne sur l'intervalle $[5; 15]$ : la réaction ralentit au cours du temps car les réactifs se consomment.
### II.7. Évolution de la vitesse au cours du temps
La vitesse d'une réaction **diminue généralement au cours du temps** car :
- Les concentrations des réactifs diminuent.
- La probabilité de rencontre entre les entités réactives diminue.
La courbe $[produit] = f(t)$ est **croissante et concave** (sa pente diminue), tandis que la courbe $[réactif] = f(t)$ est **décroissante et convexe**.
> **À retenir** : La vitesse instantanée d'une réaction est maximale à l'instant initial ($t = 0$) et décroît au cours du temps jusqu'à s'annuler lorsque la réaction est terminée (ou à l'équilibre).
---
## III. Influence de la température, des concentrations et des catalyseurs sur la vitesse d'une réaction
### III.1. Influence de la concentration des réactifs
#### III.1.1. Constat expérimental
À température constante, la vitesse d'une réaction augmente lorsque la concentration des réactifs augmente. Par exemple, la réaction entre le thiosulfate de sodium et l'acide chlorhydrique est d'autant plus rapide que les solutions sont concentrées.
#### III.1.2. Loi de vitesse — ordre d'une réaction
Pour une réaction $\alpha A + \beta B \rightarrow$ produits, la vitesse volumique s'écrit souvent sous la forme :
$$v = k \cdot [A]^p \cdot [B]^q$$
où :
- $k$ est la **constante de vitesse** (ou coefficient de vitesse), qui dépend de la température et du catalyseur mais **pas des concentrations**.
- $p$ est l'**ordre partiel** par rapport à $A$ ; $q$ l'ordre partiel par rapport à $B$.
- $p + q = n$ est l'**ordre global** de la réaction.
> **À retenir** : La **loi de vitesse** s'écrit $v = k \cdot [A]^p \cdot [B]^q$. Les ordres partiels $p$ et $q$ sont déterminés expérimentalement (ils ne se déduisent pas des coefficients stœchiométriques, sauf pour les réactions élémentaires). La constante $k$ augmente avec la température.
#### III.1.3. Cas particuliers : ordre 0, ordre 1, ordre 2
**Réaction d'ordre 0** : $v = k$ (indépendante de la concentration). La concentration du réactif diminue linéairement : $[A](t) = [A]_0 - k \cdot t$.
**Réaction d'ordre 1** : $v = k \cdot [A]$. La concentration suit une décroissance exponentielle : $[A](t) = [A]_0 \cdot e^{-kt}$. Le **temps de demi-réaction** $t_{1/2}$ (temps au bout duquel la moitié du réactif a été consommé) est indépendant de la concentration initiale : $t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k}$.
**Réaction d'ordre 2** : $v = k \cdot [A]^2$. On a : $\frac{1}{[A](t)} = \frac{1}{[A]_0} + k \cdot t$.
> **À retenir** : Le **temps de demi-réaction** $t_{1/2}$ est le temps nécessaire pour que la concentration d'un réactif diminue de moitié. Pour une réaction d'ordre 1 : $t_{1/2} = \frac{\ln 2}{k}$.
### III.2. Influence de la température
#### III.2.1. Constat expérimental
La température est le facteur le plus influent sur la vitesse des réactions. En général, une élévation de température de **10 °C** double ou triple la vitesse d'une réaction (règle de Van't Hoff approximative).
**Exemple** : La réaction entre l'acide oxalique et le permanganate de potassium, lente à froid, devient rapide à chaud. La conservation des aliments au réfrigérateur ralentit les réactions de décomposition.
#### III.2.2. Loi d'Arrhénius
La constante de vitesse $k$ dépend de la température selon la **loi d'Arrhénius** :
$$k = A \cdot e^{-\frac{E_a}{RT}}$$
où :
- $A$ est le **facteur pré-exponentiel** (ou facteur de fréquence), caractéristique de la réaction.
- $E_a$ est l'**énergie d'activation** (en J·mol⁻¹), énergie minimale que doivent posséder les molécules pour réagir.
- $R = 8,314$ J·mol⁻¹·K⁻¹ est la constante des gaz parfaits.
- $T$ est la température absolue (en K).
Sous forme logarithmique :
$$\ln k = \ln A - \frac{E_a}{RT}$$
> **À retenir** : La loi d'Arrhénius $k = A \cdot e^{-\frac{E_a}{RT}}$ montre que $k$ augmente exponentiellement avec la température. L'énergie d'activation $E_a$ est la barrière énergétique à franchir pour que la réaction ait lieu.
#### III.2.3. Interprétation microscopique — théorie des collisions
Pour qu'une réaction chimique se produise, les entités réactives doivent :
1. **Entrer en collision** (condition nécessaire mais non suffisante).
2. Posséder une énergie cinétique **supérieure ou égale à l'énergie d'activation** $E_a$.
3. Avoir une **orientation favorable** lors de la collision.
L'élévation de température augmente l'énergie cinétique moyenne des molécules, donc la proportion de collisions efficaces (énergie $\geq E_a$), ce qui accélère la réaction.
### III.3. Influence des catalyseurs
#### III.3.1. Définition et rôle
Un **catalyseur** est une espèce chimique qui **augmente la vitesse d'une réaction** sans être consommée (sa masse et sa composition restent inchangées à la fin de la réaction). Il intervient dans le mécanisme réactionnel mais ne figure pas dans l'équation-bilan globale.
> **À retenir** : Un catalyseur accélère une réaction en **diminuant l'énergie d'activation** $E_a$, sans modifier l'état d'équilibre (il ne change ni $\Delta H$, ni la constante d'équilibre $K$). Il est **régénéré** à la fin de la réaction.
#### III.3.2. Accélérateur et inhibiteur
- Un **accélérateur** (ou catalyseur positif) augmente la vitesse de la réaction.
- Un **inhibiteur** (ou catalyseur négatif) diminue la vitesse de la réaction. Il augmente l'énergie d'activation ou bloque les sites actifs.
**Exemples** :
- Accélérateur : le platine catalyse l'hydrogénation des alcènes ; le fer catalyse la synthèse de l'ammoniac (procédé Haber).
- Inhibiteur : les antioxydants (vitamine C, BHT) ralentissent l'oxydation des aliments ; le plomb tétraéthyle était utilisé pour inhiber le cliquetis dans les moteurs.
#### III.3.3. Catalyse homogène
La **catalyse homogène** se produit lorsque le catalyseur et les réactifs sont dans la **même phase** (généralement liquide).
**Exemple** : L'hydrolyse de l'ester (éthanoate d'éthyle) catalysée par les ions $H^+$ (acide sulfurique) :
$$CH_3COOC_2H_5 + H_2O \xrightarrow{H^+} CH_3COOH + C_2H_5OH$$
Le catalyseur $H^+$ est en solution aqueuse comme les réactifs.
**Mécanisme simplifié** : Le catalyseur forme un intermédiaire réactionnel avec un réactif, puis est régénéré à la fin.
#### III.3.4. Catalyse hétérogène
La **catalyse hétérogène** se produit lorsque le catalyseur est dans une **phase différente** de celle des réactifs (généralement un solide catalysant des réactifs gazeux ou liquides).
**Exemple** : La synthèse de l'ammoniac (procédé Haber-Bosch) :
$$N_{2(g)} + 3H_{2(g)} \xrightarrow{Fe} 2NH_{3(g)}$$
Le fer solide adsorbe les molécules de $N_2$ et $H_2$ à sa surface, ce qui affaiblit les liaisons et facilite la réaction.
**Étapes de la catalyse hétérogène** :
1. **Adsorption** des réactifs à la surface du catalyseur.
2. **Activation** : affaiblissement des liaisons chimiques.
3. **Réaction** entre les espèces adsorbées.
4. **Désorption** des produits.
> **À retenir** : En catalyse hétérogène, la réaction se déroule à la **surface** du catalyseur solide. Plus la surface spécifique est grande (catalyseur divisé, poreux), plus la catalyse est efficace.
#### III.3.5. Catalyse enzymatique
La **catalyse enzymatique** est une catalyse homogène particulière où le catalyseur est une **enzyme** (protéine ou ARN catalytique). Les enzymes sont extrêmement spécifiques : chaque enzyme catalyse une réaction précise.
**Caractéristiques** :
- **Spécificité** : l'enzyme ne reconnaît qu'un substrat particulier (site actif complémentaire).
- **Efficacité** : les enzymes accélèrent les réactions par des facteurs de $10^6$ à $10^{12}$.
- **Conditions optimales** : température et pH physiologiques (environ 37 °C, pH neutre pour la plupart).
**Modèle clé-serrure** : le substrat se fixe sur le site actif de l'enzyme comme une clé dans une serrure, formant un complexe enzyme-substrat, puis le produit est libéré.
**Exemple** : L'uréase catalyse l'hydrolyse de l'urée :
$$CO(NH_2)_2 + H_2O \xrightarrow{uréase} CO_2 + 2NH_3$$
> **À retenir** : Les enzymes sont des **biocatalyseurs** spécifiques et très efficaces. Elles fonctionnent dans des conditions douces (température modérée, pH physiologique) et leur activité dépend de la température et du pH (dénaturation au-delà de ~50 °C).
### III.4. Schéma récapitulatif — comparaison des catalyseurs
```onbuch-svg
<svg width="600" height="300" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg">
<!-- Fond -->
<rect width="600" height="300" fill="#f8f9fa" rx="10"/>
<!-- Titre -->
<text x="300" y="30" text-anchor="middle" font-size="16" font-weight="bold" fill="#1a237e">Comparaison des types de catalyse</text>
<!-- Catalyse homogène -->
<rect x="20" y="50" width="180" height="220" fill="#e3f2fd" stroke="#1a237e" stroke-width="2" rx="8"/>
<text x="110" y="75" text-anchor="middle" font-size="14" font-weight="bold" fill="#1a237e">Catalyse homogène</text>
<text x="110" y="100" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">Catalyseur et réactifs</text>
<text x="110" y="120" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">dans la même phase</text>
<line x1="40" y1="135" x2="180" y2="135" stroke="#1a237e" stroke-width="1"/>
<text x="110" y="155" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">Ex : H⁺ dans l'hydrolyse</text>
<text x="110" y="175" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">d'un ester en milieu aqueux</text>
<text x="110" y="200" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">Ions Fe³⁺ catalysant</text>
<text x="110" y="220" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">la décomposition de H₂O₂</text>
<!-- Catalyse hétérogène -->
<rect x="210" y="50" width="180" height="220" fill="#e8f5e9" stroke="#2e7d32" stroke-width="2" rx="8"/>
<text x="300" y="75" text-anchor="middle" font-size="14" font-weight="bold" fill="#2e7d32">Catalyse hétérogène</text>
<text x="300" y="100" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">Catalyseur solide,</text>
<text x="300" y="120" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">réactifs gazeux/liquides</text>
<line x1="230" y1="135" x2="370" y2="135" stroke="#2e7d32" stroke-width="1"/>
<text x="300" y="155" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">Ex : Fe dans la synthèse</text>
<text x="300" y="175" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">de NH₃ (Haber)</text>
<text x="300" y="200" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">Pt dans l'hydrogénation</text>
<text x="300" y="220" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">des alcènes</text>
<!-- Catalyse enzymatique -->
<rect x="400" y="50" width="180" height="220" fill="#fce4ec" stroke="#c62828" stroke-width="2" rx="8"/>
<text x="490" y="75" text-anchor="middle" font-size="14" font-weight="bold" fill="#c62828">Catalyse enzymatique</text>
<text x="490" y="100" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">Enzyme (protéine)</text>
<text x="490" y="120" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">très spécifique</text>
<line x1="420" y1="135" x2="560" y2="135" stroke="#c62828" stroke-width="1"/>
<text x="490" y="155" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">Ex : uréase → hydrolyse</text>
<text x="490" y="175" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">de l'urée</text>
<text x="490" y="200" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">Amylase → hydrolyse</text>
<text x="490" y="220" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#555">de l'amidon</text>
</svg>
```
### III.5. Schéma — profil énergétique avec et sans catalyseur
```onbuch-svg
<svg width="600" height="350" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg">
<!-- Fond -->
<rect width="600" height="350" fill="#fafafa" rx="10"/>
<!-- Axes -->
<line x1="50" y1="300" x2="570" y2="300" stroke="#333" stroke-width="2"/>
<line x1="50" y1="300" x2="50" y2="30" stroke="#333" stroke-width="2"/>
<!-- Labels axes -->
<text x="300" y="335" text-anchor="middle" font-size="14" fill="#333">Avancement de la réaction</text>
<text x="20" y="165" text-anchor="middle" font-size="14" fill="#333" transform="rotate(-90,20,165)">Énergie (kJ/mol)</text>
<!-- Courbe sans catalyseur -->
<path d="M 80 280 Q 200 60 350 280" fill="none" stroke="#c62828" stroke-width="3" stroke-dasharray="8,4"/>
<text x="210" y="100" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#c62828">Sans catalyseur (Ea élevée)</text>
<!-- Courbe avec catalyseur -->
<path d="M 80 280 Q 200 150 350 280" fill="none" stroke="#2e7d32" stroke-width="3"/>
<text x="210" y="180" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#2e7d32">Avec catalyseur (Ea réduite)</text>
<!-- Niveaux d'énergie -->
<line x1="80" y1="280" x2="80" y2="290" stroke="#333" stroke-width="2"/>
<line x1="350" y1="280" x2="350" y2="290" stroke="#333" stroke-width="2"/>
<text x="80" y="310" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">Réactifs</text>
<text x="350" y="310" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333">Produits</text>
<!-- Flèches Ea -->
<line x1="140" y1="280" x2="140" y2="100" stroke="#c62828" stroke-width="2" marker-end="url(#arrowred)"/>
<text x="145" y="190" font-size="11" fill="#c62828">Ea (sans cat.)</text>
<line x1="170" y1="280" x2="170" y2="180" stroke="#2e7d32" stroke-width="2" marker-end="url(#arrowgreen)"/>
<text x="175" y="235" font-size="11" fill="#2e7d32">Ea (avec cat.)</text>
<!-- Définition flèches -->
<defs>
<marker id="arrowred" markerWidth="10" markerHeight="7" refX="10" refY="3.5" orient="auto">
<polygon points="0 0, 10 3.5, 0 7" fill="#c62828"/>
</marker>
<marker id="arrowgreen" markerWidth="10" markerHeight="7" refX="10" refY="3.5" orient="auto">
<polygon points="0 0, 10 3.5, 0 7" fill="#2e7d32"/>
</marker>
</defs>
</svg>
```
---
## IV. Application à la réaction d'estérification et à l'hydrolyse d'un ester
### IV.1. Réaction d'estérification
#### IV.1.1. Définition et équation-bilan
L'**estérification** est la réaction entre un **acide carboxylique** et un **alcool** pour former un **ester** et de l'eau. C'est une réaction **lente, limitée (réversible)** et **athermique** (faible effet thermique).
Équation-bilan générale :
$$R-COOH + R'-OH \rightleftharpoons R-COO-R' + H_2O$$
**Exemple** : Estérification de l'acide éthanoïque par l'éthanol :
$$CH_3COOH + C_2H_5OH \rightleftharpoons CH_3COOC_2H_5 + H_2O$$
> **À retenir** : L'estérification est une réaction **lente, limitée** (rendement < 100 %) et **athermique**. La constante d'équilibre $K$ est voisine de 4 à température ambiante (pour un alcool primaire).
#### IV.1.2. Caractéristiques cinétiques
- **Lenteur** : à température ambiante, sans catalyseur, la réaction nécessite plusieurs heures pour atteindre l'équilibre.
- **Limitation** : l'équilibre est atteint lorsque environ 2/3 de l'acide a réagi (rendement maximal d'environ 67 % pour un mélange équimolaire d'acide et d'alcool primaire).
- **Influence de la température** : l'élévation de température accélère la réaction (loi d'Arrhénius) mais ne modifie pas le rendement maximal (réaction athermique, $K$ indépendant de $T$).
#### IV.1.3. Facteurs d'accélération
1. **Élévation de température** : on chauffe à reflux (environ 70-80 °C pour l'estérification éthanoïque-éthanolique).
2. **Catalyse acide** : on ajoute quelques gouttes d'acide sulfurique concentré $H_2SO_4$ qui joue le rôle de catalyseur homogène (les ions $H^+$).
3. **Excès d'un réactif** : on utilise un excès d'alcool ou d'acide pour déplacer l'équilibre (loi de Le Chatelier) — ceci augmente le rendement mais pas la vitesse.
> **À retenir** : Pour accélérer l'estérification, on **chauffe à reflux** et on ajoute un **catalyseur acide** ($H_2SO_4$ concentré). L'excès d'un réactif améliore le rendement mais n'accélère pas la réaction.
#### IV.1.4. Suivi cinétique de l'estérification
On peut suivre l'avancement de la réaction par **titrage acido-basique** : on prélève des échantillons du milieu réactionnel à différents instants et on titre l'acide restant avec une solution de soude $NaOH$ en présence de phénolphtaléine.
**Exemple résolu** : On mélange $n_0 = 1,0$ mol d'acide éthanoïque et $n_0 = 1,0$ mol d'éthanol en présence de quelques gouttes d'acide sulfurique. À $t = 30$ min, le titrage montre qu'il reste $n_{acide} = 0,60$ mol d'acide.
**Question** : Calculer l'avancement $x$ et la vitesse moyenne de formation de l'ester entre $t = 0$ et $t = 30$ min (volume total $V = 0,10$ L).
**Solution** :
- Avancement : $x = n_0 - n_{acide} = 1,0 - 0,60 = 0,40$ mol.
- Quantité d'ester formé : $n_{ester} = x = 0,40$ mol.
- Concentration en ester : $[ester] = \frac{0,40}{0,10} = 4,0$ mol·L⁻¹.
- Vitesse moyenne de formation de l'ester :
$$v_m = \frac{[ester](30) - [ester](0)}{30 - 0} = \frac{4,0 - 0}{30} = 0,133 \text{ mol·L}^{-1}\text{·min}^{-1}$$
### IV.2. Hydrolyse d'un ester
#### IV.2.1. Définition et équation-bilan
L'**hydrolyse d'un ester** est la réaction inverse de l'estérification : l'ester réagit avec l'eau pour reformer l'acide carboxylique et l'alcool.
$$R-COO-R' + H_2O \rightleftharpoons R-COOH + R'-OH$$
**Exemple** : Hydrolyse de l'éthanoate d'éthyle :
$$CH_3COOC_2H_5 + H_2O \rightleftharpoons CH_3COOH + C_2H_5OH$$
> **À retenir** : L'hydrolyse d'un ester est la **réaction inverse** de l'estérification. Elle est également **lente et limitée**. La constante d'équilibre est $K' = \frac{1}{K} \approx 0,25$ à température ambiante.
#### IV.2.2. Caractéristiques cinétiques
- **Très lente** en milieu neutre à température ambiante (plusieurs mois pour atteindre l'équilibre).
- **Limitée** : le rendement maximal est faible (environ 20 % pour un mélange équimolaire ester-eau).
- **Catalysée par les acides et les bases** :
- **Catalyse acide** : les ions $H^+$ accélèrent la réaction sans changer l'équilibre.
- **Catalyse basique** (saponification) : les ions $OH^-$ accélèrent la réaction **et** déplacent l'équilibre (consommation de l'acide formé), rendant la réaction **totale**.
#### IV.2.3. Saponification — cas particulier d'hydrolyse basique
La **saponification** est l'hydrolyse d'un ester en milieu basique (soude ou potasse concentrée). Elle est **totale** et **rapide** (à chaud).
$$R-COO-R' + OH^- \rightarrow R-COO^- + R'-OH$$
L'ion carboxylate $R-COO^-$ formé ne peut pas réagir avec l'alcool pour reformer l'ester : la réaction inverse est impossible, donc l'équilibre est totalement déplacé dans le sens de l'hydrolyse.
> **À retenir** : La **saponification** (hydrolyse basique d'un ester) est **totale** et **rapide** car l'ion carboxylate formé ne peut pas se réestérifier. En revanche, l'hydrolyse acide est **lente et limitée**.
#### IV.2.4. Comparaison des vitesses d'hydrolyse
| Milieu | Vitesse | Caractère | Rendement |
|--------|---------|-----------|-----------|
| Neutre (eau pure) | Très lente | Limitée | ~20 % |
| Acide ($H^+$) | Lente (accélérée) | Limitée | ~20 % |
| Basique ($OH^-$) | Rapide (à chaud) | Totale | ~100 % |
**Exemple résolu** : On hydrolyse $n_0 = 0,50$ mol d'éthanoate d'éthyle dans 1,0 L d'eau pure. La constante d'équilibre est $K' = 0,25$.
**Question** : Calculer l'avancement à l'équilibre et le rendement.
**Solution** :
Soit $x_{eq}$ l'avancement à l'équilibre. Les concentrations à l'équilibre :
- $[ester] = 0,50 - x_{eq}$ (en mol·L⁻¹, volume = 1 L)
- $[eau] \approx$ constante (grand excès, on ne la compte pas dans $K'$)
- $[acide] = x_{eq}$
- $[alcool] = x_{eq}$
La constante d'équilibre s'écrit :
$$K' = \frac{[acide] \cdot [alcool]}{[ester]} = \frac{x_{eq}^2}{0,50 - x_{eq}} = 0,25$$
Résolution : $x_{eq}^2 = 0,25(0,50 - x_{eq}) = 0,125 - 0,25x_{eq}$
$$x_{eq}^2 + 0,25x_{eq} - 0,125 = 0$$
Discriminant : $\Delta = 0,25^2 + 4 \times 0,125 = 0,0625 + 0,5 = 0,5625$
$$\sqrt{\Delta} = 0,75$$
Solution positive : $x_{eq} = \frac{-0,25 + 0,75}{2} = 0,25$ mol
Rendement : $\tau = \frac{x_{eq}}{n_0} = \frac{0,25}{0,50} = 0,50 = 50\%$
En milieu basique (saponification), la réaction serait totale : $x = 0,50$ mol, rendement de 100 %.
### IV.3. Schéma — montage de suivi cinétique par titrage
```onbuch-svg
<svg width="500" height="400" xmlns="http://www.w3.org/2000/svg">
<!-- Fond -->
<rect width="500" height="400" fill="#f5f5f5" rx="10"/>
<!-- Ballon -->
<ellipse cx="250" cy="300" rx="80" ry="20" fill="#e0e0e0" stroke="#333" stroke-width="2"/>
<path d="M 170 300 Q 170 220 200 200 L 300 200 Q 330 220 330 300" fill="#fff9c4" stroke="#333" stroke-width="2"/>
<!-- Liquide dans le ballon -->
<path d="M 175 290 Q 175 240 200 220 L 300 220 Q 325 240 325 290 Z" fill="#bbdefb" opacity="0.7"/>
<text x="250" y="270" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#1565c0">Mélange réactionnel</text>
<text x="250" y="290" text-anchor="middle" font-size="11" fill="#1565c0">(ester + eau + H₂SO₄)</text>
<!-- Chauffe-ballon -->
<rect x="180" y="320" width="140" height="30" fill="#ff8a65" stroke="#d84315" stroke-width="2" rx="5"/>
<text x="250" y="340" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#fff" font-weight="bold">Chauffe-ballon</text>
<!-- Réfrigérant -->
<rect x="240" y="60" width="20" height="140" fill="#b3e5fc" stroke="#0277bd" stroke-width="2" rx="5"/>
<rect x="235" y="55" width="30" height="15" fill="#81d4fa" stroke="#0277bd" stroke-width="1" rx="3"/>
<rect x="235" y="190" width="30" height="15" fill="#81d4fa" stroke="#0277bd" stroke-width="1" rx="3"/>
<!-- Entrée et sortie d'eau -->
<line x1="260" y1="70" x2="320" y2="70" stroke="#0277bd" stroke-width="2" marker-end="url(#arrowblue)"/>
<text x="290" y="60" font-size="10" fill="#0277bd">eau sortie</text>
<line x1="240" y1="195" x2="180" y2="195" stroke="#0277bd" stroke-width="2" marker-end="url(#arrowblue)"/>
<text x="185" y="185" font-size="10" fill="#0277bd">eau entrée</text>
<!-- Thermomètre -->
<line x1="150" y1="120" x2="150" y2="240" stroke="#333" stroke-width="3"/>
<ellipse cx="150" cy="120" rx="8" ry="12" fill="#ff5252" stroke="#333" stroke-width="1"/>
<text x="140" y="110" font-size="10" fill="#333">T</text>
<!-- Support -->
<line x1="100" y1="200" x2="100" y2="350" stroke="#666" stroke-width="3"/>
<line x1="100" y1="200" x2="250" y2="200" stroke="#666" stroke-width="3"/>
<!-- Flèche -->
<defs>
<marker id="arrowblue" markerWidth="8" markerHeight="6" refX="8" refY="3" orient="auto">
<polygon points="0 0, 8 3, 0 6" fill="#0277bd"/>
</marker>
</defs>
<!-- Légende -->
<text x="250" y="380" text-anchor="middle" font-size="12" fill="#333" font-weight="bold">Montage de chauffage à reflux pour suivi cinétique</text>
</svg>
```
---
## Conclusion
La cinétique chimique est une discipline essentielle qui complète la thermodynamique : elle étudie la **vitesse** des transformations chimiques et les moyens de la contrôler. Les concepts fondamentaux de **vitesse moyenne** et **vitesse instantanée** permettent de quantifier l'évolution d'un système réactionnel. Les trois grands facteurs cinétiques — **température**, **concentrations** et **catalyseurs** — agissent respectivement sur l'énergie cinétique des molécules, la fréquence des collisions et l'énergie d'activation. La catalyse, qu'elle soit homogène, hétérogène ou enzymatique, joue un rôle crucial dans l'industrie chimique et les processus biologiques.
L'application à l'estérification et à l'hydrolyse des esters illustre parfaitement ces principes : ces réactions lentes et limitées peuvent être accélérées par chauffage et catalyse acide, tandis que la saponification (hydrolyse basique) est totale grâce au déplacement d'équilibre. La maîtrise de la cinétique chimique est indispensable pour optimiser les procédés industriels, comprendre les mécanismes biologiques et contrôler les réactions dans la vie courante (conservation des aliments, médicaments, corrosion, etc.).
Quiz du chapitre
12 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.