Se connecterS'abonner

Chapitre 5

Modification d’une installation électrique (partie 2/2)

Lecture : 16 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis > **Objectif général** : À l’issue de ce chapitre, l’élève sera capable de réaliser une modification d’une installation électrique basse tension en respectant les normes de sécurité, en utilisant correctement un ohmmètre et un voltmètre numérique, et en rédigeant un compte‑rendu d’intervention conforme aux attentes du milieu professionnel camerounais. > **Objectifs spécifiques** : > - Analyser l’état d’une installation existante et identifier les points à modifier. > - Élaborer un schéma de modification et un planning d’intervention. > - Mettre en sécurité le chantier (coupure, consignation, vérification d’absence de tension). > - Effectuer les travaux de tirage de câbles, de raccordement et de fixation conformément au RGIE. > - Mesurer la continuité et la résistance d’isolement avec un ohmmètre numérique. > - Mesurer les tensions d’alimentation et de sortie avec un voltmètre numérique. > - Interpréter les résultats de mesure et décider de la conformité ou de la nécessité de reprise. > - Rédiger un procès‑verbal de mise en service incluant les relevés de mesure. > **Prérequis** : > - Connaissances de base en électrotechnique (loi d’Ohm, loi des nœuds, loi des mailles). > - Lecture et interprétation de schémas unifilaires et multifilaires. > - Utilisation d’outils à main (tournevis, pince à dénuder, clé à molette). > - Normes de sécurité électrique (NF C 15-100, RGIE camerounais). > - Notions de premiers secours en cas d’accident d’électricité. ## Introduction contextualisée Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics au Cameroun, les installations électriques sont fréquemment soumises à des modifications : extension d’un bureau, ajout d’une prise dédiée à un équipement de laboratoire, mise en conformité après un contrôle de la SONEL, ou encore adaptation à de nouvelles normes d’efficacité énergétique. Ces interventions doivent être réalisées sans compromettre la sécurité des usagers ni la continuité de service. Le technicien doit donc maîtriser à la fois la chaîne opératoire de la modification (dépose, tirage, raccordement, remise sous tension) et les outils de mesure qui permettent de vérifier la qualité du travail effectué. L’ohmmètre et le voltmètre numérique sont les instruments de base pour contrôler la continuité des conducteurs, la résistance d’isolement et la présence de tension. Ce chapitre propose une approche par compétences : l’élève analyse une situation réelle, planifie les travaux, les exécute en toute sécurité, puis valide le résultat par des mesures précises. ## I. ACTIVITES D'INTEGRATION ### I.1. Mise en situation professionnelle Un petit atelier de menuiserie situé à Yaoundé souhaite ajouter une prise 230 V monophasée dédiée à une scie circulaire électrique. L’installation existante comporte un tableau divisionnaire protégé par un disjoncteur de 20 A, alimenté par un câble NYM 3 × 2,5 mm² provenant du tableau général. Le technicien doit : 1. Identifier l’emplacement de la nouvelle prise sur le plan d’implantation. 2. Vérifier la capacité du circuit existant (section du câble, calibre du disjoncteur). 3. Prévoir le tirage d’un nouveau conducteur de phase et de neutre depuis le tableau jusqu’à l’emplacement de la prise, ainsi qu’un conducteur de protection (PE). 4. Réaliser les travaux en respectant les distances de séparation avec les canalisations d’eau et de gaz. 5. Tester la continuité et l’isolement avant mise sous tension. 6. Mesurer la tension aux bornes de la prise après raccordement. 7. Rédiger le procès‑verbal d’intervention. ### I.2. Démarche d’analyse de l’installation existante - **Relevé des plans** : consulter le schéma unifilaire du tableau et le plan d’implantation des prises. - **Vérification documentaire** : s’assurer que le câble d’alimentation est bien conforme à la norme NF C 15-100 (section minimale 2,5 mm² pour un circuit de 20 A en cuivre). - **Mesure préalable** : avec l’ohmmètre, vérifier la continuité du conducteur de protection entre le tableau et le point de raccordement existant (valeur attendue < 1 Ω). - **Contrôle d’absence de tension** : couper le disjoncteur du circuit, puis utiliser le voltmètre en mode AC pour s’assurer qu’il n’y a pas de tension résiduelle (< 5 V). ### I.3. Planification des travaux de modification | Étape | Action | Outils / Documents | Temps estimé | |-------|--------|--------------------|--------------| | 1 | Coupure et consignation du disjoncteur | Cadenas, étiquette de consignation | 10 min | | 2 | Tirage des nouveaux conducteurs (phase, neutre, PE) | Aiguille de tirage, lubrifiant, gants isolants | 30 min | | 3 | Fixation des câbles sur les supports (goulottes, colliers) | Tournevis, vis, niveaux à bulle | 15 min | | 4 | Raccordement au tableau (borne de phase, neutre, PE) | Tournevis isolé, clé à molette | 10 min | | 5 | Installation de la prise (boîte encastrée, fixation) | Perceuse, chevilles, vis | 15 min | | 6 | Raccordement de la prise (phase, neutre, PE) | Tournevis isolé | 10 min | | 7 | Vérification de continuité et d’isolement | Ohmmètre numérique | 10 min | | 8 | Mesure de tension sous charge | Voltmètre numérique | 5 min | | 9 | Remise sous tension et essai fonctionnel | Disjoncteur, lampe test | 5 min | | **Total** | | | **≈ 2 h** | ### I.4. Réalisation sécurisée des modifications - **Consignation** : placer un cadenas sur le disjoncteur du circuit concerné et apposer une étiquette « Intervention en cours – Ne pas remettre sous tension ». - **Protection individuelle** : porter des gants isolants de classe 0, des lunettes de sécurité et des chaussures de sécurité avec semelle antidérapante. - **Vérification d’absence de tension** : avant toute manipulation, mesurer entre chaque conducteur et la terre avec le voltmètre en mode AC ; la valeur doit être nulle ou inférieure à 5 V (seuil de sécurité). - **Respect des distances** : maintenir un écartement minimal de 5 cm entre les câbles électriques et les canalisations d’eau/gaz, conformément au RGIE article 4.2.3. - **Fixation** : utiliser des colliers en plastique ou des serre‑câbles métalliques adaptés au diamètre du conducteur ; éviter les points de compression excessifs qui pourraient endommager l’isolant. ### I.5. Vérification et mise en service 1. **Continuité** : avec l’ohmmètre, mesurer entre la borne de phase du tableau et la borne de phase de la prise ; valeur attendue < 0,5 Ω (pour 2,5 mm² sur ~15 m). 2. **Isolement** : mesurer entre chaque conducteur actif (phase, neutre) et la terre ; valeur attendue > 1 MΩ (isolement correct). 3. **Tension sous charge** : remettre le disjoncteur sous tension, puis mesurer entre phase et neutre aux bornes de la prise ; valeur attendue 230 V ± 10 % (207‑253 V). 4. **Essai fonctionnel** : brancher un appareil de puissance connue (ex. lampe 60 W) et vérifier son fonctionnement sans déclenchement du disjoncteur. 5. **Rédaction du procès‑verbal** : inclure date, lieu, référence du chantier, relevés de mesure, constat de conformité, signature du technicien et du responsable hiérarchique. > **Règle de sécurité fondamentale** : jamais effectuer une mesure de tension ou de continuité sur un circuit sous tension sans s’être assuré préalablement de l’absence de tension par une mesure de vérification et la mise en place d’une consignation. ## II. Leçon 13 - Utilisation d’un appareil de mesure numérique (ohmmètre, voltmètre) ### II.1. Principes de fonctionnement des appareils numériques Les multimètres numériques modernes convertissent la grandeur à mesurer (tension, courant, résistance) en une tension proportionnelle grâce à un convertisseur analogique‑numérique (CAN). Le résultat est affiché sur un écran LCD avec une résolution typique de 3,5 à 4,5 digits. - **Plage de mesure** : sélectionnée par un commutateur rotatif ; chaque plage possède un facteur d’échelle et une précision indiquée (ex. ± 0,5 % + 2 digits pour la tension DC). - **Entrée de mesure** : deux pointes (rouge = phase/+, noire = COM/‑). Pour la résistance, le dispositif envoie un petit courant de mesure connu et mesure la chute de tension aux bornes du composant. - **Fonction de zéro** (relative) : permet de compenser la résistance des pointes de mesure lorsqu’on mesure de très faibles résistances (continuité). ### II.2. Ohmmètre : mesure de résistance et continuité **Principe** : l’ohmmètre applique une tension connue (souvent quelques centaines de millivolts) à travers l’inconnue et mesure le courant résultant ; la résistance est alors calculée par R = V/I. **Modes** : - **Résistance** : plage 200 Ω, 2 kΩ, 20 kΩ, 200 kΩ, 2 MΩ, 20 MΩ. - **Continuité** : généralement une plage spéciale qui émet un bip sonore lorsque la résistance mesurée est inférieure à un seuil réglable (souvent 30 Ω). **Procédure de mesure de continuité** : 1. Sélectionner la fonction « continuité » (symbole diode ou onde sonore). 2. Brancher la pointe rouge sur le point A et la noire sur le point B. 3. Observer l’affichage : valeur < seuil + bip sonore → continuité bonne. 4. Si la valeur dépasse le seuil ou aucun bip, il y a une coupure ou une résistance trop élevée. **Exemple chiffré** : mesure de la résistance d’un conducteur de cuivre de 2,5 mm² sur 12 m. - Résistivité du cuivre ρ = 1,68 × 10⁻⁸ Ω·m. - Section S = 2,5 mm² = 2,5 × 10⁻⁶ m². - Longueur L = 12 m. - R = ρ·L/S = (1,68 × 10⁻⁸ × 12) / (2,5 × 10⁻⁶) = 0,0806 Ω ≈ 0,08 Ω. L’ohmmètre devrait afficher une valeur proche de 0,08 Ω ; après compensation du zéro des pointes (souvent 0,02 Ω), la lecture nette sera ≈ 0,06 Ω, confirmant la continuité. ### II.3. Voltmètre : mesure de tension alternative et continue **Principe** : le voltmètre mesure la différence de potentiel entre ses deux pointes. En mode AC, le signal est redressé et filtré pour fournir la valeur efficace (RMS). En mode DC, la valeur moyenne est affichée. **Plages typiques** : 200 mV, 2 V, 20 V, 200 V, 600 V (AC et DC). **Précision** : généralement ± 0,5 % + 3 digits pour les plages de tension. **Procédure de mesure de tension** : 1. Sélectionner le type de courant (AC ou DC) et la plage supérieure à la tension attendue. 2. Brancher la pointe rouge sur le point potentiellement plus élevé (phase) et la noire sur le point de référence (neutre ou terre). 3. Lire la valeur affichée. 4. Si la dépassement de plage apparaît (« OL »), passer à la plage supérieure immédiatement. **Exemple chiffré** : mesure de la tension de ligne d’une installation monophasée 230 V. - On sélectionne la plage 600 V AC. - Après branchement, l’affichage indique 228 V. - Cela se situe dans la tolérance ± 10 % (207‑253 V) → conforme. ### II.4. Procédure de mesure pas à pas (exemple d’atelier) **Objectif** : vérifier la conformité d’un circuit d’éclairage après ajout d’un nouveau point lumineux. | Étape | Action | Instrument | Réglage | Lecture attendue | |-------|--------|------------|---------|------------------| | 1 | Mettre le circuit hors tension (disjoncteur OFF) | – | – | – | | 2 | Vérifier l’absence de tension entre phase et neutre | Voltmètre | AC, 600 V | < 5 V | | 3 | Mesurer la continuité du conducteur de phase entre tableau et nouveau point | Ohmmètre | Continuité | < 30 Ω + bip | | 4 | Mesurer la continuité du conducteur de neutre | Ohmmètre | Continuité | < 30 Ω + bip | | 5 | Mesurer la résistance d’isolement entre chaque conducteur actif et terre | Ohmmètre | 2 MΩ | > 1 MΩ | | 6 | Remettre le circuit sous tension | – | – | – | | 7 | Mesurer la tension d’alimentation entre phase et neutre au nouveau point | Voltmètre | AC, 600 V | 220‑240 V | | 8 | Mesurer la tension de sortie du luminaire (entre ses deux bornes) | Voltmètre | AC, 600 V | ≈ 220 V (selon lampe) | | 9 | Consigner les valeurs dans le tableau de suivi | – | – | – | ### II.5. Interprétation des résultats et prise de décision - **Continuité bonne** (valeur < seuil + bip) → le conducteur est intact ; sinon, rechercher une coupure, une mauvaise connexion ou un dommage d’isolant. - **Résistance d’isolement > 1 MΩ** → isolation satisfaisante ; valeur inférieure indique une dégradation (humidité, endommagement) nécessitant une réparation ou un remplacement. - **Tension mesurée dans la plage nominale ± 10 %** → l’alimentation est correcte ; hors de cette plage, vérifier la chute de tension due à une section de câble insuffisante ou à une surcharge du circuit. - **Tension de sortie du luminaire conforme** → le dispositif fonctionne ; sinon, contrôler la lampe, le démarreur ou le ballast. > **Astuce de mesure** : toujours effectuer une mesure de zéro (court‑circuit des pointes) avant de mesurer de faibles résistances afin d’éliminer la résistance propre des pointes de mesure. ## Synthèse du chapitre - Analyse de l’installation existante : relevé de plans, vérification documentaire, mesure préalable de continuité et d’absence de tension. - Planification des travaux : schéma de modification, liste de matériels, planning détaillé, consignation et EPI. - Réalisation sécurisée : tirage de câbles, fixation, raccordement au tableau et à la prise, respect des distances de séparation. - Vérification post‑travaux : continuité (ohmmètre), isolement (ohmmètre), tension sous charge (voltmètre), essai fonctionnel. - Utilisation de l’ohmmètre : principe, modes résistance et continuité, procédure de mesure, exemple de calcul de résistance théorique. - Utilisation du voltmètre : principe, modes AC/DC, plages de mesure, procédure de mesure, exemple de relevé de tension 230 V. - Procédure pas à pas en atelier : séquence de mesures avant et après remise sous tension. - Interprétation des seuils : continuité < 30 Ω, isolement > 1 MΩ, tension 230 V ± 10 %. - Documentation : procès‑verbal incluant date, lieu, relevés, constat de conformité, signatures. ## Glossaire | Terme | Définition | |-------|------------| | Ohmmètre numérique | Instrument de mesure qui indique la résistance électrique d’un composant ou d’un circuit en affichant une valeur numérique. | | Voltmètre numérique | Appareil qui mesure la différence de potentiel (tension) entre deux points et affiche le résultat en volts. | | Continuité | Propriété d’un conducteur permettant le passage du courant avec une résistance très faible (généralement < 30 Ω). | | Isolement | Résistance entre un conducteur actif et la terre ou un autre conducteur actif ; valeur élevée indique une bonne isolation. | | Consignation | Mise en sécurité d’un circuit par verrouillage d’un dispositif de coupure (disjoncteur, interrupteur) afin d’empêcher toute remise sous tension accidentelle. | | EPI (Équipement de Protection Individuelle) | Matériel porté par le travailleur pour se protéger des risques (gants isolants, lunettes, chaussures de sécurité). | | RGIE | Règlement Général des Installations Électriques, référentiel technique applicable aux installations électriques basse tension au Cameroun. | | Section d’un conducteur | Aire transversale du conducteur, exprimée en mm², qui détermine sa capacité de courant admissible. | | Tension efficace (RMS) | Valeur d’une tension alternative qui produit le même effet chauffant qu’une tension continue de même valeur. | | Zéro de mesure | Correction électronique permettant d’annuler la résistance des pointes de mesure lors de la mesure de très faibles résistances. | ## Exercices d'application corrigés ### Exercice 1 – Modification d’un circuit de prise **Situation** : Dans un bureau de Douala, il faut ajouter une prise 230 V dédiée à une imprimante laser. Le circuit existant est protégé par un disjoncteur de 16 A et alimenté par un câble NYM 3 × 1,5 mm² provenant du tableau général. **Consignes** : 1. Vérifier si la section du câble est suffisante pour la nouvelle prise (supposons une puissance de l’imprimante de 350 W). 2. Procéder à la mise en sécurité, tirer les nouveaux conducteurs, réaliser le raccordement et effectuer les mesures de continuité, d’isolement et de tension. 3. Rédiger le relevé de mesure attendu. **Corrigé** : 1. Courant de l’imprimante : I = P/U = 350 W / 230 V ≈ 1,52 A. Le circuit déjà chargé par d’autres prises (supposons 5 A) donnerait un total de ≈ 6,5 A, bien en dessous de la capacité du câble 1,5 mm² (≈ 16 A en cuivre). La section est donc suffisante. 2. Après consignation, mesure d’absence de tension (< 5 V). Continuité phase et neutre mesurées à 0,12 Ω chacune (< 30 Ω). Isolement phase‑terre et neutre‑terre mesurés à 2,3 MΩ (> 1 MΩ). Remise sous tension, mesure de tension aux bornes de la prise : 227 V AC (dans la plage 207‑253 V). 3. Relevé de mesure : - Continuité phase : 0,12 Ω (bip) - Continuité neutre : 0,11 Ω (bip) - Isolement phase‑terre : 2,3 MΩ - Isolement neutre‑terre : 2,1 MΩ - Tension sous charge : 227 V AC ### Exercice 2 – Détection d’une défaut d’isolement **Situation** : Lors de la vérification d’un circuit d’éclairage dans un atelier de soudure à Yaoundé, l’ohmmètre indique une résistance entre le conducteur de phase et la terre de 150 kΩ. **Consignes** : 1. Interpréter ce résultat. 2. Proposer les actions correctives. 3. Indiquer quelle mesure de sécurité doit être prise avant toute intervention. **Corrigé** : 1. Une résistance de 150 kΩ entre phase et terre est nettement inférieure à la valeur d’isolement attendue (> 1 MΩ). Cela indique une dégradation de l’isolant (humidité, présence de particules conductrices, endommagement du gaine). 2. Actions : localisation du défaut par inspection visuelle du câble, remplacement de la section endommagée ou mise en place d’un nouveau câble de même section, séchage du conduit si l’humidité est en cause. 3. Avant toute intervention, mettre le circuit hors tension, consigner le disjoncteur, vérifier l’absence de tension avec le voltmètre (< 5 V), puis porter les EPI appropriés (gants isolants, lunettes). ## Erreurs fréquentes et règles de sécurité | Erreur fréquente | Conséquence | Règle de sécurité / bonne pratique | |------------------|-------------|------------------------------------| | Mesurer la tension sur un circuit encore sous tension sans vérifier l’absence de tension préalable | Risque de choc électrique, endommagement de l’appareil de mesure | Toujours couper le disjoncteur, consigner, puis vérifier l’absence de tension (< 5 V) avec le voltmètre avant toute manipulation. | | Oublier de faire le zéro de l’ohmmètre avant de mesurer une faible résistance (continuité) | Lecture faussement élevée, pouvant conduire à juger mauvais un conducteur bon | Effectuer la fonction « REL » ou « ZERO » en court‑circuitant les pointes avant la mesure. | | Utiliser une plage de mesure trop basse (ex. 200 mV) pour une tension de 230 V | Saturation de l’appareil (« OL ») et risque de surtension interne | Sélectionner toujours une plage supérieure à la tension attendue ; si « OL » apparaît, passer immédiatement à la plage supérieure. | | Ne pas respecter les distances de séparation entre câbles électriques et canalisations d’eau/gaz | Risque de court‑circuit en cas de fuite ou de détérioration de la gaine | Maintenir un écartement minimal de 5 cm (RGIE art. 4.2.3) ou utiliser des gaines de séparation lorsqu’un rapprochement est unavoidable. | | Négliger le port de gants isolants lors du travail sur un tableau encore sous tension (même après consignation) | Exposition à un courant de défaut si la consignation échoue | Porter systématiquement des gants de classe 0 (ou supérieure) lorsqu’on travaille à proximité de parties sous tension, même après vérification d’absence de tension. | | Raccorder un conducteur de terre à une borne de phase par erreur | Création d’un défaut de terre pouvant déclencher le disjoncteur ou provoquer des tensions de contact | Vérifier la couleur et le repérage des conducteurs (phase = marron/noir, neutre = bleu, terre = vert/jaune) avant chaque serrage de vis. |

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quel est le principe de mesure d'un ohmmètre numérique ?
  2. 2. Quel est le principe de mesure d'un voltmètre numérique ?
  3. 3. Avant de mesurer la résistance d'un composant avec un ohmmètre, quelle précaution doit-on prendre ?
  4. 4. Dans un circuit série composé d'une résistance de 120 Ω et d'une source de 12 V, quelle tension aux bornes de la résistance mesure-t-on avec un voltmètre idéal ?
  5. 5. Un technicien mesure une tension de 9 V aux bornes d'une résistance inconnue et un courant de 3 mA qui la traverse. Quelle est la valeur de la résistance ?
  6. 6. Lorsqu'un ohmmètre affiche « OL » (overload) ou une valeur très élevée, cela indique généralement :
  7. 7. En mode continuité, un multimètre émet un bip lorsqu'il détecte :
  8. 8. Pourquoi la mesure de la résistance d'un filament de lampe à incandescence avec un ohmmètre donne-t-elle une valeur différente de celle calculée à partir de sa puissance nominale et de sa tension d'alimentation ?
  9. 9. Quel effet le voltmètre a-t-il sur le circuit qu'il mesure lorsqu'il possède une impédance d'entrée finie, et comment peut-on minimiser cet effet ?
  10. 10. Dans quel cas privilégie-t-on une mesure à quatre fils (méthode Kelvin) plutôt qu'à deux fils pour déterminer la résistance d'un conducteur ?