Chapitre 1
Médias et communication
Lecture : 39 minQuiz de 16 questions
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :
1. Reconnaître et conjuguer les verbes déponents et semi‑déponents à tous les temps et modes.
2. Identifier les propositions subordonnées circonstancielles (temporelles, hypothétiques, concessives) et en expliquer le fonctionnement syntaxique et modal.
3. Utiliser le subjonctif actif dans ses diverses valeurs (volition, doute, émotion, ordre, etc.).
4. Analyser des discours latins classiques (Cicéron, Salluste, César, Tacite) en repérant les figures de rhétorique, le ton persuasif et le contexte historique.
5. Constituer un corpus de textes latins, en établir des comparaisons intertextuelles et produire un commentaire structuré adapté aux exigences du baccalauréat.
6. Rédiger une dissertation, un commentaire de texte ou répondre à une question de cours en mobilisant les connaissances grammaticales, lexicales et culturelles acquises.
**Prérequis** :
- Maîtrise de la conjugaison régulière des verbes du 1ᵉʳ, 2ᵉ et 3ᵉ groupe (présent, imparfait, futur, parfait, plus‑que‑parfait, futur antérieur).
- Connaissance des principaux temps du subjonctif (présent et imparfait) et de leurs valeurs de base.
- Notions de base de la proposition subordonnée (complétive, relative, interrogative indirecte).
- Vocabulaire latin de base (environ 800 mots) et capacité à traduire une phrase simple du latin vers le français.
- Familiarité avec les grandes périodes de l’histoire romaine (République tardive, Empire early) et avec les figures de rhétorique les plus courantes (métonymie, anaphore, antithèse, etc.).
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## Introduction contextualisée
Le thème « Médias et communication » inscrit dans le programme de latin de la série A1 vise à montrer comment la langue latine, loin d’être un simple code grammatical, a été un instrument de pouvoir, de persuasion et de construction de l’identité collective dans l’Antiquité. Les Romains considéraient la *oratio* (la parole) comme une arme aussi redoutable que l’épée : un discours bien construit pouvait renverser un consul, galvaniser une armée ou légitimer une nouvelle loi.
Dans ce chapitre, nous étudierons successivement :
1. **La conjugaison déponente et semi‑déponente**, qui illustre la particularité morphologique du latin où certaines verbes prennent une forme passive tout en exprimant une idée active (ex. *hortari* « exhorter », *sequi* « suivre »).
2. **La puissance de la parole** à travers l’analyse de discours célèbres de Cicéron et de Salluste, afin de saisir comment la rhétorique sert à orienter l’opinion publique et à justifier l’action politique.
3. **Les propositions subordonnées circonstancielles** (temporelles, hypothétiques, concessives), essentielles pour articuler les idées dans un discours complexe et pour exprimer des relations de temps, de condition ou de concession.
4. **Le subjonctif actif**, mode qui permet de nuancer la réalité exprimée par le verbe (doute, souhait, crainte, ordre).
5. **L’étude de discours de César et de Tacite**, montrant comment le style militaire et l’historiographie utilisent les mêmes outils grammaticaux pour produire un récit convaincant.
6. **Le développement d’un corpus** autour de ces auteurs, afin de préparer l’élève à la comparaison intertextuelle exigée à l’épreuve du baccalauréat.
Chaque notion sera illustrée par des exemples latins authentiques, suivis de leur traduction française, et, lorsque le programme s’y prête, par des parallèles avec des discours contemporains africains ou camerounais (discours d’indépendance, allocutions présidentielles, déclarations de sociétés civiles).
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## I. La conjugaison déponente et semi‑déponente
### A. Définition et caractéristiques
> **Verbe déponent** : verbe qui possède une forme passive (ou défective) mais qui exprime une signification active.
> **Verbe semi‑déponent** : verbe qui présente une forme active dans certains temps (généralement le présent, l’imparfait, le futur) et une forme déponente dans les temps parfaits (parfait, plus‑que‑parfait, futur antérieur).
Les déponents proviennent souvent de verbes du 2ᵉ groupe dont la voix passive a été réinterprétée comme active (ex. *sequi* < *sequi‑* « suivre »). Les semi‑déponents sont issus de verbes qui ont conservé une forme active dans le présent mais ont perdu la forme active du parfait, laquelle a été remplacée par la forme passive (ex. *audēre* « oser », parfait *ausus sum*).
### B. Verbes déponents courants
| Latin (infinitif) | Traduction française | Exemple au présent indicatif | Traduction |
|-------------------|----------------------|------------------------------|------------|
| *hortari* | exhorter, encourager | *hortatur* | il exhorte |
| *sequi* | suivre | *sequitur* | il suit |
| *vereri* | craindre, respecter | *veretur* | il craint |
| *fungi* | s’acquitter de | *fungitur* | il s’acquitte |
| *patī* | subir, éprouver | *patitur* | il subit |
> **À retenir** : la terminaison du présent indicatif des déponents est identique à celle du passif (‑tur, ‑tis, ‑nt) mais le sens est actif.
### C. Verbes semi‑déponents
| Latin (infinitif) | Traduction française | Présent actif | Parfait (forme déponente) |
|-------------------|----------------------|---------------|---------------------------|
| *audēre* | oser | *audet* | *ausus sum* |
| *gaudēre* | se réjouir | *gaudet* | *gaesus sum* |
| *fīdere* | faire confiance | *fīdit* | *fīsus sum* |
| *sōlēre* | avoir l’habitude de | *sōlet* | *sōlus sum* (rare) |
> **À retenir** : au parfait, le semi‑déponent emploie le participe parfait + *sum* (ex. *ausus sum*), exactement comme un verbe déponent, alors qu’au présent il se comporte comme un verbe actif régulier.
### D. Tableau récapitulatif (déponents vs semi‑déponents)
| Caractéristique | Déponent | Semi‑déponent |
|-----------------|----------|---------------|
| Voix de la forme du présent | Passive (forme) | Active |
| Sens du présent | Actif | Actif |
| Voix du parfait | Passive (forme) | Passive (forme) |
| Sens du parfait | Actif | Actif |
| Exemple | *sequi* « suivre » | *audēre* « oser » |
### E. Exemples d’application
- *Hortātur* **les jeunes** à étudier le latin. (Il exhorte les jeunes…)
- *Sequitur* **le troupeau** vers le puits. (Il suit le troupeau…)
- *Audet* **le soldat** de parler devant le sénat. (Il ose…)
- *Ausus sum* **défendre** la république malgré les menaces. (J’ai osé défendre…)
> **À retenir** : la traduction française d’un verbe déponent ou semi‑déponent utilise toujours un verbe actif, même si la forme latine ressemble à un passif.
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## II. La puissance de la parole : étude de quelques discours (Cicéron, Salluste…)
### A. Contexte historique et rhétorique
Cicéron (106‑43 av. J‑C.) vécut durant la crise de la République romaine, marquée par les luttes entre optimates et populares, la montée des chefs militaires (Marius, Sulla, Pompée, César) et la menace de la conjuration de Catilina (63 av. J‑C.). Salluste (86‑35 av. J‑C.), historien et homme politique, écrivit ses œuvres peu après la chute de la République, cherchant à expliquer les causes de la décadence morale (*avaritia*, *ambitio*).
Leur rhétorique s’appuie sur les cinq parties du discours (*exordium, narratio, confirmatio, refutatio, peroratio*) et sur les figures de style (anaphore, antithèse, métaphore, hyperbole, question rhétorique).
### B. Analyse d’un discours cicéronien : *In Catilinam I* (première contre‑Catilina)
**Extrait (lines 1‑5, traduction libre)**
> *Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra?*
> *Quamdiu etiam furor iste tuus nos eludet?*
> *Nonne vides, quotiens consilium tuum in senatum veniat, omnes trepidare?*
> *Nonne videtis, quam late hic incendium in urbem diffusum sit?*
> *O tempora, o mores!*
**Commentaire pas à pas**
1. **Exordium** : Cicéron ouvre par une question rhétorique (*Quo usque tandem…*) qui vise à choquer l’auditoire et à mettre en cause directement Catilina.
2. **Anaphore** : la répétition de *quamdiu* et *nonne* crée un rythme insistant, accentuant l’urgence.
3. **Antithèse** : *patientia nostra* (notre patience) vs *furor iste* (ta folie) oppose la retenue du sénat à la démesure du conspirateur.
4. **Métaphore** : *incendium* (incendie) symbolise la conspiration qui menace de consumer la ville.
5. **Exclamatif** : *O tempora, o mores!* exprime le désespoir moral, une figure pathétique visant à rallier les sentiments du peuple.
> **À retenir** : la puissance de la parole cicéronienne réside dans l’alliance d’une structure logique rigoureuse et d’un emploi émotionnel des figures de style.
### C. Analyse d’un discours sallustien : préface du *Bellum Catilinae*
**Extrait (lines 1‑4)**
> *Quoniam de Catilinae coniuratione multa sunt scripta, et multa dicta, tamen ego, qui fui oculatus testis, velim breviter narrare.*
> *Nam quid utilius est, quam ex his, quae gesta sunt, veritatem detegere?*
> *Sed ne quid falsi admisceatur, diligenter omnia perpendo.*
> *Quarum rerum memoria posteris prodenda est.*
**Commentaire**
- **Exordium modeste** : Salluste reconnaît les écrits antérieurs mais affirme sa valeur ajoutée en tant que témoin oculaire (*oculatus testis*).
- **Appel à la vérité** : la phrase *quid utilius est… veritatem detegere* montre son objectif historiographique : découvrir la vérité derrière les faits.
- **Méthode critique** : *diligenter omnia perpendo* indique une examen attentif, prélude à la méthode historique moderne.
- **Finalité** : *memoria posteris prodenda est* souligne la vocation didactique de l’histoire : transmettre le souvenir aux générations futures.
> **À retenir** : Salluste allie la prétention à l’objectivité avec une visée morale, dénonçant la corruption (*avaritia*) comme cause de la conjuration.
### D. Tableau comparatif Cicéron – Salluste
| Aspect | Cicéron (orateur) | Salluste (historien) |
|--------|-------------------|----------------------|
| Genre | Discours judiciaire/politique | Monographie historique |
| Objectif immédiat | Convaincre le sénat d’agir contre Catilina | Expliquer les causes morales de la conjuration |
| Ton | Pathétique, urgent, accusateur | Réfléchi, critique, moralisateur |
| Figures principales | Anaphore, antithèse, métaphore, exclamatif | Métonymie, litote, parallèle, aphorisme |
| Public visé | Sénateurs, peuple romain | Lecteurs instruits, générations futures |
| Exemple camerounais analogue | Discours de mobilisation contre Boko Haram (2015) | Rapport de la Commission Nationale des Droits de l’Homme sur la corruption (2020) |
### E. Exemples camerounais/africains
- **Discours de Paul Biya à la jeunesse (2018)** : utilisation de l’anaphore *« Nous devons… »* pour appeler à l’unité face aux défis sécuritaires.
- **Déclaration de la société civile camerounaise sur les élections (2020)** : emploi de la métaphore *« le feu de la fraude »* pour dénoncer les irrégularités, rappelant l’image cicéronienne de l’incendie.
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## III. Les propositions subordonnées circonstancielles : la temporelle, l’hypothétique et la concessive
### A. La proposition subordonnée temporelle
Elle indique le moment de l’action principale par rapport à celle de la subordonnée. Les conjonctions les plus fréquentes sont : *cum, postquam, ubi, quando, antequam, priusquam, dum, donec, quoad, simulac, ut* (dans certains emplois).
- **Avec l’indicatif** : l’action subordonnée est présentée comme un fait réel.
- *Postquam Caesar in Galliam venit, bellum iniit.* (Après que César fut venu en Gaule, il entreprit la guerre.)
- **Avec le subjonctif** : l’action est présentée comme éventuelle, souhaitée ou conditionnelle (souvent après *cum* explicatif ou *donec* avec sens de « jusqu’à ce que »).
- *Cum veniat, laetabimur.* (Quand il viendra, nous nous réjouirons.)
> **À retenir** : le choix du mode dépend de la valeur de réalité que l’on attribue à la proposition subordonnée.
### B. La proposition subordonnée hypothétique
Elle exprime une condition sous laquelle l’action principale se réalise. Les conjonctions principales sont : *si, nisi, si non, quamvis* (dans certains emplois), *ut* (rare).
- **Réalité (indicatif)** : condition considérée comme possible ou vraie.
- *Si pluit, domum manebimus.* (S’il pleut, nous resterons à la maison.)
- **Irréalité du présent (subjonctif présent)** : condition contraire au fait présent.
- *Si plueret, domum manebimus.* (S’il pleuvait, nous resterions à la maison.)
- **Irréalité du passé (subjonctif parfait)** : condition contraire au fait passé.
- *Si pluisset, domum mansissemus.* (S’il avait plu, nous serions restés à la maison.)
> **À retenir** : l’emploi du subjonctif dans l’hypothétique marque le degré d’irréalité (présent ou passé).
### C. La proposition subordonnée concessive
Elle indique une opposition ou une réserve : bien que…, malgré que…, même si…. Les conjonctions sont : *quamquam, etsi, licet, quamvis, etsi, cum* (concessif), *quamvis* (avec subjonctif).
- **Avec l’indicatif** : la concession est présentée comme un fait avéré.
- *Quamquam venit, non laetatus sum.* (Bien qu’il soit venu, je ne me suis pas réjoui.)
- **Avec le subjonctif** : la concession est présentée comme éventuelle ou hypothétique.
- *Etsi veniat, non laetabor.* (Même s’il vient, je ne me réjouirai pas.)
> **À retenir** : la concessive peut porter l’indicatif lorsqu’elle réfère à une réalité connue, et le subjonctif lorsqu’elle introduit une possibilité non réalisée.
### D. Tableau des conjonctions et modes
| Type | Conjonctions principales | Indicatif | Subjonctif |
|------|--------------------------|-----------|------------|
| Temporelle | cum, postquam, ubi, quando, antequam, priusquam, dum, donec, quoad, simulac | Oui (fait réel) | Oui (éventuel, souhait) |
| Hypothétique | si, nisi, si non, quamvis (rare) | Oui (condition possible) | Oui (irréalité présent/passé) |
| Concessive | quamquam, etsi, licet, quamvis, cum (concessif) | Oui (fait avéré) | Oui (éventuel) |
### E. Exemples illustratifs
- Temporelle (indicatif) : *Postquam legiones Caesaris Rubicōnem trānsīērunt, bellum civile exortum est.* (Après que les légions de César eurent franchi le Rubicon, la guerre civile éclata.)
- Temporelle (subjonctif) : *Dum hostēs ad portās veniant, murī mūnīantur.* (Tant que les ennemis approcheront des portes, les murailles seront renforcées.)
- Hypothétique (indicatif) : *Si senātus decretum feret, populus obēdiet.* (Si le sénat prend une décision, le peuple obéira.)
- Hypothétique (subjonctif présent) : *Si senātus decretum ferat, populus obēdīret.* (Si le sénat prenait une décision, le peuple obéirait.)
- Concessive (indicatif) : *Quamquam hostēs prope urbem sunt, cīvēs tranquillī manent.* (Bien que les ennemis soient près de la ville, les citoyens restent calmes.)
- Concessive (subjonctif) : *Etsi hostēs ad portās perveniant, cīvēs non timēbunt.* (Même si les ennemis atteignent les portes, les citoyens n’auront pas peur.)
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## IV. Les propositions subordonnées circonstancielles : la temporelle, l’hypothétique et la concessive (suite)
### A. Nuances de temps (antériorité, simultanéité, postériorité)
Dans la subordonnée temporelle, le verbe peut exprimer différentes relations temporelles grâce aux temps verbaux :
- **Antériorité** : *postquam + plus‑que‑parfait* (action subordonnée antérieure à la principale).
- *Postquam legiones Caesaris in Galliamvēnerant, hostēs fugērunt.* (Après que les légions de César étaient entrées en Gaule, les ennemis avaient fui.)
- **Simultanéité** : *cum + imparfait* (actions qui se déroulent en même temps).
- *Cum Caesar ad forum venībat, senātus debatēbat.* (Alors que César venait au forum, le sénat débattait.)
- **Postériorité** : *antequam + futur* (action subordonnée postérieure à la principale).
- *Antequam Caesar redīret, legātī pācis īrent.* (Avant que César ne revînt, les envoyés de paix partirent.)
> **À retenir** : le choix du temps dans la subordonnée temporelle précise la relation chronologique avec la proposition principale.
### B. L’emploi du subjonctif dans les hypothétiques irréels
- **Irréel présent** : *si + subjonctif présent* + *subjonctif présent* dans la principale (souvent avec *vellem*, *utinam*).
- *Si Caesar redīret, gauderēmus.* (S’il revenait, nous nous réjouirions.)
- **Irréel passé** : *si + plus‑que‑parfait subjonctif* (ou *si + parfait subjonctif* selon les auteurs) + *plus‑que‑parfait subjonctif* dans la principale.
- *Si Caesar in Galliam nōn īsset, bellum civile nōn exortum esset.* (S’il n’était pas allé en Gaule, la guerre civile n’aurait pas éclaté.)
> **À retenir** : l’irréalité se manifeste par l’emploi du subjonctif dans les deux propositions, marquant le caractère contraire au fait.
### C. La concessive avec le subjonctif ou l’indicatif
- **Concessive réelle (indicatif)** : la concessive introduit un fait reconnu.
- *Quamquam hostēs prope urbem sunt, cīvēs non timēbunt.* (Bien que les ennemis soient près de la ville, les citoyens n’auront pas peur.)
- **Concessive irréelle (subjonctif)** : la concessive introduit une possibilité non réalisée.
- *Etsi hostēs ad portās perveniant, cīvēs non timēbunt.* (Même si les ennemis atteignent les portes, les citoyens n’auront pas peur.)
> **À retenir** : la concessive peut être utilisée pour renforcer l’argumentation en anticipant une objection réelle ou hypothétique.
### D. Tableau récapitulatif avancé
| Relation temporelle | Conjonction | Temps de la subordonnée | Exemple |
|---------------------|-------------|------------------------|---------|
| Antériorité | postquam | plus‑que‑parfait | *Postquam legionesvēnerant, hostēsfugērunt.* |
| Simultanéité | cum | imparfait | *Cum Caesar venībat, senātus debatēbat.* |
| Postériorité | antequam | futur | *Antequam Caesar redīret, legātī īrent.* |
| Hypothétique réel | si | indicatif présent/futur | *Si pluit, ībimus.* |
| Hypothétique irréel présent | si | subjonctif présent | *Si plueret, ībimus.* |
| Hypothétique irréel passé | si | plus‑que‑parfait subjonctif | *Si pluisset, īssēmus.* |
| Concessive réelle | quamquam | indicatif | *Quamquam venit, nōn laetātus sum.* |
| Concessive irréelle | etsi | subjonctif | *Etsi veniat, nōn laetābor.* |
### E. Exercices de transformation
1. Transformer la phrase suivante en subordonnée temporelle avec antériorité : *Les légions entrèrent en Gaule. Les ennemis fuirent.*
- Réponse : *Postquam legiones in Galliamvēnerant, hostēsfugērunt.*
2. Mettre la proposition hypothétique suivante à l’irréel passé : *Si le sénat approuve la loi, le peuple l’acceptera.*
- Réponse : *Si senātus lēgem approbāvisset, populus eam accepisset.*
3. Convertir la concessive suivante en subjonctif : *Bien que le général soit arrivé, les troupes n’ont pas attaqué.*
- Réponse : *Etsi generalis advēnerit, turmae nōn attigerint.*
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## V. Développement d'un corpus sur "Quelques discours : Cicéron, Salluste,…"
### A. Constitution du corpus
Le corpus comprend :
1. *In Catilinam I* (Cicéron, 63 av. J‑C.) – extrait des premières lignes.
2. *Pro Milone* (Cicéron, 52 av. J‑C.) – passage sur la légitime défense.
3. *Bellum Catilinae* (Salluste, début) – préface méthodologique.
4. *Bellum Jugurthinum* (Salluste, chap. 5) – description de la corruption en Numidie.
Chaque texte est présenté en latin avec traduction française, suivi d’une fiche d’analyse (contexte, objectif, figures de rhétorique, valeurs lexicales).
### B. Méthode d'analyse stylistique
1. **Identification du genre** : discours judiciaire, délibératif, épideictique ou historique.
2. **Repérage de la structure** : exordium, narratio, confirmatio, refutatio, peroratio (pour les discours) ou préface, narration, digression, conclusion (pour les historiens).
3. **Relevé des figures de style** : anaphore, antithèse, métaphore, métonymie, litote, hyperbole, question rhétorique, parallélisme, chiasme.
4. **Évaluation du registre** : formel, pathétique, logique, moralisateur.
5. **Mise en relation avec le contexte historique** : crise de la République, guerres civiles, préoccupations morales.
### C. Étude de deux extraits supplémentaires
**Extrait de *Pro Milone* (Cicéron, lines 12‑15)**
> *Quis enim ignorat, quod, si quis vim afferat, licet ei vim repellere?*
> *Quodsi quis se defendit, non est criminosus.*
> *Sed qui vim afferre ausus est, poenam meretur.*
**Analyse**
- **Question rhétorique** : *Quis enim ignorat…* engage l’auditoire à reconnaître l’évidence du droit de légitime défense.
- **Conditionnelle** : *si quis vim afferat… licet ei vim repellere* (si quelqu’un emploie la force, il est permis de repousser la force) – emploi de l’indicatif pour une règle générale.
- **Contrastive** : *sed qui vim afferre ausus est…* introduit une opposition entre défense légitime et agression punissable.
- **Valeur juridique** : le texte sert de fondement à la théorie du *jus ad bellum* dans la pensée romaine.
**Extrait de *Bellum Jugurthinum* (Salluste, chap. 5, lines 1‑4)**
> *Namque in Africa, ubi regia Jugurthi fuit, multa sunt vitia, sed praecipue avaritia et ambitio.*
> *His ducebus, omnia corrumpuntur, et iustitia exsilit.*
> *Quarum rerum memoria, si non remedietur, futura mala praedicitur.*
**Analyse**
- **Énumération** : *multa sunt vitia… praecipue avaritia et ambitio* met en évidence les deux vices principaux.
- **Cause à effet** : *His ducebus, omnia corrumpuntur…* montre comment l’avarice et l’ambition entraînent la corruption généralisée.
- **Conséquence future** : *si non remedietur, futura mala praedicitur* utilise une conditionnelle hypothétique pour avertir du danger de l’inaction.
- **Valeur morale** : Salluste dresse un parallèle explicite entre la décadence de la Numidie et celle de Rome, appelant à la réforme morale.
### D. Tableau de fréquences de figures de rhétorique (corpus)
| Figure de style | Cicéron (2 textes) | Salluste (2 textes) | Total |
|-----------------|--------------------|---------------------|-------|
| Anaphore | 4 | 1 | 5 |
| Antithèse | 3 | 2 | 5 |
| Métaphore | 5 | 3 | 8 |
| Métonymie | 2 | 4 | 6 |
| Litote | 1 | 2 | 3 |
| Question rhétorique | 3 | 0 | 3 |
| Parallélisme | 4 | 3 | 7 |
| Chiasme | 2 | 1 | 3 |
> **À retenir** : la métaphore et l’antithèse dominent chez Cicéron, tandis que la métonymie et l’énumération sont plus fréquentes chez Salluste, reflétant leurs objectifs respectifs (persuasion vs analyse morale).
### E. Application à un discours camerounais
Prenons l’extrait suivant du discours du Président Paul Biya à la jeunesse (10 février 2020) :
> *« Chers jeunes, si vous voulez bâtir un avenir meilleur, vous devez travailler avec honnêteté et courage. »*
- **Structure** : exordium (appel aux jeunes), conditionnelle hypothétique (*si vous voulez…*), exhortation impérative (*vous devez travailler…*).
- **Figures** : métonymie (*bâtir un avenir* = créer des opportunités), antithèse implicite entre *honnêteté* et *corruption* (sous‑entendu).
- **Valeur** : appel à la responsabilité civique, analogue à l’exhortation cicéronienne à la vertu civique dans *Pro Milone*.
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## VI. Les propositions subordonnées circonstancielles (Titre 36) – synthèse et exercices mixtes
### A. Synthèse des trois types
| Type | Fonction principale | Conjonctions typiques | Mode fréquent |
|------|--------------------|-----------------------|---------------|
| Temporelle | Situer l’action dans le temps | cum, postquam, ubi, quando, antequam, priusquam, dum, donec | Indicatif (fait) / Subjonctif (éventuel) |
| Hypothétique | Exprimer une condition | si, nisi, si non, quamvis | Indicatif (réel) / Subjonctif (irréel) |
| Concessive | Introduire une opposition ou une réserve | quamquam, etsi, licet, quamvis, cum (concessif) | Indicatif (fait avéré) / Subjonctif (éventuel) |
### B. Exercices mixtes
1. **Compléter** : *___ (postquam/ubi) le sénat eut rendu son décret, les légions partirent en campagne.*
- Réponse : *Postquam* (indicatif plus‑que‑parfait) : *Postquam senātus dēcrētum fecerat, legiōnēs in campāniam profectae sunt.*
2. **Transformer** la phrase suivante en hypothétique irréel présent : *Si le général gagne la bataille, il sera triomphateur.*
- Réponse : *Si generālis pugnam vinceret, triumphātor esset.*
3. **Réécrire** la concessive suivante en utilisant le subjonctif : *Bien que les vivres soient rares, l’armée tient.*
- Réponse : *Etsi cibī rarī sint, exercitus tenet.*
4. **Identifier** le type de subordonnée dans la phrase : *Dum hostēs ad portās appropinquant, mūrī mūnīantur.*
- Réponse : subordonnée temporelle (simultanéité) avec *cum* (ici *dum* équivaut à *cum* + indicatif).
### C. Tableau de révision
| Exemple Latin | Type | Conjonction | Mode | Traduction |
|---------------|------|-------------|------|------------|
| *Postquam Caesarvēnit, bellum iniit.* | Temporelle | postquam | indicatif plus‑que‑parfait | Après que César fut venu, il entreprit la guerre. |
| *Si plueret, domum manebimus.* | Hypothétique | si | subjonctif présent | S’il pleuvait, nous resterions à la maison. |
| *Quamquam venit, non laetatus sum.* | Concessive | quamquam | indicatif | Bien qu’il soit venu, je ne me suis pas réjoui. |
| *Etsi veniat, non laetabor.* | Concessive | etsi | subjonctif présent | Même s’il vient, je ne me réjouirai pas. |
| *Cum veniat, laetabimur.* | Temporelle | cum | subjonctif présent | Quand il viendra, nous nous réjouirons. |
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## VII. Le subjonctif actif
### A. Formation du subjonctif présent
| Groupe | Terminaison (1ᵉʳ pers. sing.) | Exemple (verbe *amāre*) |
|--------|------------------------------|--------------------------|
| 1ᵉʳ | ‑am | *amem* |
| 2ᵉʳ | ‑ēs | *amēs* |
| 3ᵉʳ | ‑at | *amat* |
| 1ᵉʳ pl.| ‑āmus | *āmēmus* |
| 2ᵉʳ pl.| ‑ātis | *āmētis* |
| 3ᵉʳ pl.| ‑ant | *amant* |
> **À retenir** : le subjonctif présent se forme sur la racine du présent indicatif, en remplaçant la voyelle thématique par la voyelle du subjonctif (‑a‑ pour le 1ᵉʳ, ‑ē‑ pour le 2ᵉʳ, ‑a‑ pour le 3ᵉʳ).
### B. Formation du subjonctif imparfait
| Groupe | Terminaison (1ᵉʳ pers. sing.) | Exemple (*amāre*) |
|--------|------------------------------|-------------------|
| 1ᵉʳ | ‑ārem | *amārem* |
| 2ᵉʳ | ‑ārēs | *amārēs* |
| 3ᵉʳ | ‑āret | *amāret* |
| 1ᵉʳ pl.| ‑ārēmus | *amārēmus* |
| 2ᵉʳ pl.| ‑ārētis | *amārētis* |
| 3ᵉʳ pl.| ‑ārent | *amārent* |
> **À retenir** : l’imparfait du subjonctif se forme sur l’infinitif + les terminaisons ‑ā‑ + les marques du subjonctif (‑rem, ‑rēs, ‑ret, …).
### C. Formation du subjonctif parfait et plus‑que‑parfait
- **Parfait** : auxiliaire *haber* au subjonctif présent + participe parfait.
- *amāverim* (que j’aie aimé) ← *amāvī* + *sim* → *amāverim*.
- **Plus‑que‑parfait** : auxiliaire *haber* au subjonctif imparfait + participe parfait.
- *amāvissem* (que j’eusse aimé) ← *amāvī* + *essem* → *amāvissem*.
> **À retenir** : le subjonctif parfait et plus‑que‑parfait sont composés, comme l’indicatif, mais l’auxiliaire *haber* prend la forme du subjonctif.
### D. Usages principaux du subjonctif actif
| Valeur | Exemple latin | Traduction |
|--------|---------------|------------|
| Volition / souhait | *Utinam veniat!* | Puisse-t-il venir ! |
| Doubt / incertitude | *Nescio whether veniat.* (en latin : *Nescio an veniat.*) | Je ne sais s’il viendra. |
| Émotion / crainte | *Timeō ne veniat.* | Je crains qu’il ne vienne. |
| Ordre / interdiction (après *ne*) | *Ne veniat!* | Qu’il ne vienne pas ! |
| Résultat / conséquence | *Tam celeriter cucurrit ut omnem hostem superāret.* | Il courut si vite qu’il vainquit tous les ennemis. |
| But / finalité | *Vēnit ut legātum audīret.* | Il vint afin d’écouter le légat. |
| Concessive (subjonctif) | *Etsi veniat, non timēbō.* | Même s’il vient, je n’aurai pas peur. |
> **À retenir** : le subjonctif actif apparaît principalement dans les propositions subordonnées introduites par des conjonctions de fin, de but, de cause, de doute, de crainte, de volition, ainsi que dans certaines propositions circonstancielles (temporelle, hypothétique, concessive) lorsque la réalité est présentée comme éventuelle ou irréelle.
### E. Tableau des terminaisons (présent & imparfait)
| Personne | Présent | Imparfait |
|----------|---------|-----------|
| 1ᵉʳ sing. | ‑am | ‑ārem |
| 2ᵉʳ sing. | ‑ēs | ‑ārēs |
| 3ᵉʳ sing. | ‑at | ‑āret |
| 1ᵉʳ pl. | ‑āmus | ‑ārēmus |
| 2ᵉʳ pl. | ‑ātis | ‑ārētis |
| 3ᵉʳ pl. | ‑ant | ‑ārent |
### F. Exemples illustratifs
- Volition : *Utinam īnsānitās cesset!* (Puisse la folie cesser !)
- Doute : *Nescīre anvēnerit.* (Je ne sais s’il est venu.)
- Crainte : *Verērī nē hostēs adveniant.* (Craindre que les ennemis n’arrivent.)
- Ordre négatif : *Nē cēdāmus!* (Ne cédons pas !)
- Résultat : *Tālis erat virtūs ut omnem timōrem vinceret.* (Telle était sa vertu qu’elle vainquit toute peur.)
- But : *Mīsit nūntium ut pācem peteret.* (Il envoya un messager afin de demander la paix.)
- Concessive : *Etsi difficilis sit via, nōn dēsistimus.* (Même si la voie est difficile, nous ne renonçons pas.)
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## VIII. Étude de quelques discours : César, Tacite,…
### A. Contexte des œuvres
- **César (100‑44 av. J‑C.)** : général et homme politique, auteur des *Commentarii de Bello Gallico* (rapport de ses campagnes en Gaule, 58‑50 av. J‑C.) et du *Commentarii de Bello Civili* (guerre civile contre Pompée, 49‑45 av. J‑C.). Son style est sobre, factuel, destiné à justifier ses actions auprès du Sénat et du peuple romain.
- **Tacite (56‑120 ap. J‑C.)** : historien de l’Empire early, auteur des *Annales* (chronique de l’Empire de Tibère à Néron) et des *Histoires* (année des quatre empereurs, 69 ap. J‑C.). Son écriture est marquée par une analyse psychologique des puissants, une critique de la tyrannie et une prédilection pour les traits de caractère.
### B. Analyse d’un extrait de César : *Commentarii de Bello Gallico*, Livre I, chap. 1
**Latin (extrait)**
> *Gallia est omnis divisa in partes tres, quarum unam incolunt Belgae, aliam Aquitani, tertiam qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur.*
> *Hi omnes lingua, institutis, legibus inter se differunt.*
> *Galli ab Aquitanis Garumna flumen, a Belga Matrona et Sequana dividuntur.*
**Traduction**
> *La Gaule entière est divisée en trois parties, dont une est habitée par les Belges, une autre par les Aquitains, et la troisième, qui dans leur langue s’appellent Celtae, nous, Romains, les appelons Gaulois.*
> *Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les institutions et les lois.*
> *Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la rivière Garonne, et des Belges par les rivières Marne et Seine.*
**Commentaire**
1. **Objectif** : présenter de façon neutre et géographique la réalité ethnique de la Gaule afin de légitimer l’intervention romaine comme une mission de pacification et de connaissance.
2. **Structure** : phrase déclarative suivie de deux propositions explicatives (relative *quarum…* et coordonnée *Hi omnes…*).
3. **Lexique** : *divisa* (divisée), *partes tres* (trois parties), *lingua* (langue), *institutis* (coutumes), *legibus* (lois) – vocabulaire administratif et ethnographique.
4. **Figures de style** : énumération (*tres…*), antithèse implicite entre *Belgae*, *Aquitani*, *Celtae/Galli* pour montrer la diversité, parallélisme dans la dernière phrase (*a… a…*).
5. **Valeur persuasive** : en montrant que la Gaule n’est pas un bloc monolithique mais un ensemble de peuples distincts, César prépare le lecteur à comprendre que la conquête nécessite des alliances différenciées et non une simple soumission uniforme.
> **À retenir** : le style césaricien privilégie la clarté, la précision factuelle et l’organisation logique, au service de la justification politique.
### C. Analyse d’un extrait de Tacite : *Annales*, Livre I, chap. 1
**Latin (extrait)**
> *Principatus Augustus, qui post bellum civile totum orbem pacificavit, sine ulla dubitatione accepit imperium, nec non eam rem publicam, quam olim libera fuit, in dominium convertebat.*
> *Sed cum Tiberius successit, mutavit faciem imperii, et saeviēre in senātum et in populum coepit.*
**Traduction**
> *Le principat d’Auguste, qui, après la guerre civile, eut pacifié tout le monde, accepta sans hésitation l’empire, et ne manqua pas de transformer la république, autrefois libre, en une domination.*
> *Mais lorsque Tibère lui succéda, il changea l’apparence de l’empire, et commença à exercer sa cruauté contre le sénat et le peuple.*
**Commentaire**
1. **Objectif** : établir un contraste moral entre le règne d’Auguste, présenté comme un rétablissement de l’ordre après la guerre civile, et celui de Tibère, dépeint comme un tournant vers la tyrannie.
2. **Structure** : deux périodes séparées par *Sed cum…* (mais quand…), montrant une rupture temporelle et qualitative.
3. **Lexique** : *principatus* (régime princier), *pacificavit* (a pacifié), *imperium* (empire), *dominium* (domination), *saeviēre* (être cruel).
4. **Figures de style** : antithèse (*pacificavit* vs *saeviēre*), parallèle (*imperium… dominium*), métonymie (*senātum et populum* pour représenter l’État).
5. **Valeur critique** : Tacite utilise le contraste pour dénoncer l’érosion de la liberté républicaine sous les premiers empereurs, thème récurrent de son œuvre.
> **À retenir** : le style tacitien mêle narration factuelle et jugement moral, employant l’antithèse et la métonymie pour souligner les dérives du pouvoir.
### D. Tableau comparatif César – Tacite
| Critère | César (Commentarii) | Tacite (Annales/Historiae) |
|---------|---------------------|----------------------------|
| Genre | Rapport militaire / commentaire | Histoire analytique |
| Objectif immédiat | Justifier les campagnes, informer le Sénat | Analyser les causes du déclin moral et politique |
| Ton | Sobre, factuel, détaché | Critique, psychologique, parfois sombre |
| Figures principales | Énumération, parallélisme, antithèse légère | Antithèse forte, métonymie, rhétorique du contraste |
| Public visé | Sénateurs, peuple romain, posterité | Lecteurs instruits, élites sénatoriales, historiens |
| Exemple camerounais analogue | Rapport de l’armée sur une opération antiterroriste (objectif, faits) | Rapport d’une commission d’enquête sur les violations des droits humains (analyse critique) |
### E. Exemples africains de récits de guerre
- **Rapport de l’opération « Lac Tchad » (2015)** : description factuelle des mouvements de troupes, des pertes ennemies, similaire au style césaricien de *Commentarii*.
- **Témoignage de survivants du conflit au Nord‑Mali (2020)** : récit mettant en avant la souffrance, la perte de confiance envers les autorités, rappelant l’approche tacitienne de dénonciation des abus de pouvoir.
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## IX. Développement d'un corpus sur "Quelques discours : César, Tacite,…" (2)
### A. Constitution du corpus
Le corpus comprend :
1. *Commentarii de Bello Gallico*, Livre I, chap. 1‑3 (description de la Gaule).
2. *Commentarii de Bello Civili*, Livre I, chap. 1‑2 (passage du Rubicon).
3. *Annales*, Livre I, chap. 1‑2 (contr Auguste/Tibère).
4. *Historiae*, Livre I, chap. 1‑3 (année des quatre empereurs, crise de 69 ap. J‑C.).
Chaque texte est présenté en latin avec traduction française, accompagné d’une fiche d’analyse (contexte, objectif, procédés narratifs, valeur argumentative).
### B. Analyse thématique
| Thème | César | Tacite |
|-------|-------|--------|
| **Géographie et ethnographie** | Description détaillée des peuples, des fleuves, des terres (ex. *Gallia est omnis divisa…*) | Peu présent ; Tacite s’intéresse davantage aux acteurs politiques qu’aux espaces. |
| **Légitimité du pouvoir** | Présentation de la conquête comme mission de civilisation et de sécurisation (ex. passage du Rubicon comme acte nécessaire). | Analyse de la transition de la République à l’Empire comme perte de liberté (ex. *principatus… in dominium convertebat*). |
| **Méthode narrative** | Style sobre, présentation factuelle, usage fréquent du passé simple (parfait) pour les actions accomplies. | Style plus élaboré, emploi du discours indirect libre, jugements de valeur explicites. |
| **Valeur persuasive** | Convaincre le Sénat que les campagnes sont nécessaires et profitables. | Avertir le lecteur des dangers du pouvoir absolu et de la corruption morale. |
| **Figures de style** | Énumération, parallélisme, antithèse légère. | Antithèse forte, métonymie, hyperbole, ironie. |
### C. Tableau de correspondances (extraits parallèles)
| Extrait César | Extrait Tacite | Point de comparaison |
|---------------|----------------|----------------------|
| *Gallia est omnis divisa in partes tres…* (description territoriale) | *Principatus Augustus… pacificavit orbem* (description de l’ordre augustéen) | Tous deux commencent par une vue d’ensemble (géographique vs politique) pour établir un cadre d’analyse. |
| *cum Rubicōnem trānsīērunt* (passage du Rubicon) | *cum Tiberius successit* (avènement de Tibère) | Les deux utilisent *cum* pour marquer un tournant décisif dans le récit. |
| *legātī pācis īrent* (envoi d’envoyés de paix) | *senātus timēbat* (peur du sénat) | Contraste entre l’action diplomatique de César et la réaction de peur du sénat sous Tibère. |
| *hostēs fugērunt* (ennemi fui) | *saeviēre in senātum* (cruauté contre le sénat) | Passage d’une victoire militaire à une répression intérieure, montrant l’évolution du pouvoir. |
### D. Application à un exercice de traduction
**Phrase à traduire** (extrait de *Annales* I, 2) :
> *Sed cum Tiberius successit, mutavit faciem imperii, et saeviēre in senātum et in populum coepit.*
**Traduction proposée**
> *Mais lorsque Tibère lui succéda, il changea l’apparence de l’empire, et commença à exercer sa cruauté contre le sénat et le peuple.*
**Points de grammaire à vérifier**
- *cum* + indicatif (passé simple) : *successit* (3ᵉʳ pers. sing. du parfait de *succēdere*).
- *mutavit* (parfait de *mutāre*).
- *saeviēre* (infinitif présent du verbe *saevīre* utilisé après *coepit* pour exprimer le début d’une action).
- *in senātum et in populum* (accusatif après la préposition *in* indiquant le complément d’objet).
> **À retenir** : la traduction doit rendre fidèlement la nuance temporelle (*cum* = quand) et la valeur de l’infinitif après *coepit* (début d’une action).
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## Étude de document / de cas
**Document choisi** : *In Catilinam I*, lignes 1‑5 de Cicéron (voir section II.B).
**Extrait latin**
> *Quo usque tandem abutere, Catilina, patientia nostra?*
> *Quamdiu etiam furor iste tuus nos eludet?*
> *Nonne vides, quotiens consilium tuum in senatum veniat, omnes trepidare?*
> *Nonne videtis, quam late hic incendium in urbem diffusum sit?*
> *O tempora, o mores!*
**Commentaire pas à pas**
1. **Identification du genre** : discours délibératif (sénat) visant à persuader l’assemblée d’agir contre la conjuration de Catilina.
2. **Fonction de l’exordium** : les deux premières questions rhétoriques (*Quo usque tandem…*, *Quamdiu…*) servent à capter l’attention, à exprimer l’indignation et à placer Catilina en position d’accusé.
3. **Utilisation de l’anaphore** : la répétition de *quamdiu* et *nonne* crée un effet de martèlement, renforçant l’urgence.
4. **Antithèse** : *patientia nostra* (notre patience) vs *furor iste* (ta folie) oppose la modération du sénat à la démesure du conspirateur.
5. **Métaphore** : *incendium* (incendie) symbolise la propagation de la conspiration qui menace de consumer la ville entière.
6. **Exclamatif pathétique** : *O tempora, o mores!* exprime le désespoir moral, visant à émouvoir l’auditoire et à le pousser à l’action.
7. **Valeur argumentative** : en présentant la conjuration comme un danger immédiat et généralisé, Cicéron justifie la nécessité d’une mesure exceptionnelle (le *senatus consultum ultimum*).
8. **Lien avec le contexte historique** : en 63 av. J‑C., la République subit une crise de confiance ; le discours vise à rétablir l’autorité du sénat face à une menace interne.
**Application à un sujet d’examen** : l’élève pourra être invité à expliquer comment les choix rhétoriques de Cicéron contribuent à la persuasion, en s’appuyant sur les notions de question rhétorique, d’anaphore, d’antithèse, de métaphore et d’exclamatif.
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## Méthode et sujets type examen
### Sujet 1 – Dissertation
**Intitulé** : *« La puissance de la parole dans l’Antiquité romaine : étude comparée des discours de Cicéron et de Tacite »*
**Plan détaillé**
I. **Introduction**
- Accroche : citation de Cicéron (*O tempora, o mores!*).
- Définition de la puissance de la parole : instrument de persuasion, de légitimation et de critique.
- Problématique : en quoi les discours de Cicéron et de Tacite illustrent‑ils deux usages différents de la parole (légitimation du pouvoir vs dénonciation de la tyrannie) ?
- Annonce du plan.
II. **Première partie – Cicéron : la parole comme instrument de légitimation**
- A. Contexte de la fin de la République (conjuration de Catilina, crise de confiance).
- B. Analyse d’un extrait d’*In Catilinam I* (questions rhétoriques, anaphore, métaphore de l’incendie).
- C. La fonction persuasive : rétablir l’autorité du sénat, justifier des mesures exceptionnelles.
- D. Transition : malgré son efficacité, la parole cicéronienne reste liée à un moment de crise et ne propose pas de réflexion systémique sur le pouvoir.
III. **Deuxième partie – Tacite : la parole comme dénonciation morale**
- A. Contexte de l’Empire early (Auguste, Tibère, année des quatre empereurs).
- B. Analyse d’un extrait des *Annales* I, 1‑2 (antithèse Auguste/Tibère, métonymie *senātum et populum*).
- C. La fonction critique : révéler l’érosion de la liberté, dénoncer la cruauté du pouvoir.
- D. Transition : la parole tacitienne, bien que moins immédiate dans son effet, construit une mémoire historique qui influence les générations futures.
IV. **Troisième partie – Synthèse : complémentarité des deux modèles**
- A. Points communs : usage de la rhétorique (questions, antithèses, métaphores) pour toucher l’auditoire.
- B. Différences : objectif (légitimation immédiate vs critique différée), ton (factuel/pathétique vs analytique/moralisateur), public visé (sénat contemporain vs lecteurs instruits de l’avenir).
- C. Conclusion : la puissance de la parole romaine se manifeste tant dans la capacité à convaincre dans l’urgence que dans la capacité à juger dans la durée.
V. **Conclusion**
- Rappel de la thèse.
- Ouverture : comparaison avec des discours contemporains (ex. discours d’indépendance africains, déclarations de sociétés civiles).
### Sujet 2 – Commentaire de texte
**Texte proposé** : *Commentarii de Bello Gallico*, Livre I, chap. 1 (extrait vu en section VIII.B).
**Consignes** : expliquer le texte, en mettre en évidence les procédés de présentation géographique et ethnographique, et montrer comment ils servent à légitimer l’intervention romaine.
**Plan détaillé**
1. **Lecture linéaire**
- Présenter le texte latin et sa traduction.
- Souligner la structure : phrase principale + deux propositions explicatives.
2. **Analyse du contenu**
- Description de la division de la Gaule en trois parties (Belges, Aquitains, Celtae/Gaulois).
- Mention des différences de langue, d’institutions, de lois.
- Indication des frontières naturelles (Garonne, Marne, Seine).
3. **Étude du style**
- Énumération (*tres…*), antithèse implicite entre les trois groupes, parallélisme dans la dernière phrase.
- Lexique administratif et ethnographique (*divisa*, *partes*, *lingua*, *institutis*, *legibus*).
- Ton sobre, factuel, dépourvu de jugement de valeur explicite.
4. **Fonction argumentative**
- Montrer que la Gaule n’est pas un bloc homogène mais un ensemble de peuples distincts, ce qui justifie une approche différenciée (alliances, conquêtes partielles).
- Légitimer l’intervention romaine comme une mission de connaissance et de pacification, non comme une simple conquête aveugle.
- Répondre à une éventuelle objection romaine selon laquelle la Gaule serait une terre barbare à soumettre sans nuance.
5. **Ouverture**
- Comparer avec un rapport militaire contemporain (ex. rapport de l’ONU sur une zone de conflit) montrant l’importance de la cartographie ethnographique pour la planification des opérations.
### Sujet 3 – Question de cours
**Intitulé** : « Expliquez la formation et les valeurs du subjonctif actif en latin, en donnant des exemples tirés du programme étudié. »
**Réponse attendue** (plan détaillé)
I. **Formation du subjonctif actif**
- A. Subjonctif présent : formation sur la racine du présent indicatif, terminaisons ‑am, ‑ēs, ‑at, ‑āmus, ‑ātis, ‑ant.
- B. Subjonctif imparfait : formation sur l’infinitif + ‑ā‑ + terminaisons ‑rem, ‑rēs, ‑ret, ‑ēmus, ‑ētis, ‑ent.
- C. Subjonctif parfait : auxiliaire *haber* au subjonctif présent + participe parfait (ex. *amāverim*).
- D. Subjonctif plus‑que‑parfait : auxiliaire *haber* au subjonctif imparfait + participe parfait (ex. *amāvissem*).
II. **Valeurs du subjonctif actif**
- A. Volition / souhait : *Utinam veniat!* (Puisse-t-il venir !).
- B. Doute / incertitude : *Nescīre anvēnerit.* (Je ne sais s’il est venu.)
- C. Émotion / crainte : *Timeō ne veniat.* (Je crains qu’il ne vienne).
- D. Ordre / interdiction : *Nē cēdāmus!* (Ne cédons pas !).
- E. Résultat / conséquence : *Tālis erat virtūs ut omnem timōrem vinceret.* (Telle était sa vertu qu’elle vainquit toute peur).
- F. But / finalité : *Mīsit nūntium ut pācem peteret.* (Il envoya un messager afin de demander la paix).
- G. Concessive : *Etsi veniat, non timēbō.* (Même s’il vient, je n’aurai pas peur).
III. **Exemples tirés du programme**
- *Utinam īnsānitās cesset!* (volition – voir section II).
- *Nescīre anvēnerit* (doute – voir section II).
- *Timeō ne hostēs adveniant* (crainte – voir section II).
- *Nē legiōnēs trānsīre* (ordre négatif – voir section II).
- *Tam celeriter cucurrit ut omnem hostem superāret* (résultat – voir section VIII).
- *Mīsit nūntium ut pācem peteret* (but – voir section VIII).
- *Etsi hostēs ad portās perveniant, cīvēs non timēbunt* (concessive – voir section IV).
IV. **Conclusion**
- Le subjonctif actif permet de nuancer la réalité exprimée par le verbe, en introduisant le souhait, le doute, la crainte, l’ordre, le résultat, le but ou la concession. Sa maîtrise est essentielle pour analyser les textes latins du programme et pour produire des écrits propres au niveau du baccalauréat.
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## Erreurs fréquentes
1. **Confondre déponent et passif** : croire qu’un verbe déponent exprime une idée passive alors qu’il est toujours actif en sens.
- *Exemple erroné* : *hortātur* traduit par « il est exhorté » (au lieu de « il exhorte »).
2. **Utiliser l’indicatif dans une hypothétique irréelle** : mettre l’indicatif après *si* alors que le sens est irréel.
- *Exemple erroné* : *Si pluit, ībimus* pour dire « S’il pleuvait, nous resterions » (devrait être *Si plueret, ībimus*).
3. **Omettre l’accord du participe parfait avec le sujet dans les formes composées du subjonctif** : écrire *amāverunt* au lieu de *amāverimus* pour « que nous ayons aimé ».
- *Exemple erroné* : *Nos amāverunt* (au lieu de *Nos amāverimus*).
4. **Confondre les conjonctions temporelles *cum* explicatif et *cum* concessif** : utiliser le même mode pour les deux sens.
- *Exemple erroné* : *Cum veniat, laetabimur* interprété comme concessif alors qu’il est temporel (quand il viendra).
5. **Mauvaise traduction du subjonctif après verbes de crainte** : traduire *Timeō ne veniat* par « Je crains qu’il ne vienne » comme une négation réelle au lieu d’une crainte d’un événement éventuel.
- *Exemple erroné* : « Je crains qu’il ne vienne » compris comme « Je crains qu’il ne vienne pas ».
6. **Omettre la valeur du verbe déponent dans la traduction** : rendre un verbe déponent par un passif français.
- *Exemple erroné* : *fungitur* traduit par « il est exécuté » au lieu de « il s’acquitte ».
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| **Verbe déponent** | Verbe qui présente une forme passive mais exprime une signification active (ex. *hortari* « exhorter »). |
| **Verbe semi‑déponent** | Verbe qui a une forme active au présent, imparfait, futur et une forme déponente au parfait, plus‑que‑parfait, futur antérieur (ex. *audēre* « oser »). |
| **Proposition subordonnée circonstancielle** | Proposition qui précise le temps, la condition ou la concession par rapport à la proposition principale (ex. *postquam…*, *si…*, *quamquam…*). |
| **Subjonctif actif** | Mode du verbe exprimant l’irréalité, le doute, le souhait, l’ordre, le résultat, le but ou la concession (ex. *vemus*, *vēnerīmus*). |
| **Anaphore** | Répétition d’un même mot ou groupe de mots en début de plusieurs vers ou phrases pour renforcer l’effet de persuasion (ex. *Quamdiu… Quamdiu…*). |
| **Antithèse** | Opposition de deux idées ou de deux termes dans une même phrase pour mettre en contraste leurs significations (ex. *patientia nostra* vs *furor iste*). |
| **Métaphore** | Figure de style qui substitue un terme à un autre en suggérant une comparaison implicite (ex. *incendium* pour désigner la conspiration). |
| **Exclamatif** | Phrase exprimant une forte émotion, souvent introduite par *O* ou *hé* (ex. *O tempora, o mores!*). |
| **Conjonctive** | Mot qui introduit une proposition subordonnée (ex. *cum*, *si*, *quamquam*). |
| **Participes parfait** | Forme verbale dérivée du parfait, utilisée dans les temps composés (ex. *amātus* « aimé »). |
| **Auxiliaire haber** | Verbe auxiliaire utilisé pour former les temps composés (parfait, plus‑que‑parfait, futur antérieur) à l’actif et au subjonctif (ex. *habēveram*). |
| **Proposition hypothétique** | Subordonnée exprimant une condition sous laquelle l’action principale se réalise (ex. *si pluit…*). |
| **Proposition concessive** | Subordonnée exprimant une opposition ou une réserve, souvent traduite par « bien que… », « même si… » (ex. *quamquam…*, *etsi…*). |
| **Proposition temporelle** | Subordonnée situant l’action dans le temps par rapport à la principale (ex. *postquam…*, *cum…*). |
| **Style sobre** | Manière d’écrire factuelle, dépourvue d’ornements rhétoriques excessifs, typique des commentaires de César. |
| **Style tacitien** | Manière d’écrire mêlant narration factuelle et jugement moral, marquée par l’antithèse, la métonymie et l’ironie. |
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## Synthèse du chapitre
- **Déponents & semi‑déponents** : formes passives, sens actif ; tableau de verbes courants et de leurs conjugaisons.
- **Puissance de la parole** : analyse de discours de Cicéron (questions rhétoriques, anaphore, métaphore) et de Salluste (préface méthodologique, appel à la vérité).
- **Propositions subordonnées circonstancielles** : temporelle (cum, postquam, ubi…), hypothétique (si, nisi…), concessive (quamquam, etsi…) ; emploi de l’indicatif ou du subjonctif selon la réalité ou l’irréalité.
- **Nuances temporelles** : antériorité (postquam + plus‑que‑parfait), simultanéité (cum + imparfait), postériorité (antequam + futur).
- **Subjonctif actif** : formation (présent, imparfait, parfait, plus‑que‑parfait) et valeurs (volition, doute, émotion, ordre, résultat, but, concessive).
- **Discours de César & Tacite** : style sobre et factuel de César (Commentarii) vs style critique et moralisateur de Tacite (Annales/Historiae) ; tableaux de comparaison et d’application à des exemples africains.
- **Corpus** : constitution, analyse thématique, exercices de traduction et de commentaire.
- **Méthode d’examen** : trois sujets types (dissertation, commentaire, question de cours) avec plans détaillés.
- **Erreurs fréquentes** : six confusions classiques à éviter.
- **Glossaire** : 15 termes clés définis.
Ce cours fournit toutes les connaissances grammaticales, littéraires et méthodologiques nécessaires pour réussir l’épreuve de latin du baccalauréat série A1, tout en permettant à l’élève de développer une réflexion critique sur le rôle de la parole dans l’Antiquité et ses résonances contemporaines.
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*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
16 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.