Chapitre 7
Production d'une feuille de calcul (tableur)
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# Production d'une feuille de calcul (tableur)
## Introduction
Le tableur est un logiciel de bureautique qui permet de créer, modifier et analyser des données organisées sous forme de tableau. Il est devenu un outil indispensable dans la gestion administrative, comptable et scolaire. Au Cameroun, la maîtrise du tableur est une compétence essentielle pour tout élève de Terminale littéraire, car elle permet de produire des documents professionnels tels que des factures, des devis, des bulletins de paie ou des relevés de notes. Ce chapitre vous guidera pas à pas dans l'utilisation d'un tableur, de la mise en forme des données jusqu'à la production de documents finis et imprimables.
## I. Exemples de tableurs
Un tableur est un logiciel qui permet de manipuler des données numériques et textuelles dans une grille de cellules. Chaque cellule est identifiée par une référence unique composée de la lettre de la colonne et du numéro de la ligne (exemple : A1, B2, C3). L'intersection d'une ligne et d'une colonne forme une cellule, et un ensemble de cellules contiguës forme une plage (exemple : A1:C10).
> **À RETENIR** : Un tableur est un logiciel de traitement de données organisées en lignes et en colonnes. La cellule est l'unité de base, identifiée par sa référence (colonne + ligne), et une plage est un ensemble de cellules sélectionnées (exemple : B2:D8).
Les principaux tableurs disponibles sur le marché sont les suivants :
- **Microsoft Excel** : le tableur le plus répandu dans le monde professionnel. Il fait partie de la suite Microsoft Office. Il offre des fonctionnalités avancées de calcul, de graphiques et de programmation via le langage VBA (Visual Basic for Applications).
- **LibreOffice Calc** : tableur gratuit et open source, inclus dans la suite LibreOffice. Il est compatible avec les fichiers Excel (.xlsx) et offre des fonctionnalités similaires. Il est très utilisé dans les administrations et les écoles au Cameroun en raison de son coût nul.
- **Google Sheets** : tableur en ligne gratuit proposé par Google. Il permet le travail collaboratif en temps réel, car plusieurs utilisateurs peuvent modifier la même feuille simultanément. Il nécessite une connexion Internet et un compte Google.
- **WPS Office Spreadsheets** : tableur de la suite WPS Office, également gratuit et compatible avec les formats Excel. Il est léger et rapide, adapté aux ordinateurs de faible puissance.
> **À RETENIR** : Les tableurs les plus courants sont Microsoft Excel (payant), LibreOffice Calc (gratuit), Google Sheets (en ligne et gratuit) et WPS Office Spreadsheets (gratuit). Tous permettent de créer, modifier et imprimer des feuilles de calcul.
Pour lancer un tableur, on double-clique sur son icône sur le bureau ou on le sélectionne dans le menu Démarrer. Une fois ouvert, l'écran se présente avec une grille de cellules, des onglets en bas (Feuille1, Feuille2, etc.) permettant de naviguer entre plusieurs feuilles d'un même classeur, et une barre de formule affichant le contenu de la cellule active.
## II. Mise en forme d'une feuille de calculs
La mise en forme d'une feuille de calcul consiste à améliorer l'apparence des données pour les rendre plus lisibles et plus professionnelles. Elle concerne les bordures, la fusion des cellules, l'orientation du texte et le retour automatique à la ligne.
### 1. Les bordures
Les bordures sont des traits qui entourent les cellules ou les plages de cellules. Elles permettent de délimiter visuellement les zones du tableau, de créer des cadres et de structurer l'information.
Pour appliquer des bordures dans Excel ou LibreOffice Calc :
- Sélectionner la plage de cellules concernée (par exemple A1:E10).
- Cliquer sur l'icône « Bordures » dans la barre d'outils (souvent représentée par un carré quadrillé).
- Choisir le type de bordure : toutes les bordures, bordures extérieures uniquement, bordures intérieures, bordures épaisses, etc.
- On peut également personnaliser l'épaisseur, la couleur et le style (trait continu, pointillé, double) via l'option « Autres bordures » ou « Format de cellule » puis l'onglet « Bordure ».
Exemple concret : pour créer un tableau de notes, on sélectionne la plage A1:F20, on clique sur « Toutes les bordures » pour encadrer chaque cellule, puis on applique une bordure extérieure épaisse pour délimiter l'ensemble du tableau.
> **À RETENIR** : Les bordures servent à encadrer les cellules et les plages. On les applique en sélectionnant la zone puis en choisissant le style de bordure souhaité. Une bordure extérieure épaisse met en valeur le tableau entier.
### 2. La fusion des cellules
La fusion des cellules consiste à réunir plusieurs cellules adjacentes en une seule cellule plus grande. Cette opération est très utile pour créer un titre centré au-dessus d'un tableau ou pour regrouper des informations sur plusieurs colonnes.
Pour fusionner des cellules :
- Sélectionner les cellules à fusionner (par exemple A1:E1 pour un titre).
- Cliquer sur l'icône « Fusionner et centrer » dans la barre d'outils (représentée par la lettre « a » avec des flèches).
- Le contenu de la première cellule sélectionnée est conservé et centré sur l'ensemble de la plage fusionnée.
Il est également possible de fusionner sans centrer (option « Fusionner les cellules ») ou de scinder une cellule fusionnée pour revenir à l'état initial.
Exemple concret : dans un bulletin de notes, on fusionne les cellules A1:G1 pour écrire le titre « BULLETIN DE NOTES DU PREMIER TRIMESTRE » centré sur toute la largeur du tableau.
> **À RETENIR** : La fusion de cellules permet de créer une cellule unique à partir de plusieurs cellules adjacentes. Elle est utilisée pour les titres et les en-têtes. La commande « Fusionner et centrer » est la plus courante.
### 3. L'orientation du texte
L'orientation du texte permet de modifier l'angle d'affichage du contenu d'une cellule. Cette fonctionnalité est utile lorsque les en-têtes de colonnes sont longs et que l'on souhaite gagner de la place en largeur.
Pour modifier l'orientation du texte :
- Sélectionner la cellule ou la plage de cellules concernée.
- Cliquer avec le bouton droit, choisir « Format de cellule » puis l'onglet « Alignement ».
- Dans la section « Orientation », faire pivoter le texte en saisissant un angle (par exemple 45 degrés) ou en faisant glisser le curseur.
- Valider avec « OK ».
Exemple concret : dans une feuille de calcul des notes, les noms des matières (Mathématiques, Français, Histoire-Géographie) peuvent être orientés à 45 degrés pour réduire la largeur des colonnes et afficher davantage de matières à l'écran.
> **À RETENIR** : L'orientation du texte permet de faire pivoter le contenu d'une cellule selon un angle choisi. Elle s'applique via « Format de cellule » puis l'onglet « Alignement ». Elle est pratique pour les en-têtes de colonnes longues.
### 4. Le retour automatique à la ligne
Le retour automatique à la ligne permet d'afficher le contenu d'une cellule sur plusieurs lignes à l'intérieur de la même cellule, sans avoir à appuyer sur Entrée. Cela évite que le texte déborde sur les cellules voisines.
Pour activer le retour automatique à la ligne :
- Sélectionner la cellule ou la plage de cellules.
- Cliquer avec le bouton droit, choisir « Format de cellule » puis l'onglet « Alignement ».
- Cocher la case « Renvoyer à la ligne automatiquement ».
- Valider avec « OK ».
La hauteur de la ligne s'ajuste automatiquement pour afficher tout le contenu. Si ce n'est pas le cas, on peut ajuster manuellement la hauteur en faisant glisser la bordure inférieure du numéro de ligne.
Exemple concret : dans une facture, la colonne « Désignation de l'article » contient des descriptions longues comme « Carton de 12 cahiers 200 pages, format A4, couverture cartonnée ». Avec le retour automatique à la ligne, le texte s'affiche sur plusieurs lignes dans la même cellule, ce qui rend la facture lisible.
> **À RETENIR** : Le retour automatique à la ligne affiche le contenu d'une cellule sur plusieurs lignes. Il s'active via « Format de cellule » > « Alignement » > « Renvoyer à la ligne automatiquement ». Il évite le débordement du texte sur les cellules voisines.
## III. Les fonctions de calcul : SOMME(), PRODUIT(), MOYENNE(), RANG(), SI(), NB.SI(), SOMME.SI()
Les fonctions sont des formules prédéfinies qui effectuent des calculs automatiques sur des plages de cellules. Elles commencent toujours par le signe « = » suivi du nom de la fonction et de ses arguments entre parenthèses.
### 1. La fonction SOMME()
La fonction SOMME() additionne toutes les valeurs numériques d'une plage de cellules.
Sa syntaxe est : =SOMME(plage)
Exemple : =SOMME(B2:B10) additionne toutes les valeurs contenues dans les cellules de B2 à B10.
Exemple concret : dans un relevé de notes, pour calculer le total des points d'un élève sur 5 matières (notes en B2, C2, D2, E2, F2), on écrit en G2 : =SOMME(B2:F2). Le résultat affiche la somme des notes.
> **À RETENIR** : =SOMME(plage) additionne les valeurs numériques d'une plage. Exemple : =SOMME(A1:A5) calcule la somme des cellules de A1 à A5.
### 2. La fonction PRODUIT()
La fonction PRODUIT() multiplie toutes les valeurs numériques d'une plage de cellules.
Sa syntaxe est : =PRODUIT(plage)
Exemple : =PRODUIT(B2:B5) multiplie les valeurs de B2, B3, B4 et B5 entre elles.
Exemple concret : dans une facture, pour calculer le montant total d'une ligne (quantité × prix unitaire), on utilise =PRODUIT(B2;C2) où B2 contient la quantité et C2 le prix unitaire. Le résultat donne le montant total de la ligne.
> **À RETENIR** : =PRODUIT(plage) multiplie les valeurs d'une plage. Exemple : =PRODUIT(B2;C2) multiplie la valeur de B2 par celle de C2.
### 3. La fonction MOYENNE()
La fonction MOYENNE() calcule la moyenne arithmétique des valeurs numériques d'une plage.
Sa syntaxe est : =MOYENNE(plage)
Exemple : =MOYENNE(B2:B10) calcule la moyenne des valeurs de B2 à B10.
Exemple concret : pour calculer la moyenne trimestrielle d'un élève, on écrit en H2 : =MOYENNE(B2:F2) où B2 à F2 contiennent les notes des 5 matières. Le résultat affiche la moyenne sur 20.
> **À RETENIR** : =MOYENNE(plage) calcule la moyenne arithmétique des valeurs d'une plage. Exemple : =MOYENNE(B2:F2) donne la moyenne des notes de B2 à F2.
### 4. La fonction RANG()
La fonction RANG() attribue un rang (un classement) à une valeur dans une liste de valeurs. Elle est très utilisée pour classer les élèves selon leurs moyennes.
Sa syntaxe est : =RANG(valeur; plage; ordre)
- « valeur » : la cellule contenant la valeur à classer.
- « plage » : la plage de cellules contenant toutes les valeurs à comparer.
- « ordre » : 0 ou omis pour un classement décroissant (la plus grande valeur obtient le rang 1) ; 1 pour un classement croissant (la plus petite valeur obtient le rang 1).
Exemple : =RANG(B2; $B$2:$B$20; 0) attribue le rang de la valeur en B2 parmi les valeurs de B2 à B20, en ordre décroissant.
Exemple concret : dans un tableau des moyennes de 15 élèves (moyennes en B2:B16), on écrit en C2 : =RANG(B2; $B$2:$B$16; 0) puis on recopie la formule vers le bas. La colonne C affiche le classement de chaque élève, de 1 (meilleure moyenne) à 15.
> **À RETENIR** : =RANG(valeur; plage; ordre) attribue un rang à une valeur dans une liste. Ordre 0 = décroissant (rang 1 pour la plus grande valeur), ordre 1 = croissant. Les $ dans la plage fixent la référence lors de la recopie.
### 5. La fonction SI()
La fonction SI() permet d'effectuer un test logique et d'afficher un résultat selon que le test est vrai ou faux.
Sa syntaxe est : =SI(test; valeur_si_vrai; valeur_si_faux)
- « test » : une condition logique (par exemple B2>=10).
- « valeur_si_vrai » : le résultat affiché si la condition est vraie.
- « valeur_si_faux » : le résultat affiché si la condition est fausse.
Exemple : =SI(B2>=10; "Admis"; "Ajourné") affiche « Admis » si la valeur en B2 est supérieure ou égale à 10, sinon affiche « Ajourné ».
Exemple concret : dans un bulletin de notes, pour mentionner la décision du conseil de classe, on écrit en I2 : =SI(MOYENNE(B2:F2)>=10; "Admis"; "Ajourné"). Si la moyenne est supérieure ou égale à 10, la cellule affiche « Admis », sinon « Ajourné ».
> **À RETENIR** : =SI(test; valeur_si_vrai; valeur_si_faux) affiche un résultat selon qu'une condition est vraie ou fausse. Exemple : =SI(B2>=10; "Admis"; "Ajourné").
### 6. La fonction NB.SI()
La fonction NB.SI() compte le nombre de cellules d'une plage qui satisfont à une condition donnée.
Sa syntaxe est : =NB.SI(plage; critère)
- « plage » : la plage de cellules à examiner.
- « critère » : la condition à vérifier (nombre, texte, expression).
Exemple : =NB.SI(B2:B20; ">=10") compte le nombre de cellules de B2 à B20 dont la valeur est supérieure ou égale à 10.
Exemple concret : dans un tableau des notes de 20 élèves, pour compter combien d'élèves ont une note supérieure ou égale à 10, on écrit : =NB.SI(B2:B21; ">=10"). Le résultat affiche le nombre d'élèves ayant la moyenne.
> **À RETENIR** : =NB.SI(plage; critère) compte les cellules d'une plage qui répondent à un critère. Exemple : =NB.SI(B2:B21; ">=10") compte les notes supérieures ou égales à 10.
### 7. La fonction SOMME.SI()
La fonction SOMME.SI() additionne les valeurs d'une plage qui répondent à une condition donnée.
Sa syntaxe est : =SOMME.SI(plage_critères; critère; plage_somme)
- « plage_critères » : la plage de cellules où l'on vérifie la condition.
- « critère » : la condition à vérifier.
- « plage_somme » : la plage de cellules à additionner si la condition est vraie.
Exemple : =SOMME.SI(A2:A20; "Yaoundé"; B2:B20) additionne les valeurs de B2 à B20 pour lesquelles la cellule correspondante en A2 à A20 contient « Yaoundé ».
Exemple concret : dans un tableau des ventes des représentants (ville en colonne A, montant en colonne B), pour calculer le total des ventes réalisées à Douala, on écrit : =SOMME.SI(A2:A50; "Douala"; B2:B50). Le résultat affiche la somme des montants des ventes à Douala.
> **À RETENIR** : =SOMME.SI(plage_critères; critère; plage_somme) additionne les valeurs d'une plage selon un critère. Exemple : =SOMME.SI(A2:A50; "Douala"; B2:B50) totalise les ventes de Douala.
## IV. Définition d'une zone d'impression
La zone d'impression est la partie de la feuille de calcul qui sera envoyée à l'imprimante. Par défaut, le tableur imprime toute la feuille, mais il est souvent préférable de définir une zone précise à imprimer, notamment pour les factures, les devis ou les bulletins de notes.
Pour définir une zone d'impression :
- Sélectionner la plage de cellules à imprimer (par exemple A1:H25).
- Dans Excel : menu « Mise en page » > « Zone d'impression » > « Définir ».
- Dans LibreOffice Calc : menu « Format » > « Zone d'impression » > « Définir ».
Une fois la zone définie, seule cette plage sera imprimée. Pour annuler la zone d'impression, on choisit « Supprimer la zone d'impression » dans le même menu.
Il est également possible d'ajuster les paramètres d'impression :
- **Orientation** : portrait (vertical) ou paysage (horizontal). Pour un tableau large, on choisit le paysage.
- **Échelle** : réduire ou agrandir la taille d'impression (par exemple « Ajuster à 1 page »).
- **Marges** : définir les espacements entre le texte et les bords de la page.
- **En-têtes et pieds de page** : ajouter des informations comme le nom du document, la date, le numéro de page.
Pour visualiser le résultat avant impression, on utilise l'aperçu avant impression (menu « Fichier » > « Aperçu » ou « Imprimer »). Cela permet de vérifier que la zone définie est correcte et que la mise en page est satisfaisante.
> **À RETENIR** : La zone d'impression est la plage de cellules qui sera imprimée. On la définit en sélectionnant la plage puis en choisissant « Zone d'impression » > « Définir ». L'aperçu avant impression permet de vérifier le rendu.
## V. Production et reproduction d'une facture, d'un devis, d'un bulletin de paie ou de notes
La production de documents professionnels est l'application pratique la plus importante du tableur. Nous allons détailler la création d'une facture, d'un devis, d'un bulletin de paie et d'un relevé de notes.
### 1. Production d'une facture
Une facture est un document commercial qui récapitule les produits ou services vendus, leurs quantités, leurs prix et le montant total à payer.
Étapes de création d'une facture :
- **Étape 1** : Créer l'en-tête de la facture. Fusionner les cellules A1:H1 et saisir « FACTURE » en gras, taille 16. Fusionner A2:H2 et saisir le nom de l'entreprise, son adresse, son téléphone.
- **Étape 2** : Saisir les informations du client. En A4, saisir « Client : », en A5 le nom du client, en A6 son adresse.
- **Étape 3** : Saisir les informations de la facture. En D4, « N° Facture : », en D5 « Date : », en D6 « Échéance : ».
- **Étape 4** : Créer le tableau des articles. En ligne 8, saisir les en-têtes : A8 « Désignation », B8 « Quantité », C8 « Prix unitaire », D8 « Montant ». Appliquer des bordures à la plage A8:D8 et mettre les en-têtes en gras.
- **Étape 5** : Saisir les articles à partir de la ligne 9. Pour chaque ligne, saisir la désignation, la quantité et le prix unitaire. Dans la colonne D, calculer le montant avec la formule =PRODUIT(B9;C9).
- **Étape 6** : Calculer le total. En D15, saisir « TOTAL » et en E15 la formule =SOMME(D9:D14). Appliquer une bordure épaisse autour du total.
- **Étape 7** : Mettre en forme : bordures sur tout le tableau, retour automatique à la ligne pour la colonne Désignation, orientation du texte pour les en-têtes si nécessaire.
- **Étape 8** : Définir la zone d'impression (A1:H20) et lancer l'aperçu avant impression.
> **À RETENIR** : Une facture contient l'en-tête de l'entreprise, les informations du client, le détail des articles (désignation, quantité, prix unitaire, montant) et le total. Le montant de chaque ligne se calcule avec =PRODUIT(quantité; prix) et le total avec =SOMME(plage des montants).
### 2. Production d'un devis
Un devis est un document qui estime le coût d'un travail ou d'une fourniture avant la commande. Il est très proche de la facture dans sa structure.
Étapes de création d'un devis :
- **Étape 1** : Reprendre la même structure que la facture, mais remplacer le titre « FACTURE » par « DEVIS ».
- **Étape 2** : Ajouter une colonne « Remise » si nécessaire. Par exemple, une remise de 10 % sur le total.
- **Étape 3** : Calculer le total avant remise avec =SOMME(D9:D14).
- **Étape 4** : Calculer la remise avec =PRODUIT(total; 0,10) ou =total*10/100.
- **Étape 5** : Calculer le total net avec =total - remise.
- **Étape 6** : Ajouter la mention « Devis valable 30 jours » et la signature du client pour acceptation.
Exemple concret : le total des prestations est de 150 000 FCFA. La remise de 10 % est de 15 000 FCFA. Le total net à payer est de 135 000 FCFA. Les formules utilisées sont : =SOMME(D9:D14) pour le total, =PRODUIT(D15;0,1) pour la remise, =D15-D16 pour le total net.
> **À RETENIR** : Un devis est une estimation des coûts avant une commande. Il comprend le détail des prestations, le total, les éventuelles remises et le total net. La remise se calcule avec =PRODUIT(total; taux) et le total net avec =total - remise.
### 3. Production d'un bulletin de paie
Un bulletin de paie est un document remis à chaque employé qui détaille son salaire brut, les cotisations sociales et le salaire net à payer.
Étapes de création d'un bulletin de paie :
- **Étape 1** : Créer l'en-tête avec le nom de l'entreprise, l'adresse, et le titre « BULLETIN DE PAIE ».
- **Étape 2** : Saisir les informations de l'employé : nom, prénom, matricule, poste, période.
- **Étape 3** : Créer le tableau des éléments du salaire :
- Salaire de base (par exemple 100 000 FCFA)
- Primes (prime de transport, prime de logement, etc.)
- Salaire brut = somme du salaire de base et des primes.
- **Étape 4** : Calculer les cotisations sociales (CNPS au Cameroun) :
- Pension vieillesse : 4 % du salaire brut
- Prestations familiales : 7 % du salaire brut (part employeur, mais souvent déduite)
- Autres cotisations selon la législation.
- **Étape 5** : Calculer le salaire net = salaire brut - total des cotisations.
Exemple concret : un employé a un salaire de base de 100 000 FCFA et une prime de transport de 15 000 FCFA. Le salaire brut est =SOMME(B5:B6) soit 115 000 FCFA. La pension vieillesse est =PRODUIT(B7;0,04) soit 4 600 FCFA. Les prestations familiales sont =PRODUIT(B7;0,07) soit 8 050 FCFA. Le total des cotisations est =SOMME(B9:B10) soit 12 650 FCFA. Le salaire net est =B7-B11 soit 102 350 FCFA.
> **À RETENIR** : Un bulletin de paie comprend le salaire de base, les primes, le salaire brut, les cotisations sociales et le salaire net. Le salaire brut = SOMME(salaire de base; primes). Le salaire net = salaire brut - total des cotisations.
### 4. Production d'un relevé de notes
Un relevé de notes est un document qui présente les notes d'un élève ou d'une classe pour une période donnée.
Étapes de création d'un relevé de notes :
- **Étape 1** : Créer le titre « RELEVÉ DE NOTES » en fusionnant les cellules A1:H1.
- **Étape 2** : Saisir les informations : établissement, classe, trimestre, année scolaire.
- **Étape 3** : Créer le tableau avec les colonnes : N° (numéro), Nom et prénom, puis une colonne par matière (Français, Anglais, Maths, Histoire-Géo, etc.), puis Moyenne, Rang, Mention.
- **Étape 4** : Saisir les notes de chaque élève pour chaque matière.
- **Étape 5** : Calculer la moyenne de chaque élève avec =MOYENNE(C2:G2) si les notes sont en C2 à G2.
- **Étape 6** : Calculer le rang avec =RANG(H2; $H$2:$H$21; 0) où H contient les moyennes.
- **Étape 7** : Calculer la mention avec =SI(H2>=16; "Très Bien"; SI(H2>=14; "Bien"; SI(H2>=12; "Assez Bien"; SI(H2>=10; "Passable"; "Ajourné")))).
- **Étape 8** : Calculer les statistiques de la classe : moyenne de la classe =MOYENNE(H2:H21), nombre d'admis =NB.SI(H2:H21; ">=10"), taux de réussite =NB.SI(H2:H21; ">=10")/NBVAL(H2:H21)*100.
- **Étape 9** : Mettre en forme : bordures, fusion des cellules pour le titre, orientation du texte pour les matières, retour automatique à la ligne.
- **Étape 10** : Définir la zone d'impression et imprimer.
> **À RETENIR** : Un relevé de notes comprend les notes par matière, la moyenne (=MOYENNE), le rang (=RANG), la mention (=SI imbriqués). Les statistiques de classe utilisent NB.SI pour compter les admis et MOYENNE pour la moyenne générale.
## Conclusion
La production d'une feuille de calcul avec un tableur est une compétence fondamentale pour tout élève de Terminale littéraire. Ce chapitre a permis de découvrir les principaux tableurs (Excel, LibreOffice Calc, Google Sheets), les techniques de mise en forme (bordures, fusion, orientation du texte, retour à la ligne), les fonctions essentielles de calcul (SOMME, PRODUIT, MOYENNE, RANG, SI, NB.SI, SOMME.SI), la définition d'une zone d'impression et la production de documents professionnels concrets (facture, devis, bulletin de paie, relevé de notes).
La maîtrise de ces outils ouvre de nombreuses perspectives, tant dans la vie académique que professionnelle. Elle permet de gérer efficacement des données, d'automatiser des calculs et de produire des documents clairs et professionnels. Il est recommandé de s'exercer régulièrement sur des cas concrets, en utilisant les fonctions et les techniques de mise en forme présentées dans ce chapitre, afin d'acquérir une réelle aisance avec le tableur.
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