Chapitre 13
The Skeletal system
Lecture : 19 minQuiz de 12 questions
# The Skeletal system
## Objectifs et prérequis
**Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l'élève sera capable de :
- Définir le système squelettique et distinguer ses deux divisions principales (axiale et appendiculaire).
- Décrire la structure du plan pentadactyle des membres et expliquer ses fonctions.
- Identifier les types de joints, leur localisation et leurs fonctions.
- Expliquer l'intégration des concepts de génétique et de biotechnologie moderne dans l'étude du système squelettique.
- Analyser les mouvements de l'articulation du coude.
- Décrire les fractures, entorses et luxations, ainsi que les déformations posturales (scoliose, cyphose, lordose).
- Appliquer les connaissances à des situations concrètes à travers des exercices corrigés.
**Prérequis** : Connaissances de base en biologie cellulaire (types de tissus, notamment osseux et conjonctif), en anatomie générale (localisation des principaux os), et en génétique mendélienne (hérédité des traits).
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## Introduction
Le système squelettique humain constitue le cadre rigide qui soutient le corps, protège les organes vitaux, permet le mouvement grâce à ses articulations, participe à la production des cellules sanguines et stocke des minéraux comme le calcium et le phosphore. Chez l'être humain adulte, il comporte 206 os, organisés en deux divisions principales : le squelette axial et le squelette appendiculaire. Ce chapitre explore en détail sa structure, ses fonctions, les articulations qui permettent le mouvement, les pathologies courantes liées au mouvement ou à la posture, et établit des liens avec la génétique et la biotechnologie moderne, notamment dans le contexte du dépistage, du diagnostic et du traitement des troubles squelettiques.
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## I. The skeletal system: Notion, types. Structure and main divisions (axial and appendicular) of the human skeleton.
### Notion et types
Le système squelettique est l'ensemble des os, des cartilages, des ligaments et des articulations qui forment le cadre du corps humain. Il existe deux types principaux de tissus squelettiques : l'os compact et l'os spongieux (ou trabéculaire). L'os compact forme la couche externe dense et résistante, tandis que l'os spongieux, situé à l'intérieur, est plus léger et contient la moelle osseuse.
> **Définition** : Le système squelettique est l'ensemble des structures dures (os et cartilages) qui assurent le soutien mécanique, la protection, le mouvement, l'hématopoïèse et le stockage minéral.
### Structure et divisions principales
Le squelette humain se divise en deux parties :
- **Squelette axial** : forme l'axe central du corps. Il comprend le crâne (22 os), la colonne vertébrale (24 vertèbres + sacrum + coccyx), la cage thoracique (24 côtes et 1 sternum).
- **Squelette appendiculaire** : comprend les membres et leurs ceintures. Il inclut la ceinture scapulaire (2 clavicules, 2 omoplates), les membres supérieurs (60 os), la ceinture pelvienne (2 os coxaux), et les membres inférieurs (60 os).
> **Règle** : Le squelette axial protège les organes vitaux (cerveau, moelle épinière, cœur, poumons) ; le squelette appendiculaire permet le mouvement et la locomotion.
### Exemple résolu : Comptage des os
**Question** : Combien d'os forment le squelette axial chez l'adulte ?
**Solution** :
- Crâne : 22 os (8 crâniens + 14 faciaux)
- Colonne vertébrale : 24 vertèbres + 1 sacrum + 1 coccyx = 26
- Cage thoracique : 24 côtes + 1 sternum = 25
Total axial = 22 + 26 + 25 = **73 os**
**Exercice** : Calculer le nombre d'os du squelette appendiculaire sachant que le total est de 206.
**Correction** : 206 - 73 = **133 os**
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## II. The pentadactyl limb plan and Functions of the human skeletal system.
### Le plan pentadactyle
Le plan pentadactyle (du grec *penta* = cinq, *daktylos* = doigt) est un schéma évolutif commun aux vertébrés tétrapodes, caractérisé par un membre comportant un os proximal unique (fémur/humérus), deux os distaux (tibia/péroné ou radius/ulna), puis un groupe d'os du carpien/tarsien, des métacarpiens/métatarsiens, et enfin cinq doigts (phalanges).
> **Définition** : Le plan pentadactyle est l'organisation structurale commune des membres des vertébrés tétrapodes, basée sur un schéma d'un os proximal, deux os moyens, puis des éléments distaux en cinq rayons.
### Fonctions du système squelettique
1. **Soutien** : maintient la forme du corps.
2. **Protection** : le crâne protège le cerveau, la cage thoracique protège le cœur et les poumons.
3. **Mouvement** : les os servent de leviers actionnés par les muscles.
4. **Hématopoïèse** : production des cellules sanguines dans la moelle rouge (os spongieux des vertèbres, sternum, côtes, bassin).
5. **Stockage minéral** : réserve de calcium et de phosphore dans la matrice osseuse.
6. **Équilibre électrolytique** : libération ou capture d'ions selon les besoins métaboliques.
> **Règle** : La moelle rouge se trouve principalement dans les os plats et irréguliers du squelette axial (sternum, vertèbres, côtes, bassin).
### Exemple résolu : Fonction hématopoïétique
**Question** : Pourquoi la moelle rouge est-elle plus abondante dans le sternum que dans le fémur chez l'adulte ?
**Solution** : Chez l'adulte, la moelle rouge se concentre dans les os axiaux (sternum, vertèbres, bassin) où la production sanguine est essentielle. Dans les os longs comme le fémur, la moelle jaune (adipeuse) prédomine, sauf en cas de besoin accru (hémorragie, altitude).
**Exercice** : Citer deux os où la moelle rouge persiste chez l'adulte et expliquer pourquoi.
**Correction** : Sternum et vertèbres. Parce qu'ils sont des os plats/irregulars du squelette axial, réservés à l'hématopoïèse permanente.
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## III. Notion, types, location and functions of joints.
### Notion
Une articulation (ou joint) est la jonction entre deux ou plusieurs os, permettant un certain degré de mouvement tout en assurant la stabilité.
> **Définition** : Une articulation est une structure qui unit deux ou plusieurs os tout en permettant un mouvement contrôlé ou en assurant une fixation stable.
### Types de joints (classification selon le mouvement)
1. **Joints fibreux (immobiles)** : os liés par du tissu conjonctif fibreux. Exemple : sutures du crâne.
2. **Joints cartilagineux (légèrement mobiles)** : os liés par du cartilage. Exemple : symphyse pubienne, disques intervertébraux.
3. **Joints synoviaux (mobiles)** : présence d'une cavité articulaire remplie de liquide synovial, d'une capsule articulaire et de ligaments. Ce sont les plus fréquents chez l'humain.
### Sous-types des joints synoviaux (6 types principaux)
| Type | Mouvement permis | Exemple |
|------|------------------|---------|
| En glissement (plan) | Mouvement plat | Articulations intercarpiennes |
| En charnière (hinge) | Flexion-extension | Coude, genou |
| Pivot | Rotation | Atlas-axis (C1-C2) |
| Condyloïde | Flexion-extension, abduction-adduction | Métacarpo-phalangienne du pouce |
| En selle | Mouvement complexe | Articulation carpométacarpienne du pouce |
| En rotule (ball-and-socket) | Tous les mouvements | Épaule, hanche |
> **Règle** : Les joints synoviaux permettent le plus grand degré de mobilité grâce au liquide synovial qui réduit la friction et nourrit le cartilage articulaire.
### Localisation et fonctions
- **Coude** : joint charnière (huméro-ulnaire) → flexion/extension du bras.
- **Genou** : joint charnière modifié (fémoro-tibial) → flexion/extension, légère rotation.
- **Épaule** : joint en rotule → grande amplitude (abduction, adduction, rotation, circumduction).
- **Hanche** : joint en rotule → soutien du poids, marche, course.
- **Colonne vertébrale** : joints cartilagineux (disques) + joints synoviaux (apophysaires) → flexion, extension, flexion latérale, rotation.
- **Main** : joints condyloïdes et en selle → préhension fine.
> **Règle** : La stabilité d'une articulation dépend de la congruence des surfaces articulaires, de la force des ligaments et du tonus musculaire.
### Exemple résolu : Identifier le type d'articulation
**Question** : Quel type d'articulation est l'articulation du genou ?
**Solution** : Le genou est principalement un joint charnière (entre fémur et tibia), bien qu'il permette une légère rotation lorsqu'il est fléchi → donc classé comme joint charnière modifié.
**Exercice** : Classer l'articulation entre le radius et l'ulna au niveau du poignet.
**Correction** : Joint en glissement (articulation radio-carpienne) → permet les mouvements de flexion/extension et d'abduction/adduction de la main.
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## IV. Genetics and Modern Biotechnology (Integration)
L'étude du système squelettique bénéficie fortement des avancées en génétique et en biotechnologie. De nombreuses maladies osseuses ont une origine génétique, et les outils modernes permettent leur détection, leur compréhension et parfois leur traitement.
### Intégration génétique
- **Maladies monogéniques** : certaines dysplasies squelettiques résultent de mutations dans un seul gène.
- Exemple : l'achondroplasie (nanisme disproportionné) est causée par une mutation du gène *FGFR3* (récepteur du facteur de croissance des fibroblastes 3).
- Hérédité : autosomique dominante.
- **Maladies multifactoriels** : l'ostéoporose résulte d'une combinaison de facteurs génétiques (variants dans les gènes *VDR*, *COL1A1*, *LRP5*) et environnementaux (alimentation, activité physique, âge).
- **Épigénétique** : des facteurs comme la nutrition maternelle peuvent influencer la méthylation de l'ADN et affecter la densité osseuse du descendant.
### Biotechnologie moderne
- **Tests génétiques** : dépistage prénatal ou néonatal des mutations (*FGFR3* pour l'achondroplasie, *COL2A1* pour la dysplasie squelettique).
- **Thérapie génique** : en expérimentation pour certaines ostéogenèses imparfaites (mutations du collagène de type I).
- **Biomarqueurs** : mesure des niveaux de PINP (propeptide N-terminal du procollagène de type I) ou de CTX (telopeptide C-terminal) pour évaluer le turnover osseux.
- **Imagerie avancée** : IRM et scanner associés à l'analyse de données génétiques pour prédire le risque de scoliose évolutive.
- **Impression 3D** : fabrication de prothèses osseuses personnalisées à partir de scans et de données génétiques sur la densité osseuse.
> **Règle** : La pénétrance et l'expressivité des gènes squelettiques peuvent varier selon l'âge, le sexe et les facteurs environnementaux.
### Exemple résolu : Calcul de risque génétique
**Question** : Un couple où la mère est atteinte d'achondroplasie (heterozygote, *Aa*) et le père est sain (*aa*) souhaite avoir un enfant. Quelle est la probabilité d'avoir un enfant atteint ?
**Solution** :
- Génotypes parents : *Aa* × *aa*
- Croix de Mendel :
- Gamètes mère : A ou a (50% chacun)
- Gamètes père : a seulement
- Génotypes possibles : *Aa* (50%), *aa* (50%)
- Phénotype atteint : *Aa* (dominant)
→ Probabilité = **50%**
**Exercice** : Deux parents sains ont un enfant atteint d'achondroplasie. Quelle est la probabilité que leur prochain enfant soit également atteint ?
**Correction** : Puisque l'enfant est atteint (*Aa*) et que les parents sont sains, ils doivent tous deux être hétérozygotes (*Aa* chacun, mais phénotype sain seulement si récessif ? Attendre : l'achondroplasie est dominante → un enfant atteint implique qu'au moins un parent porte l'allèle mutant. Donc si l'enfant est atteint (*Aa*) et que les parents sont phénotypiquement sains, c'est impossible sauf si nouvelle mutation. Donc probabilité = 0% sauf mutation de novo. Mais en génétique mendélienne standard : si l'enfant est atteint d'une maladie dominante et que les parents sont sains → contradiction sauf mutation de novo. Donc réponse : **0%** (en supposant aucune mutation de novo).
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## V. Genetics and Modern Biotechnology (Evaluation)
Cette section évalue la compréhension des liens entre génétique, biotechnologie et système squelettique à travers des questions d'application.
### Question 1
Une femme atteinte d'ostéogenèse imparfaite type II (léthale périnatale) provient d'une mutation *de novo* dans le gène *COL1A1*. Son partenaire est sain. Quel est le risque pour leurs enfants ?
**Réponse** : L'ostéogenèse imparfaite type II est généralement dominante avec pénétrance complète. Cependant, les formes létales ne sont pas transmises car les individus ne survivent pas à la naissance. Donc risque = **0%** pour une transmission héréditaire. Mais risque de *de novo* dans chaque grossesse ≈ faible mais non nul (estimé à 10⁻⁵ à 10⁻⁶ par gamète).
### Question 2
Un test génétique prénatal révèle une homozygotie pour l'allèle mutant de *FGFR3* chez un fœtus. Quel est le pronostic ?
**Réponse** : L'homozygotie pour *FGFR3* (achondroplasie homozygote) est généralement létale peu après la naissance en raison de sévères complications respiratoires. Pronostic : **mortalité néonatale élevée**.
### Question 3
Comment la biotechnologie peut-elle aider dans le suivi de l'ostéoporose post-ménopausique ?
**Réponse** : Par la mesure des biomarqueurs de turnover osseux (comme le CTX pour la résorption, le PINP pour la formation) et par l'absorptiométrie à rayons X double énergie (DXA) couplée à l'analyse de polygenic risk scores dérivés de GWAS.
> **À retenir** : Les tests génétiques ne remplacent pas l'évaluation clinique mais l'orientent, notamment dans les formes familiales ou précoces de maladies squelettiques.
### Exercice d'évaluation
**Question** : Un enfant présente une scoliose idiopathique juvénile. Aucun antécédent familial connu. Une analyse génétique révèle un variant d'intérêt dans le gène *LBX1*. Que peut-on conclure ?
**Correction** : Le gène *LBX1* est associé à une susceptibilité accrue à la scoliose idiopathique. Cependant, la présence d'un variant ne confirme pas la causalité à elle seule. Cela suggère une **predisposition génétique**, nécessitant un suivi étroit et possiblement une étude de ségrégation familiale.
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## VI. Genetics and Modern Biotechnology Remedial work.
Cette section propose des exercices de renforcement pour consolider les concepts intégrés.
### Exercice 1
**Question** : Expliquer pourquoi deux frères et sœurs peuvent présenter des phénotypes différents pour un trait squelettique héréditaire (ex. : densité osseuse) malgré le même génotype au locus *VDR*.
**Correction** : Même génotype ne garantit pas même phénotype en raison de :
- L'épigénétique (différences de méthylation ou d'acétylation des histones).
- L'environnement (apport en calcium, vitamine D, activité physique).
- Le hasard dans l'expression génique (bruit transcriptionnel).
- L'âge d'expression (certains gènes s'activent plus tard).
### Exercice 2
**Question** : Un test de dépistage néonatal montre une élévation de la phosphatase alcaline osseuse. Que suggère cela ?
**Correction** : Une élévation peut indiquer un turnover osseux accru, observé dans :
- Le rachitisme (carence en vitamine D).
- L'ostéopénie prématurée.
- Certaines formes d'ostéogenèse imparfaite.
- Une croissance rapide normale (chez le nourrisson).
→ À interpréter avec le contexte clinique et d'autres marqueurs (calcium, phosphore, PTH).
### Exercice 3
**Question** : Comment la CRISPR-Cas9 pourrait-elle être utilisée pour traiter une forme familiale d'ostéoporose liée à une mutation promoteur du gène *LRP5* ?
**Correction** : En utilisant un système CRISPR-Cas9 pour corriger la mutation ponctuelle dans la région promoteur de *LRP5* dans des cellules souches mésenchymateuses ex vivo, puis en les réimplantant après différenciation en ostéoblastes. Alternativement, une approche in vivo avec vecteurs AAV ciblant les ostéoblastes est en étude.
> **À retenir** : La thérapie génique squelettique reste expérimentale mais prometteuse pour les maladies monogéniques sévères.
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## VII. Movement of the elbow joint
Le coude est une articulation charnière formée par l'humérus, le radius et l'ulna. Il permet principalement la flexion et l'extension du bras.
### Structure
- **Articulation huméro-ulnaire** : trochlée de l'humérus avec la trochlée ulnaire → charnière principale.
- **Articulation huméro-radiale** : capitulum de l'humérus avec la tête radiale → permet aussi la rotation (en combinaison avec l'articulation radio-ulnaire proximale).
- **Articulation radio-ulnaire proximale** : permet la pronation et la supination du radius autour de l'ulna.
> **Définition** : Le coude est une articulation charnière modifiée qui permet la flexion/extension du bras et, grâce aux articulations radio-ulnaires, la pronation/supination de l'avant-bras.
### Mouvement
- **Flexion** : diminution de l'angle entre le bras et l'avant-bras (ex. : ramener la main vers l'épaule). Muscles principaux : biceps brachial, brachial, brachioradial.
- **Extension** : augmentation de l'angle (ex. : tendre le bras). Muscle principal : triceps brachial.
- **Pronation** : rotation de l'avant-bras pour que la paume regarde vers le bas. Muscle principal : pronateur rond, pronateur carré.
- **Supination** : rotation pour que la paume regarde vers le haut. Muscle principal : biceps brachial (fléchisseur fort), supinateur.
> **Règle** : La stabilité du coude dépend du ligament collatéral ulnaire (interne) et du ligament collatéral radial (externe), ainsi que de la congruence des surfaces articulaires.
### Exemple résolu : Analyse du mouvement
**Question** : Quel mouvement permet de porter une assiette à la bouche en gardant le coude près du corps ?
**Solution** : Flexion du coude (biceps brachial) + supination légère de l'avant-bras pour orienter la paume vers le haut.
**Exercice** : Lors d'un lancer de balle, quels mouvements du coude se produisent pendant la phase d'accélération ?
**Correction** : Extension rapide du coude (triceps brachial) accompagnée d'une légère pronation pour orienter la main vers la cible.
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## VIII. Fractures, Sprains, Dislocation. Posture and deformities (scoliosis, kyphosis and lordosis)
### Fractures
Une fracture est une interruption de la continuité de l'os.
#### Types
- **Fermée** : pas de plaie cutanée.
- **Ouverte** : l'os perce la peau → risque d'infection.
- **Complète** : l'os est séparé en deux ou plusieurs fragments.
- **Incomplète** : fissure sans séparation complète (ex. : fissure de fatigue).
- **Par écrasement** : os comprimé (ex. : vertèbre en ostéoporose).
- **En vertèbre de greenstick** : caractéristique des enfants (os pliés mais pas cassés complètement).
> **Règle** : La consolidation osseuse passe par les étapes : hématome → callus mou (fibro-cartilagineux) → callus dur (os tissé) → remodélisation (os lamellaire).
#### Exemple résolu : Temps de consolidation
**Question** : Une fracture du fémur chez un adulte met environ 3 à 6 mois pour consolider. Pourquoi plus longtemps qu'une fracture du radius ?
**Solution** : Le fémur subit des charges mécaniques plus importantes, a une moindre irrigation relative dans sa diaphyse, et possède une plus grande masse osseuse à reconstituer → ralentit la phase de callus dur et de remodélisation.
**Exercice** : Citer un facteur qui ralentit la consolidation osseuse.
**Correction** : Le tabagisme (réduit l'ostéogenèse), le diabète mal contrôlé, l'utilisation de AINS (inhibent la cyclooxygénase), ou un mauvais apport en vitamine D/calcium.
### Entorses (Sprains)
Une entorse est l'étirement ou la déchirure d'un ligament.
#### Degré
- **Grade I** : étirement léger, douleur modérée, pas d'instabilité.
- **Grade II** : rupture partielle, douleur, gonflement, instabilité légère.
- **Grade III** : rupture complète, instabilité importante, souvent nécessite une chirurgie.
> **Règle** : Le protocole RICE (Repos, Glace, Compression, Élévation) est efficace pour les entorses de grade I et II.
#### Exemple résolu : Entorse de la cheville
**Question** : Un joueur se tord la cheville en atterrissant mal. Il ressent une douleur latérale, un gonflement, mais peut marcher avec difficulté. Quel est le degré probable ?
**Solution** : Douleur latérale → atteinte du ligament collatéral externe. Gonflement + douleur à la marche mais pas d'instabilité totale → **Grade II**.
**Exercice** : Pourquoi une entorse du genou est-elle plus grave qu'une entorse du poignet ?
**Correction** : Le genou supporte le poids du corps et est crucial pour la locomotion ; ses ligaments (LCA, LCPP) sont essentiels à la stabilité articulaire. Une rupture du LCA entraîne souvent une instabilité fonctionnelle sévère nécessitant une reconstruction.
### Luxation (Dislocation)
Une luxation est le déplacement complet des surfaces articulaires hors de leur articulation normale.
#### Exemple fréquent : Luxation de l'épaule
- Le plus souvent antérieure (tête humérale sous la glène).
- Causée par un choc ou une chute sur le bras abducté et en rotation externe.
- Risque de lésion du nerf axillaire ou de l'artère humérale circonflexe.
- Après réduction, risque de récidive élevé chez les jeunes (<25 ans) → souvent nécessite une chirurgie de stabilisation (ex. : procédure de Bankart).
> **Règle** : Une luxation antérieure de l'épaule est souvent associée à une lésion de Bankart (détachement du labrum glénoïdien).
#### Exemple résolu : Gestion post-luxation
**Question** : Après réduction d'une luxation antérieure de l'épaule, pourquoi immobiliser le bras en adducté et en rotation interne pendant 3 semaines ?
**Solution** : Cette position réduit la tension sur le ligament gléno-huméral inférieur et favorise la cicatrisation du labrum et de la capsule antérieure.
**Exercice** : Pourquoi éviter l'immobilisation prolongée après une luxation ?
**Correction** : Risque de raideur articulaire (capsulite rétractile), d'atrophie musculaire, et de perte de proprioception. La rééducation précoce (sous surveillance) est essentielle.
### Posture et déformations
#### Scoliose
Déviation latérale de la colonne vertébrale associée à une rotation des vertèbres (gibbosité).
- **Idiopathique** : cause inconnue (80% des cas), fréquente chez les adolescents filles.
- **Congénitale** : malformation vertébrale présente à la naissance.
- **Neuromusculaire** : secondaire à une maladie neurologique ou musculaire (ex. : paralysie cérébrale).
> **Règle** : Un angle de Cobb > 10° définit une scoliose ; > 25° nécessite souvent un corset ; > 45-50° peut nécessiter une chirurgie de fusion vertébrale.
#### Kyphose
Exagération de la courbure thoracique vers l'arrière (dos rond).
- **Physiologique** : courbure thoracique normale (20-45°).
- **Pathologique** : > 45-50° → hyperkyphose.
- Causes : mauvaise posture, maladie de Scheuermann, ostéoporose (tassement vertébral), rachitisme.
#### Lordose
Exagération de la courbure lombaire vers l'avant (creux lombaire accentué).
- **Physiologique** : courbure lombaire normale (20-35°).
- **Pathologique** : hyperlordose.
- Causes : obésité abdominale, hypertonie des fléchisseurs de la hanche, spondylolisthésis, port de talons hauts.
> **Règle** : L'équilibre sagittal du tronc dépend de l'harmonie entre lordose lombaire, cyphose thoracique et lordose cervicale. Un déséquilibre entraîne des douleurs lombaires et une fatigue musculaire.
#### Exemple résolu : Évaluation de la scoliose
**Question** : Un adolescent présente une asymétrie des omoplates en flexion antérieure du tronc. Le test d'Adams révèle une bosse costale droite de 2 cm. Quel est l'angle de Cobb estimé ?
**Solution** : Une bosse de 2 cm correspond approximativement à un angle de Cobb de **20°** (règle empirique : 1 cm ≈ 10° chez l'adolescent).
**Exercice** : Pourquoi la scoliose idiopathique est-elle plus fréquente et plus évolutive chez les filles adolescentes ?
**Correction** : Hypothèses : différences de croissance osseuse, influence des hormones sexuelles (œstrogènes sur la matrice osseuse), moindre force musculaire du tronc, ou différences dans la sensibilité mécanique de la colonne vertébrale.
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## Synthèse du chapitre
- Le système squelettique se divise en squelette axial (protection) et appendiculaire (mouvement).
- Le plan pentadactyle est un modèle évolutif conservé chez les tétrapodes.
- Les articulations permettent le mouvement : fibreux (fixes), cartilagineux (légèrement mobiles), synoviaux (mobiles, 6 types).
- La génétique explique certaines maladies squelettiques (ex. : *FGFR3* pour l'achondroplasie) ; la biotechnologie permet le dépistage, le suivi et des thérapies émergentes.
- Le coude est une articulation charnière modifiée permettant flexion/extension et pronation/supination.
- Les fractures, entorses et luxations sont des traumatismes courants nécessitant une prise en charge adaptée.
- La scoliose, la kyphose et la lordose sont des déformations posturales évaluées par l'angle de Cobb ou des mesures cliniques.
- L'équilibre postural dépend de l'intégrité structurale, musculaire et neurologique du rachis.
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## Glossaire
- **Axial** : relatif à l'axe central du corps (crâne, colonne vertébrale, cage thoracique).
- **Appendiculaire** : relatif aux membres et à leurs ceintures.
- **Plan pentadactyle** : schéma évolutif des membres avec un os proximal, deux os moyens et cinq doigts.
- **Articulation synoviale** : jointure avec cavité articulaire, liquide synovial et capsule permettant un mouvement libre.
- **Angle de Cobb** : mesure radiographique de la déviation vertébrale dans la scoliose ou la cyphose.
- **Scoliose** : déviation latérale de la colonne vertébrale associée à une rotation.
- **Kyphose** : exagération vers l'arrière de la courbure thoracique.
- **Lordose** : exagération vers l'avant de la courbure lombaire.
- **Fracture** : interruption de la continuité de l'os.
- **Entorse** : étirement ou déchirure d'un ligament.
- **Luxation** : déplacement complet des surfaces articulaires.
- **Callus** : tissu de réparation formé lors de la consolidation d'une fracture.
- **Hérédité autosomique dominante** : mode de transmission où un seul allèle mutant suffit à exprimer le phénotype.
Quiz du chapitre
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