Chapitre 5
5-COMMUNICATION ET TIC
Lecture : 27 minQuiz de 12 questions
# 5-COMMUNICATION ET TIC
## Objectifs et prérequis
This chapter aims to develop students’ ability to understand, analyze, and produce texts related to Information and Communication Technologies (ICT) in French, while reinforcing grammatical accuracy, lexical precision, and literary analysis skills. Students will engage with authentic passages on television, internet, radio, and telephone as media of communication, applying complex sentence structures, infinitive modes, and argumentative strategies. They will also explore poetic forms, metrics, rhyme, and figurative language through close reading of Francophone poetry. Prerequisites include solid foundation in French grammar (simple and compound sentences, verb tenses), basic vocabulary related to media and technology, and familiarity with poetic devices from earlier levels.
## Introduction
The theme “Communication and ICT” integrates linguistic, grammatical, and literary competencies through the study of modern media as both subject and tool of communication. In Cameroon’s Anglophone Francophone Intensive curriculum, this chapter reflects the reality of digital transformation in education and society, where students encounter television, internet, radio, and telephone not only as technologies but as cultural and linguistic vectors. Each lesson builds progressively: from identifying lexical fields tied to ICT, to mastering complex syntactic structures (especially subordination), to refining argumentative expression (justifying, conceding, persuading), and finally to analyzing poetic form and imagery. The curriculum emphasizes Cameroonian and African contexts—such as the role of CRTV, community radio, mobile telephony growth, and Francophone African poets—to ensure relevance and critical engagement. Students are expected to produce written and oral arguments, translate short texts, and analyze poetic form with precision.
## I. Lecture: Lecture de passage portant sur les techniques d’information et de communication de la télévision
### Contexte
This lesson introduces students to televised media as a dominant ICT in Cameroon, focusing on the evolution of television broadcasting since independence, the role of Cameroon Radio Television (CRTV), and the impact of satellite and digital TV on information dissemination. The passage likely describes how television functions as a tool for national unity, education, and propaganda, referencing historical milestones such as the launch of CRTV in 1987 or the transition to digital broadcasting in the 2010s.
### Définitions et faits clés
> La télévision est un moyen de communication de masse qui transmet des images et du son par ondes hertziennes, câble ou satellite, permettant la diffusion en temps réel d’informations, de divertissement et d’éducation.
> La CRTV (Cameroon Radio Television) est l’entreprise publique nationale de radiodiffusion et de télévision, créée en 1987 par fusion de la Radio Cameroon et de la Cameroon Television.
> La télévision numérique terrestre (TNT) est une technologie de diffusion qui remplace l’analogique, offrant meilleure qualité d’image et plus de chaînes, déployée au Cameroun à partir de 2015 dans le cadre de la migration vers le numérique décidé par l’UIT.
### Causes et conséquences
The shift from analog to digital television was driven by the need for spectrum efficiency, improved signal quality, and alignment with international standards set by the International Telecommunication Union (ITU). Consequences include greater access to educational channels (e.g., CRTV Educative), increased private investment in media, and challenges for rural populations lacking digital receivers or electricity.
### Exemples concrets
- In Cameroon, CRTV broadcasts national news in French and English, alongside local language programmes in regions like the Far North and East.
- Educational programmes such as “École à la Télé” were launched during school closures due to pandemics or conflicts.
- African examples: South Africa’s SABC, Nigeria’s NTA, and Kenya’s KBC illustrate varied models of public service broadcasting.
### Vocabulaire à retenir
- **diffusion** : transmission of a signal to multiple receivers
- **hertzien** : relating to radio waves
- **satellite** : artificial body orbiting Earth for communication
- **câble** : physical medium for signal transmission
- **numérique** : using discrete binary values
- **analogique** : using continuous signals
- **chaîne** : television station or network
- **programme** : scheduled content
- **téléspectateur** : person watching television
- **audience** : number of viewers
### Grammaire : La phrase complexe ; La subordination conjonctive (complétive)
A complex sentence contains one independent clause and at least one dependent clause. Conjunctive subordination links a subordinate clause to the main clause using a conjunction. The completive subordinate clause functions as the direct object of a verb of perception, declaration, or cognition (e.g., *penser que*, *dire que*, *savoir que*). It answers the question “quoi ?” after the verb.
> La subordonnée complétive est introduite par « que » (ou parfois « si », « quand » après un verbe de doute ou de perception) et complète le sens du verbe principal en tant que complément d’objet direct.
> Exemple : *Je sais que la télévision informe la population.* → « que la télévision informe la population » est la subordonnée complétive du verbe *sais*.
### Conjugaison : Mode infinitif
The infinitive is the non-conjugated form of the verb, used after certain verbs, prepositions, or as the subject of a sentence. It expresses action without specifying tense, mood, or subject. Common uses: after verbs of perception (*voir*, *entendre*), verbs of intention (*vouloir*, *pouvoir*, *devoir*), and after prepositions (*pour*, *sans*, *avant de*).
> L’infinitif peut fonctionner comme sujet : *Regarder la télévision éduque les jeunes.*
> Après un verbe : *Ils veulent regarder le journal.*
> Après une préposition : *Elle étudie sans regarder la télévision.*
### Orthographe grammaticale : Les accords grammaticaux (révision)
Agreement in French occurs between subject and verb, and between noun and its determiner/adjective. Key rules:
- Verb agrees with subject in person and number (e.g., *Ils regardent*).
- Adjective agrees with noun in gender and number (e.g., *une chaîne nationale* → *des chaînes nationales*).
- Past participle agrees with subject when used with *être* (e.g., *Ils sont partis*), but not with *avoir* unless the direct object precedes the verb (e.g., *La émission qu’ils ont regardée* → *regardée* agrees with *émission*).
> Le participe passé s’accorde avec le sujet quand il est employé avec l’auxiliaire *être* : *Elle est montée à la tour.*
> Avec *avoir*, il s’accorde avec le COD seulement si ce dernier est placé avant le verbe : *La chanson qu’ils ont écoutée* → *écoutée* (féminin singulier).
### Littérature : La vérification ; La métrique ; La strophe ; La rime
*Vérification* refers to the close reading and validation of poetic form—meter, stanza, rhyme—to confirm the poem’s structure. *Métrique* is the study of poetic meter, based on syllable count and stress patterns in French (e.g., octosyllabic, decasyllabic). A *strophe* is a stanza, a grouped set of lines. *Rime* is the similarity of ending sounds between lines.
> En français, la rime se juge à l’oreille : deux mots riment si leurs dernières voyelles accentuées et les consonnes qui les suivent sont identiques (ex. : *lumière / mystère*).
> Une rime pauvre partage seulement la voyelle (ex. : *pas / cas*), une rime suffisante partage voyelle + une consonne (ex. : *temps / lent*), une rime riche partage voyelle + deux consonnes ou plus (ex. : *fierté / beauté*).
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Lisez le passage suivant sur la télévision au Cameroun et répondez aux questions.
*La télévision, depuis son introduction au Cameroun dans les années 1960, est devenue un pilier de l’information nationale. La CRTV, créée en 1987, regroupe radio et télévision sous une même entité publique. Elle diffuse des journaux, des émissions éducatives et des divertissements en français et en anglais. Avec l’avènement de la télévision numérique terrestre (TNT) en 2015, le nombre de chaînes disponibles a augmenté, permettant l’accès à des contenus spécialisés comme l’éducation ou l’agriculture. Cependant, l’accès reste inégal : les zones rurales souffrent souvent de coupures d’électricité ou de manque de récepteurs adaptés. Malgré ces défis, la télévision demeure un outil puissant pour sensibiliser les populations aux enjeux de santé, de paix et de développement.*
**Questions** :
1. Identifiez deux fonctions de la télévision mentionnées dans le texte.
2. Quelle est la date de création de la CRTV ? Quel événement a précédé sa création ?
3. Expliquez en deux phrases l’impact de la TNT sur l’offre télévisuelle au Cameroun.
4. Quel problème d’accès est évoqué pour les zones rurales ?
5. Transformez la phrase suivante en utilisant un infinitif : *Ils veulent que la télévision éduque les jeunes.*
6. Analysez la rime dans ce vers : *La lumière éclaire la nuit mystérieuse.*
7. Produisez un court argumentaire (80-100 mots) pour justifier l’importance de la télévision éducative dans les écoles camerounaises.
**Plan proposé** :
- Introduction : définir la télévision éducative et son rôle dans l’accès au savoir.
- Argument 1 : complément aux manuels scolaires, surtout en zones rurales sans bibliothèques.
- Argument 2 : adaptation aux différents rythmes d’apprentissage (visuel, auditif).
- Argument 3 : sensibilisation à des thèmes nationaux (santé, citoyenneté, environnement).
- Conclusion : appel à un investissement accru dans les contenus locaux et la formation des enseignants à l’usage de la TV.
## II. Vocabulaire : Lexique lié aux thèmes choisis
### Contexte
This lesson consolidates and expands the lexical field introduced in the reading passage, focusing on precise terminology related to television technology, broadcasting, and media consumption in Cameroon and Africa. Students learn to distinguish between technical terms (e.g., *modulateur*, *récepteur*) and sociocultural terms (e.g., *audience*, *programme phare*).
### Définitions et faits clés
> Le **récepteur** est un appareil qui capte et décode un signal de télévision pour le convertir en image et son perceptibles.
> Un **multiplex** est une fréquence qui transporte plusieurs chaînes de télévision numérique simultanément.
> Le **replay** désigne la possibilité de regarder une émission après sa diffusion en direct, via internet ou un décodeur.
> Le **prime time** est la tranche horaire de soirée (généralement 19h–22h) où l’audience télévisuelle est la plus élevée.
### Vocabulaire à retenir
- **antenne** : device for receiving or transmitting radio waves
- **bande passante** : range of frequencies available for signal transmission
- **codage** : process of converting signal into digital format
- **décodeur** : device that converts digital signal to analog for TV display
- **diffusion en continu** : streaming (real-time transmission without download)
- **émetteur** : device that sends signals (e.g., broadcast tower)
- **fréquence** : number of wave cycles per second (measured in Hertz)
- **grille des programmes** : schedule of TV shows over a day/week
- **haute définition (HD)** : video resolution of 720p or 1080p
- **interactivité** : ability of viewer to influence content (e.g., voting)
- **pay-per-view** : model where user pays to watch a single event
- **zapping** : act of rapidly changing channels with remote control
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Complétez les phrases suivantes avec le vocabulaire adapté :
1. Pour recevoir les chaînes de la TNT, il faut un __________ compatible.
2. La CRTV utilise une __________ située sur le mont Febe à Yaoundé pour émettre son signal.
3. Les journaux de 20h sont diffusés en __________, car c’est l’heure de plus grande __________.
4. Grâce au __________, on peut revoir un documentaire diffusé hier soir.
5. Les chaînes privées comme Canal+ Afrique proposent souvent du contenu en __________ contre abonnement.
**Corrigé attendu** :
1. récepteur
2. antenne
3. prime time / audience
4. replay
5. haute définition
**Plan pour une production orale** :
Présentez en 2 minutes une chaîne de télévision camerounaise (publique ou privée) en décrivant : son nom, son type (généraliste, spécialisée), ses programmes phares, son public cible, et un défi qu’elle rencontre (ex. : financement, concurrence, accès rural).
## III. Grammaire : La phrase complexe ; L’expression du doute
### Contexte
This lesson builds on complex sentences by focusing on how doubt is expressed in French, particularly through the use of the subjunctive mood in subordinate clauses. Students learn to distinguish between statements of certainty (indicative) and doubt, emotion, or subjectivity (subjunctive), essential for argumentative and literary expression.
### Définitions et faits clés
> Le **mode subjonctif** exprime une action irréelle, souhaitée, douteuse, ou soumise à une condition émotionnelle ou subjective. Il est souvent introduit par des verbes ou expressions de doute, de volonté, de crainte, ou de nécessité.
> Après *penser que* (affirmatif), on utilise l’indicatif : *Je pense qu’il vient.*
> Après *ne pas penser que* or *douter que*, on utilise le subjonctif : *Je ne pense pas qu’il vienne.* / *Je doute qu’il vienne.*
> Expressions typiques déclenchant le subjonctif : *il faut que*, *bien que*, *quoique*, *pour que*, *afin que*, *à condition que*, *sans que*.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Transformez les phrases suivantes en exprimant le doute :
1. Il sait que la télévision informe.
2. Nous croyons que la radio atteint les zones rurales.
3. Ils affirment que l’internet améliore l’éducation.
4. Elle pense que les jeunes regardent trop la télévision.
5. Nous savons que le téléphone mobile est partout au Cameroun.
**Corrigé attendu** :
1. Il ne sait pas si la télévision informe. / Il doute que la télévision informe.
2. Nous ne croyons pas que la radio atteigne les zones rurales.
3. Ils n’affirment pas que l’internet améliore l’éducation.
4. Elle ne pense pas que les jeunes regardent trop la télévision.
5. Nous ne savons pas si le téléphone mobile est partout au Cameroun.
**Plan pour une production écrite** :
Rédigez un paragraphe de 100 mots exprimant votre doute sur l’efficacité de la télévision éducative au Cameroun, en utilisant au moins trois expressions déclenchant le subjonctif (ex. : *je doute que*, *il est possible que*, *à moins que*).
### Conjugaison : Les transformations infinitives
This refers to the use of the infinitive in specific syntactic transformations, such as replacing a subordinate clause with an infinitive phrase for conciseness, especially after verbs of perception, intention, or obligation.
> Après un verbe de perception (*voir*, *entendre*, *sentir*), on peut remplacer la subordonnée par l’infinitif : *Je vois qu’il vient* → *Je le vois venir.*
> Après un verbe comme *laisser*, *faire*, *faire faire*, on utilise l’infinitif : *Elle fait étudier son frère.*
> Après *avoir envie de*, *avoir besoin de*, *avoir l’intention de*, on utilise l’infinitif : *J’ai envie de regarder le documentaire.*
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Réécrivez les phrases suivantes en utilisant une transformation infinitives :
1. Je vois que les enfants regardent la télévision.
2. Elle fait que ses frères étudient le soir.
3. Nous avons envie que tu viennes regarder le match avec nous.
4. Ils permettent que les étudiants utilisent la bibliothèque après les cours.
5. Elle sent que son cœur bat fort quand elle voit les actualités.
**Corrigé attendu** :
1. Je vois les enfants regarder la télévision.
2. Elle fait étudier ses frères le soir.
3. Nous avons envie de venir regarder le match avec vous.
4. Ils permettent aux étudiants d’utiliser la bibliothèque après les cours.
5. Elle sent son cœur battre fort quand elle voit les actualités.
## IV. Expression orale/écrite : Les stratégies argumentatives ; Justifier
### Contexte
This lesson focuses on constructing logical, evidence-based arguments to justify a position. Justification requires providing reasons, examples, data, or authority to support a claim. In the ICT context, students justify views on media impact, access, or educational value.
### Définitions et faits clés
> **Justifier** une opinion signifie fournir des raisons valables, logiques et pertinentes pour expliquer pourquoi on pense quelque chose.
> Une bonne justification inclut : un exemple concret, une statistique, une référence à une autorité ou une loi, et un lien clair avec l’argument principal.
> Les connecteurs de justification : *parce que*, *puisque*, *étant donné que*, *vu que*, *car*, *en effet*, *en outre*, *d’ailleurs*.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Justifiez l’affirmation suivante : « La télévision joue un rôle essentiel dans l’éducation des jeunes camerounais. »
**Plan proposé** :
- Introduction : définir le rôle éducatif de la télévision et son accès croissant.
- Argument 1 : exemples concrets d’émissions éducatives (ex. : *École à la Télé*, programmes agricoles sur CRTV).
- Argument 2 : accès dans les zones rurales où les écoles manquent de ressources (statistique : selon l’UNESCO, 60% des écoles primaires rurales n’ont pas de bibliothèque, mais 40% ont accès à la radio/TV).
- Argument 3 : complément aux cours en présentiel, surtout pendant les fermetures scolaires (pandémie, conflits).
- Conclusion : rappeler que la télévision ne remplace pas l’école, mais l’enrichit lorsqu’elle est utilisée de façon intentionnelle.
### Littérature : La vérification ; Le rythme ; Les poèmes à forme fixe ; Le vers libre
*Vérification* now extends to poetic form: confirming whether a poem adheres to a fixed form (sonnet, rondeau, villanelle) or is free verse. *Rythme* refers to the musical quality of verse, created by meter, rhyme, repetition, and pauses (cesura). *Poèmes à forme fixe* follow strict rules (line count, rhyme scheme, meter). *Vers libre* rejects fixed meter and rhyme, relying on internal rhythm, imagery, and line breaks for effect.
> Un sonnet classique comporte 14 vers, généralement en alexandrins (12 syllabes), avec deux quatrains et deux tercets, suivant un schéma de rimes comme ABBA ABBA CDC DCD.
> Le vers libre n’a pas de nombre de syllabes imposé ni de rime fixe, mais il possède un rythme interne créé par les accents, les répétitions, et les coupures de vers (ex. : les poèmes de Léopold Sédar Senghor ou David Diop).
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Analysez le poème suivant :
*La nuit est tombée sur le village silencieux,*
*Les cases sont noires, sauf une lumière qui danse.*
*C’est la radio qui parle, voix douce dans l’obscurité,*
*Elle porte les nouvelles du loin, du proche, du profond.*
*Aucun mot ne rime, pourtant le cœur bat en mesure.*
*Ce n’est pas un chant, ce n’est pas un cri — *
*C’est la voix du peuple qui ne veut pas mourir de silence.*
**Questions** :
1. Ce poème est-il en vers libre ou à forme fixe ? Justifiez.
2. Identifiez deux procédés qui créent le rythme malgré l’absence de rime.
3. Quelle est la fonction de la radio dans ce poème ?
4. Expliquez l’image de la « voix douce dans l’obscurité ».
5. Produisez un court texte argumentatif (80 mots) pour défendre l’idée que la radio est plus accessible que la télévision en milieu rural camerounais.
**Plan proposé** :
- Introduction : définir le vers libre et son usage en poésie africaine engagée.
- Argument 1 : absence de rime et de métre fixe → vers libre.
- Argument 2 : rythme créé par les accents toniques (ex. : *silencieux / danse*) et les répétitions (« voix », « loin / proche / profond »).
- Argument 3 : la radio comme voix de proximité, accessible sans électricité forte ni écran.
- Conclusion : la radio incarne la résistance culturelle et l’information démocratique en zones isolées.
## V. Lecture : Lecture de passage portant sur les techniques d’information et de communication (internet)
### Contexte
This lesson examines the internet as a transformative ICT in Cameroon, covering its introduction, growth, challenges (access, cost, literacy), and uses in education, commerce, and civic engagement. The passage likely references the Cameroon Internet Exchange Point (CIX), mobile broadband expansion, and initiatives like e-education or digital entrepreneurship hubs in Douala and Yaoundé.
### Définitions et faits clés
> L’**internet** est un réseau mondial de réseaux informatiques qui permet l’échange de données via des protocoles comme TCP/IP.
> Au Cameroun, l’accès à internet s’est développé principalement via les réseaux mobiles (3G/4G), avec une pénétration d’environ 40% de la population en 2023 (source : ARTC).
> Le **CIX** (Cameroon Internet Exchange Point) est un point d’échange local qui permet aux fournisseurs d’accès de se connecter directement, réduisant coûts et latence.
> La **fibre optique** est une technologie de transmission de données par pulsions de lumière dans des fils de verre, offrant haut débit et stabilité.
### Vocabulaire à retenir
- **bande passante** : volume de données pouvant être transmis par seconde (mesuré en Mbps ou Gbps)
- **navigateur** : logiciel pour accéder au web (ex. : Chrome, Firefox)
- **site web** : collection de pages liées sous un même nom de domaine
- **moteur de recherche** : outil pour trouver des informations sur internet (ex. : Google)
- **réseau social** : plateforme pour partager du contenu et interagir (ex. : Facebook, WhatsApp)
- **cybersécurité** : ensemble de mesures pour protéger les systèmes et données contre les attaques
- **fracture numérique** : écart entre ceux qui ont accès aux TIC et ceux qui n’en ont pas
- **e-learning** : apprentissage en ligne via plateformes éducatives
- **entrepreneuriat numérique** : création d’entreprises basées sur les TIC (ex. : apps, services en ligne)
- **protocole** : règle régissant l’échange de données (ex. : HTTP, SMTP)
### Grammaire : La phrase complexe ; L’expression du doute
Reinforces subjunctive use after expressions of doubt, emotion, or necessity, with focus on ICT-related contexts (e.g., doubting the reliability of online information, wishing for better access).
> Après *il est possible que*, *il est peu probable que*, *à moins que*, on utilise le subjonctif : *Il est possible que l’internet soit coupé demain.*
> Après *bien que*, *quoique*, *pourvu que*, on utilise le subjonctif : *Bien que l’internet soit cher, beaucoup de jeunes l’utilisent pour étudier.*
### Conjugaison : Les transformations infinitives
Focus on infinitive use after verbs of perception, causation, and preference in digital contexts.
> *Je vois que les jeunes utilisent les smartphones* → *Je vois les jeunes utiliser les smartphones.*
> *Nous voulons que le gouvernement améliore l’accès* → *Nous voulons que le gouvernement améliore l’accès.* → *Nous voulons améliorer l’accès.* (if subject is same)
> *Elle préfère que les cours soient en ligne* → *Elle préfère avoir les cours en ligne.*
### Expression orale/écrite : Les stratégies argumentatives ; Justifier
Students justify claims about internet impact: e.g., justifying that internet access improves educational opportunities, or that it exacerbates inequality.
> Pour justifier l’impact positif de l’internet sur l’éducation : citer des exemples comme les MOOCs, les vidéos éducatives sur YouTube, ou les plateformes comme Khan Academy utilisées dans les écoles privées camerounaises.
> Pour justifier les risques : mentionner la désinformation, le cyberharcèlement, ou l’accès au contenu inapproprié chez les mineurs.
### Littérature : La vérification ; Le rythme ; Les poèmes à forme fixe ; Le vers libre
Continues analysis of poetic form, now with examples from Francophone African poets who use free verse to express modern experiences, including digital alienation or connection.
> Le poème *Demain* de Léopold Sédar Senghor utilise un rythme basé sur les accents et les répétitions, pas sur la rime fixe, pour évoquer l’espoir africain.
> Certains poèmes de Patrice Nganang ou Kaluso Kalusi intègrent des termes techniques (« serveur », « bande passante ») dans un vers libre pour critiquer la fracture numérique.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Lisez le passage sur l’internet au Cameroun et répondez.
*Depuis les années 2000, l’internet a connu une croissance rapide au Cameroun, portée par l’expansion du réseau mobile. Aujourd’hui, plus de 10 millions de Camerounais utilisent un smartphone pour accéder à internet, principalement via les réseaux 3G et 4G. Le Cameroon Internet Exchange Point (CIX), opérationnel depuis 2015, a permis de réduire les coûts de connexion en permettant aux opérateurs locaux d’échanger du trafic sans passer par l’étranger. Cependant, l’accès reste inégal : seulement 25% de la population rurale a accès à internet de bonne qualité, contre 60% en milieu urbain. Les coûts restent élevés : un forfait de 5 Go coûte en moyenne 2000 FCFA, ce qui représente un lourd fardeau pour les familles à faible revenu. Malgré cela, l’internet est utilisé pour l’éducation (cours en ligne, tutoriels), le commerce (marchés en ligne, paiement mobile), et l’engagement citoyen (pétitions en ligne, suivi des budgets publics). Des initiatives comme Silicon Mountain à Buea encouragent l’entrepreneuriat numérique parmi les jeunes.*
**Questions** :
1. Quelle technologie a principalement porté la croissance de l’internet au Cameroun ?
2. Quel est le rôle du CIX ? Depuis quand est-il opérationnel ?
3. Comparez l’accès à internet en milieu urbain et rural selon le texte.
4. Quel exemple d’initiative encourager l’entrepreneuriat numérique est mentionné ?
5. Transformez : *Ils veulent que l’internet soit moins cher.* → infinitif.
6. Justifiez : « L’internet réduit la fracture éducative au Cameroun. » (80 mots)
7. Analysez le rythme de ce vers : *Les données voyagent vite, mais les rêves restent lents.* (pas de rime, quel procédé crée le rythme ?)
**Plan pour la justification** :
- Introduction : définir la fracture éducative et son lien avec l’accès au savoir.
- Argument 1 : accès à des ressources éducatives gratuites (Khan Academy, Wikibooks, vidéos YouTube éducatives).
- Argument 2 : possibilité de suivre des cours universitaires en ligne (ex. : Coursera, edX) même sans se déplacer.
- Argument 3 : soutien aux élèves en zones rurales via des tablettes ou centres communautaires avec connexion.
- Limite : reconnaître que l’accès matériel et l’électrification restent des obstacles.
- Conclusion : l’internet réduit la fracture seulement lorsqu’il est accompagné de politiques d’inclusion numérique.
## VI. Vocabulaire : Les emprunts
### Contexte
This lesson examines lexical borrowing in French, particularly from English and African languages, in the context of ICT. Students identify anglicisms (e.g., *email*, *download*) and adaptations, discussing their acceptability in formal vs. informal registers.
### Définitions et faits clés
> Un **emprunt** est un mot pris d’une autre langue et intégré dans la langue d’accueil, souvent avec une adaptation phonétique ou orthographique.
> Les emprunts à l’anglais dans le domaine des TIC sont fréquents : *email* (au lieu de *courriel*), *chat*, *streaming*, *cloud*, *wi-fi*.
> Certains emprunts sont francisés : *week-end* (de *weekend*), *parking* (de *parking*), mais d’autres restent tels quels : *blog*, *hashtag*.
> Au Cameroun, l’usage de l’anglais dans les TIC est renforcé par le bilinguisme officiel et l’influence des médias et de l’éducation anglophones.
### Vocabulaire à retenir
- **email** : courrier électronique (emprunt à l’anglais, parfois francisé en *courriel*)
- **chat** : conversation en temps réel en ligne
- **streaming** : lecture en continu de vidéo ou audio sans téléchargement complet
- **cloud** : stockage de données sur des serveurs distants accessibles via internet
- **wi-fi** : technologie permettant la connexion sans fil à un réseau local
- **hashtag** : mot-clé précédé de # utilisé sur les réseaux sociaux
- **selfie** : photo prise de soi-même, généralement avec un smartphone
- **vlog** : vidéo blog, journal vidéo publié en ligne
- **podcast** : émission audio diffusée en série, téléchargeable ou en streaming
- **emoji** : petit image numérique utilisée pour exprimer une émotion dans un message texte
- **download** : acte de télécharger un fichier depuis internet
- **upload** : acte de envoyer un fichier vers un serveur ou une plateforme en ligne
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Indiquez si chaque mot est un emprunt, et si oui, de quelle langue il provient :
1. Téléphone
2. Email
3. Ordinateur
4. Streaming
5. Wi-fi
6. Bureau
7. Selfie
8. Réseau
9. Hashtag
10. Télévision
**Corrigé attendu** :
1. Non (dérivé du grec *tele* + *phone*)
2. Oui (anglais)
3. Non (du latin *ordinare*)
4. Oui (anglais)
5. Oui (anglais)
6. Non (du latin *burra*)
7. Oui (anglais)
8. Non (du latin *rete*)
9. Oui (anglais)
10. Non (du grec *tele* + *vision*)
**Plan pour une production écrite** :
Rédigez un court texte (100 mots) sur l’usage des emprunts anglais dans le langage des jeunes camerounais liés aux TIC, en répondant : Est-ce une enrichissement de la langue ou une menace pour sa pureté ? Donnez deux exemples pour soutenir votre avis.
## VII. Grammaire : La phrase complexe ; La subordination conjonctive (de la conséquence)
### Contexte
This lesson focuses on subordinate clauses expressing consequence, introduced by conjunctions such that the main clause’s action leads to a result in the subordinate clause. Essential for explaining outcomes of ICT use (e.g., increased access leads to greater knowledge).
### Définitions et faits clés
> La **subordonnée de conséquence** exprime le résultat de l’action exprimée dans la proposition principale. Elle est souvent introduite par : *donc*, *alors que*, *de sorte que*, *de manière à ce que*, *au point que*, *si bien que*, *tant que*.
> Elle répond à la question : « quel est le résultat ? » ou « qu’est-ce que cela entraîne ? »
> Exemple : *Il a étudié dur, de sorte qu’il a réussi son examen.* → « de sorte qu’il a réussi son examen » est la subordonnée de conséquence.
> La subordonnée de conséquence est introduite par des locutions conjonctives comme *de sorte que*, *de manière à ce que*, *au point que*, *si bien que*, et exprime le résultat logique ou factuel de l’action principale.
> Elle ne peut pas être introduite par « que » seul (cela ferait une complétive), mais nécessite une locution spécifique.
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Complétez les phrases suivantes avec une subordonnée de conséquence :
1. La télévision éducative est diffusée dans les écoles, __________.
2. Le coût d’internet reste élevé, __________.
3. Beaucoup de jeunes utilisent les réseaux sociaux, __________.
4. La radio atteint les villages les plus reculés, __________.
5. Le gouvernement a lancé des centres numériques, __________.
**Corrigé attendu** :
1. de sorte que les élèves peuvent compléter leurs cours.
2. de sorte que beaucoup de familles ne peuvent pas se permettre un forfait mensuel.
3. si bien que l’information y circule plus vite que par les médias traditionnels.
4. au point que même sans électricité, on peut l’écouter avec une radio à piles.
5. de manière à ce que les jeunes puissent se former aux métiers du numérique.
### Conjugaison : La concordance de temps
This lesson teaches how verb tenses in main and subordinate clauses must logically align in time, especially in complex sentences involving reported speech, hypothesis, or temporal relationships.
> Quand la proposition principale est au passé, la subordonnée dépendante doit généralement être au passé aussi, pour maintenir la cohérence temporelle.
> Après un verbe au passé composé ou à l’imparfait, on utilise souvent l’imparfait ou le plus-que-parfait dans la subordonnée, selon le sens.
> Exemple : *Il a dit qu’il regardait la télévision.* (pas *il regarde*)
> Exemple : *Nous savions que la pluie avait cessé.* (plus-que-parfait car l’action est antérieure au passé principal)
> La concordance de temps exige que le verbe de la subordonnée soit en harmonie temporelle avec celui de la principale :
> - Principale au présent → subordonnée au présent, passé composé, ou futur
> - Principale au passé composé → subordonnée souvent à l’imparfait ou plus-que-parfait
> - Principale à l’imparfait → subordonnée souvent à l’imparfait ou plus-que-parfait
> - Principale au futur → subordonnée au présent, futur, ou conditionnel
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Mettez les verbes entre parenthèses à la bonne forme, en respectant la concordance de temps :
1. Hier, j’ai appris que la CRTV (diffuser) un nouveau documentaire sur l’agriculture.
2. L’année dernière, nous savions que le prix des forfaits internet (augmenter).
3. Quand j’étais petit, je croyais que la télévision (fonctionner) sans électricité.
4. Ils ont annoncé que le gouvernement (lancer) un projet de fibre optique l’année prochaine.
5. Elle pensait que les jeunes (utiliser) moins les réseaux sociaux depuis la nouvelle loi.
**Corrigé attendu** :
1. diffusait (imparfait après passé composé)
2. augmentait (imparfait après imparfait)
3. fonctionnait (imparfait après imparfait)
4. lancerait (conditionnel présent après passé composé pour futur dans le passé)
5. utilisaient (imparfait après imparfait)
### Expression orale/écrite : Les stratégies argumentatives ; Concéder
This lesson teaches how to acknowledge a counterargument or partial truth before reinforcing one’s position, strengthening credibility in argumentation.
> **Concéder** signifie reconnaître partiellement la validité d’un point de vue opposé, sans abandonner sa propre position.
> Les connecteurs de concession : *bien que*, *quoique*, *although*, *encore que*, *néanmoins*, *pourtant*, *cependant*, *malgré cela*, *il est vrai que*.
> Structure : [Concession] + [Cependant/Néanmoins] + [Argument principal renforcé].
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Rédigez un argumentaire de 120 mots sur le thème : « L’internet est bénéfique pour l’éducation au Cameroun, mais il présente aussi des risques. »
**Plan proposé** :
- Concession : *Il est vrai que l’internet expose les jeunes à des contenus dangereux ou à la désinformation.*
- Cependant : *il offre un accès sans précédent à des ressources éducatives gratuites et de qualité.*
- Argument 1 : exemples de plateformes utilisées dans les écoles (Khan Academy, vidéos YouTube éducatives).
- Argument 2 : possibilité de suivre des cours universitaires en ligne sans se déplacer.
- Argument 3 : développement de compétences numériques essentielles pour l’avenir professionnel.
- Conclusion : avec un encadrement adéquat (contrôle parental, éducation aux médias), les bénéfices l’emportent sur les risques.
Quiz du chapitre
12 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.