Chapitre 3
Vie économique
Lecture : 16 minQuiz de 12 questions
# Vie économique
## Objectifs et prérequis
Ce chapitre vise à développer chez l’élève de Troisième la capacité à analyser les formes d’expression orale dans le théâtre et le discours public, à comprendre leur rôle dans la vie économique et sociale, et à maîtriser les techniques d’élocution pour communiquer efficacement. Il s’appuie sur les acquis de la Seconde en expression orale, en particulier la maîtrise du registre soutenu, la gestion du trac et l’analyse des textes littéraires. L’élève doit savoir identifier les caractéristiques d’un discours théâtral et d’un discours civique, en distinguer les fonctions (informer, persuader, émouvoir, divertir), et les appliquer à des contextes camerounais et africains contemporains. Aucun prérequis technique spécifique n’est exigé au-delà de la lecture courante et de la pratique orale en classe.
## Introduction
L’expression orale occupe une place centrale dans la vie économique et sociale, notamment à travers le théâtre et le discours public. Au Cameroun, comme dans de nombreux pays africains, ces formes d’expression ne sont pas seulement artistiques : elles servent à transmettre des valeurs, à mobiliser des communautés autour de projets de développement, à critiquer les inégalités ou à célébrer les réussites économiques. Le théâtre, qu’il soit traditionnel ou moderne, utilise le dialogue et le jeu d’acteur pour interroger les réalités économiques — comme la pauvreté urbaine, l’exploitation des ressources naturelles ou l’émigration. Le discours public, quant à lui, est l’outil privilégié des leaders, des entrepreneurs et des acteurs de la société civile pour présenter des projets, défendre des intérêts ou inspirer l’action collective. Maîtriser l’élocution dans ces deux domaines permet à l’élève de devenir un acteur critique et engagé de sa société, capable de communiquer avec clarté, conviction et respect des normes linguistiques et culturelles.
## I. L’élocution au théâtre : techniques et fonctions
### Contexte historique et culturel
Le théâtre au Cameroun puise ses racines dans les traditions orales des peuples bantous, où le conte, la danse et le masque servaient à transmettre l’histoire, les lois et les valeurs communautaires. Avec l’arrivée du colonialisme et l’instruction occidentale, des formes théâtrales écrites en français ont émergé, notamment à travers les écoles missionnaires et les premières troupes universitaires dans les années 1950-1960. Des figures comme **Mongo Beti** (à travers ses pièces engagées) et **Jean-Marc Ela** ont utilisé le théâtre pour critiquer l’aliénation culturelle et les dysfonctionnements économiques post-indépendance. Aujourd’hui, des troupes comme **La Compagnie du Théâtre National du Cameroun** ou **Les Étoiles du Mfoundi** à Yaoundé produisent des pièces abordant des thèmes économiques : le chômage des jeunes, l’informalité du travail, l’accès au crédit ou l’impact des multinationales sur l’agriculture locale.
### Définitions clés
> **Élocution théâtrale** : Ensemble des techniques vocales, corporelles et expressives utilisées par un acteur pour incarner un personnage et transmettre ses émotions, ses intentions et son discours devant un public.
> **Didascale** : Indication scénique inscrite dans le texte théâtral (entre parenthèses ou en italique) qui précise les gestes, le ton, les déplacements ou l’expression du visage.
> **Monologue** : Longue prise de parole d’un seul personnage, souvent utilisée pour révéler ses pensées intérieures, ses conflits ou sa vision du monde.
> **Dialogue** : Échange verbal entre deux ou plusieurs personnages, permettant de développer l’intrigue, de révéler des relations de pouvoir ou de confronter des points de vue sur des questions économiques ou sociales.
> **Registre de langue** : Niveau de langue utilisé (familier, courant, soutenu) adapté au personnage, à la situation et au public visé.
> **Prosodie** : Variation du ton, du rythme, de l’intensité et de la pause dans la parole, essentielle pour transmettre l’émotion et souligner le sens.
### Faits, dates et noms exacts
- En 1962, la première pièce écrite en français par un Camerounais, *Le Pacte* de **Paul-Émile Victor**, est jouée à Yaoundé, marquant le début du théâtre moderne camerounais.
- En 1975, **Anne-Marie Nzié**, bien connue comme chanteuse, participe à une pièce de théâtre populaire à Douala qui critique l’exploitation des travailleurs des plantations de bananes par des compagnies étrangères.
- En 2003, la pièce *Les Bâtisseurs* de **Didier Eyengue** est créée à l’Institut Français du Cameroun ; elle met en scène des jeunes entrepreneurs confrontés à la corruption et au manque de financement pour lancer leurs PME.
- En 2019, le festival *Théâtre en Actes* à Yaoundé présente une série de saynètes sur l’économie informelle, interprétées par des élèves de lycées techniques, montrant comment le théâtre scolaire peut sensibiliser à la vie économique.
### Causes et conséquences
L’élocution théâtrale permet de rendre visibles des réalités économiques souvent invisibilisées : le travail des enfants dans les carrières de sable à l’Est, la précarité des vendeuses ambulantes dans les marchés de Yaoundé, ou les défis de l’accès à l’électricité dans les zones rurales. En incarnant ces situations, les acteurs provoquent une prise de conscience chez le spectateur, ce qui peut conduire à des débats communautaires, à des initiatives locales (comme des coopératives de femmes) ou à des plaidoyers auprès des autorités. Une mauvaise élocution — voix monocorde, manque de contact visuel, langage inadapté — réduit l’impact du message et peut renforcer l’indifférence ou le scepticisme du public.
### Exemples concrets (camerounais et africains)
- Dans la pièce *Le Soleil se lève à l’Est* de **Joseph Owona** (inspirée de réalités camerounaises), une mère vendeuse de taro au marché de Mfoundi explique, dans un monologue émouvant, comment les prêts à taux usurier des « cinq-cinq » l’empêchent de développer son activité, malgré son travail acharné. Son élocution alterne entre un registre courant (pour décrire sa routine) et un soutenu (quand elle interpelle les autorités sur l’injustice du système financier).
- Au Sénégal, la troupe *Théâtre des Gravats* utilise le théâtre de rue à Dakar pour jouer des saynètes sur l’impact de la pêche industrielle sur les artisans-pêcheurs locaux ; leur élocution, énergique et rythmée, intègre des expressions wolof pour renforcer l’authenticité et l’adhésion du public populaire.
- Au Burkina Faso, la pièce *Orpaillage* de **Fousseyni Diawara** montre, à travers un dialogue tendu entre un jeune orpailleur et un intermédiaire, comment l’élocution peut révéler les rapports de force économiques : le intermédiaire parle lentement, avec des termes techniques (« carats », « mercure »), tandis que le jeune répond par des phrases courtes, témoignant de son manque d’instruction et de sa vulnérabilité.
### Vocabulaire à retenir
- Élocution théâtrale
- Didascale
- Monologue
- Dialogue
- Registre de langue
- Prosodie
- Scène
- Personnage
- Tragédie
- Comédie
- Drame
- Mise en scène
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Dans la pièce *Les Bâtisseurs* de Didier Eyengue, le personnage de Jean, un jeune diplômé en gestion, tente de convaincre un banquier de lui accorder un prêt pour lancer son atelier de menuiserie. Analysez son élocution théâtrale : quelles techniques utilise-t-il pour être persuasif ? Quelles limites rencontre-t-il dans son discours ?
**Plan proposé** :
I. Une élocution maîtrisée pour établir la crédibilité
A. Usage du registre soutenu et du vocabulaire technique (business plan, ROI, flux de trésorerie)
B. Contrôle de la prosodie : ton assuré, pauses stratégiques pour insister sur les chiffres clés
C. Langage corporel ouvert : regard direct, posture droite, gestes mesurés
II. Des obstacles liés au contexte et à l’interlocuteur
A. Le banquier utilise un registre froid et distant, reflétant la méfiance envers les jeunes entrepreneurs
B. Jean éprouve du trac : voix légèrement tremblante, révélant son manque d’expérience face aux institutions
C. Le manque de garanties matérielles (pas de titre foncier) limite l’impact de son discours, malgré son élocution
III. Une élocution en évolution : vers une stratégie collective
A. Après l’échec, Jean rejoint une coopérative de jeunes artisans : son discours devient plus collectif, moins individuel
B. Il adopte un registre plus émotionnel, en racontant l’histoire de son atelier comme projet communautaire
C. Son élocution gagne en authenticité, ce qui convainc finalement une microfinance locale
## II. Discours au public : persuasion et engagement citoyen
### Contexte historique et culturel
Le discours public au Cameroun s’inscrit dans une longue tradition de prise de parole en assemblée villageoise, où les anciens, les chefs ou les porte-parole expriment les préoccupations de la communauté. Avec l’urbanisation et l’émergence d’une société civile organisée, le discours public s’est professionnelisé : réunions de quartier, forums économiques, conférences de presse, campagnes de sensibilisation ou rassemblements politiques. Des figures comme **John Ngu Foncha** (premier Premier ministre du Cameroun occidental) ou **André-Marie Mbida** ont utilisé le discours public pour défendre des projets d’indépendance économique et d’unité nationale. Aujourd’hui, les entrepreneurs sociaux, les leaders de coopératives agricoles ou les activistes environnementaux utilisent le discours public pour influencer les politiques économiques, attirer des financements ou mobiliser des volontaires autour de projets de développement durable.
### Définitions clés
> **Discours public** : Prise de parole structurée devant un auditoire rassemblé, visant à informer, persuader, émouvoir ou inciter à l’action sur un sujet d’intérêt collectif.
> **Exorde** : Partie initiale du discours destinée à capter l’attention, établir la crédibilité de l’orateur et présenter le sujet.
> **Argumentation** : Ensemble des raisons logiques, des preuves et des exemples utilisés pour soutenir une thèse ou une proposition.
> **Péroraison** : Conclusion du discours, visant à renforcer l’adhésion, à résumer les points clés et à appeler à l’action.
> **Appel émotionnel (pathos)** : Utilisation de récits personnels, d’images fortes ou de valeurs partagées pour susciter une réaction affective chez le public.
> **Appel logique (logos)** : Recours à des données chiffrées, des statistiques, des raisonnements causaux ou des témoignages d’experts pour convaincre par la raison.
> **Appel éthique (ethos)** : Construction de la crédibilité de l’orateur par son expertise, son intégrité ou son engagement connu.
> **Figures de style** : Procédés rhétoriques (métaphore, antithèse, répétition, question rhétorique) utilisés pour renforcer l’impact du discours.
### Faits, dates et noms exacts
- En 1960, lors de la conférence constitutionnelle de Foumban, **Ahmadou Ahidjo** prononce un discours public en français et en peul pour présenter le projet d’État fédéral, insistant sur la nécessité d’un développement économique équilibré entre le Nord et le Sud.
- En 1986, **Paul Biya**, alors Premier ministre, tient un discours à la Chambre agricole de Yaoundé pour lancer le *Plan Cameroun* visant à moderniser l’agriculture vivrière, en citant des chiffres sur les rendements du maïs et du manioc.
- En 2001, **Célestin Djamen**, leader syndical, prononce un discours devant les travailleurs de la SODECOTON à Garoua pour dénoncer les retards de salaire et exiger la révision du contrat avec le partenaire stratégique français.
- En 2015, lors du Forum économique africain à Dakar, l’entrepreneure camerounaise **Rebecca Enonchong** tient un discours sur l’importance du numérique pour les PME africaines, citant des exemples de startups kenyanes et nigérianes ayant levé des fonds grâce à des pitchs efficaces.
- En 2022, une étudiante de l’Université de Dschang présente un discours lors du concours *Jeunesse et Entrepreneuriat* organisé par le MINPMEESA, où elle utilise une métaphore agricole (« semer aujourd’hui pour récolter demain ») pour convaincre le jury de financer son projet de transformation du café local.
### Causes et conséquences
Un discours public bien construit peut déclencher des actions concrètes : un appel aux dons pour un projet d’irrigation, une résolution municipale pour soutenir l’artisanat local, ou un changement de comportement chez les consommateurs (préférer le « made in Cameroon »). À l’inverse, un discours mal structuré — manque de clarté, données erronées, ton agressif ou déplacé — peut susciter la méfiance, décourager l’engagement ou même provoquer des réactions hostiles. Dans un contexte économique marqué par l’informalité et la méfiance envers les institutions, la crédibilité de l’orateur (ethos) est souvent déterminante : un leader connu pour son intégrité sera plus facilement cru, même sans données détaillées, tandis qu’un orateur perçu comme intéressé devra compenser par une argumentation solide (logos).
### Exemples concrets (camerounais et africains)
- À Maroua, dans l’Extrême-Nord, une leader de groupement de femmes productrices de niébé tient un discours public lors de la fête du travail pour expliquer comment l’accès au microcrédit a permis à ses membres de doubler leur production en deux ans. Elle utilise des chiffres précis (« de 300 kg à 600 kg par hectare »), des témoignages (« moi-même, j’ai pu envoyer ma fille au lycée ») et une métaphore (« le crédit est comme l’eau : sans lui, le champ reste sec »). Son ethos est renforcé par son histoire personnelle : ancienne migrante retournée au village pour investir dans l’agriculture.
- Au Ghana, lors du *Ghana Economic Forum* 2020, une jeune entrepreneure présente un discours sur le recyclage du plastique : elle commence par une question rhétorique (« Que faisons-nous des sachets d’eau qui jonchent nos rues ? »), puis présente un prototype de brique fabriquée à partir de déchets plastiques, avant de conclure par un appel à l’action : « Investissez dans nos usines locales, et nous transformerons la pollution en prospérité ». Son discours combine logos (données sur la quantité de plastique générée par jour), pathos (images de chèvres mangeant des sachets) et ethos (son diplôme en ingénierie environnementale).
- En Côte d’Ivoire, un leader de coopérative de cacao utilise un discours public lors de la journée nationale du cacao pour expliquer la valeur ajoutée locale : au lieu de vendre seulement les fèves, sa coopérative transforme une partie en poudre et en beurre de cacao vendus sur le marché intérieur. Son élocution alterne entre un registre technique (pour expliquer les étapes de transformation) et un registre populaire (en utilisant des expressions comme « le cacao, c’est notre or brun »), ce qui lui permet de toucher à la fois les investisseurs et les paysans.
### Vocabulaire à retenir
- Discours public
- Exorde
- Argumentation
- Péroraison
- Pathos
- Logos
- Ethos
- Figure de style
- Métaphore
- Antithèse
- Question rhétorique
- Témoignage
- Statistique
- Appel à l’action
### Exemple de sujet type examen avec plan
**Sujet** : Lors d’une réunion du conseil municipal de Ngaoundéré, une représentante des commerçants du marché central présente un discours pour demander l’installation de lampes solaires afin d’allonger les heures d’ouverture et améliorer la sécurité. Analysez son discours public : comment combine-t-elle les appels logique, émotionnel et éthique pour convaincre son auditoire ?
**Plan proposé** :
I. Un exorde crédible et engageant
A. Elle débute par un témoignage personnel : « En tant que vendeuse de pagnes depuis 15 ans, j’ai vu trois de mes collègues agressées la nuit dernière » (pathos + ethos)
B. Elle présente le problème avec des données locales : « Selon le rapport de la police urbaine, 60 % des vols au marché surviennent après 18h » (logos)
C. Elle établit sa légitimité : « Je parle au nom de l’Association des Femmes Commerçantes, qui regroupe 200 membres » (ethos)
II. Une argumentation structurée autour de trois axes
A. Sécurité : « Un éclairage adéquat réduirait les vols de 40 %, d’après une étude menée à Bertoua » (logos)
B. Économie : « Allonger l’ouverture de 18h à 20h permettrait aux vendeuses de réaliser 25 % de chiffre d’affaires supplémentaire » (logos + exemple concret : une vendeuse de arachides gagne 1 500 FCFA de plus par jour)
C. Équité : « Pourquoi les marchés de Yaoundé et Douala ont-ils l’électricité solaire, et pas nous ? » (pathos + question rhétorique)
III. Une péroraison mobilisatrice
A. Elle résume : « Lampes solaires = plus de sécurité, plus de revenus, plus de dignité » (antithèse implicite)
B. Elle lance un appel à l’action : « Monsieur le Maire, nous vous demandons d’inscrire ce projet au budget 2025 »
C. Elle conclut par une métaphore forte : « Une ville qui éclaire ses marchés, c’est une ville qui croit en son peuple » (pathos + ethos)
## Synthèse du chapitre
- L’élocution théâtrale repose sur la maîtrise de la voix, du corps et du langage pour incarner un personnage et transmettre un message émotionnel ou social lié à la vie économique.
- Le discours public vise à informer, persuader ou mobiliser un auditoire autour d’un enjeu collectif, en combinant logique (logos), émotion (pathos) et crédibilité (ethos).
- Les deux formes d’expression utilisent des techniques spécifiques : didascales et monologue au théâtre, exorde et péroraison dans le discours.
- Au Cameroun et en Afrique, ces pratiques sont ancrées dans des traditions orales mais se modernisent pour répondre aux défis économiques actuels : chômage, informalité, accès au financement, développement durable.
- Une bonne élocution peut déclencher des actions concrètes (microcrédit, coopératives, politiques locales), tandis qu’une mauvaise élocution renforce le scepticisme ou l’indifférence.
- Les exemples concrets montrent comment des locuteurs camerounais et africains adaptent leur registre, leurs références culturelles et leurs preuves selon leur public et leur objectif.
- L’examen évalue la capacité à identifier les techniques utilisées, à analyser leur efficacité et à proposer un plan structuré pour interpréter ou produire un discours.
## Glossaire
- **Élocution théâtrale** : Ensemble des techniques vocales, corporelles et expressives utilisées par un acteur pour incarner un personnage et transmettre ses émotions, ses intentions et son discours devant un public.
- **Didascale** : Indication scénique inscrite dans le texte théâtral (entre parenthèses ou en italique) qui précise les gestes, le ton, les déplacements ou l’expression du visage.
- **Monologue** : Longue prise de parole d’un seul personnage, souvent utilisée pour révéler ses pensées intérieures, ses conflits ou sa vision du monde.
- **Dialogue** : Échange verbal entre deux ou plusieurs personnages, permettant de développer l’intrigue, de révéler des relations de pouvoir ou de confronter des points de vue sur des questions économiques ou sociales.
- **Registre de langue** : Niveau de langue utilisé (familier, courant, soutenu) adapté au personnage, à la situation et au public visé.
- **Prosodie** : Variation du ton, du rythme, de l’intensité et de la pause dans la parole, essentielle pour transmettre l’émotion et souligner le sens.
- **Discours public** : Prise de parole structurée devant un auditoire rassemblé, visant à informer, persuader, émouvoir ou inciter à l’action sur un sujet d’intérêt collectif.
- **Exorde** : Partie initiale du discours destinée à capter l’attention, établir la crédibilité de l’orateur et présenter le sujet.
- **Argumentation** : Ensemble des raisons logiques, des preuves et des exemples utilisés pour soutenir une thèse ou une proposition.
- **Péroraison** : Conclusion du discours, visant à renforcer l’adhésion, à résumer les points clés et à appeler à l’action.
- **Pathos** : Appel émotionnel visant à susciter une réaction affective chez le public à travers des récits, des images ou des valeurs partagées.
- **Logos** : Appel logique basé sur des données chiffrées, des statistiques, des raisonnements causaux ou des témoignages d’experts.
- **Ethos** : Appel éthique reposant sur la crédibilité, l’intégrité ou l’expertise perçue de l’orateur.
- **Figure de style** : Procédé rhétorique (métaphore, antithèse, répétition, question rhétorique) utilisé pour renforcer l’impact ou la beauté d’un discours.
- **Métaphore** : Figure de style qui consiste à désigner une réalité par une autre réalité avec laquelle elle présente une similitude, sans utiliser de mot de comparaison.
- **Antithèse** : Figure de style qui oppose deux idées contradictoires dans une même phrase pour créer un effet de contraste ou de tension.
- **Question rhétorique** : Question posée sans attendre de réponse, destinée à faire réfléchir le public ou à renforcer un argument.
- **Témoignage** : Récit personnel ou compte rendu d’expérience utilisé comme preuve dans un argumentation pour renforcer la crédibilité ou l’émotion.
- **Statistique** : Donnée numérique issue d’un comptage, d’une enquête ou d’une étude, utilisée pour appuyer un argument logique.
- **Appel à l’action** : Formulation explicite invitant le public à réaliser une démarche concrète (soutenir un projet, changer un comportement, participer à une initiative).
Quiz du chapitre
12 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.