Chapitre 8
Thème 4 : Hygiène, sécurité et risques professionnels (partie 2/3)
Lecture : 16 minQuiz de 10 questions
## Objectifs et prérequis
**À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de :**
- Définir les conditions physiques et morales exigées pour l’exercice d’une activité professionnelle au Cameroun.
- Expliquer les obligations légales liées à l’aptitude médicale, à l’ergonomie du poste de travail et au bien‑être des salariés.
- Décrire la chaîne de gestion des ordures ménagères (production, collecte, tri, stockage, transport, traitement) en référence aux textes réglementaires camerounais.
- Réaliser un calcul simple de volume de déchets produits par un établissement et proposer une solution de traitement adaptée.
- Identifier les principaux phénomènes dangereux (mécaniques, électriques, chimiques, biologiques, psychosociaux) rencontrés en milieu de travail.
- Appliquer une méthode d’évaluation des risques (matrice gravité × probabilité) et proposer des mesures de prévention collectives et individuelles.
- Rédiger une consigne de sécurité ou un extrait de plan de prévention adapté à une situation professionnelle donnée.
**Prérequis :**
- Notions de droit du travail camerounais (contrat de travail, durée légale du travail, repos hebdomadaire).
- Connaissances de base en hygiène et sécurité (équipements de protection individuelle, panneaux de signalisation).
- Maîtrise des opérations de calcul simples (pourcentages, volumes, unités SI).
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## Introduction contextualisée
Au Cameroun, la protection du travailleur s’inscrit dans le cadre du Code du travail et de plusieurs textes spécifiques relatifs à l’hygiène, à la sécurité et à l’environnement. Les employeurs doivent veiller non seulement à la conformité technique de leurs installations, mais aussi à la préservation de la santé physique et morale de leurs salariés. Parallèlement, la gestion des ordures ménagères, devenue un enjeu de santé publique dans les villes comme Yaoundé ou Douala, impose aux établissements professionnels des procédures de tri, de stockage et de traitement adaptées. Enfin, l’identification et la maîtrise des situations dangereuses permettent de réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles, contribuant ainsi à la productivité et à la compétitivité des entreprises. Ce chapitre aborde ces trois thématiques de façon progressive, en s’appuyant sur des exemples concrets issus d’ateliers, de chantiers ou de bureaux camerounais.
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## I. Leçon 20 : Conditions physiques et morales des travailleurs
### A. Définitions et cadre juridique
> **Condition physique** : ensemble des aptitudes corporelles (force, endurance, sens, absence de contre‑indication médicale) nécessaires à l’exécution d’une tâche sans risque pour la santé du travailleur.
> **Condition morale** : ensemble des facteurs psychologiques et sociaux (bien‑être, absence de harcèlement, respect de la dignité, droit au repos) qui influencent la motivation et la sécurité au travail.
Ces notions sont encadrées par :
- Le **Code du travail camerounais** (articles 101 à 108) qui impose la visite médicale d’embauche et périodique.
- Le **décret n° 2005/084 du 12 avril 2005** relatif à la médecine du travail.
- Les conventions de l’OIT ratifiées par le Cameroun (C155 sur la sécurité et la santé des travailleurs, C190 sur la violence et le harcèlement).
### B. Conditions physiques
| Aspect | Exigence légale | Mesure de contrôle | Exemple professionnel |
|--------|----------------|--------------------|-----------------------|
| Aptitude médicale | Visite médicale d’embauche + visite périodique (au moins tous les 24 mois) | Délivrance d’un certificat d’aptitude par le médecin du travail | Soudeur dans un atelier métallurgique : vérification de la vision, de l’audition et de la capacité à porter des charges lourdes |
| Ergonomie du poste | Conformité aux normes NF EN ISO 9241‑2 (posture de travail) | Évaluation ergonomique (check‑list) | Opérateur de saisie dans un bureau : hauteur du bureau réglable, soutien lombaire |
| Facteurs d’ambiance | Seuils d’exposition (bruit ≤ 85 dB(A) sur 8 h, température 18‑24 °C) | Mesure avec sonomètre, thermomètre | Chantier de construction : port de protections auditives lorsque le marteau‑piqueur dépasse 90 dB(A) |
| Manutention manuelle | Limite de charge selon le poids, la fréquence et la posture (guide INRS) | Évaluation du risque de TMS | Manutention de sacs de ciment de 25 kg : utilisation d’un diable ou d’un chariot élévateur |
> **Règle d’or** : toute tâche présentant un risque de troubles musculo‑squelettiques (TMS) doit être précédée d’une analyse ergonomique et, si nécessaire, d’une aide mécanique.
### C. Conditions morales
- **Bien‑être au travail** : accès à l’eau potable, espaces de pause, restauration hygiénique.
- **Prévention du harcèlement** : mise en place d’une procédure interne de signalement, formation du personnel encadrant.
- **Égalité de traitement** : interdiction de toute discrimination fondée sur l’origine, le sexe, la religion ou le handicap (article 104 du Code du travail).
- **Droit au repos** : repos quotidien minimum de 11 h, repos hebdomadaire de 24 h consécutives, congés payés acquis à raison de 2,5 jours par mois de travail effectif.
> **À retenir** : le harcèlement moral constitue une faute grave pouvant entraîner la rupture du contrat pour faute de l’employeur (article 106 du Code du travail).
### D. Procédures d’évaluation et de suivi
1. **Visite médicale** : examen clinique, tests spécifiques (audition, vision, fonction pulmonaire).
2. **Fiche d’aptitude** : délivrée par le médecin du travail, valable 2 ans sauf contre‑indication.
3. **Registre de suivi** : conservé par l’employeur, contient les dates des visites, les avis d’aptitude et les aménagements prescrits.
4. **Évaluation périodique du bien‑être** : enquêtes anonymes, entretiens individuels, comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).
### E. Exemple chiffré : calcul du temps de pause nécessaire pour limiter la fatigue visuelle
Dans un bureau de comptabilité, un employé travaille 8 h devant un écran. Selon la norme NF EN ISO 9241‑3, il est recommandé une pause de 5 min toutes les 50 min d’écran.
- Temps de travail effectif : 8 h = 480 min.
- Nombre de blocs de 50 min : 480 ÷ 50 = 9,6 → 9 blocs complets + un reste de 30 min.
- Pause prévue : 9 × 5 min = 45 min.
- Le reste de 30 min nécessite une pause proportionnelle : (30/50) × 5 min = 3 min.
**Temps total de pause recommandé** : 45 min + 3 min = **48 min** sur la journée, soit 10 % du temps de travail.
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## II. Leçon 21 : Gestion des ordures ménagères
### A. Définition et classification des déchets
> **Déchet ménager** : tout résidu issu des activités domestiques ou assimilées (bureaux, écoles, petits commerces) qui n’est pas dangereux au sens de la réglementation sur les déchets dangereux.
Classification selon la **définition du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED)** :
| Catégorie | Exemples | Mode de traitement privilégié |
|-----------|----------|------------------------------|
| Organiques | Restes de nourriture, épluchures, déchets de jardin | Compostage ou méthanisation |
| Recyclables | Papier, carton, plastique PET, métal, verre | Tri sélectif → filières de recyclage |
| Inertes | Débris de construction, céramique, verre non recyclable | Stockage en centre d’enfouissement technique (CET) |
| Autres (non recyclables, non organiques) | Couches, hybrides, textiles souillés | Incinération avec récupération d’énergie ou CET |
### B. Cadre réglementaire camerounais
- **Loi n° 2003/006 du 12 avril 2003** portant régime des déchets (définition du producteur, responsabilité élargie du producteur).
- **Décret n° 2005/084 du 12 avril 2005** fixant les modalités de collecte, de transport et de traitement des déchets solides urbains.
- **Arrêté interministeriel n° 001/MINEPDED du 15 janvier 2010** relatif aux normes d’hygiène pour les points de collecte.
Ces textes imposent aux établissements professionnels :
- La mise en place d’un **plan de gestion des déchets** (PGD).
- La séparation à la source des flux organiques, recyclables et inertes.
- Le recours à des prestataires agréés pour le transport et le traitement.
### C. Étapes de la gestion des ordures ménagères
1. **Production** : quantification quotidienne (kg/jour) selon l’activité.
2. **Tri à la source** : installation de bacs de couleur (vert = organique, bleu = recyclable, gris = inerte).
3. **Stockage temporaire** : zone couverte, étanche, éloignée des zones de travail, avec affichage des consignes de tri.
4. **Collecte** : passage d’un véhicule de collecte agréé, fréquence adaptée (quotidienne pour les organiques, hebdomadaire pour les recyclables).
5. **Transport** : respect des règles de sécurisation du chargement (bâche, arrimage).
6. **Traitement** :
- Organiques → centre de compostage ou unité de méthanisation.
- Recyclables → centre de tri puis filières de valorisation.
- Inertes → CET conforme aux normes NF EN 13372.
> **À retenir** : le non‑respect du tri à la source peut entraîner une amende de 50 000 à 200 000 FCFA selon l’article 27 du décret n° 2005/084.
### D. Exemple de calcul : volume de déchets organiques produits par un lycée
Un lycée de 1 200 élèves sert en moyenne 0,25 kg de déchets alimentaires par élève et par jour (restes de repas, épluchures).
- Déchets organiques quotidiens = 1 200 × 0,25 kg = **300 kg/jour**.
- Densité moyenne des déchets organiques humides ≈ 0,6 t/m³ → volume = 300 kg ÷ 0,6 t/m³ = 0,5 m³/jour.
- Sur une semaine scolaire (5 jours) : 0,5 m³ × 5 = **2,5 m³** à stocker avant collecte.
**Solution proposée** : installer un bac de rétention de 3 m³ équipé d’un couvercle étanche, vidé deux fois par semaine par le prestataire de collecte.
### E. Bonnes pratiques d’hygiène et de sécurité pour les agents de nettoyage
- Port obligatoire de gants nitrile, de masque anti‑poussière (FFP2) et de chaussures de sécurité.
- Utilisation de produits de nettoyage dilués selon les fiches de données de sécurité (FDS).
- Séparation des déchets dangereux (piles, lampes fluorescentes) des ordures ménagères.
- Formation annuelle sur les gestes de prévention des TMS (posture lors du levage de bacs).
- Affichage clair des consignes de tri et des numéros d’urgence (pompiers, service médical du travail).
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## III. Leçon 22 : Situations et phénomènes dangereux pour le travailleur
### A. Typologie des risques
| Famille de risque | Phénomène représentatif | Conséquence potentielle |
|-------------------|--------------------------|--------------------------|
| Mécanique | Chute d’objet, coincement, écrasement | Fractures, amputations |
| Électrique | Contact avec partie sous tension, arc électrique | Brûlures, arrêt cardiaque |
| Chimique | Inhalation de vapeurs de solvant, contact avec acide | Irritations, intoxications, brûlures |
| Biologique | Exposition à moisissures, bactéries (eau stagnante) | Allergies, infections |
| Psychosociale | Surcharge de travail, harcèlement, violence extérieure | Stress, troubles anxieux, burn‑out |
### B. Méthode d’évaluation des risques (matrice gravité × probabilité)
1. **Identification** : recensement des dangers lors d’une visite de chantier ou d’un poste de travail.
2. **Évaluation de la gravité (G)** : échelle 1 (négligeable) à 4 (mortelle ou invalidité permanente).
3. **Évaluation de la probabilité (P)** : échelle 1 (très improbable) à 4 (très probable).
4. **Niveau de risque (NR)** : NR = G × P (valeur de 1 à 16).
5. **Priorité** :
- NR ≥ 12 → risque critique → action immédiate.
- 8 ≤ NR < 12 → risque majeur → plan d’action dans le mois.
- NR < 8 → risque maîtrisable → suivi périodique.
> **À retenir** : la matrice permet de classer les risques de façon objective et de justifier les dépenses de prévention auprès de la direction.
### C. Mesures de prévention
| Type | Exemple d’application |
|------|-----------------------|
| Collective (EPC) | Installation de garde‑corps sur échafaudage, mise à la terre des installations électriques, ventilation locale d’extraction pour les vapeurs de solvant. |
| Individuelle (EPI) | Casque de sécurité, lunettes de protection, gants résistants aux produits chimiques, harnais antichute, masque filtrant pour poussières. |
| Organisationnelle | Rotation des postes pour limiter l’exposition aux gestes répétitifs, affichage des consignes de sécurité, permis de travail pour les interventions électriques. |
| Formation | Sensibilisation aux risques électriques (habilitation B0, H1, H2), formation au maniement des extincteurs, ateliers de gestion du stress. |
### D. Plan de prévention et consignes de sécurité
Un **plan de prévention** doit contenir :
- La liste des risques identifiés avec leur niveau de risque.
- Les mesures de prévention collectives et individuelles prévues.
- Les responsabilités (employeur, chef d’équipe, salarié).
- Le calendrier de suivi et les indicateurs (nombre d’accidents, taux de fréquence).
- Les procédures d’urgence (évacuation, premiers secours, déclaration d’accident).
> **Exemple de consigne de sécurité** (atelier de menuiserie) :
> « Avant toute utilisation de la scie à ruban, vérifier que le protège‑lame est en place, porter des lunettes de protection et un casque antibruit, s’assurer que la pièce à usiner est bien fixée sur le chariot, ne jamais laisser la machine en marche sans surveillance. En cas de coincement, arrêter immédiatement la machine à l’aide du bouton d’arrêt d’urgence et informer le responsable. »
### E. Exemple chiffré : calcul du niveau de risque d’un risque électrique
Un poste de travail comporte une prise 230 V monophasée utilisée pour brancher une perceuse.
- **Gravité (G)** estimée à 3 (blessure grave pouvant entraîner une incapacité temporaire > 1 mois).
- **Probabilité (P)** estimée à 2 (exposition occasionnelle, présence d’une protection différentielle de 30 mA).
**Niveau de risque** : NR = G × P = 3 × 2 = **6**.
Selon la grille, NR = 6 correspond à un risque **modéré** nécessitant :
- Vérification mensuelle du disjoncteur différentiel.
- Formation annuelle à l’habilitation électrique B0.
- Affichage d’un pictogramme « danger électrique » près de la prise.
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## Synthèse du chapitre
- **Conditions physiques** : visite médicale d’embauche et périodique, ergonomie du poste, seuils d’exposition (bruit, température, charges).
- **Conditions morales** : bien‑être, lutte contre le harcèlement, égalité de traitement, droit au repos et aux congés.
- **Gestion des ordures ménagères** : tri à la source (organiques, recyclables, inertes), stockage sécurisé, collecte agréée, traitement (compostage, recyclage, CET).
- **Calcul pratique** : volume de déchets organiques (ex. lycée) → dimensionnement du bac de rétention.
- **Risques professionnels** : mécanique, électrique, chimique, biologique, psychosociale.
- **Évaluation des risques** : matrice gravité × probabilité, niveaux de risque et priorités d’action.
- **Prévention** : mesures collectives (EPC), individuelles (EPI), organisationnelles et formation.
- **Plan de prévention** : recensement des risques, mesures, responsabilités, suivi, procédures d’urgence.
- **Exemples concrets** : calcul du temps de pause pour fatigue visuelle, dimensionnement du bac de déchets organiques, évaluation du risque électrique d’une prise 230 V.
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## Glossaire
| Terme | Définition |
|-------|------------|
| Aptitude médicale | Certificat délivré par le médecin du travail attestant que le travailleur est physiquement apte à occuper son poste sans risque pour sa santé. |
| Ergonomie | Science qui adapte le poste de travail aux capacités et aux limites de l’homme afin de réduire la fatigue et les troubles musculo‑squelettiques. |
| Déchet ménager | Résidu issu d’activités domestiques ou assimilées, non dangereux au sens de la réglementation sur les déchets dangereux. |
| Tri à la source | Séparation des différents flux de déchets dès leur point de production (organiques, recyclables, inertes). |
| Centre d’enfouissement technique (CET) | Installation de stockage final des déchets inertes, conforme aux normes environnementales pour éviter la pollution des sols et des nappes phréatiques. |
| Gravité (G) | Échelle d’évaluation de la sévérité d’un dommage potentiel (1 = négligeable, 4 = mortelle ou invalidité permanente). |
| Probabilité (P) | Échelle d’évaluation de la fréquence d’apparition d’un phénomène dangereux (1 = très improbable, 4 = très probable). |
| Niveau de risque (NR) | Produit G × P utilisé pour classer les risques et déterminer les priorités de prévention. |
| Équipement de protection individuelle (EPI) | Matériel porté par le travailleur pour se protéger contre un ou plusieurs risques spécifiques (casque, lunettes, gants, harnais, etc.). |
| Plan de prévention | Document regroupant l’identification des risques, les mesures de prévention, les responsabilités et le suivi destiné à assurer la sécurité et la santé au travail. |
| Habilitation électrique | Reconnaissance officielle de la capacité d’un travailleur à réaliser des opérations sur ou près d’installations électriques en toute sécurité (niveaux B0, H1, H2, etc.). |
| Troubles musculo‑squelettiques (TMS) | Affections des muscles, tendons, nerfs et articulations liées à des gestes répétitifs, des postures contraignantes ou des efforts excessifs. |
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## Exercices d'application corrigés
### Exercice 1 – Calcul du temps de pause pour prévenir la fatigue visuelle
**Situation** : Une opératrice de saisie travaille 7 h30 devant un écran d’ordinateur. Selon la norme NF EN ISO 9241‑3, il est recommandé une pause de 4 min toutes les 45 min d’écran.
**Question** : Quel temps total de pause doit-elle prévoir sur sa journée de travail ?
**Corrigé**
- Temps de travail effectif = 7 h30 = 450 min.
- Nombre de blocs de 45 min = 450 ÷ 45 = 10 blocs exactement.
- Pause par bloc = 4 min → temps de pause total = 10 × 4 min = **40 min**.
**Réponse** : 40 minutes de pause réparties sur la journée (ex. 4 min toutes les 45 min).
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### Exercice 2 – Dimensionnement d’un bac de rétention pour déchets organiques
**Situation** : Un restaurant scolaire sert 800 repas par jour. Chaque repas génère en moyenne 0,18 kg de déchets organiques (restes de nourriture, épluchures). La densité moyenne des déchets organiques humides est 0,55 t/m³. Le prestataire de collecte intervient deux fois par semaine.
**Question** : Quel volume minimal doit avoir le bac de rétention pour stocker les déchets produits entre deux collectes ?
**Corrigé**
1. Déchets organiques quotidiens = 800 × 0,18 kg = **144 kg/jour**.
2. Période entre deux collectes = 3 jours (ex. lundi → jeudi).
3. Masse à stocker = 144 kg × 3 = **432 kg**.
4. Volume = masse ÷ densité = 432 kg ÷ 0,55 t/m³ = 0,432 t ÷ 0,55 t/m³ ≈ **0,785 m³**.
5. On ajoute une marge de sécurité de 20 % pour éviter les débordements : 0,785 m³ × 1,20 ≈ **0,94 m³**.
**Réponse** : Un bac de rétention d’au moins **1,0 m³** (arrondi à la valeur commerciale supérieure) est recommandé.
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## Erreurs fréquentes et règles de sécurité
| N° | Erreur fréquente | Conséquence potentielle | Règle de sécurité à appliquer |
|----|------------------|-------------------------|------------------------------|
| 1 | Oublier de porter des lunettes de protection lors de l’utilisation d’une meuleuse. | Projection de particules métalliques → lésions oculaires graves. | **Toujours vérifier le port des EPI avant de démarrer l’outil** ; afficher un rappel visuel près de la machine. |
| 2 | Laisser les déchets organiques dans un bac non couvert pendant plus de 24 h. | Prolifération de mouches, odeurs nauséabondes, risque de contamination bactérienne. | **Couvercle étanche obligatoire** ; vidanger le bac au moins une fois par jour en période chaude. |
| 3 | Utiliser une rallonge électrique endommagée pour alimenter un outil sur chantier. | Court‑circuit, risque d’électrocution ou d’incendie. | **Interdire l’usage de rallonges coupées ou dénudées** ; remplacer immédiatement tout câble présentant des signes d’usure. |
| 4 | Ne pas signaler un symptôme de douleur lombaire après le levage d’une charge lourde. | Aggravation d’un TMS pouvant conduire à une incapacité de travail. | **Obligation de déclarer toute douleur inhabituelle** ; mettre en place une aide mécanique (diable, chariot) dès le premier signe. |
| 5 | Ignorer la consigne d’arrêt d’urgence d’une machine lors d’un coincement. | Blessure par écrasement ou amputation. | **Former tous les opérateurs à la localisation et à l’usage du bouton d’arrêt d’urgence** ; tester mensuellement son fonctionnement. |
| 6 | Stocker des produits chimiques incompatibles (acide et base) dans la même armoire. | Réaction exothermique, dégagement de gaz toxiques, incendie. | **Séparer les produits selon leur classe de danger** ; utiliser des bacs de rétention et des étiquettes claires conformément au SGH. |
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*Fin du cours.*
Quiz du chapitre
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