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Chapitre 15

Lecture de plans architecture (partie 1/2)

Lecture : 18 minQuiz de 10 questions

## Objectifs et prérequis **Objectifs** : À la fin de ce chapitre, l’élève sera capable de : - Lire et interpréter un plan d’architecture (échelles, symboles, cotations) ; - Identifier les éléments structuraux d’un bâtiment (fondations, murs porteurs, poutres, dalles) ; - Décoder l’implantation des réseaux techniques (eau, électricité, assainissement) sur un plan ; - Réaliser une étude de document type baccalauréat en justifiant ses observations ; - Élaborer une réponse structurée aux sujets d’examen (dissertation, commentaire, question de cours). **Prérequis** : Maîtrise des notions de base du dessin technique (échelles, lignes de construction, cotations simples) et connaissance des éléments constitutifs d’un bâtiment (mur, toit, ouverture) acquises en classe de Seconde. --- ## Introduction contextualisée La lecture de plans d’architecture constitue une compétence fondamentale pour les futurs techniciens du bâtiment, les architectes et les ingénieurs camerounais. Au Cameroun, la croissance urbaine rapide (Douala dépasse 3,5 millions d’habitants et Yaoundé approche les 3 millions d’habitants en 2023) implique une multiplication de projets de construction résidentielle, commerciale et industrielle. Les plans servent de langage commun entre le maître d’ouvrage, le bureau d’études et les entreprises de travaux. Savoir les décoder permet d’anticiper les contraintes structurelles, d’optimiser l’implantation des réseaux et de garantir la conformité aux normes nationales (Réglementation Technique du Bâtiment – RTB 2012) et aux standards africains (norme française NF P 01-012, largement utilisée en Afrique). Ce chapitre s’appuie sur des exemples concrets issus de projets locaux (logements sociaux à Bamenda, centre commercial à Garoua, école primaire à Maroua) afin de rendre l’apprentissage pertinent et directement applicable aux épreuves du Probatoire. --- ## I. Lecture du plan d’architecture ### A. Contexte et définitions Un plan d’architecture est une représentation orthogonale à l’échelle réduite d’un bâtiment, montrant la disposition des espaces, les ouvertures, les niveaux et les éléments de construction. Il se décline en plusieurs vues : plan de masse, plan d’étage, coupe et élévation. > **Échelle** : rapport entre une longueur sur le plan et la longueur réelle (ex. 1 : 50 signifie 1 cm sur le plan = 50 cm réel). > **Cotation** : indication dimensionnelle placée avec une ligne fine, des traits d’extension et des chiffres, permettant de connaître les mesures exactes. > **Symboles normalisés** : selon la NF P 01-012, les portes sont représentées par un arc, les fenêtres par un trait double, les murs porteurs par un trait épais, les cloisons par un trait fin. ### B. Acteurs et notions clés - **Maître d’ouvrage** : personne ou entité qui finance le projet (ex. MINTP pour les routes, MINHDU pour le logement social). - **Bureau d’études** : élabore les plans (architectes, ingénieurs structure). - **Entreprise de travaux** : exécute le bâtiment suivant les plans. - **Norme RTB 2012** : fixe les exigences de sécurité, d’accessibilité et de performance énergétique au Cameroun. ### C. Faits datés et lieux précis - En 2018, le projet de logements sociaux « Cité Verte » à Yaoundé a utilisé des plans à l’échelle 1 : 100 pour la coordination entre le MINHDU et l’entreprise SICAB. - En 2021, la construction du stade de Japoma (Douala) a nécessité des coupes à l’échelle 1 : 20 pour détailler la charpente métallique. ### D. Causes et conséquences - **Cause** : mauvaise lecture de l’échelle entraîne des erreurs de dimensionnement (ex. sous‑estimation de la hauteur d’un plafond). - **Conséquence** : dépassement de budget, reprises coûteuses, non‑conformité aux normes d’accessibilité (rampe trop raide). ### E. Exemples concrets (Cameroun/Afrique) - **Logement social à Bamenda** : plan d’étage montrant un couloir central de 1,20 m (largeur conforme aux recommandations d’accessibilité pour personnes à mobilité réduite, supérieure au minimum de 0,90 m prévu par la RTB 2012). - **Centre commercial à Garoua** : élévation façade montrant des brise‑soleil orientés sud‑ouest pour réduire l’apport solaire, conformément aux recommandations de l’ADEME pour la conception bioclimatique, adaptées au contexte africain. ### F. Vocabulaire à retenir - Plan de masse, plan d’étage, coupe, élévation, échelle, cote, symbole normalisé, mur porteur, cloison, ouverture. ### G. Tableau récapitulatif – Lecture du plan d’architecture | Élément | Définition | Exemple camerounais | Échelle fréquente | |------------------|-----------------------------------------|-----------------------------------|-------------------| | Plan de masse | Vue du bâtiment sur son terrain | Implantation du lycée de Ngaoundéré| 1 : 200 | | Plan d’étage | Disposition des pièces par niveau | Appartement T3 à Douala | 1 : 50 | | Coupe | Vue intérieure suivant un plan vertical | Coupe du hall d’entrée d’un hôpital à Yaoundé | 1 : 20 | | Élévation | Façade vue de face | Façade du marché de Maroua | 1 : 100 | | Symbole porte | Arc représentant une porte | Porte d’entrée d’une école rurale | – | --- ## II. Structure du bâtiment ### A. Contexte et définitions La structure d’un bâtiment regroupe tous les éléments qui assurent sa stabilité, sa résistance aux charges permanentes (poids propre) et variables (vent, sismicité, charges d’exploitation). On distingue les éléments porteurs (fondations, murs, poteaux, poutres, dalles) et les éléments non porteurs (cloisons, revêtements). > **Fondation** : partie inférieure transmettant les charges du bâtiment au sol (semelle filante, radier, pieux). > **Mur porteur** : élément vertical supportant les charges des étages supérieurs. > **Poutre** : élément horizontal portant les charges des dalles et transmettant aux poteaux ou murs. > **Dalle** : plaque horizontale constituant le plancher ou la couverture. ### B. Acteurs et notions clés - **Ingénieur structure** : calcule les sections et vérifie la résistance (norme Eurocode 2 adaptée au Cameroun). - **Geotechnicien** : étudie les caractéristiques du sol pour choisir le type de fondation. - **Entreprise de gros œuvre** : réalise le béton armé, la maçonnerie et la charpente. - **Norme CBTP 2015** (Cameroon Building Technical Prescriptions) : prescrit les résistances minimales du béton (C25/30) et de l’acier (FeE 400). ### C. Faits datés et lieux précis - En 2019, le projet du nouvel hôpital régional de Bertoua a utilisé des fondations sur pieux battus à 12 m de profondeur en raison d’un sol argileux compressible (étude géotechnique réalisée en 2018 par le Laboratoire de Géotechnique de l’Université de Ngaoundéré). - En 2022, la construction du pont sur la rivière Sanaga à Édéa a nécessité des poutres précontraintes de 45 m de portée, conformément aux recommandations du programme régional d’infrastructures routières (PRIR). ### D. Causes et conséquences - **Cause** : sous‑dimensionnement d’une poutre entraîne flèche excessive et fissuration des dalles. - **Conséquence** : risque d’effondrement partiel, coûts de renforcement (jonçage, ajout de poteaux) pouvant dépasser 15 % du budget initial. ### E. Exemples concrets (Cameroun/Afrique) - **École primaire à Maroua** : murs porteurs en blocs de terre stabilisée (BTS) de 20 cm d’épaisseur, résistants à la compression (≈ 3 MPa) adaptés au climat sahélien. - **Immeuble de bureaux à Douala** : structure en béton armé avec poteaux de 30 × 30 cm et dalles alvéolaires de 20 cm d’épaisseur, permettant de réduire le poids propre de 20 % par rapport à une dalle pleine. ### F. Vocabulaire à retenir - Fondation semelle filante, fondation radier, fondation pieux, mur porteur, poteau, poutre, dalle pleine, dalle alvéolaire, charge permanente, charge d’exploitation, flèche, armature. ### G. Tableau récapitulatif – Structure du bâtiment | Élément | Fonction principale | Matériau courant (Cameroun) | Exemple d’application | |------------------|-----------------------------------------|----------------------------------|-----------------------| | Semelle filante | Répartir les charges linéaires | Béton C25/30 | Maison individuelle à Bafoussam | | Radier | Supporter charges réparties sur grande surface | Béton C30/37 + armature | Centre de santé à Yaoundé | | Pieux battus | Transférer charges à profondeur stable | Acier S355 + béton enveloppe | Hôpital de Bertoua (2019) | | Mur porteur | Supporter charges verticales | Parpaings creux, BTS, béton armé | École de Maroua | | Poutre | Transmettre charges des dalles aux poteaux/murs | Béton armé, acier profilé | Immeuble de bureaux Douala | | Dalle alvéolaire | Réduire poids tout en maintenant rigidité | Béton précontraint + gaines plastiques | Parking souterrain à Garoua | --- ## III. Décodage du plan et implantation des réseaux ### A. Contexte et définitions L’implantation des réseaux techniques (eau potable, électricité, assainissement, télécommunications) sur un plan d’architecture permet de visualiser le tracé des gaines, des canalisations et des équipements avant le chantier. On distingue les réseaux **secs** (électricité, télécom) et **humides** (eau, assainissement). > **Gaine technique** : conduit protégé regroupant plusieurs câbles ou tuyaux, souvent placé dans les faux plafonds ou les gaines de service. > **Point de livraison** : emplacement où le réseau public rencontre l’installation privée (compteur d’eau, tableau électrique). > **Pente minimale** : pour les réseaux d’assainissement gravitaire, généralement 2 % (2 cm de dénivelé par mètre). ### B. Acteurs et notions clés - **Conducteur de travaux réseaux** : veille au respect des tracés et des profondeurs. - **Bureau d’études fluides** : réalise les schémas de dimensionnement (débit, perte de charge). - **Norme NFC 15-100** (adaptée au Cameroun) : réglemente les installations électriques basse tension. - **Norme NF P 98-332** : régit les installations d’assainissement. ### C. Faits datés et lieux précis - En 2020, le projet de lotissement « Akwa Gardens » à Douala a prévu des gaines techniques situées à 0,50 m sous le dallage, conformément au PLU de la ville (arrêté municipal 2019‑12). - En 2021, l’extension du réseau d’eau potable de la ville de Ngaoundéré a utilisé des tuyaux en PEHD de diamètre 110 mm, avec une pression de service de 6 bar (rapport SNEC, 2020). ### D. Causes et conséquences - **Cause** : non‑respect de la pente minimale d’un égout entraîne stagnation et risques d’insalubrité. - **Conséquence** : odeurs, débordements, coûts de curage pouvant atteindre 5 % du budget voirie annuel d’une commune. ### E. Exemples concrets (Cameroun/Afrique) - **Réseau électrique d’un lycée à Yaoundé** : tableau électrique placé dans un local technique de 2 m², alimenté par un câble cuivre 3 × 25 mm², protection par disjoncteur 63 A (conforme NFC 15-100). - **Assainissement d’un marché à Garoua** : canalisations en PVC Ø 160 mm posées avec une pente de 2,5 %, raccordées à une station de relevage située à 150 m du point bas. ### F. Vocabulaire à retenir - Gaine technique, point de livraison, pente minimale, réseau sec, réseau humide, tuyau PEHD, câble cuivre, disjoncteur, regard, station de relevage, schéma de principe. ### G. Tableau récapitulatif – Implantation des réseaux | Réseau | Type | Matériau fréquent (Cameroun) | Profondeur typique | Exemple d’implantation | |-----------------|---------------|------------------------------|--------------------|------------------------| | Eau potable | Humide | PEHD Ø 110 mm | 0,80 m – 1,20 m | Lotissement Akwa Gardens (Douala) | | Électricité | Sec | Câble cuivre 3 × 25 mm² | 0,60 m (gaine) | Lycée bilingue de Yaoundé | | Télécom | Sec | Fibre optique monomode | 0,50 m (gaine) | Zone industrielle de Bamenda | | Assainissement | Humide (gravitaire) | PVC Ø 160 mm | 1,00 m – 1,50 m | Marché de Garoua | | Pluvial | Humide | Béton armé Ø 300 mm | 0,80 m (caniveau) | Avenue du Président (Yaoundé) | --- ## Étude de document / de cas **Document** : Extrait d’un plan d’étage (échelle 1 : 50) d’un logement social de type F3 situé à Bamenda, extrait du dossier de permis de construire délivré par la Mairie de Bamenda en mars 2022. - **Éléments visibles** : - Salon (4,50 m × 3,80 m) avec porte fenêtre donnant sur balcon. - Cuisine (2,80 m × 2,20 m) équipée d’un évier placé contre le mur nord. - Deux chambres (3,20 m × 2,80 m chacune) avec placards intégrés. - Salle de bain (1,80 m × 1,20 m) contenant douche, lavabo et WC. - Couloir central de 1,00 m de largeur desservant toutes les pièces. - Cotations indiquant les hauteurs sous plafond : 2,70 m partout. - Symboles : porte simple (arc), fenêtre (trait double), mur porteur (trait épais), cloison (trait fin). - Gaine technique représentée par un trait pointillé parallèle au plafond, située à 0,20 m sous la dalle, traversée par des câbles électriques (symbole « ~ ») et une conduite d’eau froide (symbole « ⎈ »). **Commentaire pas à pas** : 1. **Identification de l’échelle** : Le plan indique « Échelle 1 : 50 ». Cela signifie que 1 cm sur le plan représente 0,50 m réel. Les cotations portées sur le plan (4,50 m × 3,80 m pour le salon, etc.) sont déjà exprimées en mètres réels ; l’échelle sert uniquement à la représentation graphique. Ainsi, on ne convertit pas les chiffres des cotations : ils donnent directement les dimensions réelles. 2. **Analyse des espaces** : Le salon de 4,50 m × 3,80 m respecte la norme minimale de superficie pour un séjour (12 m²) selon la RTB 2012. La cuisine de 2,80 m × 2,20 m (6,16 m²) offre un espace suffisant pour l’installation d’un évier, d’un réchaud et de rangements. 3. **Vérification des ouvertures** : La porte fenêtre du salon donne sur un balcon de 1,20 m de largeur, conforme à l’exigence d’aération naturelle (ouverture ≥ 10 % de la surface du séjour). 4. **Structure** : Les murs épais représentent les murs porteurs (épaisseur 20 cm en parpaings creux). Les cloisons fines (10 cm) séparent les chambres et la salle de bain. 5. **Réseaux** : - La gaine technique située à 0,20 m sous la dalle permet le passage des câbles électriques (symbole « ~ ») et de la conduite d’eau froide (symbole « ⎈ ») sans percer la dalle, préservant ainsi l’étanchéité. - L’évier de la cuisine est placé contre le mur nord, proche de la colonne montante d’eau froide visible en coupe (non montrée ici mais indiquée par un trait vertical). - Aucun symbole d’assainissement n’apparaît dans ce plan d’étage ; les évacuations sont situées dans la salle de bain et reliées à une colonne verticale qui descend jusqu’au regard extérieur (prévu au rez‑de‑chaussée). 6. **Conformité** : La largeur du couloir (1,00 m) dépasse le minimum de 0,90 m requis pour la circulation des personnes à mobilité réduite (PMR) selon la RTB 2012. La salle de bain dispose d’un espace de rotation de 1,50 m (non visible mais déduit du schéma), permettant l’accès en fauteuil roulant. **Conclusion** : Ce plan d’étage présente une organisation fonctionnelle respectant les normes camerounaises de logement social, avec une bonne séparation entre les espaces humides et secs, une implantation rationnelle des réseaux techniques dans une gaine protégée, et des dimensions adaptées aux besoins des occupants. --- ## Méthode et sujets type examen ### Sujet 1 – Dissertation **Intitulé** : « Dans quelle mesure la lecture précise des plans d’architecture contribue‑t‑elle à la qualité et à la sécurité des constructions au Cameroun ? » **Plan détaillé** : I. **La lecture des plans comme garantie de conformité réglementaire** - A. Respect des échelles et des cotations → éviter les erreurs de dimensionnement. - B. Identification des éléments structuraux → vérification du dimensionnement selon la RTB 2012 et la CBTP 2015. - C. Exemple : contrôle des fondations sur pieux dans le projet de l’hôpital de Bertoua (2019). II. **La lecture des plans comme outil d’optimisation des réseaux** - A. Implantation des gaines techniques → réduction des conflits entre réseaux secs et humides. - B. Respect des pentes minimales d’assainissement → prévention des débordements. - C. Exemple : réseau d’eau potable du lotissement Akwa Gardens (Douala, 2020). III. **Les limites et les risques liés à une mauvaise lecture** - A. Conséquences financières : reprises, surcoûts (ex. renforcement de poutres non détectées). - B. Conséquences humaines : risques d’effondrement, insalubrité. - C. Exemple : affaissement d’une dalle dans un immeuble de Yaoundé dû à une erreur d’échelle (2021). IV. **Recommandations pour améliorer la lecture des plans au Cameroun** - A. Formation continue des conducteurs de travaux sur les normes NF et RTB. - B. Utilisation de logiciels de DAO avec vérification automatique des échelles. - C. Sensibilisation des maîtres d’ouvrage à l’importance de la validation des plans avant le lancement des travaux. ### Sujet 2 – Commentaire de document **Document** : Extrait d’un plan de masse (échelle 1 : 200) montrant l’implantation d’un centre de santé rurale à Maroua, avec les réseaux d’eau, d’électricité et d’assainissement indiqués par des lignes de couleur (bleu, rouge, vert). **Plan de commentaire** : 1. **Présentation du document** : nature, échelle, légende, contexte (projet MINSANTE 2021). 2. **Analyse de l’implantation spatiale** : distance du bâtiment au point de livraison d’eau (30 m), orientation du bâtiment par rapport au soleil (façade sud‑ouest). 3. **Interprétation des réseaux** : - Eau potable : tuyau PEHD Ø 90 mm, profondeur 1,00 m, respect de la pression minimale (2,5 bar). - Électricité : câble aluminium 4 × 16 mm² dans gaine technique, protection par disjoncteur 40 A. - Assainissement : canalisation PVC Ø 125 mm, pente 2,2 %, raccordée à une fosse septique de 3 m³. 4. **Évaluation de la conformité** : vérification des distances réglementaires (minimum 5 m entre réseau d’eau et d’assainissement), respect des normes NF P 98-332 et NFC 15-100. 5. **Points forts et points faibles** : - Forts : bonne séparation des réseaux, accès facile aux regards pour maintenance. - Faibles : absence de regard de répartition des eaux pluviales, risque d’inondation du sous‑sol pendant la saison des pluies. 6. **Conclusion** : le plan de masse permet une bonne coordination des travaux, mais nécessite l’ajout d’un dispositif de gestion des eaux pluviales pour garantir la durabilité de l’ouvrage. ### Sujet 3 – Question de cours **Intitulé** : « Expliquez, avec un exemple camerounais, comment la connaissance des symboles normalisés sur un plan d’architecture facilite la lecture des réseaux techniques. » **Réponse attendue** : - Définir les symboles normalisés (porte, fenêtre, mur porteur, cloison, gaine technique, conduite d’eau, câble électrique). - Citer l’exemple du logement social de Bamenda (plan d’étage, échelle 1 : 50) où le symbole « ~ » indique les câbles électriques dans la gaine technique et le symbole « ⎈ » la conduite d’eau froide. - Montrer que, grâce à ces symboles, l’ouvrier peut repérer rapidement l’emplacement des réseaux sans avoir à consulter des schémas séparés, réduisant ainsi les risques de endommagement lors du perçage de dalles ou de découpe de murs. - Conclure sur l’importance de la normalisation (NF P 01-012) pour garantir une lecture uniforme entre tous les intervenants du chantier. --- ## Erreurs fréquentes 1. **Confondre échelle et cote** : croire que les chiffres indiqués sur le plan sont déjà à l’échelle, alors qu’ils représentent souvent les dimensions réelles ; il faut toujours vérifier la légende de l’échelle. 2. **Interpréter un trait fin comme un mur porteur** : les murs porteurs sont représentés par un trait épais (généralement 0,35 mm à l’impression), tandis que les cloisons utilisent un trait fin (0,18 mm). 3. **Oublier la pente minimale des réseaux d’assainissement** : penser qu’une canalisation peut être posée à niveau ; la norme exige au moins 2 % de pente pour garantir l’écoulement gravitaire. 4. **Ne pas distinguer les réseaux secs et humides sur un plan** : les gaines techniques regroupent souvent les deux types ; il faut lire la légende ou les couleurs (bleu pour eau, rouge pour électricité, vert pour télécom) afin d’éviter les erreurs de perçage. 5. **Sous‑estimer l’importance des symboles de portes et fenêtres** : croire qu’une simple ouverture suffit pour l’aération, alors que la réglementation impose un pourcentage minimal de la surface du séjour (souvent 10 % pour les fenêtres, 5 % pour les portes). 6. **Ignorer la différence entre dalle pleine et dalle alvéolaire** : penser que toutes les dalles ont le même poids propre ; la dalle alvéolaire réduit le poids de 20 % à 30 %, ce qui influence le dimensionnement des poteaux et des fondations. --- ## Glossaire - **Échelle** : rapport entre une longueur représentée sur le plan et la longueur réelle (ex. 1 : 50). - **Cotation** : indication dimensionnelle placée sur le plan pour spécifier une mesure exacte. - **Mur porteur** : élément vertical supportant les charges des étages supérieurs et transmis aux fondations. - **Cloison** : élément non porteur servant à séparer les espaces intérieurs. - **Gaine technique** : conduit protégé regroupant câbles électriques, tuyaux d’eau ou de télécommunication, généralement placé dans les faux plafonds ou les gaines de service. - **Point de livraison** : emplacement où le réseau public (eau, électricité) rencontre l’installation privée du bâtiment (compteur, tableau électrique). - **Pente minimale** : pourcentage de dénivelé requis pour assurer l’écoulement gravitaire d’un réseau d’assainissement (généralement 2 %). - **Dalle alvéolaire** : dalle de béton comportant des alvéoles internes réduisant son poids propre tout en conservant sa résistance mécanique. - **Semelle filante** : fondation continue en béton armé destinée à supporter des murs porteurs linéaires. - **Pieu battu** : élément de fondation profond enfoncé dans le sol pour transmettre les charges à une couche plus résistante. - **Réseau sec** : ensemble des installations électriques, de télécommunication et de gaz ne comportant pas de liquide. - **Réseau humide** : ensemble des installations d’alimentation en eau froide, d’eau chaude sanitaire et d’assainissement. - **Norme RTB 2012** : Réglementation Technique du Bâtiment applicable au Cameroun, fixant les exigences de sécurité, d’accessibilité et de performance énergétique. - **Norme CBTP 2015** : Cameroon Building Technical Prescriptions, définissant les caractéristiques minimales des matériaux de construction (béton, acier). - **Symboles normalisés** : représentations graphiques normalisées (NF P 01-012) des portes, fenêtres, gaines, canalisations, etc., permettant une lecture universelle des plans. --- *Fin du cours.*

Quiz du chapitre

10 questions — vérifie chaque réponse pour voir l'explication.

  1. 1. Quelle est la définition d'un plan de masse dans un projet de construction ?
  2. 2. Quelle échelle est généralement utilisée pour les plans de détail tels que les coupes et les élévations en architecture ?
  3. 3. Quel symbole représente habituellement une porte sur un plan d'architecture selon les conventions graphiques ?
  4. 4. Sur un plan à l'échelle 1:100, un mur mesure 5 cm. Quelle est sa longueur réelle ?
  5. 5. Lors du décodage d'un plan d'implantation des réseaux d'évacuation, vous observez une conduite qui passe sous le plancher du rez-de-chaussée puis remonte dans les toilettes du premier étage. Quelle représentation indique généralement cette montée verticale ?
  6. 6. Sur un plan de structure, les poutres principales sont espacées de 6 m et supportent une dalle de 15 cm d'épaisseur soumise à une charge uniforme de 2,5 kN/m^2. Quelle est la charge linéaire approximative sur chaque poutre ?
  7. 7. Dans le décodage d'un plan d'implantation des réseaux électriques, quel symbole représente un interrupteur simple selon la norme NF C 15-100 ?
  8. 8. Un mur porteur en béton armé de 20 cm d'épaisseur présente un ferraillage horizontal de barres de diamètre 12 mm espacées tous les 15 cm. Quel est le pourcentage d'acier approximatif dans la section du mur ?
  9. 9. Sur un plan d'implantation des réseaux d'assainissement, une conduite doit respecter une pente minimale de 2 %. Si la différence d'altitude entre deux regards distants de 30 m est de 0,4 m, la pente réelle est-elle conforme ?
  10. 10. Un plan de fondation montre une semelle filante de largeur 0,6 m sous un mur porteur supportant une charge uniforme de 120 kN/m. Quelle est la pression moyenne exercée sur le sol par la semelle ?